QCM : Économie managériale et marchés (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Parmi les propositions suivantes concernant l’économie managériale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’économie managériale concerne l’allocation des ressources abondantes.
L’économie managériale vise l’atteinte d’un objectif managérial.
L’économie managériale recherche une allocation efficace des ressources rares.
L’économie managériale se limite à l’étude des marchés parfaitement concurrentiels.
L’économie managériale décrit principalement les décisions générales des consommateurs.

L’économie managériale vise l’atteinte d’un objectif managérial. · L’économie managériale recherche une allocation efficace des ressources rares.

Explication

L’économie managériale étudie l’allocation la plus efficace possible des ressources rares afin d’atteindre un objectif managérial. L’étude générale des décisions des consommateurs relève de la microéconomie, tandis que les marchés parfaitement concurrentiels et les ressources abondantes ne définissent pas cette discipline.

2. Un manager doit choisir entre plusieurs projets : quelles propositions décrivent une décision rationnelle ?

Le manager sélectionne un projet sans évaluer ses alternatives.
Le manager retient le projet dont le coût marginal dépasse le bénéfice marginal.
Le manager compare les avantages de toutes les options disponibles.
Le manager examine les coûts associés à chaque option envisageable.
Le manager écarte les avantages lorsqu’il compare les projets disponibles.

Le manager compare les avantages de toutes les options disponibles. · Le manager examine les coûts associés à chaque option envisageable.

Explication

Une décision rationnelle compare les avantages et les coûts de toutes les options disponibles avant de retenir la meilleure. Comparer ces éléments, sans évaluer les alternatives, écarter les avantages ou retenir un projet lorsque son coût marginal dépasse son bénéfice marginal, ne permet pas une décision optimale.

3. À propos des incitations et du comportement économique :

Une variation des coûts associés à une décision peut influencer les choix.
Une modification des incitations laisse généralement les comportements inchangés.
Une variation des avantages peut modifier le comportement des individus.
Les personnes réagissent aux incitations présentes dans leur environnement.
Les coûts et avantages peuvent orienter les décisions économiques.

Une variation des coûts associés à une décision peut influencer les choix. · Une variation des avantages peut modifier le comportement des individus. · Les personnes réagissent aux incitations présentes dans leur environnement. · Les coûts et avantages peuvent orienter les décisions économiques.

Explication

Les individus réagissent aux incitations : une variation des avantages ou des coûts peut modifier leurs décisions et leur comportement. L’idée que les comportements restent inchangés après une modification des incitations contredit ce principe.

4. Concernant la notion de bien, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un bien peut désigner une réalité matérielle ou immatérielle.
Un bien correspond à une réalité matérielle ou immatérielle produite par une entreprise.
Un bien peut être une chose matérielle satisfaisant un besoin.
Un service constitue un bien immatériel répondant à un besoin.
La satisfaction d’un besoin constitue une fonction générale des biens.

Un bien peut désigner une réalité matérielle ou immatérielle. · Un bien peut être une chose matérielle satisfaisant un besoin. · Un service constitue un bien immatériel répondant à un besoin. · La satisfaction d’un besoin constitue une fonction générale des biens.

Explication

Un bien est toute chose matérielle ou immatérielle permettant de satisfaire un besoin. Il peut être matériel ou immatériel, et un service est un bien immatériel répondant à un besoin. La production par une entreprise ne constitue donc pas une condition de définition d’un bien.

5. La distinction entre demande directe et demande inverse comprend :

La demande directe peut s’écrire qd=qd(P)q_d=q_d(P).
La demande inverse exprime la quantité demandée en fonction du prix.
La demande directe fournit le prix unitaire maximal accepté pour chaque quantité.
La demande directe indique la quantité demandée pour chaque prix.
La demande inverse indique le prix maximal associé à chaque quantité.

La demande directe peut s’écrire $$q_d=q_d(P)$$. · La demande directe indique la quantité demandée pour chaque prix. · La demande inverse indique le prix maximal associé à chaque quantité.

Explication

La demande directe relie la quantité demandée au prix et peut s’écrire qd=qd(P)q_d=q_d(P). La demande inverse relie le prix unitaire maximal à chaque quantité ; les deux dernières propositions inversent donc ces définitions.

6. Concernant l’élasticité-prix de la demande, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle compare les coûts marginaux aux avantages marginaux.
Elle mesure la sensibilité de la quantité demandée au prix.
Elle mesure principalement la réaction du prix à la quantité offerte.
Elle décrit la sensibilité de l’offre au revenu des consommateurs.
Elle concerne la réaction de la demande à une variation du prix.

Elle mesure la sensibilité de la quantité demandée au prix. · Elle concerne la réaction de la demande à une variation du prix.

Explication

L’élasticité-prix de la demande mesure la sensibilité de la quantité demandée à une variation du prix du bien. Elle ne mesure ni la réaction de l’offre au revenu, ni une comparaison entre coûts et avantages marginaux.

