QCM : Programme de sociologie et économie — 46 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les deux mécanismes qui expliquent principalement la croissance économique ?

L’augmentation des impôts et la diminution des investissements
La hausse des salaires et la réduction de la consommation
La diminution des facteurs et la baisse de leur productivité globale
L’accumulation des facteurs et l’accroissement de leur productivité globale

L’accumulation des facteurs et l’accroissement de leur productivité globale

Explication

La croissance résulte à la fois de l’augmentation des quantités de facteurs de production et d’une combinaison plus efficace de ces facteurs.

2. Que mesure la productivité globale des facteurs ?

La quantité totale de travail utilisée par les entreprises
Le volume de capital détenu par les ménages
Le nombre d’heures travaillées dans une économie
L’efficacité avec laquelle les facteurs de production sont combinés

L’efficacité avec laquelle les facteurs de production sont combinés

Explication

La productivité globale des facteurs mesure l’efficacité de la combinaison du travail et du capital, et non leurs quantités respectives.

3. Quel est l’effet principal du progrès technique sur la croissance économique ?

Il empêche les entreprises de modifier leurs procédés de production
Il accroît la productivité globale des facteurs grâce notamment à l’innovation
Il réduit nécessairement la productivité globale des facteurs en limitant l’investissement
Il augmente uniquement la quantité de travail disponible dans l’économie

Il accroît la productivité globale des facteurs grâce notamment à l’innovation

Explication

Le progrès technique améliore l’efficacité de la combinaison productive et résulte notamment de l’innovation.

4. Par quel mécanisme les institutions, notamment les droits de propriété, peuvent-elles favoriser la croissance ?

En garantissant une baisse permanente des prix des matières premières
En réduisant automatiquement la quantité de capital utilisée
En supprimant toute concurrence entre les entreprises
En modifiant les incitations à investir et à innover

En modifiant les incitations à investir et à innover

Explication

Des institutions sécurisant les droits de propriété peuvent encourager les agents à investir et à innover, ce qui soutient la croissance.

5. Quel élément détermine les avantages comparatifs qui orientent la spécialisation internationale ?

Le niveau identique des salaires dans tous les pays
Les dotations factorielles et technologiques des pays
La proximité culturelle entre les consommateurs
Le volume uniforme des importations de chaque pays

Les dotations factorielles et technologiques des pays

Explication

Les différences de dotations en facteurs et en technologies déterminent les avantages comparatifs et influencent la spécialisation. L’avantage comparatif ne se confond pas avec l’avantage absolu.

6. Pourquoi deux pays disposant de niveaux de développement comparables peuvent-ils échanger entre eux ?

Parce que leurs échanges reposent uniquement sur des produits identiques
Parce que leurs produits peuvent être différenciés et leurs chaînes de valeur fragmentées
Parce que l’un d’eux possède nécessairement un avantage absolu dans tous les secteurs
Parce que leurs dotations factorielles sont toujours totalement opposées

Parce que leurs produits peuvent être différenciés et leurs chaînes de valeur fragmentées

Explication

Le commerce entre pays comparables s’explique notamment par la différenciation et la qualité des produits ainsi que par la fragmentation de la chaîne de valeur.

7. Une entreprise augmente sa productivité et devient plus capable de vendre ses produits à l’étranger. Que montre cet exemple ?

La compétitivité d’un pays dépend de la productivité de ses firmes
La compétitivité d’un pays augmente nécessairement lorsque ses importations progressent
La compétitivité d’un pays est indépendante des performances de ses entreprises
La compétitivité d’un pays dépend uniquement de la taille de son territoire

La compétitivité d’un pays dépend de la productivité de ses firmes

Explication

La compétitivité, entendue comme l’aptitude à exporter, dépend notamment de la productivité des entreprises implantées dans le pays.

