QCM : Retraitements de consolidation — 50 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal de la consolidation des comptes ?

Calculer uniquement les dividendes distribuables du groupe
Remplacer les comptes individuels par ceux de la société mère
Présenter séparément les comptes de chaque société du groupe
Présenter le groupe comme une entité économique unique

Présenter le groupe comme une entité économique unique

Explication

La consolidation présente la situation financière et les résultats de la société mère et de ses filiales comme ceux d’une entité unique. Les comptes individuels, eux, présentent chaque société séparément.

2. Lequel de ces éléments fait partie du processus de consolidation ?

La distribution obligatoire des résultats aux associés
La suppression de toutes les filiales du périmètre juridique
L’élimination des capitaux propres des sociétés consolidées
Le remplacement des comptes de résultat par des budgets prévisionnels

L’élimination des capitaux propres des sociétés consolidées

Explication

Le processus comprend notamment la définition du périmètre, la reprise des comptes, les retraitements, le traitement des écarts et l’élimination des capitaux propres des sociétés consolidées.

3. Quelle situation caractérise le contrôle exclusif ?

La possibilité de participer aux décisions sans pouvoir les diriger
Le pouvoir de diriger seul les politiques financière et opérationnelle
Le partage des décisions entre plusieurs associés à parts égales
La détention d’une faible participation sans droits de vote

Le pouvoir de diriger seul les politiques financière et opérationnelle

Explication

Le contrôle exclusif correspond au pouvoir de diriger les politiques financière et opérationnelle d’une entreprise, notamment grâce à la majorité des droits de vote ou à la désignation de la majorité des organes dirigeants.

4. Dans quel cas le contrôle de fait est-il présumé ?

Lorsqu’elle détient la majorité des droits de vote pendant un seul exercice
Lorsqu’elle détient plus de 40 % des droits de vote et qu’aucun autre associé n’en détient davantage
Lorsqu’elle détient moins de 20 % des droits de vote sans accord contractuel
Lorsque la société détient exactement 20 % des droits de vote

Lorsqu’elle détient plus de 40 % des droits de vote et qu’aucun autre associé n’en détient davantage

Explication

Le contrôle de fait est présumé lorsque la consolidante détient, pendant deux exercices successifs, plus de 40 % des droits de vote et qu’aucun autre associé ne détient une fraction supérieure.

5. Qu’est-ce qui définit le contrôle conjoint ?

La détention d’au moins 20 % des droits de vote par un seul associé
La direction des politiques par une seule société majoritaire
La participation aux décisions sans détention du contrôle
Le partage du contrôle entre un nombre limité d’associés avec consentement de tous

Le partage du contrôle entre un nombre limité d’associés avec consentement de tous

Explication

Le contrôle conjoint résulte du partage des politiques financière et opérationnelle entre plusieurs associés, conformément à un accord exigeant le consentement de tous les participants au contrôle.

6. Quelle méthode de consolidation correspond à l’influence notable ?

L’intégration globale
L’absence systématique de consolidation
La mise en équivalence
L’intégration proportionnelle

La mise en équivalence

Explication

L’influence notable entraîne une mise en équivalence. À l’inverse, le contrôle exclusif conduit à l’intégration globale et le contrôle conjoint à l’intégration proportionnelle.

7. Une société détient 600 droits de vote sur un total de 1 000. Quel est son pourcentage de contrôle ?

40 %
600 %
6 %
60 %

60 %

Explication

Le pourcentage de contrôle se calcule en divisant les droits de vote détenus par le total des droits de vote, puis en multipliant par 100 : 600 ÷ 1 000 × 100 = 60 %.