7. Si l’élasticité-prix de la demande est inférieure à 1 en valeur absolue, quelles propositions sont exactes ?

Une hausse du prix s’accompagne généralement d’une hausse de la recette totale.
Une baisse du prix s’accompagne généralement d’une baisse de la recette totale.
Le prix et la recette totale évoluent dans le même sens.
La demande correspond à une situation d’élasticité inférieure à l’unité.
Le prix et la recette totale évoluent dans des directions opposées.

Une hausse du prix s’accompagne généralement d’une hausse de la recette totale. · Une baisse du prix s’accompagne généralement d’une baisse de la recette totale. · Le prix et la recette totale évoluent dans le même sens. · La demande correspond à une situation d’élasticité inférieure à l’unité.

Explication

Lorsque l’élasticité-prix de la demande est inférieure à 1 en valeur absolue, le prix et la recette totale évoluent dans le même sens. La dernière proposition décrit le cas d’une élasticité supérieure à 1 en valeur absolue.

8. Une entreprise fait face à une demande dont l’élasticité-prix est supérieure à 1 en valeur absolue. Quelles conséquences sont exactes ?

La relation entre prix et recette totale reste orientée dans le même sens.
Une baisse du prix diminue la recette totale.
Une hausse du prix peut réduire la recette totale.
Une hausse du prix entraîne une hausse parallèle de la recette totale.
Le prix et la recette totale évoluent dans des directions opposées.

Une hausse du prix peut réduire la recette totale. · Le prix et la recette totale évoluent dans des directions opposées.

Explication

Avec une élasticité-prix supérieure à 1 en valeur absolue, le prix et la recette totale évoluent en sens opposés. Une hausse du prix peut donc réduire la recette totale, tandis qu’une baisse du prix l’augmente. Les propositions associant une baisse du prix à une diminution de la recette totale ou une hausse du prix à une hausse de la recette totale sont incorrectes.

9. Dans quelles situations la demande est-elle généralement plus élastique ?

Lorsque le bien ne possède aucun substitut proche.
Lorsque des substituts proches sont disponibles.
Lorsque les consommateurs disposent d’un horizon temporel plus long.
Lorsque le produit constitue une nécessité plutôt qu’un produit de luxe.
Lorsque le bien est un produit de luxe plutôt qu’une nécessité.

Lorsque des substituts proches sont disponibles. · Lorsque les consommateurs disposent d’un horizon temporel plus long. · Lorsque le bien est un produit de luxe plutôt qu’une nécessité.

Explication

La demande est généralement plus élastique en présence de substituts proches, pour un produit de luxe et lorsque l’horizon temporel est plus long. L’absence de substituts et le caractère nécessaire du bien tendent au contraire à réduire l’élasticité.

10. Concernant le surplus du consommateur :

Il correspond à l’écart entre le paiement maximal accepté et le paiement effectué.
Il évalue le gain retiré par l’acheteur de son achat.
Il compare la disposition maximale à payer avec la somme effectivement versée.
Il désigne la différence entre le prix reçu et le coût minimal du vendeur.
Il mesure le gain obtenu par le vendeur lors de la transaction.

Il correspond à l’écart entre le paiement maximal accepté et le paiement effectué. · Il évalue le gain retiré par l’acheteur de son achat. · Il compare la disposition maximale à payer avec la somme effectivement versée.

Explication

Le surplus du consommateur mesure l’écart entre la disposition maximale à payer et le prix effectivement payé. Le gain du vendeur relève du surplus du producteur, défini par l’écart entre le prix reçu et le minimum exigé.

11. Parmi les propositions suivantes concernant le surplus du producteur, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il évalue le gain retiré par le vendeur lors d’une quantité vendue.
Il correspond à la disposition maximale à payer par l’acheteur.
Il compare la somme minimale exigée avec la dépense maximale du consommateur.
Il mesure l’écart entre la recette obtenue et le minimum exigé pour vendre.
Il désigne la différence entre le prix payé et le prix reçu par le producteur.

Il évalue le gain retiré par le vendeur lors d’une quantité vendue. · Il mesure l’écart entre la recette obtenue et le minimum exigé pour vendre.

Explication

Le surplus du producteur est la différence entre la somme effectivement reçue et la somme minimale exigée pour vendre. La disposition maximale à payer et le gain de l’acheteur concernent le surplus du consommateur, tandis que le prix payé n’est pas soustrait au prix reçu.

12. L’équilibre concurrentiel sur un marché correspond à :

Un prix légal maximum imposé aux vendeurs du marché.
Un niveau de prix maximisant le surplus du producteur sur le marché.
Une égalité entre quantité demandée et quantité offerte en concurrence.
Une situation dans laquelle les achats prévus égalent les ventes proposées.
Un niveau de prix où les quantités demandée et offerte coïncident.

