QCM : Théories de la firme et gouvernance — 59 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition de la firme :

La firme se confond avec le simple producteur néoclassique.
La firme permet d’analyser les mécanismes internes de coordination.
La firme désigne uniquement une notion issue des sciences de gestion.
La firme est une organisation productive marchande étudiée par les économistes.
La firme est étudiée pour comprendre son existence et son efficacité.

La firme permet d’analyser les mécanismes internes de coordination. · La firme est une organisation productive marchande étudiée par les économistes. · La firme est étudiée pour comprendre son existence et son efficacité.

Explication

La firme est une organisation productive marchande étudiée pour comprendre son existence, son efficacité et sa coordination interne. Elle ne se confond ni avec l’entreprise des sciences de gestion ni avec le producteur néoclassique réduit à sa fonction de production.

2. À propos de l’analyse économique de la firme, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le modèle néoclassique traditionnel étudiait en détail l’organisation interne de la firme.
Ronald Coase a publié « The nature of the firm » en 1937.
La firme était généralement réduite au producteur dans le modèle néoclassique.
L’analyse économique de la firme comme objet autonome est associée aux travaux de Coase.
L’article de Coase porte sur les mécanismes de coordination propres à la firme.

Ronald Coase a publié « The nature of the firm » en 1937. · La firme était généralement réduite au producteur dans le modèle néoclassique. · L’analyse économique de la firme comme objet autonome est associée aux travaux de Coase. · L’article de Coase porte sur les mécanismes de coordination propres à la firme.

Explication

L’article de Ronald Coase, publié en 1937, a contribué à faire de la firme un objet d’analyse à part entière. Le modèle néoclassique traditionnel la réduisait plutôt à un producteur transformant des facteurs en biens.

3. Les caractéristiques de la firme comme « boîte noire » comprennent :

L’utilisation d’une fonction de production reliant facteurs et produits.
L’étude des contrats entre les différents acteurs de la firme.
L’absence d’analyse de ses mécanismes internes.
La transformation d’inputs en outputs.
La représentation d’une organisation interne détaillée.

L’utilisation d’une fonction de production reliant facteurs et produits. · L’absence d’analyse de ses mécanismes internes. · La transformation d’inputs en outputs.

Explication

Dans la théorie néoclassique standard, la firme est représentée comme une boîte noire qui transforme des inputs en outputs. Son organisation interne n’est pas étudiée dans ce cadre.

4. Concernant les approches de la firme, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’approche contractuelle analyse l’entreprise comme un nœud de contrats.
L’approche cognitiviste s’intéresse aux compétences détenues par l’entreprise.
L’approche cognitiviste analyse l’entreprise comme un nœud de compétences.
L’approche contractuelle étudie principalement un nœud de connaissances.
Les deux approches réduisent l’entreprise à une boîte noire néoclassique.

L’approche contractuelle analyse l’entreprise comme un nœud de contrats. · L’approche cognitiviste s’intéresse aux compétences détenues par l’entreprise. · L’approche cognitiviste analyse l’entreprise comme un nœud de compétences.

Explication

Les approches contractuelles voient l’entreprise comme un nœud de contrats, tandis que les approches cognitivistes insistent sur les compétences et les connaissances. Ces deux perspectives proposent donc des analyses distinctes de l’organisation productive.

5. Concernant l’optimum du producteur, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le profit est maximisé lorsque la recette moyenne égale le coût moyen.
La condition d’optimalité s’écrit Rm = Cm.
La condition d’optimalité impose que le coût marginal soit nul.
La recette marginale doit être comparée au coût marginal.
Le niveau de production optimal est noté Q*.

La condition d’optimalité s’écrit Rm = Cm. · La recette marginale doit être comparée au coût marginal. · Le niveau de production optimal est noté Q*.

Explication

Le profit du producteur est maximisé au niveau de production où la recette marginale est égale au coût marginal, soit Rm = Cm au niveau Q*. Une égalité entre recette moyenne et coût marginal ne constitue pas la condition donnée.

6. À propos de l’efficience, les propositions exactes sont :

L’efficacité et l’efficience désignent exactement la même notion.
L’efficience recherche le meilleur résultat possible.
L’efficience prend en compte les coûts et les moyens mobilisés.
L’efficacité se limite à mesurer l’atteinte d’un objectif.
L’efficience implique une optimisation des ressources utilisées.

L’efficience recherche le meilleur résultat possible. · L’efficience prend en compte les coûts et les moyens mobilisés. · L’efficacité se limite à mesurer l’atteinte d’un objectif. · L’efficience implique une optimisation des ressources utilisées.

Explication

L’efficience vise le meilleur résultat possible en limitant les coûts et les moyens utilisés. L’efficacité concerne l’atteinte d’un objectif, mais l’efficience ajoute une dimension d’optimisation des ressources.

7. Concernant l’efficience allocative, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle repose sur le critère de Pareto.
Elle vise la maximisation du surplus total.
Elle concerne l’allocation optimale des ressources.
Elle décrit une répartition des ressources entre les usages possibles.
Elle désigne principalement la production au moindre coût.

Elle repose sur le critère de Pareto. · Elle vise la maximisation du surplus total. · Elle concerne l’allocation optimale des ressources. · Elle décrit une répartition des ressources entre les usages possibles.

Explication

L’efficience allocative correspond à une allocation optimale des ressources qui maximise le surplus total selon le critère de Pareto. La production à coûts maîtrisés relève plutôt de l’efficience productive.

8. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la concurrence parfaite et de l’innovation ?

L’homogénéité des produits peut réduire les incitations à innover.
L’information parfaite peut limiter les avantages liés à l’innovation.
La concurrence parfaite favorise l’efficacité allocative.
L’efficacité allocative et l’efficacité innovante peuvent être difficilement compatibles.
La libre entrée renforce nécessairement les incitations à l’innovation.

L’homogénéité des produits peut réduire les incitations à innover. · L’information parfaite peut limiter les avantages liés à l’innovation. · La concurrence parfaite favorise l’efficacité allocative. · L’efficacité allocative et l’efficacité innovante peuvent être difficilement compatibles.

Explication

La concurrence parfaite favorise l’efficience allocative, mais ses caractéristiques peuvent réduire les incitations à innover. L’homogénéité des produits, la libre entrée et l’information parfaite rendent ainsi l’efficacité allocative difficilement compatible avec l’efficacité innovante.

9. Concernant les coûts de transaction :

Ils peuvent concerner le contrôle de l’exécution d’un contrat.
Ils peuvent inclure la recherche d’informations.
Ils résultent du recours au marché par les agents.
Ils comprennent les coûts de négociation contractuelle.
Ils apparaissent principalement lorsque l’activité est internalisée dans la firme.