8. Quel classement correspond aux seuils de droits de vote indiqués pour le périmètre de consolidation ?

Plus de 50 % : influence notable ; de 20 % à 50 % : contrôle conjoint ; moins de 20 % : contrôle exclusif
Plus de 50 % : contrôle exclusif ; de 20 % à 50 % : influence notable ; moins de 20 % : exclusion
Plus de 50 % : exclusion ; de 20 % à 50 % : contrôle exclusif ; moins de 20 % : influence notable
Plus de 50 % : contrôle conjoint ; de 20 % à 50 % : exclusion ; moins de 20 % : influence notable

Plus de 50 % : contrôle exclusif ; de 20 % à 50 % : influence notable ; moins de 20 % : exclusion

Explication

Selon les seuils indiqués, une détention supérieure à 50 % correspond au contrôle exclusif, une détention comprise entre 20 % et 50 % à l’influence notable, et une détention inférieure à 20 % entraîne l’exclusion de la consolidation.

9. Comment calcule-t-on le pourcentage d’intérêt dans une chaîne de participations ?

Par addition des pourcentages de participation successifs
Par multiplication des pourcentages de participation successifs
Par division des droits de vote par le nombre d’associés
Par comparaison entre les droits de vote détenus et ceux du principal associé

Par multiplication des pourcentages de participation successifs

Explication

Le pourcentage d’intérêt représente la quote-part du patrimoine détenue par la consolidante et se calcule par des multiplications successives. Le pourcentage de contrôle, lui, se calcule par addition des participations directes et indirectes.

10. En intégration globale, comment les comptes de la filiale sont-ils pris en compte dans les comptes consolidés ?

Seule la valeur des titres détenus est remplacée par une quote-part des capitaux propres
Ils sont exclus de la consolidation et présentés uniquement en annexe
Ils sont repris à 100 %, puis les capitaux propres et le résultat sont répartis entre le groupe et les intérêts minoritaires
Ils sont repris uniquement selon la quote-part détenue par le groupe, sans intérêts minoritaires

Ils sont repris à 100 %, puis les capitaux propres et le résultat sont répartis entre le groupe et les intérêts minoritaires

Explication

L’intégration globale reprend 100 % des comptes de la filiale. Les capitaux propres et le résultat sont ensuite répartis entre le groupe et les intérêts minoritaires.

11. Une société détient 40 % d’une filiale consolidée par intégration proportionnelle. Quelle fraction des éléments de la filiale est intégrée au niveau du groupe ?

La seule valeur comptable des titres détenus
100 % des éléments, avec constatation d’intérêts minoritaires
40 % des éléments, sans constatation d’intérêts minoritaires
60 % des éléments, correspondant aux intérêts extérieurs

40 % des éléments, sans constatation d’intérêts minoritaires

Explication

L’intégration proportionnelle ne reprend que la fraction correspondant aux intérêts du groupe. Elle ne fait pas apparaître d’intérêts minoritaires.

12. Lors d’une mise en équivalence, par quelle valeur les titres détenus sont-ils remplacés ?

La totalité des capitaux propres de la société détenue
Leur valeur historique, diminuée des dividendes reçus
La quote-part du chiffre d’affaires de la société détenue
La quote-part des capitaux propres, y compris le résultat de l’exercice, calculée selon les règles de consolidation

La quote-part des capitaux propres, y compris le résultat de l’exercice, calculée selon les règles de consolidation

Explication

La mise en équivalence consiste à remplacer la valeur comptable des titres par la quote-part des capitaux propres de l’entité détenue, résultat de l’exercice compris.

13. Un retraitement de consolidation augmente les réserves consolidées avant prise en compte de l’impôt différé. Quel effet fiscal doit être constaté ?

Une charge d’impôt exigible sans incidence sur les réserves
Aucun effet fiscal, car les retraitements sont neutres
Un impôt différé actif qui augmente encore les réserves
Un impôt différé passif qui diminue les réserves

Un impôt différé passif qui diminue les réserves

Explication

Lorsque le retraitement majore le résultat ou les réserves, un impôt différé passif est constaté et vient diminuer le montant ainsi augmenté.

14. Quel enchaînement correspond au schéma de base de la consolidation ?

Homogénéité des données, sommation des données retraitées et reclassées, puis retraitements de consolidation
Sommation des données sociales, élimination des filiales mises en équivalence, puis homogénéité
Évaluation des titres, calcul de l’impôt exigible, puis établissement des comptes individuels
Retraitements, homogénéité des données, puis sommation des comptes sociaux

Homogénéité des données, sommation des données retraitées et reclassées, puis retraitements de consolidation

Explication

Le schéma de base comprend d’abord l’homogénéité des données, puis la sommation des données retraitées et reclassées, et enfin les retraitements de consolidation.