Une égalité entre quantité demandée et quantité offerte en concurrence. · Une situation dans laquelle les achats prévus égalent les ventes proposées. · Un niveau de prix où les quantités demandée et offerte coïncident.

Explication

L’équilibre concurrentiel est atteint lorsque la quantité demandée coïncide avec la quantité offerte, ce qui correspond aux achats prévus et aux ventes proposées. Il ne s’agit pas d’un prix légal maximum, ne provoque pas nécessairement un excédent et ne maximise pas le surplus du producteur pris isolément.

13. Concernant l’effet de l’équilibre concurrentiel sur les surplus :

Il conduit au maximum du surplus total sur le marché concurrentiel.
Il minimise la somme des gains retirés par acheteurs et vendeurs.
Il définit un niveau où le surplus total atteint son maximum.
Il maximise la somme du surplus du consommateur et du producteur.
Il favorise une allocation maximisant les gains issus des échanges.

Il conduit au maximum du surplus total sur le marché concurrentiel. · Il définit un niveau où le surplus total atteint son maximum. · Il maximise la somme du surplus du consommateur et du producteur. · Il favorise une allocation maximisant les gains issus des échanges.

Explication

L’équilibre concurrentiel maximise le surplus total, égal à la somme des surplus du consommateur et du producteur. Il ne minimise donc pas les gains issus des échanges, mais les porte à leur niveau maximal.

14. À propos du prix plafond, les propositions suivantes sont-elles exactes ?

Il empêche légalement de vendre le bien au-delà d’un certain prix.
Il fixe le prix légal maximum auquel le bien peut être vendu.
Il constitue une limite supérieure imposée au prix de vente.
Il correspond au prix légal minimum applicable à la vente du bien.
Il définit le montant maximal autorisé pour une transaction.

Il empêche légalement de vendre le bien au-delà d’un certain prix. · Il fixe le prix légal maximum auquel le bien peut être vendu. · Il constitue une limite supérieure imposée au prix de vente. · Il définit le montant maximal autorisé pour une transaction.

Explication

Un prix plafond est une limite légale supérieure au prix de vente. Le prix légal minimum correspond au prix plancher, et non au prix plafond.

15. Concernant un prix plafond contraignant, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Il peut avantager certains consommateurs capables d’acheter.
Il défavorise les consommateurs qui ne parviennent pas à être servis.
Il réduit la quantité échangée sur le marché concerné.
Il conduit les producteurs à recevoir un prix supérieur au marché.
Il augmente le surplus de l’ensemble des producteurs.

Il peut avantager certains consommateurs capables d’acheter. · Il défavorise les consommateurs qui ne parviennent pas à être servis. · Il réduit la quantité échangée sur le marché concerné.

Explication

Un prix plafond contraignant réduit les échanges, avantage certains consommateurs et rationne les autres. Il réduit le surplus des producteurs, plutôt que de l’augmenter, et n’entraîne pas nécessairement un prix producteur supérieur.

16. Les caractéristiques d’un prix plancher comprennent :

Il établit une limite légale maximale pour le prix de vente.
Il interdit de vendre le bien sous un certain niveau de prix.
Il correspond à un plafond imposé aux transactions commerciales.
Il définit le montant maximal autorisé pour une vente donnée.
Il fixe le prix légal minimum auquel un bien peut être vendu.

Il interdit de vendre le bien sous un certain niveau de prix. · Il fixe le prix légal minimum auquel un bien peut être vendu.

Explication

Le prix plancher est le prix légal minimum auquel un bien peut être vendu. Les limites maximales relèvent du prix plafond, et non du prix plancher.

17. Un prix plancher supérieur au prix d’équilibre entraîne :

Une égalité persistante entre les quantités offerte et demandée.
Une réduction de l’offre par rapport aux achats souhaités.
Une pénurie résultant d’une demande supérieure à l’offre.
Un excédent de biens lorsque l’offre dépasse la demande.
Une quantité demandée dépassant la quantité offerte.

Un excédent de biens lorsque l’offre dépasse la demande.

Explication

Lorsqu’il est supérieur au prix d’équilibre, le prix plancher provoque une quantité offerte supérieure à la quantité demandée. Cette différence crée un excédent, et non une pénurie ou une égalité des quantités.

18. Sans distorsion fiscale, concernant les prix de marché :

L’égalité s’écrit Ps=Pd=PeP_s=P_d=P_e.
Le prix payé par les consommateurs égale celui reçu par les producteurs.
Le prix reçu par les producteurs vérifie Ps=Pd+tP_s=P_d+t sans taxe.
On observe un écart entre le prix payé et le prix reçu sans taxe.
Les prix consommateur et producteur correspondent au prix d’équilibre.

L’égalité s’écrit $$P_s=P_d=P_e$$. · Le prix payé par les consommateurs égale celui reçu par les producteurs. · Les prix consommateur et producteur correspondent au prix d’équilibre.