8. Quelle combinaison décrit correctement les effets du commerce international sur les inégalités ?

Il réduit les échanges et empêche toute modification de la répartition des revenus
Il procure des gains moyens et supprime les inégalités entre les individus de chaque pays
Il augmente les prix moyens, creuse les écarts entre pays et réduit toujours les inégalités internes
Il procure des gains moyens, réduit les écarts entre pays et peut accroître les inégalités internes

Il procure des gains moyens, réduit les écarts entre pays et peut accroître les inégalités internes

Explication

Le commerce international peut faire baisser les prix et réduire les inégalités entre pays, tout en augmentant les inégalités de revenus à l’intérieur de certains pays.

9. Quelle situation correspond à la définition du chômage ?

Une personne occupant un emploi à temps plein souhaité
Une personne sans emploi qui recherche un emploi
Une personne ayant réduit ses achats de biens et services
Une personne ayant un emploi mais souhaitant travailler davantage

Une personne sans emploi qui recherche un emploi

Explication

Le chômage désigne l’absence d’emploi, tandis que le sous-emploi concerne une personne qui dispose déjà d’un emploi insuffisant.

10. Lequel de ces phénomènes relève principalement du chômage structurel ?

Une diminution saisonnière des recrutements dans certains secteurs
Une inadéquation durable entre les qualifications proposées et celles demandées
Une baisse temporaire de l’emploi due à un ralentissement de l’activité
Une hausse ponctuelle du chômage après une catastrophe naturelle

Une inadéquation durable entre les qualifications proposées et celles demandées

Explication

Le chômage structurel provient de déséquilibres durables, comme les inadéquations de qualifications ou les difficultés de mobilité spatiale, contrairement au chômage conjoncturel lié aux fluctuations de l’activité.

11. Pourquoi le salaire minimum et la protection de l’emploi peuvent-ils avoir des effets ambivalents sur le chômage structurel ?

Parce qu’ils n’ont aucun effet sur les décisions des entreprises
Parce qu’ils agissent exclusivement sur les fluctuations de la demande globale
Parce qu’ils peuvent soutenir les travailleurs mais aussi modifier les incitations à embaucher
Parce qu’ils réduisent nécessairement les salaires et suppriment les emplois existants

Parce qu’ils peuvent soutenir les travailleurs mais aussi modifier les incitations à embaucher

Explication

Les institutions du marché du travail peuvent protéger les salariés et améliorer leur situation, mais aussi influencer les coûts et les incitations des employeurs, avec des effets positifs ou négatifs sur le chômage structurel.

12. Quelle mesure fait partie des politiques de lutte contre le chômage ?

Agir uniquement sur les importations sans modifier le fonctionnement du marché du travail
Réduire la formation, diminuer la demande globale et augmenter les coûts d’embauche
Soutenir la demande globale, former les travailleurs et alléger le coût du travail
Limiter les possibilités d’adaptation des entreprises et supprimer les politiques d’emploi

Soutenir la demande globale, former les travailleurs et alléger le coût du travail

Explication

Les politiques de lutte contre le chômage comprennent notamment le soutien de la demande, l’allégement du coût du travail, la formation et la flexibilisation du marché du travail.

13. Quel ensemble de phénomènes caractérise notamment les crises financières des années 1930 et de 2008 ?

Un effondrement boursier, des faillites en chaîne, une baisse du PIB et une hausse du chômage
Une baisse des prix, une stabilité bancaire, une hausse du PIB et une progression de l’emploi
Une hausse des cours, une expansion du crédit, une croissance du PIB et une baisse du chômage
Une dépréciation monétaire, une hausse des salaires, une baisse des faillites et une reprise de la consommation

Un effondrement boursier, des faillites en chaîne, une baisse du PIB et une hausse du chômage

Explication

Ces crises associent un effondrement boursier, des faillites en chaîne, une chute du PIB et une hausse du chômage. La crise débute sur les marchés financiers, tandis que le recul du PIB et l’augmentation du chômage touchent l’économie réelle.

14. Comment les comportements mimétiques et les prophéties autoréalisatrices interviennent-ils dans une bulle spéculative ?

