QCM : Sources et défis de la croissance — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que mesure le PIB d’un pays ?

La production réalisée sur son territoire par des unités résidentes pendant une période donnée
Le revenu obtenu par les ressortissants du pays, quel que soit leur lieu de production
La valeur du patrimoine détenu par les ménages et les entreprises du pays
La somme des échanges commerciaux réalisés par les entreprises nationales avec l’étranger

La production réalisée sur son territoire par des unités résidentes pendant une période donnée

Explication

Le PIB mesure la production de biens et services marchands et non marchands réalisée légalement sur un territoire pendant une période donnée. Le revenu national repose plutôt sur les résidents d’un pays, y compris lorsque leur activité est exercée à l’étranger.

2. Quelle définition correspond le mieux à la croissance économique ?

Une augmentation des revenus distribués sans modification de la production réelle
Une hausse ponctuelle de la production provoquée par une reprise de la demande
Une hausse durable de la production de biens et services, mesurée par le PIB réel
Une amélioration générale des conditions sociales mesurée par plusieurs indicateurs

Une hausse durable de la production de biens et services, mesurée par le PIB réel

Explication

La croissance économique désigne une hausse durable de la quantité de biens et services produits, évaluée notamment par le PIB réel. L’amélioration des conditions sociales relève davantage du développement, qui possède une dimension plus large.

3. Une économie produit un PIB de 2 400 milliards d’euros pour 60 millions d’habitants : quel est son PIB par habitant ?

400 000 euros
40 000 euros
144 000 milliards d’euros
4 000 euros

40 000 euros

Explication

Le PIB par habitant se calcule en divisant le PIB par le nombre d’habitants, soit 2400 milliards60 millions=40000 euros\frac{2\,400\ \text{milliards}}{60\ \text{millions}}=40\,000\ \text{euros}. Le résultat ne correspond donc ni au PIB total ni à une multiplication des deux données.

4. Quelle distinction oppose correctement croissance, expansion et fluctuations économiques ?

La croissance est de court terme, l’expansion est durable et les fluctuations désignent la stabilité des prix
La croissance concerne les prix, l’expansion concerne l’emploi et les fluctuations mesurent le revenu national
La croissance est durable, l’expansion est de court terme et les fluctuations alternent expansions et récessions
La croissance alterne récessions et reprises, l’expansion mesure le progrès social et les fluctuations sont durables

La croissance est durable, l’expansion est de court terme et les fluctuations alternent expansions et récessions

Explication

La croissance correspond à un phénomène de long terme, tandis que l’expansion désigne une phase de court terme et les fluctuations l’alternance entre expansions et récessions. Assimiler la croissance à une phase conjoncturelle confond donc deux échelles temporelles.

5. Pourquoi le PIB réel est-il plus adapté que le PIB nominal pour mesurer l’évolution des quantités produites ?

Parce qu’il intègre les hausses de prix afin de mesurer la valeur courante de la production
Parce qu’il mesure les revenus des habitants indépendamment de leur lieu de production
Parce qu’il neutralise l’effet des variations de prix et suit la variation des quantités
Parce qu’il exclut les biens et services produits par les entreprises résidentes

Parce qu’il neutralise l’effet des variations de prix et suit la variation des quantités

Explication

Le PIB réel ne tient compte que de la variation des quantités produites, contrairement au PIB nominal qui varie à la fois avec les quantités et les prix. Le PIB nominal reste donc sensible à l’inflation.

6. Avec la règle des 70 ans, combien d’années faut-il approximativement pour doubler un PIB dont le taux de croissance annuel moyen est de 2 % ?

14 ans
35 ans
70 ans
140 ans

35 ans

Explication

La règle des 70 ans donne une durée de doublement approximative égale à 702=35 ans\frac{70}{2}=35\ \text{ans}. Une durée de 70 ans correspondrait plutôt à un taux annuel moyen d’environ 1 %.

7. Quelle comparaison des taux de croissance annuels moyens entre 1820 et 1989 est correcte ?

La France a connu 0,54 %, contre 1,71 % pour les États-Unis
La France a connu 2,54 %, contre 2,71 % pour les États-Unis
La France a connu 1,71 %, contre 1,54 % pour les États-Unis
La France a connu 1,54 %, contre 1,71 % pour les États-Unis

La France a connu 1,54 %, contre 1,71 % pour les États-Unis

Explication

Entre 1820 et 1989, le taux de croissance annuel moyen du PIB français était de 1,54 %, contre 1,71 % pour les États-Unis. Cette différence s’accompagnait d’un PIB français par habitant égal à 75 % de celui des États-Unis en 1989.

