QCM : Sources et défis de la croissance (46 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on la croissance économique ?

Une diminution durable des revenus distribués aux ménages d’un territoire
Une hausse ponctuelle des prix des biens et services sur un marché
Une augmentation durable et soutenue de la production de biens et services sur un territoire
Une progression temporaire des échanges commerciaux entre plusieurs pays

Une augmentation durable et soutenue de la production de biens et services sur un territoire

Explication

La croissance économique correspond à une augmentation durable et soutenue de la production de richesses, composée de biens et de services, sur un territoire. Une hausse ponctuelle des prix relève de l’inflation et ne suffit pas à caractériser la croissance.

2. Que mesure le produit intérieur brut, ou PIB ?

Le patrimoine détenu par les ménages résidant sur un territoire donné
La production de richesses réalisée sur un territoire pendant une période donnée
Le montant des revenus fiscaux collectés par les administrations publiques
La valeur des exportations réalisées par les entreprises d’un pays

La production de richesses réalisée sur un territoire pendant une période donnée

Explication

Le PIB mesure la production de richesses réalisée sur un territoire pendant une période donnée et l’exprime en valeur monétaire. Le patrimoine des ménages et les recettes fiscales sont des grandeurs différentes de la production intérieure.

3. Un indicateur passe de 250 à 275 entre deux dates. Quel est son taux de variation ?

10 %10\,\%
9 %9\,\%
110 %110\,\%
25 %25\,\%

$$10\,\%$$

Explication

Le taux de variation est 275−250250×100=10 %\frac{275-250}{250}\times 100=10\,\%. Le calcul rapporte la variation à la valeur de départ, et non à la valeur d’arrivée ni à la seule différence entre les deux valeurs.

4. Quelle différence distingue le PIB nominal du PIB réel ?

Le PIB nominal neutralise l’effet des prix, tandis que le PIB réel inclut cet effet
Le PIB nominal inclut l’effet des prix, tandis que le PIB réel neutralise cet effet
Le PIB nominal mesure les quantités produites, tandis que le PIB réel mesure les revenus
Le PIB nominal concerne les services, tandis que le PIB réel concerne les biens

Le PIB nominal inclut l’effet des prix, tandis que le PIB réel neutralise cet effet

Explication

Le PIB nominal, ou PIB en valeur, cumule l’effet volume et l’effet prix, alors que le PIB réel, ou PIB en volume, neutralise l’effet des prix. Le PIB réel ne se limite pas à une catégorie de produits et mesure aussi la production de services.

5. Quelle distinction décrit correctement le taux de croissance et le taux de croissance annuel moyen ?

Le taux de croissance mesure les prix, tandis que le taux de croissance annuel moyen mesure les quantités produites
Le taux de croissance donne une moyenne par an, tandis que le taux de croissance annuel moyen compare deux dates
Le taux de croissance compare deux dates, tandis que le taux de croissance annuel moyen donne une moyenne par an
Le taux de croissance concerne les entreprises, tandis que le taux de croissance annuel moyen concerne les ménages

Le taux de croissance compare deux dates, tandis que le taux de croissance annuel moyen donne une moyenne par an

Explication

Le taux de croissance mesure l’évolution du PIB entre deux dates, tandis que le taux de croissance annuel moyen traduit cette évolution sous la forme d’une moyenne annuelle. Les deux notions portent sur une évolution, mais elles ne présentent pas cette évolution de la même manière.

6. Quels sont les deux facteurs de production nécessaires à la production de biens et de services ?

Le travail et le capital
La consommation et l’investissement
La monnaie et l’épargne
Les matières premières et les exportations

Le travail et le capital

Explication

Les facteurs de production nécessaires sont le travail et le capital. La monnaie, l’épargne, la consommation et les exportations peuvent influencer l’activité économique, mais elles ne constituent pas les deux facteurs de production retenus ici.

7. Que signifie l’accumulation des facteurs de production ?

Une baisse du volume de capital accompagnée d’une réduction de la main-d’œuvre
Une augmentation de la quantité de travail et de capital utilisés pour produire
Une transformation des biens de consommation en revenus distribués aux ménages
Une amélioration de l’efficacité productive sans modification des facteurs utilisés

Une augmentation de la quantité de travail et de capital utilisés pour produire

Explication

L’accumulation désigne l’augmentation de la quantité de facteurs de production utilisés, notamment de la main-d’œuvre employée ou du stock de capital. Une amélioration de l’efficacité à quantité de facteurs inchangée renvoie plutôt à une croissance intensive.