Explication

En l’absence de distorsion fiscale, le prix payé par les consommateurs et celui reçu par les producteurs sont identiques et correspondent au prix d’équilibre, ce qui s’écrit Ps=Pd=PeP_s=P_d=P_e. La relation Ps=Pd+tP_s=P_d+t décrit un écart de prix incompatible avec l’absence de taxe.

19. Avec une taxe unitaire tt, quelle(s) relation(s) d’équilibre est(sont) exacte(s) ?

La taxe crée un écart de montant tt entre les deux prix.
La relation d’offre s’écrit Qs(Pd+t)=Qd(Pd)Q_s(P_d+t)=Q_d(P_d).
Le prix reçu par les producteurs vérifie Ps=Pd−tP_s=P_d-t.
Le prix producteur vérifie Ps=Pd+tP_s=P_d+t après taxation.
L’équilibre satisfait Qs(Pd−t)=Qd(Pd)Q_s(P_d-t)=Q_d(P_d).

La taxe crée un écart de montant $$t$$ entre les deux prix. · Le prix reçu par les producteurs vérifie $$P_s=P_d-t$$. · L’équilibre satisfait $$Q_s(P_d-t)=Q_d(P_d)$$.

Explication

Avec une taxe unitaire, le prix producteur est Ps=Pd−tP_s=P_d-t et l’équilibre vérifie Qs(Pd−t)=Qd(Pd)Q_s(P_d-t)=Q_d(P_d). La taxe crée donc un écart de montant tt ; les signes positifs proposés inversent cet écart.

20. Concernant les conséquences d’une taxe unitaire sur un marché :

Le prix reçu par les producteurs diminue de moins que la taxe.
La taxation réduit la quantité échangée sur le marché.
Le prix payé par les consommateurs augmente de moins que la taxe.
Le prix consommateur augmente d’un montant égal à la taxe.
La quantité échangée augmente après l’introduction de la taxe.

Le prix reçu par les producteurs diminue de moins que la taxe. · La taxation réduit la quantité échangée sur le marché. · Le prix payé par les consommateurs augmente de moins que la taxe.

Explication

Une taxe unitaire augmente le prix payé par les consommateurs de moins que son montant, diminue le prix reçu par les producteurs de moins que ce montant et réduit les échanges. Elle ne provoque donc ni une hausse de quantité ni une répercussion intégrale sur le consommateur.

21. La charge économique d’une taxe dépend principalement :

Du côté dont l’offre ou la demande est la plus élastique.
Du côté désigné par la loi comme redevable de la taxe.
Du côté du marché qui ajuste le plus facilement ses comportements.
Du côté du marché qui présente la plus faible élasticité.
Du côté qui verse légalement la taxe à l’administration publique.

Du côté du marché qui présente la plus faible élasticité.

Explication

La charge économique repose davantage sur le côté du marché qui est le moins élastique. Elle ne dépend pas de l’identité du payeur légal, et le côté le plus élastique supporte une charge relativement moindre.

22. Concernant les externalités, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une externalité affecte le bien-être d’un agent sans compensation correspondante.
L’agent affecté par l’externalité ne paie pas pour l’effet subi.
Une externalité concerne uniquement les échanges réalisés sur un marché concurrentiel.
Une externalité implique l’absence de paiement pour l’effet produit sur autrui.
L’activité d’un agent économique peut modifier le bien-être d’un autre agent.

Une externalité affecte le bien-être d’un agent sans compensation correspondante. · L’agent affecté par l’externalité ne paie pas pour l’effet subi. · Une externalité implique l’absence de paiement pour l’effet produit sur autrui. · L’activité d’un agent économique peut modifier le bien-être d’un autre agent.

Explication

Une externalité modifie le bien-être d’un autre agent sans compensation ni paiement pour cet effet. Elle peut concerner diverses activités économiques et ne dépend pas exclusivement d’un marché concurrentiel.

23. Parmi les propositions suivantes concernant les externalités négatives et positives, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une externalité positive impose un coût à l’agent qui en bénéficie.
Une externalité positive correspond à une absence de compensation pour un dommage subi.
Une externalité négative impose un coût à un autre agent économique.
Une externalité positive procure un avantage à un autre agent économique.
Une externalité négative procure un avantage à l’agent affecté.

Une externalité négative impose un coût à un autre agent économique. · Une externalité positive procure un avantage à un autre agent économique.

Explication

Une externalité négative impose un coût à autrui, tandis qu’une externalité positive lui procure un avantage. Les autres propositions inversent ces effets ou décrivent incorrectement l’externalité positive.

24. Une externalité négative ou positive affecte la production de marché de la manière suivante :

La production liée à une externalité négative reste inférieure au niveau socialement souhaitable.
Une externalité négative conduit à produire davantage que la quantité socialement souhaitable.
Une externalité positive peut conduire à une sous-production de marché.
Une externalité positive conduit le marché vers une production excessive.
Une externalité négative peut conduire à une surproduction de marché.