8. Quels éléments sont considérés comme des facteurs de production ?

Les prix et la demande qui déterminent les ventes sur les marchés
La productivité et les bénéfices obtenus par les entreprises productrices
La monnaie et l’épargne qui financent les dépenses des ménages
Le travail et le capital mobilisés pour produire des biens et services

Le travail et le capital mobilisés pour produire des biens et services

Explication

Les facteurs de production sont le travail et le capital, car ils sont mobilisés dans la production de biens et services. La productivité mesure plutôt l’efficacité avec laquelle ces facteurs sont utilisés.

9. Une hausse du taux d’activité peut-elle provenir d’une augmentation du nombre de chômeurs ?

Oui, car le taux d’activité mesure uniquement les personnes inscrites comme chômeuses
Oui, car le taux d’activité inclut les actifs occupés et les chômeurs
Non, car le taux d’activité ne comptabilise que les personnes ayant un emploi
Non, car le taux d’activité dépend uniquement du nombre d’heures travaillées

Oui, car le taux d’activité inclut les actifs occupés et les chômeurs

Explication

Le taux d’activité inclut les actifs occupés et les chômeurs, de sorte qu’une entrée dans le chômage peut augmenter la population active. Le taux d’emploi, lui, porte sur les personnes qui occupent effectivement un emploi.

10. Une entreprise produit pour 900 000 euros avec 30 emplois et 150 000 heures travaillées : quelles sont sa productivité par emploi et sa productivité horaire ?

6 euros par emploi et 30 000 euros par heure
30 emplois par euro et 150 000 heures par euro
30 000 euros par emploi et 6 euros par heure
27 000 000 euros par emploi et 180 000 euros par heure

30 000 euros par emploi et 6 euros par heure

Explication

La productivité par emploi vaut 90000030=30000\frac{900\,000}{30}=30\,000 euros, tandis que la productivité horaire vaut 900000150000=6\frac{900\,000}{150\,000}=6 euros. Les deux indicateurs utilisent donc des dénominateurs différents.

11. Que mesure l’intensité capitalistique d’une entreprise ?

La part des investissements consacrée au remplacement du capital usagé
Le rapport entre le nombre d’emplois et la valeur ajoutée produite
Le rapport entre la production réalisée et le nombre total d’heures travaillées
Le rapport entre la quantité de capital utilisée et la quantité de travail

Le rapport entre la quantité de capital utilisée et la quantité de travail

Explication

L’intensité capitalistique correspond au rapport entre le capital utilisé et la quantité de travail, soit capitalquantiteˊ de travail\frac{capital}{quantité\ de\ travail}. La production rapportée au travail mesure plutôt la productivité du travail.

12. Que mesure la productivité globale des facteurs dans l’explication de la croissance ?

La part liée à l’accroissement de la population et des ressources naturelles
La part liée aux gains d’efficacité et à la combinaison des facteurs
La part liée à la hausse des salaires et à la baisse des prix
La part liée à l’augmentation des quantités de travail et de capital

La part liée aux gains d’efficacité et à la combinaison des facteurs

Explication

La productivité globale des facteurs mesure la croissance qui provient de gains d’efficacité et d’une meilleure combinaison du travail et du capital. L’augmentation des quantités de facteurs relève plutôt de la croissance extensive.

13. Quelle situation caractérise une croissance intensive plutôt qu’une croissance extensive ?

Le PIB progresse grâce à l’augmentation simultanée des facteurs utilisés
Le PIB progresse grâce à l’embauche de travailleurs supplémentaires
Le PIB progresse grâce à une meilleure efficacité du travail et du capital
Le PIB progresse grâce à l’accumulation de machines supplémentaires

Le PIB progresse grâce à une meilleure efficacité du travail et du capital

Explication

La croissance intensive repose sur des gains de productivité et le progrès technique, en plus de la mobilisation des facteurs. Une hausse des quantités de travail ou de capital décrit une croissance extensive.

