QCM : Sources et défis de la croissance — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment calcule-t-on la valeur ajoutée créée par une organisation productive ?

En soustrayant les consommations intermédiaires de la valeur de la production
En mesurant la valeur des ventes réalisées auprès des ménages
En additionnant les consommations intermédiaires à la valeur de la production
En divisant la valeur de la production par les consommations intermédiaires

En soustrayant les consommations intermédiaires de la valeur de la production

Explication

La valeur ajoutée correspond à la richesse nouvellement créée pendant la production : elle se calcule par la différence entre la valeur produite et les consommations intermédiaires. La production totale inclut les biens et services consommés au cours du processus et ne mesure donc pas cette création nette.

2. Quel indicateur mesure la valeur nouvellement créée par les activités de production réalisées sur le territoire d’une économie pendant une année ?

La balance commerciale
Le produit intérieur brut
Le revenu disponible brut
Le revenu national brut

Le produit intérieur brut

Explication

Le produit intérieur brut additionne la valeur nouvellement créée par les productions effectuées sur le territoire durant une année. Le revenu national s’appuie plutôt sur les revenus des résidents, y compris ceux liés à des activités réalisées à l’étranger.

3. Une économie connaît une hausse durable de son PIB réel sur plusieurs années : comment caractériser cette évolution ?

Comme une croissance économique
Comme une stagnation de la production
Comme une récession économique
Comme une dépression économique

Comme une croissance économique

Explication

La croissance économique désigne l’augmentation durable de la production d’un territoire, mesurée par l’évolution du PIB réel. Une récession ou une dépression correspond au contraire à une baisse de l’activité économique.

4. Lequel des éléments suivants relève du facteur travail dans une activité productive ?

Les bâtiments professionnels acquis par une entreprise
Les logiciels conservés pour plusieurs périodes de production
L’activité humaine mobilisée pour produire des biens et services
Les machines durables utilisées pendant plusieurs cycles productifs

L’activité humaine mobilisée pour produire des biens et services

Explication

Le facteur travail regroupe les activités humaines qui contribuent à la production de biens et de services. Les machines, les bâtiments et les logiciels durables relèvent du facteur capital, car ce sont des biens utilisés au cours de plusieurs processus productifs.

5. Une entreprise achète une machine durable afin de produire pendant plusieurs années : à quelle notion cette machine correspond-elle ?

À la production marchande
Au facteur travail
Au facteur capital
À la consommation intermédiaire

Au facteur capital

Explication

Le facteur capital comprend les biens durables qui permettent de produire d’autres biens et services pendant plusieurs processus. Une machine n’est donc pas du travail humain ni une consommation intermédiaire utilisée puis entièrement détruite dans la production.

6. Comment caractériser l’investissement dans l’analyse des facteurs de production ?

Comme un flux qui accroît ou renouvelle un stock de capital
Comme un stock de biens durables détenus par une entreprise
Comme la quantité de biens vendus au cours d’une période
Comme l’ensemble des heures consacrées à la production

Comme un flux qui accroît ou renouvelle un stock de capital

Explication

L’investissement est un flux qui augmente ou renouvelle le stock de capital d’une organisation. Le capital désigne le stock de biens durables lui-même, ce qui constitue la confusion la plus fréquente entre ces deux notions.

7. Quel type d’investissement vise à accroître l’efficacité de la production en réduisant notamment les dépenses ?

L’investissement de remplacement
L’investissement de capacité
L’investissement de consommation
L’investissement de productivité

L’investissement de productivité

Explication

L’investissement de productivité cherche à rendre la combinaison productive plus efficace, notamment grâce à une réduction des dépenses. L’investissement de capacité augmente le volume productible, tandis que l’investissement de remplacement renouvelle du matériel ancien.

8. Que mesure la productivité globale des facteurs ?

L’efficacité de la combinaison de l’ensemble des facteurs utilisés
L’efficacité du seul facteur travail dans la production
La variation du nombre de salariés présents dans l’économie
La quantité totale de capital détenue par une entreprise

L’efficacité de la combinaison de l’ensemble des facteurs utilisés

Explication

La productivité globale des facteurs rapporte le volume produit à l’ensemble des facteurs mobilisés et renseigne sur l’efficacité de leur combinaison. La productivité moyenne porte sur un seul facteur, comme le travail ou le capital, et ne fournit donc pas la même mesure.

