Fiche de révision : Théories de la firme et gouvernance

Plan du Cours

  1. La firme comme boîte noire
  2. Optimum du producteur et efficience
  3. Coase et les coûts de transaction
  4. Contrats, propriété et incitations
  5. Ressources et compétences de la firme
  6. Évolution, routines et trajectoires
  7. Bilan des théories de la firme
  8. Limites des théories de la firme
  9. Croissance et tailles des entreprises
  10. Des firmes U aux réseaux
  11. Figures économiques de l’entrepreneur
  12. Innovation et entrepreneuriat schumpétérien
  13. Gouvernance et conflits d’agence
  14. Retour du pouvoir actionnarial
  15. Contrôle des dirigeants et actionnaires
  16. Gouvernance stakeholder et normes comptables
  17. Entreprise, profit et intérêt général
  18. RSE et pratiques des entreprises

1. La firme comme boîte noire

Notions clés & Définitions

  • Firme : Organisation productive marchande étudiée par les économistes pour comprendre son existence, son efficacité et ses mécanismes internes de coordination.
  • Boîte noire : Dans la théorie néoclassique standard, la firme transforme des inputs en outputs sans que son organisation interne soit étudiée.

Points essentiels

📌 Les approches contractuelles analysent l’entreprise comme un nœud de contrats, tandis que les approches cognitivistes l’analysent comme un nœud de compétences et de connaissances.

  • Depuis l’article de Ronald COASE, « The nature of the firm » (1937), les économistes analysent la firme comme un objet d’étude à part entière.

Astuce mémo

Marché observé à l’extérieur, fonctionnement ignoré à l’intérieur

2. Optimum du producteur et efficience

Notions clés & Définitions

  • Efficience : Consiste à atteindre le meilleur résultat possible en minimisant les coûts et les moyens mobilisés.

Points essentiels

📌 L’efficacité allocative favorisée par la concurrence parfaite est difficilement compatible avec l’efficacité innovative, car l’homogénéité des produits, la libre entrée et l’information parfaite réduisent les incitations à innover.

  • L’efficience allocative correspond à une allocation optimale des ressources qui maximise le surplus total, selon le critère de Pareto.

📐 Formule — Le producteur maximise son profit lorsque la recette marginale égale le coût marginal : Rm=CmRm = Cm, au niveau de production optimal QQ^*.

Astuce mémo

Rm > Cm → produire davantage ; Rm = Cm → profit maximal

3. Coase et les coûts de transaction

Notions clés & Définitions

  • Coûts de transaction : Coûts supportés par les agents lorsqu’ils recourent au marché pour rechercher une information, négocier et contrôler l’exécution d’un contrat.

Points essentiels

📌 Le marché coordonne les activités de manière décentralisée par les prix, tandis que la firme les coordonne de manière centralisée par la hiérarchie et l’autorité.

📌 La taille optimale de la firme résulte de l’arbitrage entre les coûts de transaction économisés par l’intégration et les coûts d’organisation croissants avec la taille de la firme.

  • 🔄 Les coûts de transaction comprennent successivement:
    1. la recherche et l’information ex ante
    2. la négociation et la décision
    3. la surveillance et le contrôle ex post

Astuce mémo

Coûts du marché → coordination hiérarchique → firme

4. Contrats, propriété et incitations

Notions clés & Définitions

  • Relation d’agence : Contrat par lequel un principal engage un agent pour exécuter une tâche en son nom, avec une délégation du pouvoir de décision.

★ À maîtriser

  • Selon Jensen et Meckling, la firme est une fiction juridique constituée d’un nœud de contrats bilatéraux entre ses parties prenantes. — Theory of the firm, 1976

  • La production collective crée des synergies qui rendent difficile la mesure des contributions individuelles et favorisent les comportements de passager clandestin ; le créancier résiduel est alors chargé du contrôle. — Alchian et Demsetz, Production, Information costs and Economic organization, 1972

Compléments

📌 Pour limiter les problèmes d’agence, l’entreprise peut indexer la rémunération sur la performance ou utiliser le vote de l’assemblée générale, mais ces dispositifs peuvent aussi encourager des prises de risque excessives et le trucage des comptes.