14. Que se produit-il lorsque la quantité d’un seul facteur augmente alors que l’autre reste inchangé ?

La productivité marginale augmente au même rythme que le facteur
La productivité marginale finit par stagner ou diminuer
La production cesse immédiatement d’augmenter après la première hausse
La productivité globale devient indépendante des deux facteurs

La productivité marginale finit par stagner ou diminuer

Explication

L’ajout répété d’un facteur sans modifier l’autre finit par réduire ou stabiliser la productivité marginale de ce facteur. La production peut encore progresser, mais cette progression devient limitée à long terme.

15. Si le travail et le capital doublent et que le PIB fait plus que doubler, comment caractériser les rendements d’échelle ?

Ils sont constants
Ils sont marginaux
Ils sont croissants
Ils sont décroissants

Ils sont croissants

Explication

Les rendements d’échelle sont croissants lorsque le doublement des facteurs entraîne une hausse du PIB supérieure au doublement. Des rendements constants correspondraient à un PIB exactement doublé.

16. Comment la croissance endogène explique-t-elle l’apparition du progrès technique ?

Par des investissements économiques en recherche, éducation et infrastructures
Par une hausse des prix qui stimule mécaniquement la production des entreprises
Par une réduction de la quantité de capital utilisée dans la production
Par un progrès extérieur à l’économie qui ne dépend pas des décisions économiques

Par des investissements économiques en recherche, éducation et infrastructures

Explication

La croissance endogène considère que le progrès technique résulte de dépenses d’investissement, d’éducation, de recherche-développement et d’infrastructures. Le modèle de Solow le traite au contraire comme une donnée exogène.

17. Quel est l’objectif principal des entrepreneurs innovateurs qui investissent en recherche et développement ?

Lancer de nouveaux produits ou de nouvelles méthodes de production
Maintenir les procédés existants sans modifier les biens proposés
Réduire les dépenses publiques consacrées à l’éducation et à la santé
Financer principalement la recherche fondamentale aux résultats très incertains

Lancer de nouveaux produits ou de nouvelles méthodes de production

Explication

Les entrepreneurs innovateurs investissent en recherche et développement pour créer de nouveaux produits ou de nouvelles méthodes de production. La recherche fondamentale, souvent incertaine et éloignée des applications, est notamment financée par l’État.

18. Quelle distinction décrit correctement la recherche appliquée et la recherche fondamentale ?

La recherche appliquée est financée par l’État, tandis que la recherche fondamentale est conduite par les entreprises pour améliorer leurs ventes
La recherche appliquée vise des produits à partir de connaissances existantes, tandis que la recherche fondamentale explore des domaines aux applications incertaines
La recherche appliquée explore des domaines abstraits, tandis que la recherche fondamentale met rapidement au point des produits commercialisables
La recherche appliquée porte sur les infrastructures, tandis que la recherche fondamentale concerne la qualification et la santé des travailleurs

La recherche appliquée vise des produits à partir de connaissances existantes, tandis que la recherche fondamentale explore des domaines aux applications incertaines

Explication

La recherche appliquée transforme des connaissances existantes en produits ou procédés, alors que la recherche fondamentale explore des domaines dont les applications sont incertaines. Les responsabilités de financement peuvent varier, mais cette distinction porte d’abord sur la finalité des recherches.

19. Pourquoi les dépenses publiques d’éducation, de santé et d’infrastructures peuvent-elles soutenir la croissance ?

Elles concentrent les innovations dans quelques entreprises afin de limiter leur diffusion dans l’économie
Elles augmentent la production en diminuant la qualification des travailleurs et la circulation des biens
Elles remplacent les investissements privés en supprimant les risques liés à la recherche et au développement
Elles produisent des externalités positives qui améliorent les compétences, la productivité et la diffusion des innovations

Elles produisent des externalités positives qui améliorent les compétences, la productivité et la diffusion des innovations

Explication

Ces dépenses génèrent des externalités positives en renforçant la qualification, la productivité, la circulation des biens et l’utilisation des innovations. Elles ne suppriment pas les risques privés et ne cherchent pas à empêcher la diffusion des progrès.

20. Quelle différence permet de distinguer une invention d’une innovation ?

Une invention devient une innovation lorsqu’elle reste au stade d’une découverte sans application économique
Une invention devient une innovation lorsqu’elle remplace un secteur ancien sans être proposée aux consommateurs
Une invention devient une innovation lorsqu’elle est lancée sur le marché et connaît un succès commercial
Une invention devient une innovation lorsqu’elle est financée par l’État plutôt que par une entreprise privée

Une invention devient une innovation lorsqu’elle est lancée sur le marché et connaît un succès commercial

Explication

Pour Schumpeter, l’innovation correspond à une invention mise sur le marché et rencontrant un succès commercial. Une découverte qui ne connaît pas cette mise en œuvre commerciale reste une invention.

21. Que désigne la destruction créatrice chez Schumpeter ?

La destruction des innovations avant leur diffusion afin de préserver les méthodes traditionnelles
La création de secteurs nouveaux qui protège les entreprises existantes de la concurrence
L’apparition de secteurs plus productifs qui rendent obsolètes certains secteurs anciens
La disparition de tous les secteurs anciens sans création de nouvelles activités économiques

L’apparition de secteurs plus productifs qui rendent obsolètes certains secteurs anciens

Explication

La destruction créatrice associe la création de secteurs nouveaux et plus productifs à la disparition ou à l’obsolescence de secteurs anciens. Elle est ambivalente, car elle produit à la fois des effets économiques favorables et défavorables.

22. Lequel des éléments suivants correspond à un nouveau procédé de fabrication plutôt qu’à un nouveau produit ?

Une zone commerciale étrangère ouverte à une entreprise nationale
Un bien inédit proposé pour la première fois aux consommateurs
Une ressource nouvelle utilisée comme matière première dans la production
Une nouvelle manière de fabriquer un bien déjà vendu

Une nouvelle manière de fabriquer un bien déjà vendu

Explication

Un nouveau procédé concerne la manière de produire, alors qu’un nouveau produit concerne le bien ou service vendu. Les autres réponses renvoient respectivement à un produit, un marché et une matière première.

23. Quel effet l’arrivée de secteurs innovants peut-elle avoir sur l’emploi et les prix ?

Elle peut réduire les coûts, accroître les ventes et créer des emplois, tandis que les secteurs obsolètes en perdent
Elle peut augmenter les coûts, réduire les ventes et détruire des emplois dans les secteurs nouvellement créés
Elle peut maintenir les prix et l’emploi dans les secteurs anciens tout en ralentissant la concurrence
Elle peut transférer les emplois vers les secteurs anciens lorsque les nouvelles activités deviennent moins productives

Elle peut réduire les coûts, accroître les ventes et créer des emplois, tandis que les secteurs obsolètes en perdent

Explication

Les secteurs nouveaux peuvent produire à moindre coût, vendre davantage et créer des emplois, tandis que les secteurs obsolètes perdent des emplois sous l’effet de la concurrence. La destruction créatrice implique donc des effets contrastés selon les secteurs.

24. Quel élément correspond au fructus dans les droits de propriété ?

Le droit de fixer les règles applicables au bien
Le droit de vendre ou de détruire un bien
Le droit d’utiliser directement un bien
Le droit de tirer un revenu d’un bien

Le droit de tirer un revenu d’un bien

Explication

Le fructus désigne la possibilité de tirer des revenus d’un bien. Le droit d’utiliser le bien relève de l’usus, tandis que sa vente ou sa destruction relève de l’abusus.

25. Pourquoi des droits de propriété privée bien protégés peuvent-ils encourager l’investissement ?

Les propriétaires obtiennent automatiquement un financement public
Les entreprises évitent toute concurrence sur leur marché
Les biens privés deviennent immédiatement plus productifs
Les propriétaires peuvent conserver leur bien et les profits associés

Les propriétaires peuvent conserver leur bien et les profits associés

Explication

La protection de la propriété rend crédible la conservation du bien et des bénéfices futurs, ce qui renforce l’incitation à investir et à entretenir. Elle ne garantit ni financement public ni absence de concurrence.

26. Quelle différence caractérise les institutions inclusives et les institutions extractives ?

Les premières protègent les monopoles, tandis que les secondes stimulent la concurrence
Les premières réduisent les impôts, tandis que les secondes développent les infrastructures
Les premières facilitent l’investissement, tandis que les secondes peuvent freiner la croissance
Les premières réglementent la monnaie, tandis que les secondes financent la recherche

Les premières facilitent l’investissement, tandis que les secondes peuvent freiner la croissance

Explication

Les institutions inclusives reposent sur des règles connues qui facilitent l’investissement et la croissance, alors que les institutions extractives empêchent ces comportements. Les autres propositions attribuent à ces institutions des fonctions qui ne définissent pas cette distinction.

27. Quel compromis les brevets peuvent-ils créer en matière d’innovation ?

Ils réduisent les inégalités, mais diminuent la protection des inventions
Ils diffusent les connaissances, mais suppriment la rémunération de l’innovateur
Ils récompensent l’innovateur, mais peuvent limiter la diffusion des connaissances
Ils empêchent l’innovation, mais renforcent la concurrence entre producteurs

Ils récompensent l’innovateur, mais peuvent limiter la diffusion des connaissances

Explication

Le brevet protège l’innovation contre le copiage, rémunère la prise de risque et peut créer un monopole, mais cette protection peut ralentir la diffusion des connaissances. Il ne supprime donc pas la rémunération de l’innovateur.

28. Quelle fonction distingue les institutions créatrices de marché des institutions de réglementation ?

Les premières limitent les monopoles, tandis que les secondes stimulent l’esprit d’entreprise
Les premières stabilisent les prix, tandis que les secondes protègent les brevets
Les premières facilitent l’activité, tandis que les secondes corrigent les défaillances du marché
Les premières corrigent les externalités, tandis que les secondes créent les entreprises

Les premières facilitent l’activité, tandis que les secondes corrigent les défaillances du marché

Explication

Les institutions créatrices de marché favorisent la création d’entreprise grâce à un cadre stable et aux brevets, tandis que les institutions de réglementation encadrent et corrigent le fonctionnement du marché. La correction des défaillances relève donc de la réglementation.

29. Comment un brevet arbitre-t-il entre bénéfice privé et bénéfice social ?

Il finance la recherche publique, mais réduit les investissements des entreprises
Il accroît la diffusion des connaissances, mais décourage la prise de risque privée
Il stimule l’innovation privée, mais peut ralentir la diffusion socialement utile
Il supprime les externalités positives, mais garantit une concurrence accrue

Il stimule l’innovation privée, mais peut ralentir la diffusion socialement utile

Explication

Le brevet rémunère l’innovateur et encourage la prise de risques, ce qui constitue un bénéfice privé, mais sa protection peut limiter la diffusion et les externalités positives. Il ne finance pas directement toute la recherche publique.

30. Quelle combinaison d’actions publiques peut favoriser la croissance économique ?

Abandonner les infrastructures, déréglementer la propriété et fermer les marchés
Réduire l’éducation, affaiblir la justice et protéger les monopoles
Développer l’éducation, protéger la propriété et soutenir la recherche
Limiter la concurrence, restreindre la recherche et taxer l’investissement

Développer l’éducation, protéger la propriété et soutenir la recherche

Explication

L’éducation, la protection des droits de propriété, l’état de droit et le soutien à la recherche renforcent les conditions de la croissance. La limitation de la concurrence et l’affaiblissement de la justice vont à l’encontre de ces conditions.

31. Dans quelle situation le progrès technique est-il complémentaire du travail ?

Lorsqu’une innovation réduit la demande pour les compétences nécessaires
Lorsqu’une machine remplace des salariés affectés à des tâches automatisables
Lorsqu’un capital plus performant nécessite des salariés qualifiés pour être utilisé
Lorsqu’une entreprise remplace les équipements modernes par du travail manuel

Lorsqu’un capital plus performant nécessite des salariés qualifiés pour être utilisé

Explication

La complémentarité apparaît lorsque les travailleurs qualifiés sont nécessaires pour utiliser un capital plus performant. Le remplacement de salariés par une machine correspond au mécanisme de substitution.

32. Quelle évolution des parts d’emploi a été observée en France entre 1993 et 2010 ?

Les emplois les moins payés ont progressé de 5 points, tandis que les emplois intermédiaires ont reculé de 8 points
Les emplois intermédiaires ont progressé de 5 points, tandis que les emplois les mieux payés ont reculé de 4 points
Les emplois les moins payés ont reculé de 5 points, tandis que les emplois intermédiaires ont progressé de 8 points
Les emplois les mieux payés ont reculé de 4 points, tandis que les emplois intermédiaires ont progressé de 8 points

Les emplois les moins payés ont progressé de 5 points, tandis que les emplois intermédiaires ont reculé de 8 points

Explication

Sur cette période, la part des salariés les moins payés a augmenté de 5 points et celle des emplois intermédiaires a diminué de 8 points. La part des emplois les mieux payés a également augmenté, de 4 points.

33. Quel effet le progrès technique biaisé exerce-t-il généralement sur les salaires ?

Il réduit la demande de travailleurs qualifiés et tend à diminuer leurs salaires
Il augmente également la demande de tous les travailleurs et égalise leurs salaires
Il diminue la demande de travailleurs qualifiés sans modifier les autres salaires
Il accroît la demande de travailleurs qualifiés et tend à augmenter leurs salaires

Il accroît la demande de travailleurs qualifiés et tend à augmenter leurs salaires

Explication

Le progrès technique biaisé vers les compétences augmente la demande de travail qualifié, ce qui accroît les salaires des travailleurs très qualifiés. La demande de travail moins qualifié peut diminuer, entraînant une baisse ou une stabilisation de ses salaires.

34. Comment définit-on une externalité négative liée à une activité économique ?

Une dépense publique destinée à réduire les dommages causés par une activité
Un avantage collectif résultant d’une consommation ou d’une production privée
Un coût de production directement payé par l’entreprise qui réalise l’activité
Une conséquence défavorable supportée en partie par des personnes extérieures à l’activité

Une conséquence défavorable supportée en partie par des personnes extérieures à l’activité

Explication

Une externalité négative correspond à un effet défavorable dont le coût n’est pas entièrement assumé par l’agent à l’origine de l’activité. La dépense directement payée par l’entreprise relève plutôt d’un coût privé, et non d’une externalité.

35. Quelle évolution caractérise les émissions humaines de CO2 entre 1950 et 2016 ?

Elles sont passées de 1,5 à 36 gigatonnes
Elles sont passées de 36 à 25 gigatonnes
Elles sont restées proches de 1,5 gigatonne
Elles sont passées de 25 à 1,5 gigatonne

Elles sont passées de 1,5 à 36 gigatonnes

Explication

Les émissions humaines sont passées de 1,5 gigatonne en 1950 à 25 gigatonnes en 2000, puis à 36 gigatonnes en 2016. La valeur de 25 gigatonnes correspond à l’étape intermédiaire de 2000, et non au niveau final.

36. Quel événement est associé au rapport Meadows publié en 1972 ?

La généralisation de la réutilisation industrielle des déchets organiques
La démonstration d’une baisse durable de la concentration atmosphérique
La prévision de l’épuisement de certaines ressources naturelles
La création d’un marché mondial des énergies renouvelables

La prévision de l’épuisement de certaines ressources naturelles

Explication

Le rapport Meadows, aussi appelé rapport du Club de Rome, prévoyait en 1972 l’épuisement de certaines ressources naturelles. Les autres propositions renvoient à des politiques ou à des mécanismes qui ne constituent pas le contenu attribué à ce rapport.

37. Quelle situation illustre le mieux le fonctionnement de l’économie circulaire ?

Accroître l’extraction de charbon pour alimenter davantage de centrales
Stocker les déchets végétaux sans les intégrer à une autre production
Utiliser la chaleur d’un data-center pour chauffer des bâtiments voisins
Remplacer une énergie renouvelable par une énergie fossile moins coûteuse

Utiliser la chaleur d’un data-center pour chauffer des bâtiments voisins

Explication

L’économie circulaire réutilise les déchets ou sous-produits d’un secteur comme ressources pour un autre, comme la chaleur d’un data-center destinée au chauffage. L’augmentation de l’extraction ou le stockage sans réemploi ne crée pas cette boucle de valorisation.

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Qu'est-ce que le PIB ?

La richesse produite sur un territoire par des unités résidentes pendant une période donnée.

Qu'est-ce que la croissance économique ?

La hausse durable de la quantité de biens et services produits.

Comment calcule-t-on le PIB par habitant ?

En divisant le PIB par le nombre d’habitants.

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