9. Lequel décrit le mieux le progrès technique dans le processus de production ?

L’accumulation de biens durables sans modification des méthodes productives
La hausse des quantités de matières premières utilisées pour fabriquer un bien
L’application de connaissances qui transforme produits, procédés ou organisation
L’augmentation du nombre de travailleurs employés par les entreprises

L’application de connaissances qui transforme produits, procédés ou organisation

Explication

Le progrès technique correspond aux connaissances humaines appliquées à la production, qu’elles modifient les produits, les procédés ou l’organisation du travail. L’accumulation des facteurs augmente leurs quantités, mais ne constitue pas en elle-même une amélioration des méthodes productives.

10. Quel enchaînement décrit correctement un effet possible du progrès technique sur l’économie ?

Efficacité réduite, PGF plus élevée, coûts moyens augmentés et salaires diminués
Efficacité accrue, PGF plus faible, coûts moyens réduits et investissement diminué
Quantités inchangées, PGF plus faible, coûts moyens augmentés et demande réduite
Efficacité accrue, PGF plus élevée, coûts moyens réduits et demande stimulée

Efficacité accrue, PGF plus élevée, coûts moyens réduits et demande stimulée

Explication

Le progrès technique améliore l’efficacité des facteurs, ce qui augmente la PGF et peut réduire le coût moyen des entreprises. Ces gains peuvent ensuite favoriser des prix plus bas, des salaires plus élevés, l’investissement et la demande, contrairement à la deuxième proposition qui inverse les principaux effets.

11. Laquelle de ces situations correspond à une innovation au sens économique ?

La hausse de la demande adressée aux entreprises nationales
L’augmentation du prix d’un facteur de production importé
La mise au point d’un procédé de production plus efficace
L’accumulation générale des connaissances scientifiques appliquées

La mise au point d’un procédé de production plus efficace

Explication

Une innovation peut concerner un produit, un procédé de production ou une organisation du travail. L’accumulation générale des connaissances appliquées relève plutôt de la notion plus large de progrès technique.

12. Pourquoi le progrès technique est-il qualifié d’endogène dans certains modèles de croissance ?

Parce qu’il résulte des décisions d’investissement des agents économiques
Parce qu’il dépend principalement de la variation naturelle de la population
Parce qu’il provient d’une baisse automatique des coûts de production
Parce qu’il apparaît comme un résidu extérieur aux mécanismes du modèle

Parce qu’il résulte des décisions d’investissement des agents économiques

Explication

Le progrès technique endogène trouve son origine dans les investissements en capital physique, technologique, humain et public. Le résidu extérieur au modèle caractérise plutôt le progrès technique exogène.

13. Quel enchaînement décrit le mieux le rôle des innovations dans la croissance endogène ?

Les innovations réduisent les revenus qui limitent les investissements futurs des entreprises
Les innovations créent des revenus qui financent la recherche et de nouvelles innovations
Les innovations déplacent l’emploi vers les services sans modifier la productivité globale
Les innovations augmentent les coûts qui ralentissent la recherche et la croissance économique

Les innovations créent des revenus qui financent la recherche et de nouvelles innovations

Explication

Les innovations génèrent des profits et des revenus, lesquels peuvent financer la recherche-développement et de nouvelles innovations améliorant la productivité. L’idée d’une réduction des revenus contredit ce mécanisme cumulatif.

14. Que désigne le mécanisme de destruction créatrice ?

La répartition des profits entre entreprises lorsque la demande progresse dans un secteur
La protection d’activités anciennes afin de préserver les emplois menacés par la concurrence
La disparition d’activités moins rentables accompagnée de la création d’activités plus performantes
La fermeture d’entreprises déficitaires sans apparition de nouvelles activités économiques

La disparition d’activités moins rentables accompagnée de la création d’activités plus performantes

Explication

La destruction créatrice associe la disparition de certaines activités moins rentables à la création d’activités nouvelles et plus performantes. La fermeture sans renouvellement ne rend pas compte de cette double transformation.

15. Quel bilan correspond aux effets possibles de la destruction créatrice ?

Elle réduit la productivité et l’emploi tout en garantissant la stabilité des entreprises existantes
Elle peut accroître la productivité et l’emploi tout en provoquant des faillites et du chômage
Elle provoque des faillites sans gains de productivité ni création de nouvelles activités
Elle améliore la compétitivité sans modifier l’emploi ni l’activité dans les secteurs concernés

Elle peut accroître la productivité et l’emploi tout en provoquant des faillites et du chômage

Explication

La destruction créatrice peut produire des gains de productivité, renforcer la compétitivité et créer des emplois, mais aussi entraîner faillites, destructions d’emplois et chômage. Elle possède donc des effets à la fois favorables et défavorables.