Astuce mémo

Firme comme organisation hiérarchique versus firme comme nœud de contrats

5. Ressources et compétences de la firme

Notions clés & Définitions

  • Ressources en excès : Capacités matérielles ou humaines inutilisées qu’une firme peut mobiliser pour de nouvelles activités ou services.

Points essentiels

📌 Richardson distingue les activités similaires, qui mobilisent des compétences semblables et favorisent la spécialisation, des activités complémentaires, qui exigent des compétences différentes et favorisent la coopération entre firmes. — George B. RICHARDSON, The organization of industry, 1972

📌 Les frontières de la firme dépendent de ses compétences : elle intègre les activités similaires à son savoir-faire et externalise les activités complémentaires trop éloignées.

  • Selon Penrose, l’indivisibilité des ressources et l’expérience accumulée créent des capacités excédentaires qui alimentent la croissance et la diversification de la firme. — The Theory of the Growth of the Firm, 1959

Astuce mémo

Une réserve de ressources excédentaires transformée en nouveaux services

6. Évolution, routines et trajectoires

Notions clés & Définitions

  • Routines : Modes d’action répétés par lesquels la firme organise ses décisions, son investissement, sa recherche d’information et sa production.

Points essentiels

📌 Les connaissances codifiables sont formalisables et transférables entre firmes, tandis que les connaissances tacites sont propres à l’entreprise, acquises par l’apprentissage et difficiles à redéployer. — Polanyi, Personal Knowledge, 1958

📌 Le régime routinier favorise les grandes firmes installées riches en compétences tacites, tandis que le régime entrepreneurial favorise les nouveaux entrants lors d’innovations radicales.

  • Les firmes se développent, croissent ou disparaissent selon la sélection par leur environnement des routines les plus efficaces, et leurs compétences dépendent du sentier historique suivi. — Richard NELSON et Sidney WINTER, An evolutionary theory of economic change, 1982

Astuce mémo

Innovation radicale → apprentissage → routines → régime routinier

7. Bilan des théories de la firme

Points essentiels

📌 Les institutions sont les règles du jeu, formelles ou informelles, tandis que les organisations sont les joueurs qui agissent dans ce cadre ; l’entreprise est une organisation située sous les institutions. — North, 1993

  • Les théories contractualistes expliquent les modes de relation et la réduction des coûts, tandis que les théories évolutionnistes analysent la firme comme une organisation fondée sur les compétences et les routines.

8. Limites des théories de la firme

Points essentiels

📌 Les théories contractuelles placent l’opportunisme au centre, tandis que les théories cognitives privilégient les compétences et les connaissances, les théories évolutionnistes expliquant plus particulièrement leur formation et leur accroissement.

📌 Aucune théorie de la firme ne fournit une compréhension complète de l’entreprise, car chacune privilégie une ou deux caractéristiques centrales et néglige les autres, ce qui rend ces théories davantage rivales que complémentaires selon Coriat & Weinstein (1995).

📌 L’approche contractuelle identifie les relations efficaces mais réduit la firme à une fiction légale constituée de contrats bilatéraux, tandis que l’approche évolutionniste en fait une organisation mais néglige les droits de propriété et les conflits d’intérêts.

  • Une théorie idéale devrait saisir simultanément la firme comme: une entité juridique signant des contrats, une entité administrative coordonnant ses activités, un ensemble de ressources physiques, immatérielles et financières, un instrument de production et d’allocation des ressources dans une économie de marché

Astuce mémo

Contrats = opportunisme ; évolution = compétences

9. Croissance et tailles des entreprises

★ À maîtriser

  • Les trois types de taille sont:
    • la taille critique, minimale pour être présent sur un marché
    • la taille dominante, qui assure un pouvoir de marché
    • la taille limite ou optimale, au-delà de laquelle les rendements croissants s’estompent

📌 Williamson dépasse l’alternative entre marché et hiérarchie en proposant des formes intermédiaires dépendant de la spécificité des biens ou services et de la fréquence des relations contractuelles.

📌 L’élargissement des marchés lié à l’Europe et à la mondialisation augmente la taille critique et limite les stratégies de cavalier seul, ce qui favorise les alliances, les partenariats et les filiales communes.

Compléments

  • Lorsque les produits sont standardisés et que la qualité est certaine, le marché est privilégié ; lorsque l’incertitude et la fréquence des relations augmentent, les solutions vont des contrats néoclassiques et de l’arbitrage aux contrats personnalisés et à l’internalisation complète.

Astuce mémo

Critique → dominante → optimale

10. Des firmes U aux réseaux

Notions clés & Définitions

  • Firme unitaire : Organisation pyramidale spécialisée par fonctions, notamment la production, la vente et la comptabilité, adaptée à la production standardisée d’un bien sur un marché national homogène.
  • Firme multidivisionnelle : Apparue dans les années 1920, regroupe des filiales autonomes par produits ou zones géographiques sous une direction générale concentrée sur la stratégie globale.

★ À maîtriser

  • Selon Alfred Chandler, la structure suit la stratégie : les managers adaptent rationnellement l’organisation et les formes de l’entreprise à leurs choix stratégiques. — La main visible des managers, 1977

Compléments

📌 La firme creuse résulte de l’externalisation, de la filialisation et des alliances, qui réduisent l’entreprise à un donneur d’ordre ne fabriquant plus physiquement ses produits, comme Nike recentrée sur la conception, la coordination et la commercialisation.

  • La conception et la production d’un avion long-courrier comme un Airbus nécessitent la collaboration de plus de 3 000 entreprises partenaires, dont certaines détiennent une expertise technologique pointue que le donneur d’ordre ne maîtrise pas forcément.

Astuce mémo

U → M → réseaux

11. Figures économiques de l’entrepreneur

Notions clés & Définitions

  • Entrepreneur de Say : Le gestionnaire qui combine efficacement le travail, le capital et les agents naturels loués sur les marchés, coordonne les marchés et affronte l’incertitude grâce à son jugement.
  • Entrepreneur de Cantillon : Richard CANTILLON, 1755 — L’entrepreneur engage des coûts certains pour obtenir des revenus incertains, car il ne peut prévoir les états futurs du marché.
  • Entrepreneur keynésien : Théorie générale, 1936 — Pour Keynes, l’entrepreneur prévoit la demande future, et ces prévisions déterminent le volume d’emploi offert ; en incertitude radicale, les esprits animaux peuvent pousser à investir malgré l’impossibilité d’un calcul probabiliste.
  • Entrepreneur marshallien : Un quatrième facteur de production intégré à un district industriel, où l’atmosphère industrielle facilite la diffusion informelle des savoir-faire et les économies d’agglomération.

Astuce mémo

Say coordonne ; Cantillon-Knight affrontent l’incertitude

12. Innovation et entrepreneuriat schumpétérien

Notions clés & Définitions

  • Entrepreneur schumpétérien : Exécute de nouvelles combinaisons de facteurs, introduit des innovations, rompt avec la routine, prend des risques et provoque un déséquilibre économique.

Points essentiels

📌 Chez Schumpeter, l’entrepreneur innove et prend le risque, tandis que le capitaliste ou financeur apporte les capitaux ; les deux fonctions peuvent être exercées par la même personne sans se confondre nécessairement.

  • Les cinq formes d’innovation sont:

    • le nouveau bien ou la nouvelle qualité d’un bien
    • la nouvelle méthode de production
    • le nouveau débouché
    • la nouvelle source de matières premières ou de produits semi-ouvrés
    • la nouvelle organisation
  • Dans la dynamique schumpétérienne, une innovation rompt l’équilibre, stimule l’investissement et la distribution de salaires, accroît la demande, provoque l’essor économique et l’inflation, puis crée des profits de monopole temporaires avant l’imitation par les concurrents.

Astuce mémo

Innovation → profit → essor → crise

13. Gouvernance et conflits d’agence

Notions clés & Définitions

  • Gouvernance des firmes : Le dispositif qui régit les relations potentiellement conflictuelles entre les dirigeants et les parties prenantes, notamment les actionnaires, salariés, fournisseurs, clients et créanciers.
  • Gouvernement d’entreprise : SHLEIFER & VISHNY — Le gouvernement d’entreprise désigne, selon Shleifer et Vishny, les moyens par lesquels les fournisseurs de capitaux s’assurent de la rentabilité de leur investissement, et inclut chez Charreaux les mécanismes et contrats limitant le pouvoir discrétionnaire des dirigeants.

Points essentiels

📌 La dissociation entre propriété et direction crée des divergences d’intérêts concernant la composition du patrimoine, l’horizon temporel et les dépenses de prestige des dirigeants, renforcées par l’asymétrie d’information.