8. Comment définir l’investissement en économie ?

La conservation d’une partie des revenus sous forme monétaire sans acquisition de biens productifs
La vente de biens de production existants afin de financer des dépenses courantes
L’utilisation de l’ensemble du produit global pour acheter des biens destinés à la consommation immédiate
L’allocation d’une partie du produit global à des biens de production plutôt qu’à la consommation immédiate

L’allocation d’une partie du produit global à des biens de production plutôt qu’à la consommation immédiate

Explication

L’investissement consiste à consacrer une partie du produit global à la production de biens de production plutôt qu’à la consommation immédiate. Il ne se réduit donc ni à la détention de monnaie ni à l’achat de biens destinés à être consommés.

9. Une entreprise augmente ses effectifs et son nombre de machines, ce qui accroît sa production. De quel type de croissance s’agit-il principalement ?

D’une croissance intensive fondée sur une meilleure efficacité des facteurs utilisés
D’une croissance nominale fondée sur la hausse générale du niveau des prix
D’une croissance extensive fondée sur l’augmentation du volume des facteurs utilisés
D’une croissance financière fondée sur l’augmentation des revenus de l’entreprise

D’une croissance extensive fondée sur l’augmentation du volume des facteurs utilisés

Explication

La croissance extensive résulte d’une augmentation en volume de la quantité de facteurs utilisés, comme le travail et le capital. La croissance intensive repose plutôt sur une efficacité accrue des facteurs sans que l’augmentation de leur quantité soit l’élément principal.

10. Que mesure la productivité globale des facteurs dans l’analyse de la croissance économique ?

La hausse de la production expliquée par l’augmentation du nombre de travailleurs
La part de la croissance non expliquée par l’augmentation du capital et du travail
La variation de la production résultant uniquement des dépenses publiques
La progression de la production attribuable à l’accumulation du capital physique

La part de la croissance non expliquée par l’augmentation du capital et du travail

Explication

La productivité globale des facteurs mesure la part de la croissance qui ne provient pas de l’augmentation du volume du capital et du travail. Elle ne se réduit donc ni à l’évolution de l’emploi ni à celle du capital physique.

11. Une économie produit davantage avec le même nombre de machines et de travailleurs, parce que ceux-ci deviennent plus efficaces. De quel type de croissance s’agit-il ?

D’une croissance démographique fondée sur l’augmentation de la population active
D’une croissance financière fondée sur l’accumulation des liquidités
D’une croissance extensive fondée sur une hausse des quantités produites
D’une croissance intensive fondée sur des gains de productivité

D’une croissance intensive fondée sur des gains de productivité

Explication

La croissance intensive résulte d’une utilisation plus efficace des facteurs de production sans accroissement de leur quantité. La croissance extensive repose au contraire sur une augmentation du volume des facteurs mobilisés.

12. Quelle distinction décrit correctement la relation entre invention et innovation ?

L’invention améliore une méthode existante, tandis que l’innovation désigne une découverte scientifique
L’invention correspond à une vente réussie, tandis que l’innovation désigne une idée encore expérimentale
L’invention diffuse un produit, tandis que l’innovation se limite à concevoir un prototype
L’invention crée une nouveauté, tandis que l’innovation la valorise et la commercialise à grande échelle

L’invention crée une nouveauté, tandis que l’innovation la valorise et la commercialise à grande échelle

Explication

Une invention correspond à une création nouvelle souvent présentée sous forme de prototype, alors qu’une innovation assure sa valorisation et sa diffusion commerciale. Un prototype non commercialisé relève donc de l’invention plutôt que de l’innovation.

13. Comment la théorie de la croissance endogène explique-t-elle le progrès technique par rapport à la théorie de la croissance exogène ?

Elle le considère comme un phénomène extérieur aux décisions des agents économiques
Elle le rattache aux échanges internationaux sans prendre en compte l’investissement
Elle l’attribue principalement aux variations spontanées de la population active
Elle l’explique par les investissements des agents économiques et de l’État

Elle l’explique par les investissements des agents économiques et de l’État

Explication

La croissance endogène considère que le progrès technique découle notamment des investissements privés et publics. Dans la théorie exogène, il est au contraire extérieur au modèle et n’est pas expliqué par ces décisions d’investissement.

14. Pourquoi l’accumulation des connaissances peut-elle entretenir la croissance dans la théorie de la croissance endogène ?

Elle limite l’utilisation des facteurs afin de préserver leur rendement économique
Elle favorise l’accumulation des autres facteurs de production et soutient durablement l’activité
Elle remplace les investissements en capital physique et réduit le rôle du travail
Elle transforme automatiquement toute découverte en produit vendu sur un marché

Elle favorise l’accumulation des autres facteurs de production et soutient durablement l’activité

Explication

Dans la croissance endogène, l’accumulation des connaissances stimule celle des autres facteurs et contribue ainsi à maintenir la croissance. Elle ne rend pas les investissements matériels ou le travail inutiles.

15. Pourquoi la loi des rendements décroissants ne s’applique-t-elle pas de la même manière à la connaissance qu’à une machine physique ?

Une même connaissance peut être utilisée simultanément par un nombre quelconque d’agents et favoriser d’autres découvertes
Une connaissance perd sa valeur dès qu’elle est utilisée par une entreprise supplémentaire
Une connaissance exige une augmentation proportionnelle du capital matériel pour rester utilisable
Une machine physique peut être partagée par plusieurs agents sans réduire son efficacité productive

Une même connaissance peut être utilisée simultanément par un nombre quelconque d’agents et favoriser d’autres découvertes

Explication

La connaissance peut être employée simultanément par de nombreux agents et produire de nouvelles connaissances, ce qui distingue son accumulation de celle d’un bien physique. Une machine, en revanche, est un équipement matériel dont l’usage est soumis à des contraintes de disponibilité.

16. Par quels mécanismes les institutions peuvent-elles favoriser la croissance économique ?

Elles remplacent les échanges marchands par des décisions administratives de production
Elles encadrent le marché, protègent les agents et orientent leurs actions par des règles
Elles augmentent la quantité de capital disponible en supprimant les règles économiques
Elles assurent aux entreprises une demande stable en contrôlant directement les consommateurs

Elles encadrent le marché, protègent les agents et orientent leurs actions par des règles

Explication

Les institutions favorisent la croissance en fixant des règles qui encadrent les échanges, protègent les agents et orientent leurs comportements. Leur rôle n’est pas de se substituer à l’ensemble des mécanismes du marché.

17. Pourquoi la protection des droits de propriété peut-elle stimuler l’investissement et l’innovation des entreprises ?

Elle réserve les innovations aux pouvoirs publics afin de contrôler leur diffusion économique
Elle réduit la concurrence en empêchant les entreprises nouvellement créées d’entrer sur le marché
Elle garantit que les entreprises ne supporteront aucune perte après un investissement technologique
Elle sécurise les profits attendus, ce qui encourage l’investissement, les nouvelles technologies et la création d’entreprises

Elle sécurise les profits attendus, ce qui encourage l’investissement, les nouvelles technologies et la création d’entreprises

Explication

La protection des droits de propriété rend les profits attendus plus sûrs et incite ainsi les entreprises à investir, innover et se créer. Elle ne garantit pas l’absence de pertes et n’a pas pour fonction de supprimer la concurrence.

18. Pendant quelle durée le titulaire d’un brevet d’invention bénéficie-t-il d’un droit exclusif d’exploitation à compter du dépôt de la demande ?

Vingt-cinq ans à compter de la publication de l’invention
Quinze ans à compter de la délivrance du brevet
Dix ans à compter de la première commercialisation
Vingt ans à compter du dépôt de la demande

Vingt ans à compter du dépôt de la demande

Explication

Un brevet confère à son titulaire un droit exclusif d’exploitation pendant vingt ans à compter du dépôt de la demande. La durée ne commence donc pas à la première commercialisation ni à la publication de l’invention.

19. Quel mécanisme caractérise la destruction créatrice selon Schumpeter ?

Les innovations créent de nouvelles activités tout en rendant obsolètes certaines activités existantes
Les innovations préservent les activités existantes tout en réduisant la diversité des productions
Les innovations détruisent des activités anciennes sans faire apparaître de nouveaux débouchés
Les innovations répartissent les ressources entre des activités qui restent techniquement inchangées

Les innovations créent de nouvelles activités tout en rendant obsolètes certaines activités existantes

Explication

La destruction créatrice désigne le remplacement d’un modèle économique par un autre, avec création de nouvelles activités et disparition d’activités obsolètes. La réduire à la destruction de l’ancien ignore la création simultanée engendrée par l’innovation.

20. Dans le cycle décrit par Schumpeter, que se produit-il après la diffusion d’une innovation soutenue par le crédit ?

La concurrence disparaît progressivement tandis que la demande se stabilise à un niveau durablement élevé
La production diminue avant que le crédit ne stimule une nouvelle demande dans les secteurs établis
La saturation intervient avant la diffusion de l’innovation et empêche l’apparition d’un cycle de croissance
La demande et la production augmentent avant qu’une saturation et une concurrence accrue ne provoquent une récession

La demande et la production augmentent avant qu’une saturation et une concurrence accrue ne provoquent une récession

Explication

Le crédit soutient la diffusion de l’innovation, ce qui accroît la demande et la production, puis la saturation et la concurrence conduisent à la récession. La concurrence n’est donc pas supprimée par la diffusion de l’innovation.

21. Comment évolue le pouvoir de marché obtenu par une entreprise grâce à une innovation ?

Il devient durable lorsque les entreprises concurrentes adoptent progressivement la même technologie
Il reste stable tant que la demande augmente et que les consommateurs connaissent le produit
Il disparaît avant l’arrivée des concurrents parce que l’innovation réduit les prix de vente
Il est temporaire et diminue lorsque des entreprises suiveuses entrent sur le marché

Il est temporaire et diminue lorsque des entreprises suiveuses entrent sur le marché

Explication

L’innovation procure un avantage temporaire, mais l’entrée d’entreprises suiveuses et le renforcement de la concurrence le réduisent. Cet avantage ne constitue donc pas un monopole durable à l’abri de la concurrence.

22. Que mesure l’empreinte écologique ?

La pression des activités humaines sur l’environnement en la comparant à la biocapacité de la Terre
La quantité de ressources naturelles disponibles sans examiner les activités humaines qui les utilisent
Le volume annuel des émissions polluantes rapporté à la production économique d’un territoire
La superficie des terres agricoles nécessaires pour produire les biens consommés par une population

La pression des activités humaines sur l’environnement en la comparant à la biocapacité de la Terre

Explication

L’empreinte écologique évalue la pression humaine en mettant en regard l’empreinte environnementale des activités et la biocapacité terrestre. Elle ne se limite donc ni aux terres agricoles ni aux émissions polluantes.

23. Que désigne la biocapacité de la Terre ?

Les superficies biologiquement productives capables de fournir des ressources ou d’absorber des déchets
Les quantités de ressources extraites chaque année par les ménages et les entreprises
Les réserves financières mobilisables pour réparer les dommages causés aux écosystèmes
Les espaces urbanisés pouvant accueillir de nouvelles activités industrielles et commerciales

Les superficies biologiquement productives capables de fournir des ressources ou d’absorber des déchets

Explication

La biocapacité correspond aux superficies biologiquement productives qui produisent des ressources ou absorbent des déchets. Les réserves financières et les quantités extraites décrivent des éléments économiques, pas la capacité biologique des écosystèmes.

24. Quelle distinction oppose la soutenabilité faible à la soutenabilité forte ?

La soutenabilité faible limite la croissance économique, tandis que la soutenabilité forte autorise la dégradation des écosystèmes
La soutenabilité faible accepte la substitution du capital naturel, tandis que la soutenabilité forte exige sa préservation
La soutenabilité faible préserve le capital naturel, tandis que la soutenabilité forte privilégie son remplacement technologique
La soutenabilité faible refuse le capital technologique, tandis que la soutenabilité forte remplace les ressources par du capital physique

La soutenabilité faible accepte la substitution du capital naturel, tandis que la soutenabilité forte exige sa préservation

Explication

La soutenabilité faible admet que le capital physique ou technologique puisse remplacer le capital naturel. La soutenabilité forte considère au contraire le capital naturel comme indispensable et complémentaire, donc à préserver.

25. Quelle définition correspond au développement durable dans le rapport Brundtland de 1987 ?

Préserver les écosystèmes en réduisant les besoins présents afin de protéger les générations futures
Satisfaire les besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs
Garantir une croissance économique régulière en donnant la priorité aux investissements des générations présentes
Accroître la production actuelle en remplaçant les ressources naturelles par des équipements techniques

Satisfaire les besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs

Explication

Le développement durable cherche à répondre aux besoins des générations présentes tout en maintenant la capacité des générations futures à répondre aux leurs. La définition ne se réduit ni à la croissance économique ni à une diminution générale des besoins présents.

26. Quelle opposition décrit correctement les deux visions de la soutenabilité ?

La soutenabilité faible associe les capitaux entre eux, tandis que la soutenabilité forte considère le capital naturel comme remplaçable
La soutenabilité faible exige la conservation du capital naturel, tandis que la soutenabilité forte favorise sa conversion financière
La soutenabilité faible admet le remplacement du capital naturel, tandis que la soutenabilité forte exige sa préservation intégrale
La soutenabilité faible refuse les technologies de substitution, tandis que la soutenabilité forte les utilise pour compenser les écosystèmes

La soutenabilité faible admet le remplacement du capital naturel, tandis que la soutenabilité forte exige sa préservation intégrale

Explication

La soutenabilité faible permet de remplacer le capital naturel par des capitaux physique, technologique ou financier. La soutenabilité forte juge cette substitution insuffisante et impose la préservation intégrale du capital naturel.

27. Selon la soutenabilité faible, comment la hausse du prix d’une ressource épuisée peut-elle favoriser sa substitution ?

Elle entraîne une baisse de la demande sans modifier les techniques de production ni les formes de capital utilisées
Elle incite à développer des technologies de substitution et à remplacer le capital naturel dégradé par du capital artificiel
Elle réduit l’intérêt des innovations et conduit les producteurs à conserver les techniques utilisant la ressource épuisée
Elle pousse les entreprises à restaurer intégralement le capital naturel avant de poursuivre toute activité économique

Elle incite à développer des technologies de substitution et à remplacer le capital naturel dégradé par du capital artificiel

Explication

Dans la soutenabilité faible, la hausse du prix liée à la raréfaction stimule la recherche de technologies de substitution et le recours au capital artificiel. La restauration intégrale du capital naturel relève plutôt de la soutenabilité forte.

28. Quel projet sociétal caractérise la décroissance ?

Une croissance économique accélérée par l’innovation technique
Une expansion matérielle accompagnée d’une hausse des revenus
Une prospérité sans croissance fondée sur une abondance frugale
Un développement industriel soutenu par une consommation accrue

Une prospérité sans croissance fondée sur une abondance frugale

Explication

La décroissance cherche une prospérité sans croissance et une abondance frugale plutôt qu’un nouveau modèle d’expansion économique. Une croissance accélérée ou une consommation accrue relèvent au contraire d’une logique de développement fondée sur l’augmentation de la production.

29. Quelle distinction décrit correctement la décroissance par rapport à la récession ?

La décroissance est une contraction subie, tandis que la récession désigne une prospérité organisée sans croissance.
La décroissance mesure le bien-être, tandis que la récession évalue les limites écologiques de la production.
La décroissance est un choix de société, tandis que la récession est une contraction subie de l’activité économique.
La décroissance augmente la consommation, tandis que la récession réoriente les sociétés vers une abondance frugale.

La décroissance est un choix de société, tandis que la récession est une contraction subie de l’activité économique.

Explication

La décroissance vise à améliorer la qualité de vie en renonçant à la foi dans la croissance comme progrès, tandis que la récession correspond à une contraction subie de l’activité. Les autres réponses inversent ces notions ou leur attribuent des fonctions qui ne les définissent pas.

30. Que montre l’histoire des consommations énergétiques pendant la révolution industrielle ?

Plusieurs sources d’énergie ont été consommées ensemble en quantités croissantes.
Le pétrole a remplacé le charbon dès que les machines industrielles se sont diffusées.
Le charbon a progressivement remplacé le bois dans une substitution énergétique complète.
Les nouvelles sources ont réduit la consommation totale de matières et d’énergie.

Plusieurs sources d’énergie ont été consommées ensemble en quantités croissantes.

Explication

La révolution industrielle a produit une expansion symbiotique des énergies et des matières, avec une consommation simultanée et croissante de plusieurs sources. Cette addition ne correspond donc pas à une transition fondée sur une véritable substitution.

31. Quelle proportion de la consommation énergétique mondiale provenait encore des énergies fossiles, selon l’état décrit ?

Environ 50 %, avec une baisse continue depuis les années 1980
Environ 80 %, une proportion assez stable depuis les années 1980
Environ 95 %, après une augmentation régulière durant chaque décennie
Environ 20 %, après une forte substitution par les énergies renouvelables

Environ 80 %, une proportion assez stable depuis les années 1980

Explication

Les énergies fossiles représentaient encore environ 80 % de la consommation énergétique mondiale, avec une proportion relativement stable depuis les années 1980. Une baisse de l’intensité carbone ne signifie pas que le volume consommé de combustibles fossiles diminue.

32. Une économie réduit de moitié la quantité de CO₂ nécessaire pour produire un dollar de PIB, mais augmente sa consommation totale de combustibles fossiles. Quelle conclusion est correcte ?

La réduction de l’intensité carbone entraîne mécaniquement une baisse des émissions totales.
La consommation fossile a diminué parce que la production économique utilise moins de carbone.
La transition énergétique est achevée puisque chaque unité de richesse émet moins de CO₂.
L’efficacité carbone s’est améliorée sans entraîner une baisse du volume fossile consommé.

L’efficacité carbone s’est améliorée sans entraîner une baisse du volume fossile consommé.

Explication

Les progrès technologiques ont diminué de moitié la quantité de CO₂ nécessaire par dollar de PIB, alors que le volume total de combustibles fossiles consommés a augmenté. L’amélioration par unité produite ne suffit donc pas à garantir une baisse de la consommation totale.

33. Quel ordre de grandeur décrit la baisse des émissions journalières mondiales de CO₂ au début d’avril 2020 ?

Environ 1,5 % par rapport aux niveaux moyens de 2019
Environ 17 % par rapport aux niveaux moyens de 2019
Environ 3 % par rapport aux niveaux moyens de 2019
Environ 40 % par rapport aux niveaux moyens de 2019

Environ 17 % par rapport aux niveaux moyens de 2019

Explication

Au début d’avril 2020, les confinements ont réduit d’environ 17 % les émissions journalières de CO₂ par rapport à la moyenne de 2019. Le chiffre de 1,5 % concerne une baisse annuelle associée à la crise financière de 2008, et non le confinement.

34. Quel secteur a principalement contribué à la réduction des émissions pendant les confinements ?

La production agricole, tandis que les transports contribuaient à une part très limitée
Le chauffage résidentiel, tandis que les déplacements motorisés restaient largement inchangés
Le transport routier, tandis que l’aviation pesait moins de 3 % des émissions mondiales avant l’épidémie
Le transport aérien, tandis que la route représentait une part marginale des émissions mondiales

Le transport routier, tandis que l’aviation pesait moins de 3 % des émissions mondiales avant l’épidémie

Explication

La baisse provenait principalement de la diminution du transport routier, alors que le transport aérien représentait moins de 3 % des émissions mondiales de CO₂ avant l’épidémie. Réduire fortement les vols ne suffisait donc pas à expliquer l’essentiel de la baisse observée.

35. Quels bénéfices sanitaires liés à la pollution atmosphérique ont été estimés pendant le confinement ?

Environ 2 300 décès évités grâce au dioxyde d’azote et 1 200 grâce à la baisse du transport aérien
Environ 3 500 décès évités grâce à une diminution équivalente des deux polluants
Environ 2 300 décès évités grâce à la baisse des particules fines et 1 200 grâce à celle du dioxyde d’azote
Environ 1 200 décès évités grâce aux particules fines et 2 300 grâce à la baisse du dioxyde d’azote

Environ 2 300 décès évités grâce à la baisse des particules fines et 1 200 grâce à celle du dioxyde d’azote

Explication

Les estimations indiquent environ 2 300 décès évités liés aux particules fines et 1 200 liés au dioxyde d’azote. La baisse du dioxyde d’azote a été rapide, tandis que celle des particules fines a été plus modérée et progressive, ce qui ne justifie pas d’inverser les estimations.

36. Quel effet la révolution informatique peut-elle avoir sur les travailleurs moins qualifiés lorsque les ordinateurs produisent les biens associés aux emplois routiniers ?

Elle déplace leur emploi vers les tâches physiques mieux rémunérées
Elle réduit leur demande de travail et leurs salaires relatifs
Elle stabilise leur demande de travail malgré la mécanisation
Elle augmente leur demande de travail et leurs salaires relatifs

Elle réduit leur demande de travail et leurs salaires relatifs

Explication

La révolution informatique substitue les ordinateurs au travail routinier, ce qui réduit la demande de travail et les salaires relatifs des travailleurs moins qualifiés. Les compétences abstraites et créatives sont au contraire davantage valorisées, ce qui rend l’augmentation proposée incorrecte.

37. Que peut-il se produire lorsque des robots sont presque parfaitement substituables au travail humain ?

La production unitaire augmente tandis que les salaires peuvent baisser
La production unitaire diminue tandis que les salaires augmentent
La production reste stable tandis que les salaires deviennent rigides
La production et les salaires progressent au même rythme

La production unitaire augmente tandis que les salaires peuvent baisser

Explication

Des robots très substituables accroissent la production unitaire et l’offre effective de main-d’œuvre, ce qui peut faire baisser les salaires. L’idée d’une hausse automatique des salaires ne tient pas compte de cet effet sur l’offre de travail.

38. Quelle évolution caractérisait la richesse des dix personnes les plus riches en 2025 ?

Toutes avaient accru leur richesse, principalement grâce aux services publics et sociaux
La plupart avaient conservé une richesse stable, issue principalement de l’agriculture mondiale
Toutes avaient vu leur richesse diminuer, et huit provenaient de l’industrie manufacturière
Toutes avaient vu leur richesse augmenter, et huit l’avaient bâtie dans l’économie numérique et de plateforme

Toutes avaient vu leur richesse augmenter, et huit l’avaient bâtie dans l’économie numérique et de plateforme

Explication

En 2025, les dix personnes les plus riches avaient toutes accru leur richesse, et huit avaient construit leur fortune dans l’économie numérique et de plateforme. L’industrie manufacturière ne correspond donc pas à la caractéristique donnée.

39. Quelle combinaison de principes définit une low-tech ?

Être performante, complexe et orientée vers l’innovation rapide
Être utile, accessible et durable dans son usage
Être connectée, automatisée et protégée par des brevets
Être rentable, standardisée et déployée à grande échelle

Être utile, accessible et durable dans son usage

Explication

Une low-tech intègre la technologie selon les principes d’utilité, d’accessibilité et de durabilité. Une technologie très performante ou innovante ne relève donc pas nécessairement de cette approche si elle ne favorise pas l’appropriation et la durabilité.

40. Quelle évolution des pressions environnementales est indiquée pour la période allant de 1980 au début des années 2010 ?

Les prélèvements de ressources ont augmenté de 15 %, et l’empreinte écologique a atteint 120 %
Les prélèvements de ressources ont diminué de 65 %, et l’empreinte écologique est restée sous 100 %
Les prélèvements de ressources sont restés stables, tandis que l’empreinte écologique a diminué après 2002
Les prélèvements de ressources ont augmenté de 65 %, et l’empreinte écologique a dépassé 150 % depuis le début des années 2010

Les prélèvements de ressources ont augmenté de 65 %, et l’empreinte écologique a dépassé 150 % depuis le début des années 2010

Explication

Les prélèvements de ressources naturelles ont progressé de 65 % entre 1980 et 2007, tandis que l’empreinte écologique mondiale dépassait 150 % depuis le début des années 2010. Les autres évolutions inversent ou minimisent les tendances mesurées.

41. Combien de planètes faudrait-il pour soutenir la consommation mondiale si tous les habitants adoptaient le mode de vie moyen américain ?

Trois planètes
Cinq planètes
Dix planètes
Deux planètes

Cinq planètes

Explication

Le mode de vie moyen américain, généralisé à l’ensemble de l’humanité, nécessiterait cinq planètes pour fournir les ressources nécessaires. Une estimation de deux ou trois planètes sous-évalue donc l’empreinte de ce modèle de consommation.

42. Quelle distinction oppose la critique du capitalisme vert à la perspective de la décroissance ?

Le capitalisme vert réduit la production, tandis que la décroissance remplace les écosystèmes par des technologies
Le capitalisme vert ajoute des renouvelables aux productions polluantes, tandis que la décroissance respecte les rythmes biologiques
Le capitalisme vert interdit les énergies renouvelables, tandis que la décroissance les rend indispensables à toute activité
Le capitalisme vert protège les rythmes biologiques, tandis que la décroissance accroît les productions polluantes

Le capitalisme vert ajoute des renouvelables aux productions polluantes, tandis que la décroissance respecte les rythmes biologiques

Explication

La critique du capitalisme vert souligne que les énergies renouvelables peuvent s’ajouter aux modes de production polluants au lieu de les remplacer. La décroissance cherche plutôt à adapter la production aux rythmes biologiques et aux limites de renouvellement des écosystèmes.

43. Quel événement de 1972 a alerté sur les limites de la croissance ?

Le rapport Brundtland intitulé « Notre avenir à tous », consacré au développement durable
Le protocole de Kyoto consacré à la réduction des émissions de gaz à effet de serre
Le rapport du Club de Rome intitulé « Limits to Growth », aussi appelé rapport Meadows
La COP21 de Paris consacrée à la limitation du réchauffement climatique

Le rapport du Club de Rome intitulé « Limits to Growth », aussi appelé rapport Meadows

Explication

En 1972, le Club de Rome a publié « Limits to Growth », connu également comme le rapport Meadows, pour alerter sur les limites de la croissance. Le rapport Brundtland appartient à 1987, tandis que Kyoto et Paris sont des accords postérieurs.

44. Quel texte publié en 1987 a défini le développement durable ?

L’accord de Paris issu de la COP21
Le rapport Meadows, intitulé « Limits to Growth »
Le rapport Brundtland, intitulé « Notre avenir à tous »
Le protocole de Kyoto sur les émissions mondiales

Le rapport Brundtland, intitulé « Notre avenir à tous »

Explication

Le rapport Brundtland, publié en 1987 sous le titre « Notre avenir à tous », a défini le développement durable. Le rapport Meadows date de 1972 et les accords de Kyoto et de Paris sont postérieurs.

45. Quelle affirmation décrit correctement le protocole de Kyoto ?

Adopté en 1997, il engageait les pays développés, mais les États-Unis ne l’ont pas ratifié et il est entré en vigueur en 2005
Adopté en 2005, il fixait un objectif universel de température sans traiter les émissions nationales
Adopté en 1987, il engageait tous les pays, puis il est entré en vigueur immédiatement après sa signature
Adopté en 1992, il portait sur la biodiversité et le changement climatique sans objectifs pour les pays développés

Adopté en 1997, il engageait les pays développés, mais les États-Unis ne l’ont pas ratifié et il est entré en vigueur en 2005

Explication

Le protocole de Kyoto a été adopté en 1997, engageait les pays développés à limiter leurs émissions, n’a pas été ratifié par les États-Unis et n’est entré en vigueur qu’en 2005. Les autres propositions lui attribuent une date, un objectif ou une portée qui correspondent à d’autres étapes de la lutte environnementale.

46. Quelle caractéristique distingue l’accord de Paris conclu lors de la COP21 en 2015 ?

Il impose une réduction identique des émissions à chaque pays, avec des sanctions juridiquement obligatoires
Il fixe un objectif de biodiversité mondiale sans seuil concernant l’évolution des températures
Il prévoit une stabilisation du climat avant 2050 grâce à des obligations nationales uniformes
Il vise à limiter le réchauffement entre 1,5 et 2 °C d’ici 2100, avec une portée juridiquement peu contraignante

Il vise à limiter le réchauffement entre 1,5 et 2 °C d’ici 2100, avec une portée juridiquement peu contraignante

Explication

L’accord de Paris fixe un objectif de limitation du réchauffement entre 1,5 et 2 °C d’ici 2100, mais ses engagements restent peu contraignants. Il ne prévoit donc ni obligations nationales uniformes ni dispositif général de sanctions juridiquement fortes.

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Mémorisez les réponses avec 73 flashcards sur Sources et défis de la croissance.

Qu'est-ce que la croissance économique ?

L'augmentation durable et soutenue de la production de richesses sur un territoire.

Que mesure le produit intérieur brut (PIB) ?

La production de richesses réalisée sur un territoire pendant une période donnée.

En quelle unité s'exprime le produit intérieur brut ?

En valeur monétaire.

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