16. Qu’est-ce qu’une institution en économie ?

Une organisation publique chargée de produire des biens et services pour la collectivité
Un marché dans lequel les entreprises déterminent librement leurs prix et leurs quantités
Un ensemble de règles formelles et informelles qui encadrent les interactions entre individus
Un ensemble de ressources matérielles utilisé pour augmenter la production nationale

Un ensemble de règles formelles et informelles qui encadrent les interactions entre individus

Explication

Une institution regroupe des règles formelles et informelles établies par des décisions collectives afin d’encadrer les interactions. Elle ne se réduit donc pas à une organisation publique productrice.

17. Quels pouvoirs sont compris dans un droit de propriété complet sur un bien ?

L’utiliser, en percevoir les revenus, puis le vendre, le donner ou le détruire
Le produire, en fixer le prix, l’exporter, puis obtenir une subvention publique
Le louer, en contrôler les salariés, en modifier la demande, puis imposer sa fiscalité
L’emprunter, le transformer, en partager les coûts, puis réclamer une indemnisation

L’utiliser, en percevoir les revenus, puis le vendre, le donner ou le détruire

Explication

Le droit de propriété comprend l’usage du bien, la perception de ses revenus et la possibilité de le vendre, de le donner ou de le détruire. La fixation des prix et l’obtention d’une subvention ne font pas partie de cette définition.

18. Pourquoi la protection des droits de propriété peut-elle favoriser l’investissement et l’innovation ?

Elle garantit aux entreprises une demande stable indépendamment de la qualité de leurs innovations
Elle permet aux entreprises d’espérer conserver les revenus de leurs découvertes, notamment grâce aux brevets
Elle oblige les entreprises à partager immédiatement leurs découvertes avec tous leurs concurrents
Elle réduit les dépenses de recherche en transférant leur financement vers les tribunaux publics

Elle permet aux entreprises d’espérer conserver les revenus de leurs découvertes, notamment grâce aux brevets

Explication

La protection des droits de propriété incite à investir et à innover parce que les entreprises peuvent espérer bénéficier des revenus de leurs découvertes, notamment grâce aux brevets. Le partage immédiat avec les concurrents réduirait au contraire cette incitation.

19. Dans quelle situation le progrès technique risque-t-il le plus d’accroître les écarts entre travailleurs qualifiés et peu qualifiés ?

Les machines remplacent les compétences qualifiées et complètent des tâches routinières peu qualifiées
Les machines ont des effets comparables sur les travailleurs qualifiés et peu qualifiés
Les machines réduisent les écarts en complétant davantage les tâches routinières peu qualifiées
Les machines complètent les compétences qualifiées et remplacent des tâches routinières peu qualifiées

Les machines complètent les compétences qualifiées et remplacent des tâches routinières peu qualifiées

Explication

Le progrès technique biaisé augmente la demande de travailleurs qualifiés lorsque leurs compétences sont complémentaires des machines, tandis qu’il substitue plus facilement les travailleurs peu qualifiés chargés de tâches routinières. L’idée selon laquelle les machines complètent prioritairement les tâches peu qualifiées inverse donc le mécanisme décrit.

20. Selon la courbe de l’éléphant de Branko Milanovic, quel groupe a capté la plus forte part de la croissance depuis les années 1980 ?

Les 50 % les moins bien dotés, avec une part 2,25 fois supérieure à celle des 1 % les mieux dotés
Les travailleurs peu qualifiés, avec une part comparable à celle des 50 % les moins bien dotés
Les classes moyennes mondiales, avec une part deux fois supérieure à celle des 1 % les mieux dotés
Les 1 % les mieux dotés, avec une part 2,25 fois supérieure à celle des 50 % les moins bien dotés

Les 1 % les mieux dotés, avec une part 2,25 fois supérieure à celle des 50 % les moins bien dotés

Explication

Milanovic indique que les 1 % les mieux dotés ont capté 2,25 fois plus de croissance que les 50 % les moins bien dotés depuis les années 1980. L’affirmation inverse la hiérarchie des bénéficiaires présentée par la courbe de l’éléphant.

21. Quelle définition correspond à une croissance soutenable ?

Elle satisfait les besoins présents sans réduire la capacité des générations futures à satisfaire les leurs
Elle augmente le PIB présent sans intégrer les conséquences pour les générations futures
Elle préserve les ressources futures en renonçant au bien-être des générations actuelles
Elle privilégie la consommation présente en reportant les coûts environnementaux sur l’avenir

Elle satisfait les besoins présents sans réduire la capacité des générations futures à satisfaire les leurs

Explication

La croissance soutenable articule le bien-être des générations présentes avec la préservation de la capacité des générations futures à répondre à leurs besoins. Une évaluation fondée sur la seule hausse actuelle du PIB ne prend pas en compte cette responsabilité intergénérationnelle.