Ils remplacent le crédit bancaire par un financement public
Ils empêchent les investisseurs de suivre les anticipations dominantes
Ils provoquent directement la baisse des prix avant la formation de la bulle
Ils alimentent la hausse des prix jusqu’à l’éclatement de la bulle

Ils alimentent la hausse des prix jusqu’à l’éclatement de la bulle

Explication

Les comportements mimétiques et les prophéties autoréalisatrices contribuent à alimenter la bulle spéculative. Son éclatement entraîne ensuite une baisse des prix.

15. Pourquoi une panique bancaire peut-elle entraîner des faillites bancaires en chaîne ?

Parce que les banques augmentent simultanément leurs réserves obligatoires
Parce que les marchés financiers cessent d’émettre des actions nouvelles
Parce que les déposants retirent simultanément leurs dépôts
Parce que les entreprises remboursent plus rapidement leurs emprunts

Parce que les déposants retirent simultanément leurs dépôts

Explication

Lorsque les déposants cherchent simultanément à retirer leurs dépôts, une banque peut manquer de liquidités et faire faillite. La défiance peut alors se propager à d’autres établissements.

16. Quel mécanisme constitue un canal de transmission d’une crise financière vers l’économie réelle ?

L’augmentation automatique des investissements productifs
La progression des prêts malgré la dégradation des bilans bancaires
La contraction du crédit accordé aux ménages et aux entreprises
La hausse du prix des actifs détenus par les ménages

La contraction du crédit accordé aux ménages et aux entreprises

Explication

La contraction du crédit est un canal majeur de transmission à l’économie réelle. Les autres canaux comprennent notamment l’effet de richesse négatif, la baisse du prix du collatéral et les ventes forcées.

17. Quelle distinction permet de différencier le marché unique de la zone euro ?

Le marché unique désigne la politique budgétaire, tandis que la zone euro désigne la politique de concurrence
Le marché unique est réservé aux banques centrales, tandis que la zone euro concerne les échanges agricoles
Le marché unique concerne l’intégration des marchés, tandis que la zone euro repose sur une monnaie commune
Le marché unique repose sur une monnaie commune, tandis que la zone euro concerne l’intégration des marchés

Le marché unique concerne l’intégration des marchés, tandis que la zone euro repose sur une monnaie commune

Explication

Le marché unique constitue une intégration des marchés européens et peut favoriser la croissance. La zone euro se définit par l’usage d’une monnaie commune.

18. Quelle différence distingue principalement la politique monétaire de la politique budgétaire ?

La première agit par les instruments monétaires, la seconde par les recettes et les dépenses publiques
La première concerne les échanges extérieurs, la seconde concerne exclusivement les banques
La première agit par les dépenses publiques, la seconde par les taux d’intérêt
La première est menée par les ménages, la seconde est menée par les entreprises

La première agit par les instruments monétaires, la seconde par les recettes et les dépenses publiques

Explication

Les deux politiques cherchent à agir sur la conjoncture, mais elles utilisent des instruments différents. La politique monétaire mobilise notamment les instruments monétaires, tandis que la politique budgétaire agit par les recettes et les dépenses publiques.

19. Comment se répartissent les compétences de politique économique dans la zone euro ?

La BCE conduit les politiques budgétaires nationales, tandis que chaque pays fixe ses taux d’intérêt
La politique monétaire est unique et menée par la BCE, tandis que les politiques budgétaires restent nationales mais contraintes par les traités
Chaque pays conduit sa propre politique monétaire, tandis que la BCE fixe les budgets nationaux
La politique monétaire et la politique budgétaire sont entièrement décidées par les collectivités locales

La politique monétaire est unique et menée par la BCE, tandis que les politiques budgétaires restent nationales mais contraintes par les traités

Explication

Dans la zone euro, la politique monétaire est unique et conduite indépendamment par la Banque centrale européenne. La politique budgétaire relève des États membres, mais elle est encadrée par les traités européens.

20. Quels facteurs contribuent à structurer et à hiérarchiser l’espace social ?

La catégorie socioprofessionnelle, le revenu, le diplôme, le ménage, le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence
Principalement l’âge, sans prise en compte de la profession ou du lieu de résidence
La seule catégorie socioprofessionnelle, indépendamment des autres caractéristiques
Uniquement le niveau de revenu et le patrimoine financier des individus

La catégorie socioprofessionnelle, le revenu, le diplôme, le ménage, le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence

Explication

L’espace social résulte de plusieurs facteurs combinés, notamment la profession, le revenu, le diplôme, la composition du ménage, le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence. La catégorie socioprofessionnelle n’est donc qu’un facteur parmi d’autres.

21. Quelle évolution caractérise la structure socioprofessionnelle française depuis la seconde moitié du XXe siècle ?

La progression de l’emploi agricole, la baisse des services et la réduction de la scolarisation
La diminution du salariat, la ruralisation, la baisse des qualifications et la masculinisation des emplois
La disparition des emplois salariés, la désindustrialisation complète et la baisse de l’activité féminine
La salarisation, la tertiarisation, l’élévation des qualifications et la féminisation des emplois

La salarisation, la tertiarisation, l’élévation des qualifications et la féminisation des emplois

Explication

La structure socioprofessionnelle française s’est transformée avec la salarisation, la tertiarisation, l’élévation du niveau de qualification et la féminisation des emplois. La salarisation concerne le statut d’emploi, tandis que la tertiarisation concerne la répartition des activités entre secteurs.

22. Quelle notion est associée à la tradition sociologique de Marx pour analyser la structure sociale ?

La mobilité géographique
La socialisation secondaire
Les classes sociales
La stratification sociale

Les classes sociales

Explication

Dans la tradition sociologique de Marx, les classes sociales constituent une manière d’analyser la structure sociale. La stratification sociale est associée à la tradition de Weber.

23. Quelle notion est associée à la tradition sociologique de Weber pour analyser la structure sociale ?

Les classes sociales
La solidarité mécanique
La division technique du travail
La stratification sociale

La stratification sociale

Explication

Dans la tradition sociologique de Weber, la stratification sociale constitue une manière d’analyser la structure sociale. Les classes sociales sont plutôt associées à la tradition de Marx.

24. Quelle distinction caractérise le mieux la massification et la démocratisation scolaires ?

La massification concerne les diplômes, tandis que la démocratisation concerne uniquement les taux de scolarisation
La massification porte sur la réussite individuelle, tandis que la démocratisation porte sur l’orientation professionnelle
La massification augmente les effectifs, tandis que la démocratisation réduit les écarts sociaux d’accès et de réussite
La massification réduit les écarts sociaux, tandis que la démocratisation augmente les effectifs scolaires

La massification augmente les effectifs, tandis que la démocratisation réduit les écarts sociaux d’accès et de réussite

Explication

La massification correspond à l’augmentation de l’accès à l’école et à l’enseignement supérieur. La démocratisation désigne la réduction des inégalités sociales d’accès et de réussite.

25. Dans les sociétés démocratiques, quelle est l’une des finalités principales de l’École ?

Sélectionner les élèves selon leur origine sociale
Transmettre des savoirs et favoriser l’égalité des chances
Réduire les investissements éducatifs des familles
Organiser directement les trajectoires professionnelles

Transmettre des savoirs et favoriser l’égalité des chances

Explication

L’École transmet des savoirs et vise à favoriser l’égalité des chances, c’est-à-dire un accès équitable aux possibilités scolaires. Elle ne détermine pas directement toutes les trajectoires professionnelles.

26. Une étude cherchant à expliquer les écarts de réussite scolaire entre groupes sociaux doit notamment prendre en compte quels facteurs ?

Le capital culturel, les investissements familiaux et la socialisation selon le genre
Uniquement le niveau de salaire des enseignants et la taille des classes
La seule motivation individuelle des élèves et leur âge
La mobilité géographique des familles et le statut juridique des établissements

Le capital culturel, les investissements familiaux et la socialisation selon le genre

Explication

Les inégalités de réussite scolaire résultent notamment du rôle de l’École, du capital culturel, des investissements familiaux, de la socialisation selon le genre et des stratégies des ménages.

27. Quel type de mobilité compare la position sociale d’un individu à celle de ses parents ?

La mobilité professionnelle
La mobilité résidentielle
La mobilité géographique
La mobilité sociale intergénérationnelle

La mobilité sociale intergénérationnelle

Explication

La mobilité sociale intergénérationnelle compare la position sociale d’un individu à celle de ses parents. La mobilité professionnelle concerne les changements de profession.

28. À quoi sert principalement une table de mobilité ?

À mesurer uniquement les déplacements entre communes
À mesurer la mobilité sociale et à en étudier les caractéristiques
À établir le niveau de salaire moyen selon l’âge
À déterminer directement la qualité des emplois occupés

À mesurer la mobilité sociale et à en étudier les caractéristiques

Explication

Une table de mobilité mesure la mobilité sociale et permet d’en étudier les caractéristiques. Elle présente toutefois aussi des intérêts et des limites.

29. Comment distinguer la mobilité structurelle de la fluidité sociale ?

La mobilité structurelle mesure la reproduction sociale, tandis que la fluidité mesure uniquement le déclassement
La mobilité structurelle compare les chances relatives, tandis que la fluidité dépend uniquement des changements démographiques
La mobilité structurelle concerne les changements de profession, tandis que la fluidité concerne les migrations
La mobilité structurelle dépend des transformations de la structure sociale, tandis que la fluidité compare les chances relatives

La mobilité structurelle dépend des transformations de la structure sociale, tandis que la fluidité compare les chances relatives

Explication

La mobilité structurelle résulte des transformations de la structure sociale. La fluidité sociale mesure les chances relatives de mobilité indépendamment des différences de structure entre origine et position sociales.

30. Laquelle de ces situations illustre une forme de mobilité sociale ascendante ?

Un individu occupe une position sociale moins élevée que celle de ses parents
Un individu occupe une position sociale plus élevée que celle de sa famille d’origine
Un individu exerce la même profession que ses parents
Un individu change de région sans changer de position sociale

Un individu occupe une position sociale plus élevée que celle de sa famille d’origine

Explication

La mobilité ascendante correspond à l’accès à une position sociale plus élevée que celle de l’origine familiale. La conservation de la position relève de la reproduction sociale, tandis que la baisse correspond au déclassement.

31. Quelle distinction oppose correctement le chômage et le statut d’emploi salarié ?

Le statut salarié désigne une relation d’emploi, tandis que le chômage correspond à l’absence d’emploi
Le statut salarié désigne l’absence d’emploi, tandis que le chômage désigne une relation hiérarchique
Le statut salarié correspond à une activité non rémunérée, tandis que le chômage désigne le travail indépendant
Le statut salarié et le chômage désignent deux formes équivalentes d’inactivité

Le statut salarié désigne une relation d’emploi, tandis que le chômage correspond à l’absence d’emploi

Explication

Le statut salarié caractérise une relation d’emploi. Le chômage correspond à l’absence d’emploi, même si les évolutions des formes d’emploi peuvent brouiller les frontières entre emploi, chômage et inactivité.

32. Lequel de ces éléments constitue une dimension de la qualité d’un emploi ?

L’âge légal de la retraite dans le pays
La sécurité économique
La seule localisation géographique du lieu de travail
Le nombre de membres du ménage du salarié

La sécurité économique

Explication

La qualité d’un emploi peut être évaluée par les conditions de travail, le salaire, la sécurité économique, l’horizon de carrière, le potentiel de formation et la variété des tâches.

33. Quelle caractéristique distingue principalement l’organisation taylorienne de l’organisation post-taylorienne ?

Le taylorisme repose sur une division stricte et une hiérarchie forte, tandis que le post-taylorisme privilégie la flexibilité et la participation
Le taylorisme privilégie la recomposition des tâches, tandis que le post-taylorisme repose sur une division stricte du travail
Le taylorisme et le post-taylorisme se distinguent uniquement par le niveau de salaire des travailleurs
Le taylorisme repose sur le management participatif, tandis que le post-taylorisme supprime toute organisation hiérarchique

Le taylorisme repose sur une division stricte et une hiérarchie forte, tandis que le post-taylorisme privilégie la flexibilité et la participation

Explication

L’organisation taylorienne repose sur la division horizontale et verticale du travail ainsi que sur une relation hiérarchique stricte. L’organisation post-taylorienne valorise davantage la flexibilité, la recomposition des tâches et le management participatif.

34. Quel effet du numérique sur le travail est mis en évidence par les transformations contemporaines de l’emploi ?

Il renforce systématiquement la séparation entre temps professionnel et temps personnel
Il brouille les frontières entre travail et hors travail et peut accroître la polarisation des emplois
Il rend les relations d’emploi indépendantes des transformations technologiques
Il supprime les différences entre toutes les catégories professionnelles

Il brouille les frontières entre travail et hors travail et peut accroître la polarisation des emplois

Explication

Le numérique brouille les frontières entre travail et hors travail, transforme les relations d’emploi et accroît les risques de polarisation des emplois. Il ne produit donc pas uniformément les mêmes effets pour tous les travailleurs.

35. Laquelle de ces pratiques constitue directement une forme d’engagement politique par les choix de consommation ?

L’adhésion à un parti politique
Le boycott d’une entreprise pour ses pratiques
La participation à une réunion syndicale
Le vote lors d’une élection

Le boycott d’une entreprise pour ses pratiques

Explication

La consommation engagée agit politiquement par les choix d’achat ou de boycott. Le vote, l’adhésion partisane et l’activité syndicale sont aussi des formes d’engagement, mais elles relèvent d’autres modalités.

36. Que désigne le paradoxe de l’action collective ?

La facilité avec laquelle un groupe impose ses revendications aux pouvoirs publics
La transformation d’une revendication individuelle en programme électoral
La concurrence entre plusieurs organisations défendant une même cause
La difficulté à expliquer pourquoi un individu participe alors qu’il peut bénéficier du résultat sans agir

La difficulté à expliquer pourquoi un individu participe alors qu’il peut bénéficier du résultat sans agir

Explication

Le paradoxe tient au fait qu’un individu peut profiter des résultats d’une mobilisation sans supporter les coûts de la participation. Il interroge donc les raisons de l’engagement individuel dans une action collective.

37. Quel mécanisme peut encourager un individu à participer à une action collective malgré le risque de rester passager clandestin ?

Les incitations sélectives réservées aux participants
La suppression de toute récompense liée à la participation
La diminution de la visibilité des revendications
L’interdiction des rétributions symboliques

Les incitations sélectives réservées aux participants

Explication

Les incitations sélectives peuvent réserver des avantages aux personnes qui participent, ce qui les encourage à s’engager. Elles se distinguent du paradoxe de l’action collective, qui décrit la difficulté initiale à expliquer la participation.

38. Quels acteurs peuvent appartenir à l’action collective dans le cadre de conflits du travail ou de luttes minoritaires ?

Uniquement les administrations publiques
Les ménages agissant séparément sans organisation
Uniquement les entreprises privées et leurs actionnaires
Les partis politiques, les syndicats, les associations et divers groupements

Les partis politiques, les syndicats, les associations et divers groupements

Explication

L’action collective réunit notamment des partis, des syndicats, des associations et d’autres groupements. Ces acteurs utilisent des répertoires variés pour défendre des revendications liées au travail, à de nouveaux enjeux ou aux luttes minoritaires.

39. Que signifie le caractère cumulatif des inégalités ?

Elles disparaissent lorsque le revenu augmente
Elles concernent une seule dimension de la vie sociale
Elles se renforcent entre différentes dimensions de la vie sociale
Elles ne peuvent être observées qu’à une date donnée

Elles se renforcent entre différentes dimensions de la vie sociale

Explication

Des inégalités cumulatives se renforcent entre elles, par exemple lorsque des désavantages économiques s’ajoutent à des désavantages sociaux. Le caractère multiforme signifie, lui, qu’elles concernent plusieurs dimensions.

40. Quel indicateur mesure une dimension dynamique des inégalités en étudiant la transmission du revenu entre générations ?

La corrélation entre le revenu des parents et celui des enfants
Le coefficient de Gini
La courbe de Lorenz
Le rapport inter-quantiles

La corrélation entre le revenu des parents et celui des enfants

Explication

La corrélation entre les revenus des parents et des enfants mesure la mobilité ou la transmission intergénérationnelle, donc une dimension dynamique. Les autres indicateurs décrivent principalement la répartition des revenus à un moment donné.

41. Une politique garantissant à chacun les mêmes règles d’accès aux études et à l’emploi relève principalement de quelle conception de la justice ?

L’égalité des résultats fiscaux
L’égalité des situations
L’égalité des chances
L’égalité des droits

L’égalité des chances

Explication

L’égalité des chances vise à assurer des possibilités comparables d’accès aux positions sociales. L’égalité des droits concerne l’application des mêmes droits, tandis que l’égalité des situations cherche à rapprocher les résultats obtenus.

42. Laquelle de ces doctrines fait partie des conceptions de la justice sociale ?

Le libertarisme
Le déterminisme biologique
Le productivisme administratif
Le protectionnisme commercial

Le libertarisme

Explication

Le libertarisme fait partie des conceptions de la justice sociale, aux côtés notamment de l’utilitarisme, de l’égalitarisme libéral et de l’égalitarisme strict. Les autres propositions ne figurent pas dans cette classification.

43. Quels acteurs participent à la construction des questions environnementales comme problème public ?

Les pouvoirs publics, les ONG, les entreprises, les experts, les partis et les mouvements citoyens
Uniquement les collectivités territoriales
Les consommateurs, à l’exclusion des organisations politiques
Uniquement les experts scientifiques indépendants

Les pouvoirs publics, les ONG, les entreprises, les experts, les partis et les mouvements citoyens

Explication

La construction d’un problème environnemental mobilise une pluralité d’acteurs : pouvoirs publics, ONG, entreprises, experts, partis et mouvements citoyens. Ils peuvent coopérer, mais aussi s’opposer en fonction de leurs intérêts.

44. Pourquoi l’action publique environnementale doit-elle articuler plusieurs échelles territoriales ?

Parce que les enjeux environnementaux peuvent concerner un territoire local comme l’ensemble des États
Parce que l’échelle mondiale remplace nécessairement les politiques nationales
Parce que toutes les décisions environnementales relèvent exclusivement des communes
Parce que les problèmes environnementaux restent limités aux frontières administratives

Parce que les enjeux environnementaux peuvent concerner un territoire local comme l’ensemble des États

Explication

L’action publique environnementale articule les échelles locale, nationale, européenne et mondiale, car les problèmes peuvent toucher des territoires de tailles différentes. L’échelle mondiale concerne notamment l’ensemble des États, tandis que l’échelle locale concerne un territoire restreint.

45. Quel instrument consiste à fixer une limite globale d’émissions et à permettre l’échange de droits d’émettre ?

La subvention à l’innovation verte
La taxation des émissions
La réglementation directe
Le marché de quotas d’émission

Le marché de quotas d’émission

Explication

Un marché de quotas d’émission repose sur des droits d’émettre échangeables dans le cadre d’une limite fixée par les pouvoirs publics. La réglementation, la taxation et les subventions constituent d’autres instruments de lutte contre les externalités négatives.

46. Quel obstacle limite la préservation de l’environnement comme bien commun ?

La possibilité pour chaque pays de résoudre seul les problèmes mondiaux
La disparition des intérêts divergents entre pays
L’absence de toute coopération entre acteurs locaux
Les stratégies de passager clandestin et les inégalités de développement entre pays

Les stratégies de passager clandestin et les inégalités de développement entre pays

Explication

Le passager clandestin cherche à bénéficier des efforts collectifs sans contribuer, tandis que les écarts de développement compliquent le partage des efforts entre pays. Ces deux facteurs limitent la gestion de l’environnement comme bien commun.

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De quoi résulte la croissance économique ?

De l’accumulation des facteurs de production et de l’accroissement de la productivité globale.

Que mesure la productivité globale des facteurs ?

L’efficacité avec laquelle les facteurs de production sont combinés.

Qu'est-ce que le progrès technique ?

Un accroissement de la productivité globale des facteurs résultant notamment de l’innovation.

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