Ils peuvent concerner le contrôle de l’exécution d’un contrat. · Ils peuvent inclure la recherche d’informations. · Ils résultent du recours au marché par les agents. · Ils comprennent les coûts de négociation contractuelle.

Explication

Les coûts de transaction sont supportés lors du recours au marché, notamment pour rechercher une information, négocier et contrôler l’exécution d’un contrat. Les coûts d’organisation apparaissent plutôt lorsque l’activité est internalisée dans la firme.

10. Parmi les propositions suivantes concernant les étapes des coûts de transaction, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les coûts de transaction peuvent comporter une phase de recherche et d’information.
La négociation fait partie des coûts ex ante.
Le contrôle ex post précède la décision de contracter.
La surveillance de l’exécution intervient après la conclusion du contrat.
La recherche d’information intervient avant la conclusion du contrat.

Les coûts de transaction peuvent comporter une phase de recherche et d’information. · La négociation fait partie des coûts ex ante. · La surveillance de l’exécution intervient après la conclusion du contrat. · La recherche d’information intervient avant la conclusion du contrat.

Explication

La recherche d’information et la négociation interviennent ex ante, avant la conclusion du contrat. La surveillance et le contrôle sont ex post, après sa conclusion.

11. Le partage des mécanismes de coordination entre marché et firme comprend :

La firme coordonne les activités par la hiérarchie.
Le marché coordonne les activités par les prix.
Le marché organise principalement les activités par l’autorité hiérarchique.
La coordination marchande est décentralisée.
La firme repose sur une coordination centralisée.

La firme coordonne les activités par la hiérarchie. · Le marché coordonne les activités par les prix. · La coordination marchande est décentralisée. · La firme repose sur une coordination centralisée.

Explication

Le marché coordonne les activités de manière décentralisée grâce aux prix. La firme repose au contraire sur une coordination centralisée par la hiérarchie et l’autorité.

12. Une entreprise envisage d’intégrer une activité auparavant réalisée sur le marché. Quelles propositions décrivent correctement la détermination de sa taille optimale ?

Une firme doit intégrer toutes les activités dont le marché assure la coordination.
La taille optimale dépend d’un arbitrage entre intégration et organisation.
Les coûts d’organisation tendent à croître avec la taille de la firme.
L’intégration peut réduire certains coûts de transaction.
La croissance de la firme est limitée lorsque les coûts d’organisation deviennent trop importants.

La taille optimale dépend d’un arbitrage entre intégration et organisation. · Les coûts d’organisation tendent à croître avec la taille de la firme. · L’intégration peut réduire certains coûts de transaction. · La croissance de la firme est limitée lorsque les coûts d’organisation deviennent trop importants.

Explication

La taille optimale de la firme dépend d’un arbitrage entre les coûts de transaction économisés grâce à l’intégration et les coûts d’organisation. Ces derniers augmentent avec la taille de la firme, ce qui limite l’extension de l’internalisation.

13. Concernant la relation d’agence :

Le principal conserve nécessairement la totalité des décisions opérationnelles.
La relation d’agence implique une délégation du pouvoir de décision.
L’agent est rémunéré pour contrôler les décisions du principal.
L’agent dispose souvent d’une information supérieure sur l’action qu’il réalise.
Le principal engage un agent pour exécuter une tâche en son nom.

La relation d’agence implique une délégation du pouvoir de décision. · L’agent dispose souvent d’une information supérieure sur l’action qu’il réalise. · Le principal engage un agent pour exécuter une tâche en son nom.

Explication

La relation d’agence repose sur l’engagement d’un agent par un principal et sur une délégation du pouvoir de décision. L’agent dispose souvent d’une information supérieure concernant l’action qu’il réalise, ce qui crée une asymétrie d’information.

14. Parmi les propositions suivantes concernant la conception de la firme par Jensen et Meckling, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La firme est une fiction juridique constituée de contrats bilatéraux.
La firme est définie comme un ensemble dépourvu de relations contractuelles.
La conception est exposée dans Theory of the Firm, publié en 1976.
Cette conception correspond à une structure hiérarchisée de coordination.
Les contrats relient différentes parties prenantes de la firme.

La firme est une fiction juridique constituée de contrats bilatéraux. · La conception est exposée dans Theory of the Firm, publié en 1976. · Les contrats relient différentes parties prenantes de la firme.

Explication

Pour Jensen et Meckling, la firme est une fiction juridique formée d’un nœud de contrats bilatéraux entre parties prenantes. Cette conception contractualiste se distingue de la firme organisationnelle, définie comme une structure hiérarchisée de coordination.

15. Une entreprise organise une production collective dont les contributions individuelles sont difficiles à mesurer. Quelles propositions sont exactes ?

La production collective supprime les problèmes liés à l’information.
Les synergies rendent l’évaluation individuelle des contributions plus difficile.
Le créancier résiduel est chargé d’exercer le contrôle.
La difficulté de mesure peut favoriser les comportements de passager clandestin.
Le contrôle est confié au salarié dont la contribution est la plus facilement observable.

Les synergies rendent l’évaluation individuelle des contributions plus difficile. · Le créancier résiduel est chargé d’exercer le contrôle. · La difficulté de mesure peut favoriser les comportements de passager clandestin.

Explication

La production collective crée des synergies, mais elle rend difficile l’identification de la contribution de chaque participant. Cette difficulté favorise le comportement de passager clandestin et conduit à confier le contrôle au créancier résiduel.

16. À propos des ressources en excès, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elles résultent nécessairement d’un achat récent auprès d’un fournisseur.
Elles correspondent à des capacités matérielles ou humaines inutilisées.
Elles peuvent être mobilisées pour de nouvelles activités.
Elles génèrent par définition un coût supplémentaire lors de leur mobilisation.
Elles sont déjà financées par la firme qui les détient.

Elles correspondent à des capacités matérielles ou humaines inutilisées. · Elles peuvent être mobilisées pour de nouvelles activités. · Elles sont déjà financées par la firme qui les détient.

Explication

Les ressources en excès sont des capacités matérielles ou humaines déjà financées mais momentanément inutilisées. Elles peuvent être mobilisées pour développer de nouvelles activités ou de nouveaux services, contrairement aux ressources nouvellement acquises qui entraînent un coût supplémentaire.

17. Selon Penrose, les capacités excédentaires de la firme :

S’expliquent par la disparition progressive des compétences acquises.
Sont intégralement disponibles dès l’acquisition de toute ressource indivisible.
Sont favorisées par l’expérience accumulée dans la firme.
Peuvent provenir de l’indivisibilité des ressources.
Contribuent à la croissance et à la diversification.

Sont favorisées par l’expérience accumulée dans la firme. · Peuvent provenir de l’indivisibilité des ressources. · Contribuent à la croissance et à la diversification.

Explication

Selon Penrose, l’indivisibilité des ressources et l’expérience accumulée produisent des capacités excédentaires. Ces capacités alimentent ensuite la croissance et la diversification de la firme ; l’expérience les libère progressivement grâce aux gains de productivité.

18. Concernant la distinction établie par Richardson entre activités similaires et complémentaires, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les activités complémentaires favorisent la coopération entre firmes.
Les activités complémentaires reposent sur des compétences identiques entre partenaires.
Les activités similaires mobilisent des compétences semblables.
Les activités complémentaires exigent des compétences différentes.
Les activités similaires favorisent la spécialisation.

Les activités complémentaires favorisent la coopération entre firmes. · Les activités similaires mobilisent des compétences semblables. · Les activités complémentaires exigent des compétences différentes. · Les activités similaires favorisent la spécialisation.

Explication

Richardson oppose les activités similaires, fondées sur des compétences semblables et propices à la spécialisation, aux activités complémentaires, qui mobilisent des compétences différentes et favorisent la coopération entre firmes. Cette distinction ne repose donc pas sur le caractère ancien ou récent des activités.

19. Une firme envisage d’internaliser une activité proche de son savoir-faire et d’externaliser une activité très éloignée de ses compétences. Quelles propositions sont exactes ?

L’activité trop éloignée des compétences peut être externalisée.
La proximité avec le savoir-faire n’a pas d’incidence sur le choix organisationnel.
Les frontières de la firme dépendent de ses compétences.
L’activité proche du savoir-faire de la firme peut être intégrée.
Toute activité complémentaire doit être intégrée par la firme.

L’activité trop éloignée des compétences peut être externalisée. · Les frontières de la firme dépendent de ses compétences. · L’activité proche du savoir-faire de la firme peut être intégrée.

Explication

Les frontières de la firme sont déterminées par ses compétences. La firme tend à intégrer les activités proches de son savoir-faire et à externaliser les activités complémentaires trop éloignées de celui-ci.

20. Les caractéristiques des routines comprennent :

Elles déstabilisent par définition les comportements de la firme.
Elles peuvent structurer la recherche d’information et la production.
Elles organisent notamment les décisions et l’investissement.
Elles reposent nécessairement sur une innovation radicale.
Elles correspondent à des modes d’action répétés.

Elles peuvent structurer la recherche d’information et la production. · Elles organisent notamment les décisions et l’investissement. · Elles correspondent à des modes d’action répétés.

Explication

Les routines sont des modes d’action répétés qui structurent les décisions, l’investissement, la recherche d’information et la production. Elles stabilisent les comportements, alors qu’une innovation radicale peut les remettre en cause.

21. Concernant les connaissances codifiables et tacites, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les connaissances codifiables peuvent être formalisées.
Les connaissances codifiables sont transférables entre firmes.
Les connaissances tacites sont propres à l’entreprise qui les développe.
Les connaissances tacites se redéploient facilement d’une firme à l’autre.
Les connaissances tacites s’acquièrent principalement par l’apprentissage.

Les connaissances codifiables peuvent être formalisées. · Les connaissances codifiables sont transférables entre firmes. · Les connaissances tacites sont propres à l’entreprise qui les développe. · Les connaissances tacites s’acquièrent principalement par l’apprentissage.

Explication

Les connaissances codifiables peuvent être formalisées et transférées entre firmes. Les connaissances tacites sont davantage propres à l’entreprise, acquises par l’apprentissage et difficiles à redéployer ; cette distinction est associée à Polanyi.

22. Une analyse évolutionniste de la trajectoire d’une firme conduit à retenir les propositions suivantes :

Des firmes peuvent disparaître lorsque leurs routines sont moins adaptées.
L’environnement sélectionne les routines les plus efficaces.
La dépendance au sentier résulte principalement des choix de l’environnement concurrentiel présent.
Les compétences de la firme dépendent de son histoire propre.
La sélection des routines peut contribuer à la croissance de certaines firmes.

Des firmes peuvent disparaître lorsque leurs routines sont moins adaptées. · L’environnement sélectionne les routines les plus efficaces. · Les compétences de la firme dépendent de son histoire propre. · La sélection des routines peut contribuer à la croissance de certaines firmes.

Explication

Dans une perspective évolutionniste, l’environnement sélectionne les routines les plus efficaces, ce qui explique que certaines firmes se développent tandis que d’autres disparaissent. Les compétences dépendent aussi du sentier historique propre à chaque firme.

23. Lorsqu’une innovation radicale transforme un secteur, quelles propositions décrivent correctement les régimes concurrentiels ?

Le régime entrepreneurial peut favoriser les nouveaux entrants.
Le régime entrepreneurial renforce systématiquement la position des grandes firmes riches en routines.
Une innovation radicale peut remettre en cause l’avantage des firmes installées.
Les compétences tacites constituent un avantage dans le régime routinier.
Le régime routinier favorise les grandes firmes installées.

Le régime entrepreneurial peut favoriser les nouveaux entrants. · Une innovation radicale peut remettre en cause l’avantage des firmes installées. · Les compétences tacites constituent un avantage dans le régime routinier. · Le régime routinier favorise les grandes firmes installées.

Explication

Le régime routinier avantage les grandes firmes installées qui disposent de compétences tacites accumulées. À l’inverse, le régime entrepreneurial favorise les nouveaux entrants lorsque des innovations radicales bouleversent les routines existantes.

24. Concernant la distinction entre institutions et organisations :

Les institutions désignent les règles du jeu formelles ou informelles.
Les institutions mettent en œuvre les règles tandis que les organisations les fixent.
Les organisations désignent les joueurs qui agissent dans le cadre institutionnel.
Les organisations correspondent uniquement aux règles juridiques encadrant les entreprises.
L’entreprise est une organisation située sous les institutions.

Les institutions désignent les règles du jeu formelles ou informelles. · Les organisations désignent les joueurs qui agissent dans le cadre institutionnel. · L’entreprise est une organisation située sous les institutions.

Explication

Les institutions constituent les règles formelles ou informelles du jeu, tandis que les organisations sont les acteurs qui agissent dans ce cadre. North est l’auteur associé à cette distinction en 1993.

25. Parmi les propositions suivantes concernant les théories contractualistes et évolutionnistes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les théories évolutionnistes conçoivent la firme comme une organisation fondée sur les compétences.
Les théories évolutionnistes expliquent principalement les contrats bilatéraux et leur renégociation.
Les théories contractualistes analysent les modes de relation entre les acteurs.
Les théories évolutionnistes analysent le rôle des routines dans le fonctionnement de la firme.
Les théories contractualistes s’intéressent à la réduction des coûts.

Les théories évolutionnistes conçoivent la firme comme une organisation fondée sur les compétences. · Les théories contractualistes analysent les modes de relation entre les acteurs. · Les théories évolutionnistes analysent le rôle des routines dans le fonctionnement de la firme. · Les théories contractualistes s’intéressent à la réduction des coûts.

Explication

Les théories contractualistes étudient les relations entre acteurs et la réduction des coûts, alors que les théories évolutionnistes analysent les compétences et les routines de la firme. Réduire ces dernières à l’opportunisme constitue la confusion signalée.

26. À propos des principales orientations théoriques de la firme, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les théories évolutionnistes s’intéressent à la formation des compétences et des connaissances.
Les théories contractuelles placent l’opportunisme au centre de leur analyse.
Les théories cognitives privilégient l’étude des compétences et des connaissances.
Les théories cognitives expliquent principalement l’accroissement des compétences au cours du temps.
Les théories évolutionnistes font de l’opportunisme leur objet analytique principal.

Les théories évolutionnistes s’intéressent à la formation des compétences et des connaissances. · Les théories contractuelles placent l’opportunisme au centre de leur analyse. · Les théories cognitives privilégient l’étude des compétences et des connaissances.

Explication

Les théories contractuelles placent l’opportunisme au centre, les théories cognitives privilégient les compétences et les connaissances, et les théories évolutionnistes étudient plus particulièrement leur formation et leur accroissement. L’opportunisme n’est donc pas le concept central des approches cognitives.

27. Concernant les limites des théories de la firme, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Chaque théorie de la firme privilégie une ou deux caractéristiques centrales.
La complémentarité entre les théories suffit à résoudre leurs limites respectives.
Aucune théorie de la firme ne fournit une compréhension complète de l’entreprise.
Coriat et Weinstein associent cette analyse à leur contribution de 1995.
Les théories de la firme sont considérées comme davantage rivales que complémentaires.

Chaque théorie de la firme privilégie une ou deux caractéristiques centrales. · Aucune théorie de la firme ne fournit une compréhension complète de l’entreprise. · Coriat et Weinstein associent cette analyse à leur contribution de 1995. · Les théories de la firme sont considérées comme davantage rivales que complémentaires.

Explication

Selon Coriat et Weinstein, aucune théorie ne fournit à elle seule une compréhension complète de l’entreprise, car chacune privilégie certaines caractéristiques et en néglige d’autres. Ils considèrent ainsi les théories davantage comme rivales que pleinement complémentaires.

28. Les caractéristiques d’une théorie idéale de la firme comprennent :

La firme comme une entité juridique signant des contrats.
La firme comme un instrument de production et d’allocation des ressources.
La firme comme une structure définie uniquement par ses contrats bilatéraux.
La firme comme un ensemble de ressources physiques, immatérielles et financières.
La firme comme une entité administrative coordonnant ses activités.

La firme comme une entité juridique signant des contrats. · La firme comme un instrument de production et d’allocation des ressources. · La firme comme un ensemble de ressources physiques, immatérielles et financières. · La firme comme une entité administrative coordonnant ses activités.

Explication

Une théorie idéale devrait réunir les dimensions juridique, administrative, productive et financière de la firme. Elle doit aussi considérer les ressources physiques, immatérielles et financières ainsi que l’allocation des ressources dans l’économie de marché.

29. Au sujet des limites respectives des approches contractuelle et évolutionniste, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’approche évolutionniste néglige les conflits d’intérêts entre les acteurs.
L’approche évolutionniste considère la firme comme une organisation.
L’approche contractuelle réduit la firme à une fiction légale composée de contrats bilatéraux.
L’approche contractuelle cherche à identifier les relations efficaces.
L’approche évolutionniste intègre pleinement les droits de propriété dans son analyse.

L’approche évolutionniste néglige les conflits d’intérêts entre les acteurs. · L’approche évolutionniste considère la firme comme une organisation. · L’approche contractuelle réduit la firme à une fiction légale composée de contrats bilatéraux. · L’approche contractuelle cherche à identifier les relations efficaces.

Explication

L’approche contractuelle identifie des relations efficaces mais réduit la firme à une fiction légale composée de contrats bilatéraux. L’approche évolutionniste la conçoit comme une organisation, mais néglige les droits de propriété et les conflits d’intérêts.

30. Concernant les différentes notions de taille des entreprises :

La taille critique désigne le niveau auquel l’entreprise obtient un pouvoir de marché.
La taille dominante correspond au seuil au-delà duquel les rendements deviennent décroissants.
La taille limite ou optimale correspond au seuil où les rendements croissants s’estompent.
La taille critique correspond à la taille minimale nécessaire pour être présent sur un marché.
La taille dominante procure à l’entreprise un pouvoir de marché.

La taille limite ou optimale correspond au seuil où les rendements croissants s’estompent. · La taille critique correspond à la taille minimale nécessaire pour être présent sur un marché. · La taille dominante procure à l’entreprise un pouvoir de marché.

Explication

La taille critique correspond au seuil minimal d’accès à un marché, tandis que la taille dominante procure un pouvoir de marché. La taille limite ou optimale désigne le seuil où les rendements croissants s’estompent et peuvent devenir décroissants.

31. Une entreprise opérant sur des marchés élargis par l’intégration européenne et la mondialisation peut observer que :

Les partenariats peuvent être favorisés par l’intensification de la concurrence internationale.
La stratégie de cavalier seul devient plus difficile à soutenir.
Sa taille critique augmente pour accéder aux marchés concernés.
Les alliances peuvent constituer une réponse à l’élargissement des marchés.
Les filiales communes deviennent moins pertinentes lorsque la taille critique augmente.

Les partenariats peuvent être favorisés par l’intensification de la concurrence internationale. · La stratégie de cavalier seul devient plus difficile à soutenir. · Sa taille critique augmente pour accéder aux marchés concernés. · Les alliances peuvent constituer une réponse à l’élargissement des marchés.

Explication

L’élargissement des marchés augmente la taille critique et rend plus difficile une stratégie menée seul. Cette évolution favorise donc les alliances, les partenariats et les filiales communes.

32. À propos de l’organisation des transactions selon Williamson, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Williamson dépasse l’alternative simple entre le marché et la hiérarchie.
Son analyse prend en compte la spécificité des biens ou des services.
Les formes intermédiaires sont exclues au profit d’un choix entre marché et hiérarchie.
Les solutions organisationnelles peuvent dépendre des caractéristiques des transactions.
La fréquence des relations contractuelles influence le choix de l’organisation.

Williamson dépasse l’alternative simple entre le marché et la hiérarchie. · Son analyse prend en compte la spécificité des biens ou des services. · Les solutions organisationnelles peuvent dépendre des caractéristiques des transactions. · La fréquence des relations contractuelles influence le choix de l’organisation.

Explication

Williamson dépasse l’opposition entre marché et hiérarchie en étudiant des formes intermédiaires. Le choix de ces formes dépend notamment de la spécificité des biens ou services et de la fréquence des relations contractuelles.

33. Concernant les formes organisationnelles des entreprises, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La firme U est organisée selon des fonctions comme la production, la vente et la comptabilité.
La firme M centralise toutes les fonctions opérationnelles dans une structure pyramidale unique.
La firme U est particulièrement adaptée à une production standardisée destinée à un marché national homogène.
La firme U regroupe des divisions autonomes constituées par produits ou zones géographiques.
La firme M se caractérise par une direction générale chargée principalement de la stratégie globale.

La firme U est organisée selon des fonctions comme la production, la vente et la comptabilité. · La firme U est particulièrement adaptée à une production standardisée destinée à un marché national homogène. · La firme M se caractérise par une direction générale chargée principalement de la stratégie globale.

Explication

La firme U est structurée selon les fonctions, tandis que la firme M repose sur des divisions autonomes. La proposition sur les divisions autonomes décrit donc la firme M et non la firme U.

34. À propos de la firme multidivisionnelle, quelles sont les propositions exactes ?

La firme M regroupe des filiales autonomes selon les produits ou les zones géographiques.
La firme M apparaît historiquement dans les années 1920.
La firme M organise principalement l’entreprise autour de fonctions centralisées comme la vente et la comptabilité.
La direction générale de la firme M se concentre sur la stratégie globale.
La firme M correspond à une structure conçue pour un marché national homogène et une production standardisée.

La firme M regroupe des filiales autonomes selon les produits ou les zones géographiques. · La firme M apparaît historiquement dans les années 1920. · La direction générale de la firme M se concentre sur la stratégie globale.

Explication

La firme M, apparue dans les années 1920, rassemble des filiales autonomes par produits ou zones géographiques sous une direction générale stratégique. Cette organisation se distingue de la centralisation fonctionnelle de la firme U.

35. Selon Alfred Chandler, « la structure suit la stratégie » signifie que :

Les formes de l’entreprise peuvent évoluer en fonction des orientations stratégiques retenues.
Les managers adaptent rationnellement l’organisation à leurs choix stratégiques.
La stratégie d’une entreprise reste indépendante de ses formes organisationnelles.
Les décisions stratégiques peuvent conduire à modifier l’organisation interne de l’entreprise.
La structure organisationnelle détermine systématiquement la stratégie avant tout choix des managers.

Les formes de l’entreprise peuvent évoluer en fonction des orientations stratégiques retenues. · Les managers adaptent rationnellement l’organisation à leurs choix stratégiques. · Les décisions stratégiques peuvent conduire à modifier l’organisation interne de l’entreprise.

Explication

Selon Chandler, les choix stratégiques conduisent les managers à adapter rationnellement l’organisation et la structure de l’entreprise. La formule attribue donc un rôle déterminant à la stratégie dans la transformation organisationnelle.

36. Concernant la conception de l’entrepreneur chez Jean-Baptiste Say, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’entrepreneur se définit principalement par la fourniture de capitaux à l’entreprise.
L’entrepreneur affronte l’incertitude en mobilisant son jugement.
L’entrepreneur combine efficacement le travail, le capital et les agents naturels loués sur les marchés.
L’entrepreneur exerce une fonction distincte de celle du capitaliste qui apporte les capitaux.
L’entrepreneur coordonne les marchés grâce à sa fonction de gestionnaire.

L’entrepreneur affronte l’incertitude en mobilisant son jugement. · L’entrepreneur combine efficacement le travail, le capital et les agents naturels loués sur les marchés. · L’entrepreneur exerce une fonction distincte de celle du capitaliste qui apporte les capitaux. · L’entrepreneur coordonne les marchés grâce à sa fonction de gestionnaire.

Explication

Pour Say, l’entrepreneur combine le travail, le capital et les agents naturels, coordonne les marchés et affronte l’incertitude grâce à son jugement. Il ne se réduit donc pas au simple apporteur de capitaux, qui correspond au capitaliste.

37. Pour Richard Cantillon, l’entrepreneur :

Engage des coûts certains avant de connaître les revenus qu’il obtiendra.
Se caractérise par l’exposition à l’incertitude des revenus issus de son activité.
Ne peut pas prévoir avec certitude les conditions futures du marché.
Supporte des coûts dont le montant devient incertain après la vente du produit.
Obtient des revenus dont le montant dépend des états futurs du marché.

Engage des coûts certains avant de connaître les revenus qu’il obtiendra. · Se caractérise par l’exposition à l’incertitude des revenus issus de son activité. · Ne peut pas prévoir avec certitude les conditions futures du marché. · Obtient des revenus dont le montant dépend des états futurs du marché.

Explication

Cantillon définit l’entrepreneur par l’engagement de coûts certains en vue de revenus incertains, puisque les états futurs du marché sont imprévisibles. La proposition inversant cette relation est donc erronée.

38. Quelles sont les réponses exactes au sujet de l’entrepreneur selon Keynes ?

L’investissement peut être stimulé par les esprits animaux en situation d’incertitude radicale.
Les prévisions de la demande future influencent le volume d’emploi offert.
Les décisions d’investissement peuvent intervenir malgré l’impossibilité d’un calcul probabiliste.
L’entrepreneur détermine l’emploi indépendamment de toute anticipation de la demande.
L’incertitude radicale permet de calculer précisément la probabilité des états futurs.

L’investissement peut être stimulé par les esprits animaux en situation d’incertitude radicale. · Les prévisions de la demande future influencent le volume d’emploi offert. · Les décisions d’investissement peuvent intervenir malgré l’impossibilité d’un calcul probabiliste.

Explication

Pour Keynes, les prévisions de demande future déterminent le volume d’emploi offert. En situation d’incertitude radicale, les esprits animaux peuvent soutenir l’investissement sans calcul probabiliste possible.

39. Concernant l’entrepreneur schumpétérien, quelles sont les propositions exactes ?

Il contribue à maintenir l’équilibre économique existant par la répétition des pratiques établies.
Il peut provoquer un déséquilibre économique par son activité innovatrice.
Il prend des risques liés à la mise en œuvre de nouvelles combinaisons.
Il exécute de nouvelles combinaisons de facteurs de production.
Il introduit des innovations qui rompent avec la routine économique.

Il peut provoquer un déséquilibre économique par son activité innovatrice. · Il prend des risques liés à la mise en œuvre de nouvelles combinaisons. · Il exécute de nouvelles combinaisons de facteurs de production. · Il introduit des innovations qui rompent avec la routine économique.

Explication

L’entrepreneur schumpétérien réalise de nouvelles combinaisons de facteurs, introduit des innovations et rompt avec la routine. Son action crée un déséquilibre économique et implique une prise de risque.

40. Les cinq formes d’innovation identifiées par Schumpeter comprennent :

La modification générale de la fiscalité applicable aux entreprises.
La découverte d’une nouvelle source de matières premières ou de produits semi-ouvrés.
L’introduction d’une nouvelle méthode de production.
L’ouverture d’un nouveau débouché pour les produits.
La création d’un nouveau bien ou l’amélioration de la qualité d’un bien.

La découverte d’une nouvelle source de matières premières ou de produits semi-ouvrés. · L’introduction d’une nouvelle méthode de production. · L’ouverture d’un nouveau débouché pour les produits. · La création d’un nouveau bien ou l’amélioration de la qualité d’un bien.

Explication

Schumpeter distingue cinq formes d’innovation : nouveau bien ou qualité, nouvelle méthode de production, nouveau débouché, nouvelle source d’approvisionnement et nouvelle organisation. La modification de la fiscalité ne fait pas partie de cette liste.

41. Dans la dynamique schumpétérienne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La distribution de salaires liée à l’investissement peut accroître la demande.
Les profits de monopole associés à l’innovation sont temporaires.
L’innovation rompt l’équilibre économique initial.
L’innovation provoque une contraction durable de l’investissement et de la demande.
L’imitation par les concurrents intervient après l’apparition de l’innovation.

La distribution de salaires liée à l’investissement peut accroître la demande. · Les profits de monopole associés à l’innovation sont temporaires. · L’innovation rompt l’équilibre économique initial. · L’imitation par les concurrents intervient après l’apparition de l’innovation.

Explication

Dans la dynamique schumpétérienne, l’innovation rompt l’équilibre, stimule l’investissement et la demande, puis accompagne l’essor économique et l’inflation. Elle procure d’abord des profits de monopole temporaires, avant l’imitation par les concurrents.

42. À propos de la distinction entre entrepreneur et capitaliste chez Schumpeter, quelles sont les propositions exactes ?

Les fonctions d’entrepreneur et de capitaliste peuvent être exercées par une même personne.
L’apport de capitaux suffit à définir la fonction entrepreneuriale schumpétérienne.
L’entrepreneur réalise l’innovation et assume le risque associé.
Le capitaliste ou financeur apporte les capitaux nécessaires à l’activité.
Les fonctions d’innovation et de financement restent conceptuellement distinctes.

Les fonctions d’entrepreneur et de capitaliste peuvent être exercées par une même personne. · L’entrepreneur réalise l’innovation et assume le risque associé. · Le capitaliste ou financeur apporte les capitaux nécessaires à l’activité. · Les fonctions d’innovation et de financement restent conceptuellement distinctes.

Explication

Chez Schumpeter, l’entrepreneur innove et prend le risque, tandis que le capitaliste ou financeur apporte les capitaux. Une même personne peut exercer les deux fonctions, sans que celles-ci deviennent identiques.

43. Concernant la gouvernance des firmes :

Elle concerne notamment les salariés, fournisseurs, clients et créanciers.
Elle désigne une instance politique centralisée chargée de diriger l’entreprise.
Elle vise les relations potentiellement conflictuelles au sein de la firme.
Elle se confond avec le gouvernement, qui désigne un dispositif de régulation des parties prenantes.
Elle régit les relations entre dirigeants, actionnaires et autres parties prenantes.

Elle concerne notamment les salariés, fournisseurs, clients et créanciers. · Elle vise les relations potentiellement conflictuelles au sein de la firme. · Elle régit les relations entre dirigeants, actionnaires et autres parties prenantes.

Explication

La gouvernance organise les relations potentiellement conflictuelles entre les dirigeants et plusieurs parties prenantes. Le gouvernement désigne, lui, une instance politique centralisée, et non ce dispositif de régulation de l’entreprise.

44. Dans la théorie de l’agence appliquée à la firme, quelles propositions sont exactes ?

Le manager agit comme agent chargé de maximiser le profit pour l’actionnaire.
L’actionnaire occupe la position de principal dans la relation d’agence.
La relation d’agence exclut la poursuite d’intérêts propres par le manager après la délégation.
L’asymétrie d’information peut favoriser des comportements opportunistes du manager.
Le manager est le principal qui délègue la maximisation du profit à l’actionnaire.

Le manager agit comme agent chargé de maximiser le profit pour l’actionnaire. · L’actionnaire occupe la position de principal dans la relation d’agence. · L’asymétrie d’information peut favoriser des comportements opportunistes du manager.

Explication

Dans la théorie de l’agence, l’actionnaire est le principal et le manager est l’agent chargé de maximiser le profit pour lui. L’asymétrie d’information peut cependant permettre au manager de poursuivre ses propres intérêts après la délégation.

45. À propos du constat de Berle et Means en 1932, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le constat concernait la concentration du capital dans les firmes américaines de 1932.
L’étude concluait que le principal actionnaire détenait généralement la majorité du capital.
Le principal actionnaire détenait moins de 5 % du capital dans ces firmes.
L’étude portait sur les 200 premières firmes américaines de 1929.
Environ la moitié des firmes étudiées relevaient d’un contrôle interne.

Le principal actionnaire détenait moins de 5 % du capital dans ces firmes. · L’étude portait sur les 200 premières firmes américaines de 1929. · Environ la moitié des firmes étudiées relevaient d’un contrôle interne.

Explication

Berle et Means ont étudié les 200 premières firmes américaines de 1929 et constaté qu’environ la moitié relevaient d’un contrôle interne. Dans ces firmes, le principal actionnaire détenait moins de 5 % du capital.

46. La dissociation entre propriété et direction peut entraîner :

Un renforcement des divergences d’intérêts par l’asymétrie d’information.
Un alignement spontané des intérêts grâce à l’absence d’asymétrie d’information.
Des désaccords concernant l’horizon temporel des décisions.
Des dépenses de prestige favorisées par les dirigeants.
Des divergences sur la composition du patrimoine de la firme.

Un renforcement des divergences d’intérêts par l’asymétrie d’information. · Des désaccords concernant l’horizon temporel des décisions. · Des dépenses de prestige favorisées par les dirigeants. · Des divergences sur la composition du patrimoine de la firme.

Explication

La dissociation entre propriété et direction peut opposer les intérêts des propriétaires et des dirigeants quant à la composition du patrimoine, à l’horizon temporel et aux dépenses de prestige. L’asymétrie d’information renforce ces divergences.

47. Concernant le capitalisme actionnarial, quelles propositions sont exactes ?

Il renforce le pouvoir des actionnaires dans la gouvernance de l’entreprise.
Il correspond à un système qui privilégie principalement la maîtrise des managers par eux-mêmes.
Il recentre la stratégie de l’entreprise sur les intérêts des actionnaires.
Il met l’accent sur le retour sur investissement des actionnaires.
Il demande aux managers de privilégier la création de valeur.

Il renforce le pouvoir des actionnaires dans la gouvernance de l’entreprise. · Il recentre la stratégie de l’entreprise sur les intérêts des actionnaires. · Il met l’accent sur le retour sur investissement des actionnaires. · Il demande aux managers de privilégier la création de valeur.

Explication

Le capitalisme actionnarial renforce le pouvoir des actionnaires et oriente les managers vers la création de valeur et le retour sur investissement. La maîtrise des managers caractérise plutôt le capitalisme managérial.

48. À propos des rémunérations variables et des stock-options :

Elles peuvent inciter les managers à augmenter le cours de l’action.
Elles peuvent favoriser une gestion excessivement orientée vers le court terme.
Elles cherchent à aligner les intérêts des managers sur ceux des actionnaires.
Elles éliminent le risque de prise de risque excessive par les dirigeants.
Le scandale Enron illustre le risque de trucage des comptes associé à ces incitations.

Elles peuvent inciter les managers à augmenter le cours de l’action. · Elles peuvent favoriser une gestion excessivement orientée vers le court terme. · Elles cherchent à aligner les intérêts des managers sur ceux des actionnaires. · Le scandale Enron illustre le risque de trucage des comptes associé à ces incitations.

Explication

Les rémunérations variables et les stock-options cherchent à rapprocher les intérêts des managers et des actionnaires en les incitant à soutenir le cours de l’action. Ces dispositifs peuvent toutefois encourager le court-termisme, la prise de risque et le trucage des comptes, illustré par Enron.

49. Selon Michael Jensen en 1993, quelles propositions décrivent l’inefficacité possible du conseil d’administration ?

L’information transmise au conseil peut être filtrée par le PDG.
Le conseil dispose d’une information totalement indépendante de la direction.
Les administrateurs internes sont principalement exposés à la complaisance du PDG sans dépendance hiérarchique.
Les administrateurs internes peuvent hésiter à s’opposer à leur supérieur hiérarchique.
Les administrateurs externes sont souvent nommés par le PDG.

L’information transmise au conseil peut être filtrée par le PDG. · Les administrateurs internes peuvent hésiter à s’opposer à leur supérieur hiérarchique. · Les administrateurs externes sont souvent nommés par le PDG.

Explication

Jensen souligne que le conseil d’administration peut être inefficace lorsque l’information est filtrée par le PDG, que les administrateurs internes hésitent à s’opposer à lui et que les externes sont souvent nommés par lui. Les dépendances des deux catégories ne prennent donc pas exactement la même forme.

50. Concernant le contrôle exercé par les actionnaires et les investisseurs institutionnels :

La surveillance des dirigeants est devenue moins concentrée grâce à la dispersion des petits actionnaires.
Le coût de surveillance peut être prohibitif pour un petit actionnaire.
Cette contrainte contribue à concentrer le pouvoir chez les investisseurs institutionnels.
Les fonds de pension et les OPCVM figurent parmi les investisseurs institutionnels concernés.
Les investisseurs institutionnels sont surnommés les « zinzins » dans ce contexte.

Le coût de surveillance peut être prohibitif pour un petit actionnaire. · Cette contrainte contribue à concentrer le pouvoir chez les investisseurs institutionnels. · Les fonds de pension et les OPCVM figurent parmi les investisseurs institutionnels concernés. · Les investisseurs institutionnels sont surnommés les « zinzins » dans ce contexte.

Explication

Le coût prohibitif de la surveillance pour un petit actionnaire a concentré la capacité de contrôle chez les investisseurs institutionnels. Les fonds de pension et les OPCVM sont notamment désignés sous le terme de « zinzins ».

51. Concernant le modèle stakeholder :

Il considère que l’entreprise n’a d’obligations qu’envers ses dirigeants.
Il rend l’entreprise redevable envers les salariés, les clients et les fournisseurs qu’elle affecte.
Il limite la responsabilité de l’entreprise à la rémunération de ses actionnaires.
Il a été conceptualisé par Milton Friedman dans les années 1970.
Il inclut parmi les parties prenantes l’environnement et la société civile.

Il rend l’entreprise redevable envers les salariés, les clients et les fournisseurs qu’elle affecte. · Il inclut parmi les parties prenantes l’environnement et la société civile.

Explication

Le modèle stakeholder, conceptualisé par R. Edward Freeman, rend l’entreprise redevable envers l’ensemble des parties prenantes qu’elle affecte. Le modèle shareholder privilégie principalement les intérêts des actionnaires.

52. Une entreprise cherche à arbitrer entre les attentes de ses salariés et celles de ses clients. Quelles propositions caractérisent cette situation ?

Les salariés et les clients sont exclus de la notion de parties prenantes.
Les attentes des salariés et des clients sont nécessairement identiques.
Les salariés peuvent souhaiter une hausse des salaires versés par l’entreprise.
Les clients peuvent rechercher une baisse des prix des produits proposés.
La gouvernance stakeholder vise à concilier des intérêts potentiellement divergents.

Les salariés peuvent souhaiter une hausse des salaires versés par l’entreprise. · Les clients peuvent rechercher une baisse des prix des produits proposés. · La gouvernance stakeholder vise à concilier des intérêts potentiellement divergents.

Explication

La gouvernance stakeholder doit concilier des intérêts divergents entre parties prenantes. Les salariés peuvent souhaiter des hausses de salaires tandis que les clients recherchent des prix bas, ce qui illustre cette tension.

53. À propos des normes internationales IFRS et de la juste valeur :

Les IFRS ont été adoptées par l’Union européenne en 2002.
La juste valeur évalue les actifs à partir de leur cours immédiat sur le marché.
Le principe de juste valeur concerne exclusivement les coûts sociaux de l’entreprise.
Les IFRS évaluent systématiquement les actifs selon leur coût historique initial.
La juste valeur peut reposer sur l’actualisation des profits futurs attendus.

Les IFRS ont été adoptées par l’Union européenne en 2002. · La juste valeur évalue les actifs à partir de leur cours immédiat sur le marché. · La juste valeur peut reposer sur l’actualisation des profits futurs attendus.

Explication

Les normes IFRS ont été adoptées par l’Union européenne en 2002 et imposent le principe de la juste valeur. Celle-ci repose sur le cours immédiat du marché ou sur l’actualisation des profits futurs attendus.

54. Concernant la conception de la responsabilité sociale défendue par Milton Friedman en 1970, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle vise prioritairement les intérêts des actionnaires de l’entreprise.
Elle affirme que la responsabilité sociale repose d’abord sur la protection de l’environnement.
Elle a été formulée par R. Edward Freeman dans le modèle stakeholder.
Elle étend la responsabilité de l’entreprise à toutes les parties prenantes affectées.
Elle fait de l’accroissement des profits l’objectif social principal de l’entreprise.

Elle vise prioritairement les intérêts des actionnaires de l’entreprise. · Elle fait de l’accroissement des profits l’objectif social principal de l’entreprise.

Explication

En 1970, Milton Friedman défendait l’idée que la responsabilité sociale de l’entreprise consistait à accroître les profits de ses actionnaires. Cette conception se distingue de celle de Freeman, qui prend en compte toutes les parties prenantes.

55. Quelles propositions décrivent les liens entre activité de l’entreprise et intérêt général ?

Kapp publie Les Coûts sociaux de l’entreprise privé en 1950.
Emmanuel Faber estime qu’une entreprise peut prospérer durablement dans une société qui va mal.
Kapp décrit une firme qui internalise systématiquement tous ses coûts sociaux.
K. William Kapp analyse l’externalisation de la pollution vers la collectivité.
Les accidents du travail font partie des coûts supportés par la collectivité dans l’analyse de Kapp.

Kapp publie Les Coûts sociaux de l’entreprise privé en 1950. · K. William Kapp analyse l’externalisation de la pollution vers la collectivité. · Les accidents du travail font partie des coûts supportés par la collectivité dans l’analyse de Kapp.

Explication

Kapp montre que la firme capitaliste peut maximiser ses gains en faisant supporter à la collectivité certains coûts, notamment la pollution, le chômage et les accidents du travail. Emmanuel Faber souligne parallèlement qu’une entreprise ne peut prospérer durablement dans une société en difficulté.

56. Parmi les propositions suivantes concernant la définition de la RSE, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le respect de la réglementation constitue nécessairement une démarche RSE complète.
La RSE suppose une démarche allant au-delà de la simple conformité réglementaire.
La RSE se limite aux obligations imposées par le droit du travail.
La RSE comprend des préoccupations écologiques dépassant les obligations légales.
La RSE intègre volontairement des préoccupations sociales dans la stratégie de l’entreprise.

La RSE suppose une démarche allant au-delà de la simple conformité réglementaire. · La RSE comprend des préoccupations écologiques dépassant les obligations légales. · La RSE intègre volontairement des préoccupations sociales dans la stratégie de l’entreprise.

Explication

La RSE correspond à l’intégration volontaire de préoccupations sociales et écologiques allant au-delà des obligations légales. Le simple respect de la réglementation ne suffit donc pas nécessairement à caractériser une démarche RSE.

57. Les caractéristiques et domaines de la RSE comprennent :

La diversité et l’égalité entre les femmes et les hommes relèvent de la dimension sociale.
La relation avec les parties prenantes est étrangère au périmètre de la RSE.
La réduction de l’empreinte carbone relève de la dimension environnementale.
Les conditions de travail relèvent de la dimension sociale de la RSE.
La gouvernance et l’éthique font partie des domaines de la RSE.

La diversité et l’égalité entre les femmes et les hommes relèvent de la dimension sociale. · La réduction de l’empreinte carbone relève de la dimension environnementale. · Les conditions de travail relèvent de la dimension sociale de la RSE. · La gouvernance et l’éthique font partie des domaines de la RSE.

Explication

La RSE s’articule autour de dimensions environnementale, sociale, éthique et de gouvernance, ainsi que de la relation avec les parties prenantes. L’empreinte carbone et le recyclage relèvent de l’environnement, tandis que les conditions de travail et l’égalité relèvent du social.

58. À propos de l’analyse de David Vogel sur la RSE dans The Market for Virtue :

Les impératifs de rentabilité peuvent limiter les progrès de la RSE.
L’ouvrage a été publié en 2006.
David Vogel juge inutile toute intervention de la puissance publique.
David Vogel reconnaît à la RSE des effets positifs indéniables.
L’analyse de Vogel appelle une régulation gouvernementale de la RSE.

Les impératifs de rentabilité peuvent limiter les progrès de la RSE. · L’ouvrage a été publié en 2006. · David Vogel reconnaît à la RSE des effets positifs indéniables. · L’analyse de Vogel appelle une régulation gouvernementale de la RSE.

Explication

Dans The Market for Virtue, David Vogel estime en 2006 que la RSE produit des effets positifs, mais que ses progrès sont limités par les impératifs de rentabilité. Il considère qu’une régulation gouvernementale est nécessaire.

59. Concernant l’évolution française vers une entreprise intégrant des finalités sociales et environnementales :

Une société à mission peut inscrire une finalité sociale ou environnementale dans ses statuts.
Le rapport Notat-Senard a été remis en 2018.
La Loi PACTE de 2019 a introduit le statut de société à mission.
Ce rapport affirme que la raison d’être d’une entreprise ne se réduit pas au profit.
Le rapport Notat-Senard recommande de retirer les enjeux sociaux et environnementaux du droit des entreprises.

Une société à mission peut inscrire une finalité sociale ou environnementale dans ses statuts. · Le rapport Notat-Senard a été remis en 2018. · La Loi PACTE de 2019 a introduit le statut de société à mission. · Ce rapport affirme que la raison d’être d’une entreprise ne se réduit pas au profit.

Explication

Le rapport Notat-Senard de 2018 affirme que la raison d’être d’une entreprise ne se réduit pas au profit et recommande d’intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans le droit. La Loi PACTE de 2019 a ensuite introduit le statut de société à mission.

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Qu'est-ce que la firme selon les économistes ?

Une organisation productive marchande.

Depuis quand les économistes étudient-ils la firme comme objet à part entière ?

Depuis l’article de Ronald COASE en 1937.

Quelle est la métaphore utilisée pour la firme en théorie néoclassique ?

Une « boîte noire » transformant inputs en outputs.

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