22. Quel ensemble décrit les principales limites écologiques auxquelles la croissance économique peut se heurter ?

La hausse des salaires, l’augmentation de la productivité, la stabilité climatique et la diversification des ressources
La baisse des émissions, l’amélioration de la qualité de l’air, le refroidissement climatique et l’abondance des ressources
La progression de l’investissement, la réduction des déchets, la maîtrise du climat et le renouvellement des ressources
Les émissions de gaz à effet de serre, la pollution, le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources

Les émissions de gaz à effet de serre, la pollution, le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources

Explication

Les limites écologiques mentionnées regroupent les émissions de gaz à effet de serre, la pollution, le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources naturelles. Les autres ensembles remplacent ces contraintes par des évolutions favorables ou par des phénomènes économiques qui ne constituent pas ces limites.

23. Quel objectif caractérise la croissance verte ?

Découpler la croissance économique des émissions de CO2 et de l’épuisement des ressources naturelles
Remplacer la production industrielle par des activités de services sans modifier l’usage des ressources
Accélérer la croissance économique en acceptant une hausse parallèle des émissions et de la consommation de ressources
Réduire l’activité économique afin de supprimer les besoins en énergie et en matières premières

Découpler la croissance économique des émissions de CO2 et de l’épuisement des ressources naturelles

Explication

La croissance verte cherche à maintenir la croissance économique tout en réduisant les émissions de CO2 et l’épuisement des ressources naturelles. Elle ne consiste donc ni à accepter une hausse parallèle des dommages environnementaux ni à supprimer l’activité économique.

24. Quelle combinaison de mesures peut contribuer à une transition écologique ?

La sobriété énergétique, l’isolation des bâtiments, les véhicules hybrides et le développement des énergies renouvelables
La sobriété énergétique, l’extension des bâtiments mal isolés, les véhicules thermiques et la réduction de l’électricité renouvelable
L’augmentation de la consommation d’énergie, la dégradation des bâtiments, les véhicules thermiques et le recul des énergies renouvelables
L’isolation des bâtiments, la hausse des déplacements individuels, les véhicules plus énergivores et l’usage accru des combustibles fossiles

La sobriété énergétique, l’isolation des bâtiments, les véhicules hybrides et le développement des énergies renouvelables

Explication

La transition écologique peut associer la sobriété énergétique, l’isolation des bâtiments, les véhicules hybrides et le développement des énergies renouvelables. Les autres combinaisons introduisent des choix qui augmentent la consommation d’énergie ou réduisent la place des solutions renouvelables.

25. Quelle distinction caractérise le mieux la soutenabilité faible par rapport à la soutenabilité forte ?

Elle admet qu’une partie du capital naturel puisse être remplacée par d’autres capitaux ou par le progrès technique.
Elle considère que les éléments naturels irremplaçables peuvent être compensés par une croissance économique accrue.
Elle estime que la conservation du capital naturel dépend principalement de la réduction de la production matérielle.
Elle impose de maintenir chaque composante naturelle dès qu’une innovation technique est envisageable.

Elle admet qu’une partie du capital naturel puisse être remplacée par d’autres capitaux ou par le progrès technique.

Explication

La soutenabilité faible admet une substituabilité au moins partielle du capital naturel grâce aux autres capitaux et au progrès technique. L’idée d’une conservation de chaque élément naturel correspond davantage à la soutenabilité forte, notamment lorsque cet élément est irremplaçable.

26. Une activité entraîne des dommages écologiques irréversibles qu’aucune innovation connue ne peut compenser. Quelle exigence découle de la soutenabilité forte ?

La priorité consiste à remplacer les fonctions naturelles par des équipements artificiels aussi rapidement que possible.
La disparition d’une ressource devient acceptable lorsqu’une technologie future pourrait éventuellement apparaître.
La dégradation peut se poursuivre si des investissements financiers compensent les pertes écologiques constatées.
La dégradation du capital naturel doit rester sous un seuil malgré les gains attendus pour l’économie.

La dégradation du capital naturel doit rester sous un seuil malgré les gains attendus pour l’économie.

Explication

La soutenabilité forte impose de ne pas dépasser un seuil de dégradation lorsque les dommages sont irréversibles ou impossibles à compenser techniquement. La compensation financière ne remplace pas un élément naturel irremplaçable et ne répond donc pas à cette exigence.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Sources et défis de la croissance.

Qu'est-ce que la valeur ajoutée dans une organisation productive ?

La valeur ajoutée est la valeur nouvellement créée par l'organisation.

Comment calcule-t-on la valeur ajoutée ?

C'est la différence entre la valeur de la production et les consommations intermédiaires.

Que mesure le produit intérieur brut (PIB) ?

Le PIB mesure la valeur nouvellement créée par la production sur un territoire en un an.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sources et défis de la croissance.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM