QCM : Revenus, emploi et fluctuations économiques — 49 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de la macroéconomie ?

L’observation des décisions d’une seule entreprise
L’analyse des grandeurs globales d’une économie
L’examen des échanges au sein d’un marché particulier
L’étude des comportements individuels des consommateurs

L’analyse des grandeurs globales d’une économie

Explication

La macroéconomie étudie l’ensemble d’une économie à partir d’agrégats comme le PIB, la croissance, le chômage et l’inflation. L’analyse des comportements individuels relève plutôt de la microéconomie.

2. Quel est le double rôle de la macroéconomie dans l’analyse économique ?

Décrire les entreprises et fixer leurs prix
Calculer les salaires et déterminer les préférences des ménages
Mesurer l’économie grâce à des indicateurs et expliquer les causalités entre agrégats
Prévoir les comportements individuels et organiser les marchés

Mesurer l’économie grâce à des indicateurs et expliquer les causalités entre agrégats

Explication

La macroéconomie fournit des statistiques et des indicateurs pour mesurer la santé économique, ainsi que des lois économiques pour expliquer les relations causales entre variables agrégées.

3. À quoi sert principalement une donnée macroéconomique ?

À décrire uniquement la situation financière d’une entreprise
À refléter la situation économique d’un territoire et à guider son évaluation présente et future
À mesurer exclusivement les préférences des consommateurs
À remplacer les décisions des autorités publiques

À refléter la situation économique d’un territoire et à guider son évaluation présente et future

Explication

Une donnée macroéconomique est une statistique décrivant la situation économique d’un pays ou d’une région. Elle aide notamment les gouvernements à évaluer l’état présent et futur de l’économie.

4. Que mesure le produit intérieur brut aux prix du marché ?

Les revenus perçus par tous les résidents, quel que soit le territoire
La valeur des seules exportations réalisées par les entreprises nationales
La production des entreprises privées à l’exclusion des administrations publiques
La richesse créée par les agents privés et publics sur un territoire national pendant une période donnée

La richesse créée par les agents privés et publics sur un territoire national pendant une période donnée

Explication

Le PIB mesure la richesse créée par tous les agents privés et publics sur un territoire national pendant une période donnée. Il se distingue donc du revenu national, qui concerne les revenus des résidents.

5. Selon quelles trois optiques le PIB peut-il être mesuré ?

La consommation, l’épargne et la fiscalité
La production, les dépenses et le revenu
L’emploi, les salaires et les bénéfices
Les importations, les exportations et les taxes

La production, les dépenses et le revenu

Explication

Le PIB peut être calculé selon l’optique de la production, l’optique des dépenses ou l’optique du revenu. Ces trois approches mesurent la même activité économique sous des angles différents.

6. Un PIB nominal vaut 250 milliards d’euros et l’indice des prix vaut 125. Quel est le PIB réel selon la formule donnée ?

375 milliards d’euros
250 milliards d’euros
312,5 milliards d’euros
200 milliards d’euros

200 milliards d’euros

Explication

Le PIB réel se calcule ainsi : 250 ÷ 125 × 100 = 200 milliards d’euros. Cette mesure corrige le PIB nominal de l’effet des variations de prix.

7. Quelle situation correspond à une récession ?

Une hausse du PIB pendant deux mois consécutifs
Une baisse du PIB pendant au moins deux trimestres consécutifs
Une augmentation générale des prix durant un trimestre
Une diminution des importations sur une année

Une baisse du PIB pendant au moins deux trimestres consécutifs

Explication

Une récession est un recul temporaire de l’activité économique caractérisé par une baisse du PIB pendant au moins deux trimestres consécutifs.

8. Pourquoi le chômage représente-t-il un problème macroéconomique pour la collectivité ?

Parce qu’il augmente automatiquement la production nationale
Parce qu’il sous-utilise les ressources productives et engendre un coût public
Parce qu’il garantit une hausse des revenus des personnes privées d’emploi
Parce qu’il mobilise davantage les ressources productives disponibles

Parce qu’il sous-utilise les ressources productives et engendre un coût public

Explication

Le chômage correspond à une sous-utilisation des ressources productives. Il entraîne notamment un coût public et un gaspillage de ressources pour la collectivité.

9. Quel effet une inflation supérieure à l’augmentation des revenus peut-elle avoir sur les ménages ?

Elle augmente nécessairement leur pouvoir d’achat
Elle transforme automatiquement le chômage en emploi
Elle supprime toute variation du niveau général des prix
Elle réduit leur pouvoir d’achat

Elle réduit leur pouvoir d’achat

Explication

L’inflation est l’accroissement du niveau général des prix. Lorsque les revenus ne s’ajustent pas suffisamment, le pouvoir d’achat des ménages peut diminuer.

10. Quelle distinction décrit correctement la déflation et les gains de productivité ?

La déflation augmente la production, tandis que les gains de productivité provoquent une baisse des revenus
La déflation réduit les coûts par le progrès technique, tandis que la productivité diminue la demande
La déflation concerne uniquement les exportations, tandis que les gains de productivité concernent uniquement les importations
La déflation peut entraîner une spirale de baisse des revenus, de la demande et de la production, tandis que les gains de productivité réduisent les coûts grâce au progrès technique

La déflation peut entraîner une spirale de baisse des revenus, de la demande et de la production, tandis que les gains de productivité réduisent les coûts grâce au progrès technique

Explication

La déflation peut alimenter une spirale négative touchant les revenus, la demande et la production. Les gains de productivité, eux, réduisent les coûts et les prix grâce au progrès technique.

11. Quels revenus sont considérés comme des revenus primaires ?

Les revenus issus de la production ou de la mise à disposition d’actifs
Les prestations sociales versées aux ménages
Les impôts prélevés par les administrations publiques
Les allocations destinées à couvrir les risques sociaux

Les revenus issus de la production ou de la mise à disposition d’actifs

Explication

Les revenus primaires proviennent de la participation directe à la production ou de la mise à disposition d’actifs financiers et de ressources naturelles. Les prestations sociales relèvent des revenus de transfert.

12. Quelle rémunération correspond simultanément au travail et au capital d’un entrepreneur individuel ?

Le dividende
Le salaire
Le revenu mixte
L’intérêt

Le revenu mixte

Explication

Le revenu mixte rémunère à la fois le travail et le capital mobilisés par les entrepreneurs individuels. Le salaire rémunère uniquement le travail, tandis que les intérêts et dividendes rémunèrent le capital.

13. Une entreprise produit pour 500 000 euros et utilise 320 000 euros de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée ?

820 000 euros
500 000 euros
320 000 euros
180 000 euros

180 000 euros

Explication

La valeur ajoutée se calcule en soustrayant les consommations intermédiaires à la valeur de la production : 500 000 − 320 000 = 180 000 euros.

14. Quels acteurs se partagent la valeur ajoutée créée par une entreprise ?

Les salariés, les actionnaires, l’entreprise, l’État et les prêteurs
L’État et les ménages uniquement
Les consommateurs, les touristes, les associations et les banques centrales
Les salariés et les consommateurs uniquement

Les salariés, les actionnaires, l’entreprise, l’État et les prêteurs

Explication

La valeur ajoutée est répartie entre les salariés, les actionnaires, l’entreprise, l’État et les organismes publics, ainsi que les prêteurs.

15. Quel est le revenu disponible du ménage A recevant 3 700 euros de revenus primaires, payant 300 euros d’impôts et 500 euros de cotisations sociales, et percevant 250 euros d’allocations familiales ?

3 650 euros
3 150 euros
4 250 euros
2 900 euros

3 150 euros

Explication

Le calcul est : 3 700 + 250 − 300 − 500 = 3 150 euros. Le revenu disponible tient donc compte des revenus de transfert et des prélèvements obligatoires.

16. Quelle formule exprime correctement le revenu disponible d’un ménage ?

Revenu primaire − revenus de transfert + prélèvements obligatoires
Revenu primaire + prélèvements obligatoires − revenus de transfert
Revenu primaire + revenus de transfert − prélèvements obligatoires
Revenus de transfert − revenu primaire − prélèvements obligatoires

Revenu primaire + revenus de transfert − prélèvements obligatoires

Explication

Le revenu disponible correspond au revenu primaire augmenté des revenus de transfert et diminué des prélèvements obligatoires.

17. En 2023, quel critère caractérise le seuil de pauvreté mentionné pour la France ?

Un patrimoine supérieur à 940 euros, soit 50 % du salaire médian
Un revenu mensuel supérieur à 940 euros, soit 50 % du salaire médian
Un revenu mensuel inférieur à 940 euros, soit 50 % du salaire médian
Un patrimoine inférieur à 940 euros, soit 50 % du salaire médian

Un revenu mensuel inférieur à 940 euros, soit 50 % du salaire médian

Explication

En 2023, environ 4,8 millions de personnes sont considérées comme pauvres avec un revenu inférieur à 940 euros mensuels, soit 50 % du salaire médian. Ce seuil concerne le revenu et non le patrimoine détenu.

18. Que compare le rapport interdécile D9/D1 ?

Le neuvième décile à la médiane
La moyenne au neuvième décile
Le neuvième décile au premier décile
La médiane au premier décile

Le neuvième décile au premier décile

Explication

Le rapport D9/D1 compare le niveau correspondant au neuvième décile à celui du premier décile, ce qui met en regard le haut et le bas de la distribution.

19. Comment interpréter un coefficient de Gini égal à 0 ?

Il indique que la variable ne peut pas être mesurée
Il indique une inégalité extrême dans la population
Il indique que la moitié de la population possède tout le revenu
Il indique une égalité parfaite dans la population

Il indique une égalité parfaite dans la population

Explication

Le coefficient de Gini mesure les inégalités et varie de 0 à 1. Une valeur de 0 correspond à l’égalité parfaite, tandis qu’une valeur de 1 correspond à l’inégalité extrême.

20. Quelle était la part du patrimoine brut total détenue en 2021 par les 10 % des ménages les plus fortunés en France ?

0,1 %
15 %
47,1 %
50 %

47,1 %

Explication

En 2021, les 10 % des ménages les plus fortunés détenaient 47,1 % du patrimoine brut total, contre 0,1 % pour les 10 % les moins fortunés.

21. Que mesure le taux d’activité d’une population âgée de 15 à 64 ans ?

La part des personnes en emploi parmi les 15-64 ans
La part des emplois occupés parmi l’ensemble des actifs
La part des actifs, en emploi ou au chômage, parmi les 15-64 ans
La part des chômeurs parmi les personnes en emploi

La part des actifs, en emploi ou au chômage, parmi les 15-64 ans

Explication

Le taux d’activité rapporte le nombre d’actifs, c’est-à-dire les personnes en emploi ou au chômage, à la population correspondante. Il se distingue donc du taux d’emploi, qui ne prend en compte que les personnes en emploi.

22. En France, quelle proportion des personnes âgées de 15 à 64 ans était active en 2022 ?

68,4 %
63,7 %
79,2 %
73,6 %

73,6 %

Explication

En 2022, 73,6 % des personnes âgées de 15 à 64 ans étaient actives en France. Cette proportion regroupe les personnes en emploi et les chômeurs.

23. Comment définit-on le taux de chômage ?

Le rapport entre les personnes en emploi et les chômeurs
Le rapport entre les actifs et les personnes en emploi
Le rapport entre les chômeurs et les actifs
Le rapport entre les chômeurs et l’ensemble de la population

Le rapport entre les chômeurs et les actifs

Explication

Le taux de chômage correspond au nombre de chômeurs rapporté au nombre d’actifs. Les actifs comprennent les personnes en emploi et les personnes au chômage.

24. Quelle opposition distingue l’analyse classique de l’analyse keynésienne du chômage ?

Les classiques le jugent involontaire, tandis que les keynésiens le jugent volontaire
Les classiques l’expliquent par une demande insuffisante, tandis que les keynésiens l’expliquent par les stocks
Les classiques le jugent volontaire et lié à un salaire réel trop élevé, tandis que les keynésiens le jugent involontaire et lié à une demande insuffisante
Les classiques l’expliquent par l’inflation, tandis que les keynésiens l’expliquent par la démographie

Les classiques le jugent volontaire et lié à un salaire réel trop élevé, tandis que les keynésiens le jugent involontaire et lié à une demande insuffisante

Explication

Pour les classiques, le chômage est volontaire et résulte d’un salaire réel trop élevé et rigide à la baisse. Pour les keynésiens, il est involontaire et provient d’une demande insuffisante.

25. Quelle définition correspond à l’inflation ?

Une augmentation générale et durable des prix, entraînant une perte de pouvoir d’achat de la monnaie
Une baisse générale et durable du niveau des prix
Une hausse ponctuelle du prix de quelques biens
Un ralentissement de la hausse générale des prix

Une augmentation générale et durable des prix, entraînant une perte de pouvoir d’achat de la monnaie

Explication

L’inflation est une augmentation générale et durable des prix, qui réduit le pouvoir d’achat de la monnaie. Une baisse générale et durable des prix correspond à la déflation.

26. Une économie connaît une hausse des prix, mais cette hausse ralentit par rapport à l’année précédente. S’agit-il de désinflation ou de déflation ?

D’inflation accélérée, car les prix continuent d’augmenter
De déflation, car les prix progressent moins vite
De stagflation, car toute hausse des prix réduit le pouvoir d’achat
De désinflation, car la hausse des prix ralentit

De désinflation, car la hausse des prix ralentit

Explication

La désinflation désigne un ralentissement de la hausse des prix : les prix continuent d’augmenter, mais moins rapidement. La déflation correspond au contraire à une baisse générale et durable des prix.

27. Dans l’équation des échanges de Fisher, que représentent respectivement M et P dans M × V = P × T ?

M représente la masse monétaire et P le niveau général des prix
M représente la consommation et P l’investissement
M représente la production et P la vitesse de circulation
M représente le niveau général des prix et P la masse monétaire

M représente la masse monétaire et P le niveau général des prix

Explication

Dans l’équation de Fisher, M désigne la masse monétaire et P le niveau général des prix. V représente la vitesse de circulation de la monnaie et T le niveau de production.

28. Selon la théorie quantitative de la monnaie, que se passe-t-il si la masse monétaire augmente plus vite que la production ?

La production augmente nécessairement au même rythme
Le niveau général des prix tend à diminuer
Le niveau général des prix tend à augmenter
Le chômage disparaît automatiquement

Le niveau général des prix tend à augmenter

Explication

Selon la théorie quantitative de la monnaie, une croissance de la masse monétaire supérieure à celle de la production entraîne une hausse du niveau général des prix. Cette relation est notamment associée à Milton Friedman.

29. Que désignent les fluctuations économiques ?

Les variations du niveau général des prix uniquement
L’évolution structurelle de l’économie sur plusieurs décennies
La hausse continue de la production potentielle
Les écarts de l’économie par rapport à sa tendance de long terme

Les écarts de l’économie par rapport à sa tendance de long terme

Explication

Les fluctuations économiques sont des écarts par rapport à la tendance de long terme, prenant notamment la forme de ralentissements ou d’accélérations de la croissance. Elles ne se confondent pas avec l’évolution structurelle de cette tendance.

30. Une économie enregistre un recul de son PIB pendant deux trimestres consécutifs. Comment qualifie-t-on cette situation ?

Une simple accélération de la croissance
Une expansion
Une récession
Une reprise

Une récession

Explication

Une récession correspond à un recul du PIB pendant au moins deux trimestres consécutifs. Un simple ralentissement de la croissance ne signifie pas nécessairement que le PIB diminue.

31. Quelle différence caractérise le court terme et le long terme dans l’analyse des fluctuations économiques ?

À court terme, les prix, les salaires et les biens de production sont rigides ; à long terme, ils deviennent flexibles
À court terme, tous les facteurs sont flexibles ; à long terme, les salaires deviennent rigides
À court terme, seuls les prix sont flexibles ; à long terme, la production devient fixe
À court terme, l’environnement évolue rapidement ; à long terme, il reste inchangé

À court terme, les prix, les salaires et les biens de production sont rigides ; à long terme, ils deviennent flexibles

Explication

À court terme, les prix, les salaires et les biens de production sont supposés rigides. À long terme, l’environnement évolue et devient flexible, ce qui permet des ajustements plus importants.

32. Quelle distinction caractérise un choc de demande par rapport à un choc d’offre ?

Le premier concerne les marchés financiers, le second les marchés du travail
Le premier modifie les conditions de production, le second une composante de la demande
Le premier modifie une composante de la demande, le second les conditions de production
Le premier provient de l’étranger, le second des comportements des ménages

Le premier modifie une composante de la demande, le second les conditions de production

Explication

Un choc de demande correspond à une variation d’une composante de la demande, tandis qu’un choc d’offre modifie les conditions de production.

33. Dans quel cas une baisse des impôts risque-t-elle de stimuler moins fortement la production ?

Lorsque les ménages choisissent d’épargner le revenu supplémentaire
Lorsque les ménages accroissent leur consommation
Lorsque les entreprises augmentent leurs investissements productifs
Lorsque les banques diminuent leurs taux d’intérêt

Lorsque les ménages choisissent d’épargner le revenu supplémentaire

Explication

La baisse des impôts peut accroître le revenu, la consommation et la production, mais cet enchaînement est limité si les ménages épargnent le revenu supplémentaire.

34. Laquelle des situations suivantes constitue un choc d’offre positif ?

Une hausse des salaires qui augmente les coûts des entreprises
Une hausse du prix de l’énergie qui renchérit la production
Une innovation technologique qui améliore les conditions de production
Une baisse de la consommation des ménages qui réduit la demande

Une innovation technologique qui améliore les conditions de production

Explication

Une innovation technologique améliore les conditions de production et constitue donc un choc d’offre positif. Une hausse du prix de l’énergie ou des salaires serait négative pour l’offre.

35. Comment le crédit peut-il amplifier les difficultés économiques pendant une récession ?

Les ménages cessent d’épargner et les entreprises investissent davantage
Les banques augmentent les crédits et diminuent les taux d’intérêt
Les banques réduisent les crédits et augmentent les taux d’intérêt
Les prix d’actifs progressent et les risques financiers diminuent

Les banques réduisent les crédits et augmentent les taux d’intérêt

Explication

En récession, la réduction des crédits et la hausse des taux d’intérêt compliquent le financement, ce qui renforce les difficultés économiques.

36. Selon Hyman Minsky, de quoi dépend principalement le niveau d’investissement ?

D’une décision indépendante des prêteurs et des emprunteurs
De la seule évolution démographique des ménages
Du niveau fixe des dépenses publiques à chaque période
Des estimations des prêteurs et des emprunteurs concernant les risques

Des estimations des prêteurs et des emprunteurs concernant les risques

Explication

Pour Hyman Minsky, les décisions d’investissement dépendent des anticipations de risque formulées par les prêteurs et les emprunteurs.

37. Quel enchaînement décrit correctement le cycle du crédit entre croissance et récession ?

La croissance et la récession entraînent toutes deux une hausse de l’endettement
La croissance favorise l’endettement, tandis que la récession pousse au désendettement
La croissance et la récession entraînent toutes deux une baisse de l’endettement
La croissance provoque le désendettement, tandis que la récession favorise l’endettement

La croissance favorise l’endettement, tandis que la récession pousse au désendettement

Explication

Pendant la croissance, la sous-estimation des risques favorise l’endettement. En récession, la hausse des taux pousse les entreprises très endettées à se désendetter.

38. Quelle thèse Hyman Minsky défend-il à propos de l’origine des crises ?

Les crises sont endogènes au fonctionnement capitaliste
Les crises sont indépendantes des comportements financiers
Les crises proviennent uniquement d’événements climatiques extérieurs
Les crises résultent principalement d’une baisse durable de la population

Les crises sont endogènes au fonctionnement capitaliste

Explication

Hyman Minsky considère que les crises sont endogènes au fonctionnement du capitalisme, notamment en raison des dynamiques d’endettement et de prise de risque.

39. Quelles sont les quatre phases du cycle financier ?

La croissance, le sommet, la récession et la reprise
L’expansion, l’inflation, la déflation et la stabilisation
Le printemps, l’été, l’automne et l’hiver
L’épargne, l’investissement, la dette et le remboursement

Le printemps, l’été, l’automne et l’hiver

Explication

Le cycle financier est présenté comme une succession de quatre phases saisonnières : le printemps, l’été, l’automne et l’hiver.

40. Quelle dynamique caractérise l’été financier ?

La disparition de la confiance provoque une chute des actifs et une réduction de la dette
L’excès de confiance favorise les bulles, l’endettement et la synchronisation des marchés
Les perspectives déprimées imposent une longue période d’ajustement récessif
Le retour de la confiance relance les prêts, avec des risques encore maîtrisés

L’excès de confiance favorise les bulles, l’endettement et la synchronisation des marchés

Explication

En été financier, l’excès de confiance et la sous-estimation des risques alimentent les bulles de prix, l’emballement de la dette et la synchronisation des marchés et des pays.

41. Quel mécanisme caractérise l’automne financier ?

La faiblesse des perspectives entretient une longue phase d’ajustement récessif
La sous-estimation des risques provoque une hausse des prix d’actifs
L’amélioration des perspectives relance les prêts et l’investissement
La disparition de la confiance durcit les contraintes financières et réduit la dette

La disparition de la confiance durcit les contraintes financières et réduit la dette

Explication

En automne financier, la confiance disparaît, les contraintes financières se durcissent, le risque de contrepartie augmente, les prix d’actifs chutent et la dette diminue.

42. Selon Keynes, pourquoi l’État doit-il intervenir dans l’économie ?

Parce que les ménages refusent toute épargne
Parce que la monnaie empêche toute production privée
Parce que les entreprises fixent directement les salaires publics
Parce que le marché ne s’autorégule pas suffisamment

Parce que le marché ne s’autorégule pas suffisamment

Explication

Keynes considère que le marché ne peut pas corriger seul les déséquilibres macroéconomiques. L’intervention de l’État est donc nécessaire pour contribuer à les réduire.

43. Quel levier Keynes préconise-t-il pour justifier l’intervention de l’État dans l’économie ?

La limitation des échanges extérieurs
La seule réduction des salaires
La suppression de l’investissement privé
La demande globale

La demande globale

Explication

Keynes justifie l’action publique en s’appuyant sur le levier de la demande globale, afin d’influencer l’activité économique et l’emploi.

44. Quelle opposition distingue les néokeynésiens des nouveaux classiques concernant les politiques économiques discrétionnaires ?

Les néokeynésiens les jugent efficaces, tandis que les nouveaux classiques pensent que les anticipations privées peuvent en annuler les effets
Les deux courants expliquent leur efficacité uniquement par les variations de l’offre
Les néokeynésiens les refusent, tandis que les nouveaux classiques les considèrent toujours efficaces
Les deux courants estiment que les politiques discrétionnaires n’ont aucun effet sur l’activité

Les néokeynésiens les jugent efficaces, tandis que les nouveaux classiques pensent que les anticipations privées peuvent en annuler les effets

Explication

Les néokeynésiens estiment que les politiques discrétionnaires peuvent agir efficacement. Les nouveaux classiques soulignent que les anticipations du secteur privé peuvent neutraliser leurs effets.