  • Dans la théorie de l’agence, les actionnaires sont le principal qui confie au manager, l’agent, la maximisation du profit ; l’asymétrie d’information permet à l’agent de poursuivre opportunément ses propres intérêts ex post.

  • Berle et Means constatent en 1932, à partir des 200 premières firmes américaines de 1929, que la moitié des firmes étudiées relèvent d’un contrôle interne où le principal actionnaire détient moins de 5 % du capital. — The Modern Corporation and Private Property

Astuce mémo

Propriétaires = capital ; managers = contrôle

14. Retour du pouvoir actionnarial

Notions clés & Définitions

  • Capitalisme actionnarial : Ou corporate governance, renforce le pouvoir des actionnaires et impose aux managers de concentrer leur stratégie sur la création de valeur et le retour sur investissement.

★ À maîtriser

  • Les rémunérations variables et les stock-options cherchent à aligner les intérêts des managers sur ceux des actionnaires en les incitant à augmenter le cours de l’action, mais elles peuvent favoriser le court-termisme, la prise de risque excessive et le trucage des comptes, comme dans le scandale Enron.

Compléments

📌 Les fusions et acquisitions peuvent discipliner les managers, car une baisse du cours de Bourse expose une entreprise mal gérée à une OPA hostile susceptible d’entraîner le renvoi de sa direction, mais les mesures anti-OPA, le coût des opérations et le durcissement réglementaire en limitent l’efficacité.

  • Les investisseurs institutionnels, notamment les fonds de pension et les OPCVM, concentrent une capacité de surveillance que les petits actionnaires ne peuvent exercer en raison d’un coût prohibitif, et leur présence importante est souvent associée à davantage d’investissements en R&D.

  • Burger King, rachetée en 2002 pour 1,5 milliard de dollars par Goldman Sachs et des fonds de private equity, a subi une forte restructuration avant d’être revendue en 2010 pour 3,3 milliards de dollars.

Astuce mémo

Marchés financiers → contrôle interne → investisseurs institutionnels

15. Contrôle des dirigeants et actionnaires

★ À maîtriser

  • Michael JENSEN (1993) souligne l’inefficacité du conseil d’administration, car l’information est filtrée par le PDG, les administrateurs internes hésitent à s’opposer à leur supérieur et les administrateurs externes sont souvent nommés par le PDG.

  • Le coût prohibitif de la surveillance pour un petit actionnaire a concentré le pouvoir entre les mains des investisseurs institutionnels, notamment les fonds de pension et les OPCVM, surnommés les « zinzins ».

Compléments

  • Les études empiriques associent souvent une forte présence des investisseurs institutionnels au capital à de plus grands efforts d’investissement en Recherche & Développement, malgré les accusations de court-termisme qui les visent.

  • En 1952, Jean Delorme, président d’Air Liquide, a tenté de faire racheter par le groupe une filiale qu’il possédait personnellement à 49 %, ce qui a conduit les actionnaires à créer le GRAAL et l’a poussé à améliorer la transparence pour conserver sa légitimité.

  • Burger King a été rachetée en 2002 pour 1,5 milliard de dollars par Goldman Sachs et des fonds de private equity, puis revendue en 2010 pour 3,3 milliards après une restructuration drastique.

Astuce mémo

Actionnaires dispersés, « zinzins » influents

16. Gouvernance stakeholder et normes comptables

Notions clés & Définitions

  • Modèle stakeholder : Conceptualisé par R. Edward FREEMAN, considère que l’entreprise est redevable envers toutes les parties prenantes qu’elle affecte, notamment les salariés, les clients, les fournisseurs, les riverains, l’environnement et la société civile.

★ À maîtriser

📌 Dans le modèle stakeholder, l’entreprise est une institution génératrice d’externalités positives et négatives, et sa gouvernance doit concilier des intérêts divergents, comme les hausses de salaires souhaitées par les salariés et les prix bas souhaités par les clients.

  • Les normes internationales IFRS, adoptées par l’Union européenne en 2002, imposent le principe de la juste valeur, qui évalue les actifs selon leur cours immédiat sur le marché ou selon l’actualisation des profits futurs attendus.

Compléments

  • Les coûts sociaux cités sont:
    • la pollution
    • les délocalisations abusives
    • l’exploitation de la sous-traitance

Astuce mémo

Scandales et crise → prise en compte des parties prenantes

17. Entreprise, profit et intérêt général

★ À maîtriser

  • En 1970, Milton FRIEDMAN soutenait que la seule responsabilité sociale de l’entreprise était d’accroître ses profits pour ses actionnaires.

Compléments

  • K. William KAPP démontrait déjà dans Les Coûts sociaux de l’entreprise privé, publié en 1950, que la firme capitaliste maximise ses gains en faisant supporter à la collectivité la pollution, le chômage et les accidents du travail.

  • Emmanuel FABER rappelle qu’une entreprise ne peut prospérer durablement dans une société qui ne va pas bien.

Astuce mémo

Shareholder : profit ; stakeholder : société

18. RSE et pratiques des entreprises

Notions clés & Définitions

  • Responsabilité Sociétale des Entreprises : Intégration volontaire de préoccupations sociales et écologiques allant au-delà des obligations légales.
  • Bottom of the Pyramid : Le Bottom of the Pyramid, théorisé par C.K. PRAHALAD, consiste à cibler les 4 milliards d’individus vivant avec moins de 5 dollars par jour grâce à des produits accessibles conciliant intérêt général et nouveaux marchés.

★ À maîtriser

📌 La Loi PACTE de 2019 a introduit en droit français le statut de société à mission, qui permet d’inscrire une finalité sociale ou environnementale dans les statuts et soumet l’entreprise à des contrôles stricts.

  • Les quatre domaines de la RSE sont:

    • l’environnemental
    • le social
    • l’éthique et la gouvernance
    • la relation avec les parties prenantes
  • Dans The Market for Virtue, publié en 2006, David VOGEL estime que la RSE a des effets positifs indéniables, mais que ses progrès restent limités par les impératifs de rentabilité et nécessitent une régulation gouvernementale.

  • Le rapport Notat-Senard, remis en 2018, affirme que chaque entreprise possède une raison d’être non réductible au profit et recommande de modifier le droit pour intégrer les enjeux sociaux et environnementaux. — Jean-Dominique SENARD et Nicole NOTAT

  • Le triptyque du capitalisme responsable associe:

    • la pression des consommateurs
    • la vigilance des investisseurs
    • l’intervention contraignante des États

Compléments

  • Les recommandations portent notamment sur: la présence des administrateurs salariés, l’inscription de la raison d’être dans les statuts, la création de l’entreprise à mission, l’indexation des bonus des dirigeants sur des critères RSE

  • Patagonia reverse 1 % de son chiffre d’affaires à des ONG, mais reste une entreprise capitaliste active dans une industrie de la mode structurellement polluante.

  • Danone a été en 2020 la première grande entreprise cotée à adopter le statut de société à mission, en affichant la raison d’être « Apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre » et en obtenant le label international B Corp.

  • Au Bangladesh, Danone et la Grameen Bank commercialisent le Shokti Doi, un yaourt hyper-nutritif vendu 0,10 € pour lutter contre la malnutrition.

Tableaux de synthèse

Principales approches de la firme

ApprocheFirme conçue commeProblème central
NéoclassiqueBoîte noireMaximisation du profit
Coûts de transactionMode de coordinationArbitrage marché-firme
ContractualisteNœud de contratsOpportunisme et incitations
CognitivisteNœud de compétencesConnaissances, apprentissage et innovation

Formes historiques de la firme

FormeOrganisationLimite
Firme UFonctions spécialisées et hiérarchie pyramidalePeu adaptée à la diversification
Firme MDivisions autonomes par produits ou régionsCoordination par la direction générale
Réseau de firmesPartenariats, sous-traitance et intégrationFrontières de la firme plus floues

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Théories de la firme et gouvernance avec 59 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Concernant la définition de la firme :

2. À propos de l’analyse économique de la firme, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Faire le QCM →

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Qu'est-ce que la firme selon les économistes ?

Une organisation productive marchande.

Depuis quand les économistes étudient-ils la firme comme objet à part entière ?

Depuis l’article de Ronald COASE en 1937.

Quelle est la métaphore utilisée pour la firme en théorie néoclassique ?

Une « boîte noire » transformant inputs en outputs.

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