15. Selon le règlement 20-01 et les normes IFRS, comment sont comptabilisés les frais de constitution, de transformation et de premier établissement ?

Ils sont systématiquement immobilisés et amortis sur cinq ans
Ils sont incorporés au coût des immobilisations corporelles
Ils sont imputés sur la prime d’émission, nets d’impôts
Ils sont comptabilisés en charges

Ils sont comptabilisés en charges

Explication

Le règlement 20-01 et les normes IFRS imposent la comptabilisation en charges de ces frais, contrairement à la possibilité d’activation prévue par le PCG.

16. Une entreprise souhaite comptabiliser des coûts de développement à l’actif. Quelle condition doit notamment être remplie ?

Le projet doit être financé uniquement par des capitaux propres
La direction doit pouvoir démontrer la faisabilité technique et disposer des ressources nécessaires
Les dépenses doivent concerner exclusivement des frais administratifs généraux
Le projet doit avoir déjà généré des produits commerciaux

La direction doit pouvoir démontrer la faisabilité technique et disposer des ressources nécessaires

Explication

L’activation exige notamment la faisabilité technique du projet et la disponibilité des ressources nécessaires, parmi six critères cumulatifs prévus par le règlement 20-01.

17. Selon le règlement 20-01, comment distinguer les dépenses de développement activables des frais généraux et administratifs ?

Les frais généraux sont activés en priorité, tandis que les dépenses techniques restent en charges
Les deux catégories sont toujours comptabilisées en charges, quelle que soit la situation du projet
Les dépenses de développement sont activées si les conditions sont remplies, tandis que les frais généraux et administratifs directement non liés au projet restent en charges
Toutes les dépenses engagées par le service administratif sont activables si le projet est rentable

Les dépenses de développement sont activées si les conditions sont remplies, tandis que les frais généraux et administratifs directement non liés au projet restent en charges

Explication

Les coûts de développement peuvent être activés lorsque les conditions requises sont remplies. Les frais généraux et administratifs qui ne sont pas directement liés au projet restent exclus du coût et sont comptabilisés en charges.

18. Deux projets de développement sont examinés : le deuxième satisfait les six critères d’activation, tandis que la direction n’a pas clairement confirmé la poursuite du troisième. Quel traitement convient-il ?

Activer le deuxième projet et maintenir le troisième en charges
Maintenir les deux projets en charges, car aucun projet ne peut être activé avant sa commercialisation
Activer les deux projets, car la confiance du service de développement suffit
Activer le troisième projet uniquement, car une incertitude justifie une prudence accrue

Activer le deuxième projet et maintenir le troisième en charges

Explication

Le deuxième projet est immobilisé puisqu’il remplit les six critères. Le troisième reste en charges, l’intention de sa poursuite n’étant pas suffisamment établie malgré la confiance du service de développement.

19. Quel est le traitement des frais liés aux emprunts selon le règlement 20-01 ?

Seules les primes de remboursement sont déduites directement des capitaux propres
Les frais d’émission et les primes sont activés puis étalés sur la durée de l’emprunt
Les frais d’émission et les primes sont immédiatement comptabilisés en charges
Les frais des emprunts obligataires sont activés, mais ceux des emprunts indivis sont toujours exclus

Les frais d’émission et les primes sont activés puis étalés sur la durée de l’emprunt

Explication

Pour les emprunts obligataires, les frais d’émission ainsi que les primes d’émission et de remboursement sont activés et étalés sur la durée de l’emprunt. Les frais d’émission des emprunts indivis sont également activés et étalés.

20. Selon le R20-01 et les normes IFRS, quel traitement faut-il appliquer aux droits de mutation, honoraires, commissions et frais d’actes liés à l’acquisition d’une immobilisation ?

Les enregistrer comme produits constatés d’avance
Les comptabiliser systématiquement en charges de l’exercice
Les inscrire directement en capitaux propres
Les incorporer au coût d’acquisition de l’immobilisation

Les incorporer au coût d’acquisition de l’immobilisation

Explication

Le R20-01 et les normes IFRS imposent de rattacher ces frais au coût d’acquisition de l’immobilisation, même si le PCG autorise leur comptabilisation en charges.

21. Comment les dépenses de gros entretien et de grandes révisions sont-elles traitées selon le R20-01 et les normes IFRS ?

Les deux référentiels les incorporent systématiquement au coût initial de l’immobilisation
Le R20-01 permet une provision ou un composant séparé, tandis que les IFRS imposent l’inscription séparée à l’actif
Le R20-01 impose une inscription en capitaux propres, tandis que les IFRS permettent une provision
Les deux référentiels imposent leur comptabilisation immédiate en charges

Le R20-01 permet une provision ou un composant séparé, tandis que les IFRS imposent l’inscription séparée à l’actif

Explication

Le R20-01 autorise soit une provision, soit l’inscription à l’actif comme composant de deuxième catégorie. Les normes IFRS imposent leur inscription séparée à l’actif.

22. Quel mécanisme décrit correctement une cession-bail ?

Échanger un actif contre une dette bancaire tout en cessant son exploitation
Vendre un actif puis le reprendre en location pour obtenir des liquidités tout en continuant à l’utiliser
Transférer un actif à une filiale puis le conserver hors du périmètre de consolidation
Acquérir un actif en location puis le revendre immédiatement pour réduire les charges financières

Vendre un actif puis le reprendre en location pour obtenir des liquidités tout en continuant à l’utiliser

Explication

La cession-bail consiste à vendre un actif puis à le reprendre en location. Elle procure des liquidités sans interrompre l’utilisation de l’actif.

23. Lorsqu’une cession-bail débouche sur une location-financement, quel traitement le R20-01 impose-t-il en consolidation ?

Traiter l’opération comme une subvention et inscrire le prix de cession en produits constatés d’avance
Conserver uniquement la redevance en charge sans constater ni actif ni dette
Analyser l’opération comme un prêt, maintenir le bien à sa valeur d’origine et constater une dette égale au prix de cession
Constater une cession définitive, enregistrer immédiatement la plus-value et sortir le bien du bilan

Analyser l’opération comme un prêt, maintenir le bien à sa valeur d’origine et constater une dette égale au prix de cession

Explication

La cession-bail est alors assimilée à un financement : le bien reste à sa valeur d’origine, une dette correspondant au prix de cession est enregistrée et le résultat de cession est éliminé.

24. En consolidation, comment faut-il traiter un bien acquis en crédit-bail selon le R20-01 ?

Comptabiliser le bien en stock et répartir les redevances entre achats et ventes
Enregistrer uniquement une dette financière sans amortir le bien
Maintenir les redevances intégralement en charges sans constater d’actif ni de dette
L’immobiliser, constater une dette financière, enregistrer des amortissements et distinguer intérêts et remboursement de dette

L’immobiliser, constater une dette financière, enregistrer des amortissements et distinguer intérêts et remboursement de dette

Explication

La consolidation reconstitue le financement sous-jacent : l’actif et la dette sont comptabilisés, puis les redevances sont remplacées par des intérêts et un remboursement de dette.

25. Quel traitement est appliqué aux provisions réglementées lors de la consolidation ?

Elles sont éliminées car elles ne correspondent pas à l’objet normal d’une provision
Elles sont reclassées systématiquement en produits constatés d’avance
Elles sont incorporées au coût des immobilisations correspondantes
Elles sont maintenues car elles couvrent nécessairement un risque identifiable

Elles sont éliminées car elles ne correspondent pas à l’objet normal d’une provision

Explication

Les provisions réglementées ne couvrent pas normalement un risque ou une charge identifiable ; le R20-01 et les normes IFRS prévoient donc leur élimination en consolidation.

26. Comment une subvention d’investissement comptabilisée en capitaux propres selon le PCG est-elle reclassée selon le R20-01 ?

En dette financière
En provision réglementée
En charge d’exploitation immédiate
En produits constatés d’avance

En produits constatés d’avance

Explication

Le R20-01 ne conserve pas ce classement en capitaux propres : la subvention d’investissement est reclassée en produits constatés d’avance.

27. Comment les engagements de retraite doivent-ils être traités selon le R20-01 et les normes IFRS ?

Ils doivent être comptabilisés sous forme de provision
Ils doivent être enregistrés comme des produits différés
Ils doivent être présentés uniquement en annexe
Ils doivent être transférés directement en réserves

Ils doivent être comptabilisés sous forme de provision

Explication

Le R20-01 et les normes IFRS imposent la comptabilisation des engagements de retraite sous forme de provision. Le PCG est plus souple et autorise une présentation en annexe.

28. Une entreprise estime de façon fiable le résultat d’un contrat de construction à long terme. Selon la règle applicable, comment comptabilise-t-elle le produit ?

Selon les encaissements effectivement reçus
Selon le degré d’avancement des travaux
Uniquement à la signature du contrat
Uniquement à l’achèvement du contrat

Selon le degré d’avancement des travaux

Explication

Lorsque le résultat est estimé de façon fiable, le produit est comptabilisé selon le degré d’avancement. Le R20-01 autorise toutefois aussi, dans certains cas, la méthode à l’achèvement.

29. Lors de l’établissement des comptes consolidés, quel traitement est appliqué aux créances et dettes réciproques entre sociétés du groupe ?

Elles sont converties en réserves consolidées
Elles sont maintenues pour renforcer le chiffre d’affaires
Elles sont transférées dans les immobilisations
Elles sont éliminées de la balance cumulée

Elles sont éliminées de la balance cumulée

Explication

Les comptes réciproques entre sociétés du groupe, notamment les créances et dettes, sont éliminés afin d’éviter de présenter deux fois des opérations internes au groupe.

30. Une filiale verse un dividende à sa société mère. Comment ce dividende est-il traité en consolidation ?

Il est enregistré comme un chiffre d’affaires externe du groupe
Il est éliminé contre les immobilisations financières de la mère
Il est viré des produits financiers vers les réserves sans fiscalité
Il est maintenu en produits financiers avec une imposition différée

Il est viré des produits financiers vers les réserves sans fiscalité

Explication

En consolidation, le dividende versé par une filiale est considéré comme un résultat d’exercices précédents. Il est donc viré des produits financiers vers les réserves, sans fiscalité au titre du régime des sociétés mères et filiales.

31. Une société intégrée vend des marchandises à une autre société intégrée qui les détient encore en stock à la clôture. Quel retraitement faut-il effectuer ?

Éliminer uniquement le coût d’achat des marchandises
Éliminer le profit interne et ramener le stock à son coût pour le groupe
Conserver le profit interne car la vente est juridiquement réalisée
Réévaluer le stock à sa valeur de marché consolidée

Éliminer le profit interne et ramener le stock à son coût pour le groupe

Explication

Le profit réalisé lors d’une vente interne doit être éliminé lorsque les marchandises restent dans le groupe. Le stock est ainsi ramené à son coût pour le groupe, tandis qu’un profit réalisé lors d’une vente extérieure est conservé.

32. Quel résultat doit être éliminé lorsqu’une provision concerne des stocks acquis à l’intérieur du groupe ?

La totalité du coût historique du stock
La provision concernant uniquement des stocks externes
Le résultat réalisé sur la provision
Le chiffre d’affaires réalisé lors d’une vente extérieure

Le résultat réalisé sur la provision

Explication

Le R20-01 et les normes IFRS imposent l’élimination du résultat réalisé sur une provision concernant des stocks acquis à l’intérieur du groupe. Une provision portant sur un stock externe ne fait pas l’objet de cette élimination spécifique.

33. Lorsqu’une immobilisation est cédée entre deux sociétés intégrées, quels éléments doivent être éliminés en consolidation ?

La plus-value externe et les amortissements antérieurs du cédant
La plus-value ou moins-value interne et le supplément d’amortissement
La totalité de la valeur brute de l’immobilisation
Uniquement le prix de cession facturé par la société cédante

La plus-value ou moins-value interne et le supplément d’amortissement

Explication

La consolidation élimine la plus-value ou la moins-value interne ainsi que le supplément d’amortissement constaté chez l’acquéreur. Une plus-value réalisée avec un tiers extérieur au groupe demeure comptabilisée.

34. Dans quelle situation le R20-01 impose-t-il de comptabiliser un actif ou un passif d’impôt différé ?

Lorsque le résultat comptable est bénéficiaire, quelle que soit la base fiscale
Lorsque le recouvrement ou le règlement futur modifie les paiements d’impôt en raison d’une base fiscale différente
Lorsque l’impôt dû au titre de l’exercice n’a pas encore été payé
Lorsque les comptes sociaux ne présentent aucun impôt exigible

Lorsque le recouvrement ou le règlement futur modifie les paiements d’impôt en raison d’une base fiscale différente

Explication

Le R20-01 impose la comptabilisation des impôts différés lorsqu’une différence de base fiscale modifiera les paiements d’impôt futurs. L’impôt exigible concerne, quant à lui, l’impôt dû au titre de l’exercice.

35. Quelle différence distingue principalement le traitement des impôts dans les comptes sociaux de celui appliqué en consolidation selon le R20-01 ?

Les comptes sociaux appliquent l’impôt différé, tandis que le R20-01 privilégie l’impôt exigible
Les comptes sociaux privilégient l’impôt exigible, tandis que le R20-01 applique la logique de l’impôt différé
Les deux référentiels excluent les différences entre résultat comptable et base fiscale
Les deux référentiels comptabilisent uniquement les impôts payés au cours de l’exercice

Les comptes sociaux privilégient l’impôt exigible, tandis que le R20-01 applique la logique de l’impôt différé

Explication

Le PCG, dans les comptes sociaux, privilégie principalement l’impôt exigible et comptabilise rarement les impôts différés. Le R20-01 applique au contraire la logique de l’impôt différé.

36. Quel critère caractérise une filiale étrangère autonome pour sa conversion en consolidation ?

Elle est convertie en utilisant exclusivement les cours historiques
Elle dépend économiquement d’une autre entreprise du groupe
Elle dispose d’une autonomie économique et financière par rapport aux autres entreprises du groupe
Elle réalise toutes ses opérations dans la monnaie de la société mère

Elle dispose d’une autonomie économique et financière par rapport aux autres entreprises du groupe

Explication

Une filiale étrangère autonome possède une autonomie économique et financière par rapport aux autres entreprises du groupe. Elle est convertie selon la méthode du cours de clôture.

37. Une filiale étrangère exerce une activité intégrée à celle d’une autre entreprise du groupe qui établit ses comptes dans une autre monnaie. Quelle méthode de conversion faut-il appliquer ?

La méthode du cours historique
La méthode du cours de clôture
La méthode du cours moyen pour tous les postes
La méthode fondée uniquement sur le cours de clôture des capitaux propres

La méthode du cours historique

Explication

Une filiale étrangère non autonome exerce une activité intégrée à celle d’une autre entreprise. Elle est donc convertie selon la méthode du cours historique.

38. Avec la méthode du cours de clôture, comment sont généralement convertis les éléments d’actif et de passif hors capitaux propres ?

Au cours historique de leur date d’acquisition
Au cours applicable uniquement aux immobilisations
Au cours de clôture
Au cours moyen de l’exercice

Au cours de clôture

Explication

La méthode du cours de clôture convertit les éléments d’actif et de passif hors capitaux propres au cours de clôture. L’écart de conversion est inscrit dans les capitaux propres.

39. Avec la méthode du cours historique, comment les stocks et les immobilisations sont-ils convertis ?

Les stocks et les immobilisations au cours de clôture
Les stocks et les immobilisations au cours moyen
Les stocks au cours moyen et les immobilisations au cours historique
Les stocks au cours historique et les immobilisations au cours moyen

Les stocks au cours moyen et les immobilisations au cours historique

Explication

Selon la méthode du cours historique, les stocks sont convertis au cours moyen, tandis que les immobilisations sont converties au cours historique. Les éléments monétaires sont, eux, convertis au cours de clôture.

40. À quoi sert principalement le pourcentage d’intérêt dans les comptes consolidés ?

À partager les capitaux propres et les résultats entre le groupe et les autres détenteurs
À déterminer le périmètre de consolidation et le type de contrôle
À calculer uniquement les droits de vote détenus directement
À déterminer la méthode de conversion des filiales étrangères

À partager les capitaux propres et les résultats entre le groupe et les autres détenteurs

Explication

Le pourcentage d’intérêt représente la quote-part économique du groupe et sert au partage des capitaux propres et des résultats. Le pourcentage de contrôle sert plutôt à déterminer le périmètre, le type de contrôle et la méthode de consolidation.

41. La société M détient directement 20 % de C et indirectement 40 % par l’intermédiaire de B. Quel est son pourcentage d’intérêt dans C ?

52 %
40 %
60 %
80 %

52 %

Explication

Le pourcentage d’intérêt de M dans C est égal à la participation indirecte de 80 % × 40 %, soit 32 %, augmentée de la participation directe de 20 %, soit 52 %. Ce pourcentage diffère du pourcentage de contrôle de 60 % des droits de vote.

42. C possède 300 000 € de capital, 200 000 € de réserves et 40 000 € de résultat après retraitements de consolidation. Quel montant total de capitaux propres cela représente-t-il avant partage ?

540 000 €
340 000 €
500 000 €
580 000 €

540 000 €

Explication

Le total s’obtient en additionnant le capital, les réserves et le résultat : 300 000 + 200 000 + 40 000 = 540 000 €. Ce montant constitue la base avant répartition entre le groupe et les intérêts minoritaires.

43. A détient a % de B et B détient b % de A. Quelle formule permet de calculer le pourcentage d’intérêts de A dans B ?

a+b-ab
(1-b)a/(1-ab)
(1-a)b/(1-ab)
ab

(1-b)a/(1-ab)

Explication

La boucle de participations réciproques impose un dénominateur correcteur : le pourcentage d’intérêts de A dans B est ((1-b)a)/(1-ab). Le simple produit ab ne tient pas compte de cette boucle.

44. Dans une boucle de participations B-C-D-B, quelles expressions calculent respectivement le pourcentage d’intérêts de B dans C et dans D ?

(1-b)d/(1-bcd) et (1-b)cd/(1-bcd)
(1-d)b/(1-bcd) et (1-d)bc/(1-bcd)
(1-d)c/(1-bcd) et (1-d)bd/(1-bcd)
bcd et bc

(1-d)b/(1-bcd) et (1-d)bc/(1-bcd)

Explication

Le pourcentage dans C comporte b, tandis que celui dans D comporte le produit bc : ((1-d)b)/(1-bcd) et ((1-d)bc)/(1-bcd).

45. Comment les titres de la société consolidante détenus par une société consolidée sont-ils présentés dans les comptes consolidés ?

En diminution des stocks consolidés, dans les actifs courants
En diminution des capitaux propres consolidés, dans « Autres capitaux propres consolidés »
En charges financières consolidées de l’exercice
En augmentation des capitaux propres consolidés, dans le capital social

En diminution des capitaux propres consolidés, dans « Autres capitaux propres consolidés »

Explication

Ces titres constituent des titres d’autocontrôle et sont portés en diminution des capitaux propres consolidés, dans le poste « Autres capitaux propres consolidés ». Ils ne sont pas traités comme des titres de participation ordinaires.

46. Dans l’exemple où M détient 60 % de F1, F1 80 % de F2 et F2 10 % de M, quel est le pourcentage d’intérêts de M dans F2 ?

57 %
95 %
45 %
10 %

45 %

Explication

Dans cette structure circulaire, le pourcentage d’intérêts de M dans F2 est de 45 %. Le pourcentage de 95 % correspond aux intérêts de M dans elle-même, tandis que 57 % correspond à F1.

47. Quelle combinaison décrit correctement le traitement des entités du groupe G ?

A et F sont mises en équivalence, B est intégrée proportionnellement et E est intégrée globalement
A est hors périmètre, B est intégrée globalement, C-D sont mises en équivalence et F est intégrée proportionnellement
A est intégrée globalement, B est mise en équivalence, C-D sont hors périmètre et F est intégrée proportionnellement
A est intégrée proportionnellement, B et C-D globalement, E est hors périmètre et F est mise en équivalence

A est intégrée proportionnellement, B et C-D globalement, E est hors périmètre et F est mise en équivalence

Explication

A est contrôlée conjointement et intégrée proportionnellement ; B, C et D sont intégrées globalement selon leur niveau de contrôle ; E est hors périmètre faute de contrôle ; F, sous influence notable, est mise en équivalence.

48. Pourquoi le pourcentage de contrôle de D est-il de 70 % alors que le pourcentage d’intérêts correspondant est de 42 % ?

Parce que les intérêts minoritaires sont inclus dans le contrôle mais exclus du calcul des intérêts
Parce que l’usufruit réduit le contrôle à 42 % mais augmente les intérêts à 70 %
Parce que le contrôle tient compte de 1 500 actions détenues et de l’usufruit de 2 000 actions, tandis que les intérêts passent par une détention de C à 60 %
Parce que le contrôle est calculé sur le résultat tandis que les intérêts sont calculés sur le capital

Parce que le contrôle tient compte de 1 500 actions détenues et de l’usufruit de 2 000 actions, tandis que les intérêts passent par une détention de C à 60 %

Explication

Le contrôle de D atteint 70 % grâce aux 1 500 actions détenues et à l’usufruit de 2 000 actions sur 5 000. Le pourcentage d’intérêts est de 42 % en raison de la détention indirecte de C à 60 %, avec 58 % d’intérêts minoritaires.

49. Lorsqu’une immobilisation est cédée entre deux sociétés du groupe, quelle opération de consolidation doit être effectuée ?

Éliminer uniquement le prix de vente et maintenir l’amortissement calculé par le cessionnaire
Annuler la cession pour reconstituer la situation comme si le bien était resté chez le cédant, éliminer la plus-value et corriger l’amortissement
Conserver la plus-value et remplacer l’amortissement par une dépréciation du bien
Réévaluer le bien à sa valeur de marché et constater immédiatement la plus-value en capitaux propres

Annuler la cession pour reconstituer la situation comme si le bien était resté chez le cédant, éliminer la plus-value et corriger l’amortissement

Explication

Selon le R20-01, la cession interne est annulée afin de reconstituer les éléments comme si le bien figurait toujours au bilan du cédant. La plus-value interne est éliminée et l’amortissement du cessionnaire est corrigé.

50. Quelle affirmation décrit correctement le traitement consolidé d’une marge interne sur des marchandises encore en stock chez F ?

Le profit de S est éliminé du résultat et du stock, et les comptes réciproques ainsi que les ventes et achats intragroupe sont éliminés
Le stock est éliminé intégralement et le profit de S est transféré en capitaux propres consolidés
Les ventes intragroupe sont conservées, tandis que seuls les achats et le profit de S sont éliminés
Le profit de S est maintenu dans le résultat mais déduit uniquement des créances intragroupe

Le profit de S est éliminé du résultat et du stock, et les comptes réciproques ainsi que les ventes et achats intragroupe sont éliminés

Explication

La marge interne non réalisée doit être éliminée du résultat et du stock. Les comptes réciproques, ainsi que les ventes et achats intragroupe, sont également éliminés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Retraitements de consolidation.

Qu'est-ce que la consolidation en comptabilité ?

La consolidation présente la situation financière d'un groupe comme une entité unique.

Quels sont les principaux étapes du processus de consolidation ?

Le processus inclut définition du périmètre, reprise des bilans, retraitements, traitement des écarts, élimination des capitaux propres, et élaboration des comptes consolidés.

Que comprend la définition du périmètre dans la consolidation ?

Elle détermine quelles sociétés sont incluses dans le groupe consolidé.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Retraitements de consolidation.

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