45. Laquelle de ces situations illustre une origine exogène d’une fluctuation économique ?

Un choc pétrolier provoqué par un événement extérieur
Une variation interne de l’investissement des entreprises
Un cycle du crédit lié au fonctionnement de l’économie
Une innovation qui transforme progressivement la production

Un choc pétrolier provoqué par un événement extérieur

Explication

Une guerre, une condition climatique ou un choc pétrolier constitue une cause exogène, car elle provient d’un événement extérieur au fonctionnement courant de l’économie.

46. Quelle distinction décrit correctement la récession et l’expansion ?

La récession correspond à une baisse de la croissance, tandis que l’expansion correspond à une hausse de la croissance
La récession désigne une hausse de la croissance, tandis que l’expansion désigne une baisse de la croissance
La récession correspond à une hausse des prix, tandis que l’expansion correspond à une baisse des prix
La récession concerne l’emploi, tandis que l’expansion concerne exclusivement les échanges extérieurs

La récession correspond à une baisse de la croissance, tandis que l’expansion correspond à une hausse de la croissance

Explication

Une récession est une période durant laquelle la croissance diminue. À l’inverse, une expansion correspond à une période où la croissance augmente.

47. Quelle affirmation caractérise correctement l’analyse économique à court et à long terme ?

À court terme, les prix sont rigides ; à long terme, l’analyse intègre davantage la flexibilité et l’évolution de l’environnement
À court terme comme à long terme, les prix et l’environnement sont supposés constants
À court terme, l’environnement économique évolue pleinement ; à long terme, il reste inchangé
À court terme, les prix s’ajustent parfaitement ; à long terme, ils deviennent rigides

À court terme, les prix sont rigides ; à long terme, l’analyse intègre davantage la flexibilité et l’évolution de l’environnement

Explication

À court terme, les prix sont considérés comme rigides et ne s’ajustent pas immédiatement. À long terme, l’analyse tient compte de la flexibilité et des transformations de l’environnement économique.

48. Dans quelle séquence faut-il construire un commentaire de graphique ?

Analyser la question, identifier le document, sélectionner les données, les interpréter, puis rédiger et structurer la réponse
Sélectionner les données, rédiger la réponse, identifier le document, puis interpréter les résultats
Identifier les conclusions, supprimer les données secondaires, rédiger, puis examiner la question
Rédiger immédiatement, identifier le document, interpréter les données, puis analyser la question

Analyser la question, identifier le document, sélectionner les données, les interpréter, puis rédiger et structurer la réponse

Explication

La méthode comporte cinq étapes successives : analyser la question, identifier le document et ses données, analyser et sélectionner les données, les interpréter, puis rédiger et structurer la réponse.

49. Pour commenter les contributions à la croissance du PIB, que faut-il notamment analyser ?

La quantité de monnaie en circulation indépendamment de la croissance
Le seul niveau du PIB sans examiner ses composantes
L’apport de la consommation, de l’investissement et du solde du commerce extérieur à l’évolution du PIB
La valeur des salaires uniquement, sans tenir compte de la production

L’apport de la consommation, de l’investissement et du solde du commerce extérieur à l’évolution du PIB

Explication

Un tel graphique permet d’identifier la contribution de la consommation, de l’investissement et du solde du commerce extérieur à la croissance. Il faut ensuite dégager les tendances, les accidents conjoncturels et les disparités.

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Mémorisez les réponses avec 84 flashcards sur Revenus, emploi et fluctuations économiques.

Qu'étudie la macroéconomie selon Ragnar Frisch en 1933 ?

L'ensemble de l'économie d'un pays ou d'une région via des grandeurs globales.

Quels types de grandeurs globales analyse la macroéconomie ?

Le PIB, la croissance, le chômage et l'inflation.

Que fournit la macroéconomie pour mesurer la santé économique d'un pays ?

Des statistiques et des indicateurs.

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