Une externalité négative conduit à produire davantage que la quantité socialement souhaitable. · Une externalité positive peut conduire à une sous-production de marché. · Une externalité négative peut conduire à une surproduction de marché.

Explication

L’externalité négative entraîne une production supérieure au niveau socialement souhaitable, tandis que l’externalité positive entraîne une production inférieure. Les formulations inversant ces deux conséquences sont donc incorrectes.

25. Concernant les instruments d’internalisation des externalités, quelles sont les propositions exactes ?

Les biens générant une externalité positive doivent être taxés pour internaliser leur avantage.
Une taxe peut contribuer à internaliser une externalité négative.
Le gouvernement peut subventionner les biens générant des externalités positives.
Une subvention peut favoriser l’internalisation d’une externalité positive.
Le gouvernement peut taxer les biens associés à des externalités négatives.

Une taxe peut contribuer à internaliser une externalité négative. · Le gouvernement peut subventionner les biens générant des externalités positives. · Une subvention peut favoriser l’internalisation d’une externalité positive. · Le gouvernement peut taxer les biens associés à des externalités négatives.

Explication

La taxation des biens associés à des externalités négatives et la subvention des biens générant des externalités positives sont des moyens d’internalisation. La taxation n’est pas l’instrument indiqué pour stimuler une externalité positive.

26. À propos de la fonction de coût total, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La fonction de coût total mesure le coût fixe d’une unité supplémentaire.
La fonction de coût total indique le coût minimal nécessaire pour produire une quantité donnée.
La fonction de coût total indique la recette minimale associée à chaque quantité produite.
Le coût total peut regrouper les coûts fixes et variables de production.
Le coût total dépend de la quantité d’output produite à court terme.

La fonction de coût total indique le coût minimal nécessaire pour produire une quantité donnée. · Le coût total peut regrouper les coûts fixes et variables de production. · Le coût total dépend de la quantité d’output produite à court terme.

Explication

La fonction CT(q) donne le coût total minimal nécessaire pour produire q et peut inclure les coûts fixes et variables. Elle dépend de la quantité produite et ne mesure pas le coût d’une unité supplémentaire, qui relève du coût marginal. Elle ne donne pas non plus une recette minimale.

27. Concernant la distinction entre court terme et long terme, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

À court terme, certains facteurs de production restent fixes.
À long terme, tous les facteurs de production peuvent être modifiés.
À long terme, les facteurs de production restent tous fixes pendant l’activité.
La distinction entre court terme et long terme concerne la possibilité d’ajuster les facteurs.
À court terme, les coûts fixes restent inchangés lorsque la production est nulle.

À court terme, certains facteurs de production restent fixes. · À long terme, tous les facteurs de production peuvent être modifiés. · La distinction entre court terme et long terme concerne la possibilité d’ajuster les facteurs. · À court terme, les coûts fixes restent inchangés lorsque la production est nulle.

Explication

À court terme, certains facteurs sont fixes et les coûts fixes ne varient pas avec une production nulle. À long terme, tous les facteurs peuvent être modifiés, ce qui contredit l’idée qu’ils resteraient fixes.

28. Une entreprise dont le coût total s’écrit CT(q)=CF+CV(q)CT(q)=CF+CV(q) présente les caractéristiques suivantes :

Le coût fixe varie directement avec la quantité produite à court terme.
La production nulle entraîne nécessairement un coût total nul.
Le coût fixe ne dépend pas de la production à court terme.
Le coût variable dépend de la quantité produite q.
Le coût total est égal à la somme du coût fixe et du coût variable.

Le coût fixe ne dépend pas de la production à court terme. · Le coût variable dépend de la quantité produite q. · Le coût total est égal à la somme du coût fixe et du coût variable.

Explication

À court terme, CT(q)=CF+CV(q)CT(q)=CF+CV(q) : le coût total additionne les coûts fixe et variable. Le coût fixe ne dépend pas de q, tandis que le coût variable dépend de q ; une production nulle n’annule donc pas nécessairement le coût total.

29. Parmi les propositions suivantes concernant le coût marginal, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le coût marginal reste indépendant de toute variation de la quantité produite.
Le coût marginal correspond au coût total moyen de la production réalisée.
Le coût marginal peut être approximé par la dérivée du coût total.
Le coût marginal mesure la recette obtenue pour une unité supplémentaire.
Le coût marginal mesure la variation du coût liée à une variation de production.

Le coût marginal peut être approximé par la dérivée du coût total. · Le coût marginal mesure la variation du coût liée à une variation de production.

Explication

Le coût marginal correspond à la variation du coût de production associée à une variation de la quantité produite. Il peut être approximé par Cm(q)≃CT′(q)Cm(q)\simeq CT'(q) ; il ne mesure ni le coût moyen ni la recette.

30. En concurrence pure et parfaite, quelles conditions caractérisent la maximisation du profit ?

Le profit est maximal lorsque l’entreprise produit à la quantité de coût total moyen minimal.
La maximisation du profit exige que le prix soit inférieur au coût marginal croissant.
L’égalité entre prix et coût marginal s’applique sur la partie croissante du coût marginal.
Le prix de marché doit égaler le coût fixe pour maximiser le profit.
Le prix de marché est égal au coût marginal de l’entreprise.

L’égalité entre prix et coût marginal s’applique sur la partie croissante du coût marginal. · Le prix de marché est égal au coût marginal de l’entreprise.

Explication

En concurrence pure et parfaite, l’entreprise maximise son profit lorsque le prix égalise le coût marginal sur sa partie croissante. Cette condition ne repose ni sur le coût fixe ni nécessairement sur le minimum du coût total moyen.

31. Concernant la fonction d’offre inverse d’une entreprise concurrentielle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle s’écrit Ps(q)=Cm(q)P_s(q)=Cm(q) lorsque Cm′(q)>0Cm'(q)>0.
La fonction d’offre inverse est déterminée par le coût marginal au minimum du coût total moyen.
Toute la courbe de coût marginal représente la fonction d’offre inverse.
La fonction d’offre inverse correspond à la partie croissante du coût marginal.
La condition Cm′(q)>0Cm'(q)>0 identifie la portion croissante du coût marginal.

Elle s’écrit $$P_s(q)=Cm(q)$$ lorsque $$Cm'(q)>0$$. · La fonction d’offre inverse correspond à la partie croissante du coût marginal. · La condition $$Cm'(q)>0$$ identifie la portion croissante du coût marginal.

Explication

L’offre inverse est la partie croissante du coût marginal, définie par Ps(q)=Cm(q)P_s(q)=Cm(q) lorsque Cm′(q)>0Cm'(q)>0. Toute la courbe de coût marginal ne constitue pas l’offre inverse, et celle-ci n’est pas déterminée par le coût marginal au minimum du coût total moyen.

32. Le niveau du prix par rapport au minimum du coût total moyen permet de déterminer la situation de l’entreprise :

Un prix égal au minimum du coût total moyen correspond à l’absence de profit et de perte.
Un prix inférieur au minimum du coût total moyen garantit un profit positif.
Le minimum du coût variable moyen constitue le seuil de rentabilité.
Un prix égal au minimum du coût total moyen entraîne une perte économique.
Un prix supérieur au minimum du coût total moyen permet de réaliser un profit.

Un prix égal au minimum du coût total moyen correspond à l’absence de profit et de perte. · Un prix supérieur au minimum du coût total moyen permet de réaliser un profit.

Explication

Un prix supérieur au minimum du coût total moyen permet un profit, tandis que son égalité correspond à une situation sans profit ni perte. Un prix inférieur entraîne une perte, et le seuil de rentabilité est lié au coût total moyen, non au coût variable moyen.

33. À propos du seuil de fermeture, quelles sont les propositions exactes ?

Le seuil de fermeture correspond au minimum du coût variable moyen.
L’entreprise préfère cesser temporairement de produire lorsque le prix est inférieur à ce seuil.
Le seuil de fermeture correspond au prix couvrant le coût total moyen.
Le seuil de fermeture concerne une décision temporaire de suspension de production.
Un prix inférieur au seuil de fermeture ne couvre pas suffisamment les coûts variables moyens.

Le seuil de fermeture correspond au minimum du coût variable moyen. · L’entreprise préfère cesser temporairement de produire lorsque le prix est inférieur à ce seuil. · Le seuil de fermeture concerne une décision temporaire de suspension de production. · Un prix inférieur au seuil de fermeture ne couvre pas suffisamment les coûts variables moyens.

Explication

Le seuil de fermeture est le minimum du coût variable moyen. Lorsque le prix lui est inférieur, l’entreprise préfère suspendre temporairement sa production, car il ne couvre pas suffisamment ses coûts variables moyens. Le prix couvrant le coût total moyen correspond au seuil de rentabilité, et non au seuil de fermeture.

34. Concernant les barrières à l’entrée :

Elles désignent les coûts supportés par les consommateurs lors d’un achat.
Elles concernent les difficultés rencontrées par les offreurs avant leur entrée sur le marché.
Elles correspondent aux avantages obtenus par les entreprises déjà présentes après leur sortie du marché.
Elles peuvent empêcher de nouvelles entreprises d’accéder à un marché donné.
Elles correspondent aux obstacles rencontrés par les offreurs potentiels souhaitant entrer sur un marché.

Elles concernent les difficultés rencontrées par les offreurs avant leur entrée sur le marché. · Elles peuvent empêcher de nouvelles entreprises d’accéder à un marché donné. · Elles correspondent aux obstacles rencontrés par les offreurs potentiels souhaitant entrer sur un marché.

Explication

Les barrières à l’entrée sont des obstacles auxquels se heurtent les offreurs potentiels qui souhaitent entrer sur un marché. Elles peuvent donc empêcher ou compliquer l’accès de nouvelles entreprises. Les coûts des consommateurs et les avantages des entreprises après leur sortie ne définissent pas cette notion.

35. Parmi les propositions suivantes concernant les catégories de barrières à l’entrée, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les barrières naturelles proviennent principalement de droits accordés par la loi.
Les barrières naturelles résultent des caractéristiques propres au marché.
Les barrières à l’entrée peuvent être naturelles, légales ou stratégiques.
Les barrières légales proviennent des économies d’échelle du secteur.
Les barrières légales reposent sur des règles ou des droits institués par la loi.

Les barrières naturelles résultent des caractéristiques propres au marché. · Les barrières à l’entrée peuvent être naturelles, légales ou stratégiques. · Les barrières légales reposent sur des règles ou des droits institués par la loi.

Explication

Les barrières à l’entrée peuvent être naturelles, légales ou stratégiques. Les barrières naturelles proviennent des caractéristiques du marché, tandis que les barrières légales résultent de règles ou de droits accordés par la loi. Les deux substitutions proposées inversent ces origines.

36. Un monopole pur se caractérise par :

Un marché où le produit possède plusieurs alternatives proches.
La présence d’une seule entreprise offrant le bien ou le service considéré.
L’existence de plusieurs entreprises proposant des substituts proches.
Une offre concentrée entre les mains d’un unique producteur.
L’absence de substitut proche pour le bien offert.

La présence d’une seule entreprise offrant le bien ou le service considéré. · Une offre concentrée entre les mains d’un unique producteur. · L’absence de substitut proche pour le bien offert.

Explication

Un monopole pur associe un offreur unique et un bien dépourvu de substitut proche. Plusieurs entreprises ou plusieurs alternatives proches correspondent donc à une situation différente.

37. Concernant la décision de production et de prix du monopoleur, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le monopoleur fixe sa quantité lorsque le prix égale le coût marginal.
Le prix est ensuite fixé au niveau maximal accepté pour la quantité choisie.
Le prix retenu correspond à la demande pour la quantité produite.
La quantité optimale est déterminée par l’égalité entre recette moyenne et coût marginal.
Le monopoleur choisit la quantité où la recette marginale égale le coût marginal.

Le prix est ensuite fixé au niveau maximal accepté pour la quantité choisie. · Le prix retenu correspond à la demande pour la quantité produite. · Le monopoleur choisit la quantité où la recette marginale égale le coût marginal.

Explication

Le monopoleur choisit qmq_m selon la condition Rm(qm)=Cm(qm)Rm(q_m)=Cm(q_m), puis fixe Pm=P(qm)P_m=P(q_m), c’est-à-dire le prix accepté par la demande pour cette quantité. Les égalités avec le prix ou la recette moyenne ne constituent pas la règle de maximisation énoncée.

38. Parmi les propositions suivantes comparant le monopole et la concurrence pure et parfaite, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

En concurrence pure et parfaite, la recette marginale est inférieure au prix.
Le monopole fixe généralement un prix supérieur à celui de la concurrence.
Le monopole produit une quantité supérieure à celle correspondant à l’optimum social.
La concurrence produit jusqu’à l’égalité entre la volonté de payer et le coût marginal.
Le monopole produit généralement une quantité inférieure à l’optimum social.

Le monopole fixe généralement un prix supérieur à celui de la concurrence. · La concurrence produit jusqu’à l’égalité entre la volonté de payer et le coût marginal. · Le monopole produit généralement une quantité inférieure à l’optimum social.

Explication

En concurrence pure et parfaite, le prix, la recette moyenne et la recette marginale sont constants et égaux. La production atteint l’égalité entre la volonté de payer et le coût marginal. Le monopole fixe généralement un prix plus élevé et produit une quantité plus faible que l’optimum social. La recette marginale n’y est pas inférieure au prix dans la concurrence pure et parfaite, et le monopole ne produit donc pas une quantité supérieure à l’optimum social.

39. À propos de la perte sociale et du profit du monopoleur :

Le profit du monopoleur représente un transfert de surplus des demandeurs.
La perte sociale inclut le surplus du monopoleur perdu sur les unités non échangées.
Le profit du monopoleur provient d’échanges qui ne sont plus réalisés.
La perte sociale comprend une diminution du surplus des demandeurs.
Le profit du monopoleur constitue une perte sèche liée aux unités échangées.

Le profit du monopoleur représente un transfert de surplus des demandeurs. · La perte sociale inclut le surplus du monopoleur perdu sur les unités non échangées. · La perte sociale comprend une diminution du surplus des demandeurs.

Explication

La perte sociale comprend la perte de surplus des demandeurs et celle du monopoleur sur les unités qui ne sont plus échangées. En revanche, le profit du monopoleur est un transfert de surplus des demandeurs, et non la perte sèche issue des échanges abandonnés.

40. Un monopole naturel apparaît lorsque :

Le coût moyen est minimisé lorsqu’une entreprise dessert l’ensemble du marché.
La structure des coûts favorise une production concentrée chez un fournisseur.
Le monopole résulte principalement d’un droit exclusif accordé par la loi.
Les économies d’échelle rendent avantageuse la présence d’un seul offreur.
Les coûts moyens augmentent fortement dès qu’un seul offreur approvisionne le marché.

Le coût moyen est minimisé lorsqu’une entreprise dessert l’ensemble du marché. · La structure des coûts favorise une production concentrée chez un fournisseur. · Les économies d’échelle rendent avantageuse la présence d’un seul offreur.

Explication

Un monopole naturel résulte d’économies d’échelle qui rendent minimal le coût moyen lorsqu’un seul offreur dessert le marché. Une hausse des coûts moyens dans cette situation ou un droit légal exclusif relève d’autres mécanismes.

41. Concernant la discrimination par les prix :

Elle peut concerner des produits différenciés vendus à des prix différents.
Elle suppose que l’écart de prix ne reflète pas entièrement l’écart de coût.
Elle désigne toute variation de prix expliquée intégralement par les coûts de production.
Elle consiste à appliquer des prix différents à un même produit selon les acheteurs.
Une différence de prix exactement égale à une différence de coût constitue une discrimination.

Elle peut concerner des produits différenciés vendus à des prix différents. · Elle suppose que l’écart de prix ne reflète pas entièrement l’écart de coût. · Elle consiste à appliquer des prix différents à un même produit selon les acheteurs.

Explication

La discrimination par les prix concerne des prix différents pour un même produit ou pour des produits différenciés lorsque l’écart de prix ne reflète pas entièrement l’écart de coût. Une différence de prix exactement expliquée par les coûts ne relève pas de cette définition.

42. Pour mettre en œuvre une discrimination par les prix, il faut notamment :

Disposer d’un certain pouvoir de marché.
Bénéficier d’une information minimale sur les dispositions à payer.
Rendre la revente entre consommateurs impossible ou non rentable.
Connaître précisément la disposition à payer de chaque consommateur.
Empêcher toute segmentation des consommateurs selon leur demande.

Disposer d’un certain pouvoir de marché. · Bénéficier d’une information minimale sur les dispositions à payer. · Rendre la revente entre consommateurs impossible ou non rentable.

Explication

La discrimination par les prix exige un pouvoir de marché, une information minimale sur les dispositions à payer et une revente impossible ou non rentable. Elle ne nécessite pas de connaître précisément chaque consommateur ni d’empêcher la segmentation.

43. La tarification personnalisée correspond à une situation dans laquelle :

Chaque demandeur paie le montant maximal qu’il accepte pour chaque unité.
Un prix commun est appliqué à tous les consommateurs d’un segment observable.
Chaque groupe de consommateurs reçoit un prix identique fondé sur son appartenance.
Le prix varie selon la disposition à payer propre à chaque consommateur.
L’entreprise cherche à extraire le consentement maximal à payer de chaque demandeur.

Chaque demandeur paie le montant maximal qu’il accepte pour chaque unité. · Le prix varie selon la disposition à payer propre à chaque consommateur. · L’entreprise cherche à extraire le consentement maximal à payer de chaque demandeur.

Explication

La tarification personnalisée fait payer à chaque demandeur le montant maximal qu’il est prêt à payer pour chaque unité. Un prix commun à un segment décrit plutôt la tarification par groupe, et non la personnalisation individuelle.

44. Concernant la tarification dégressive, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le prix unitaire augmente lorsque chaque bloc supplémentaire est consommé.
Le prix unitaire diminue lorsque la quantité consommée augmente.
Elle est généralement organisée au moyen de blocs de consommation.
Elle associe des quantités croissantes à des prix unitaires décroissants.
Elle applique un prix identique à chaque groupe de consommateurs.

Le prix unitaire diminue lorsque la quantité consommée augmente. · Elle est généralement organisée au moyen de blocs de consommation. · Elle associe des quantités croissantes à des prix unitaires décroissants.

Explication

La tarification dégressive prévoit des prix unitaires décroissants lorsque la quantité consommée augmente, souvent au moyen de blocs. Une hausse du prix unitaire et un prix commun par groupe renvoient à d’autres mécanismes.

45. Parmi les propositions suivantes concernant les contraintes de l’autosélection, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La contrainte de participation empêche de facturer plus que la disposition à payer.
La contrainte incitative concerne le choix du menu adapté à la demande.
Les deux contraintes facilitent l’organisation de menus adaptés aux différents consommateurs.
La contrainte de participation impose aux clients à forte demande l’offre supérieure.
La contrainte incitative vérifie que l’offre reste inférieure au consentement à payer.

La contrainte de participation empêche de facturer plus que la disposition à payer. · La contrainte incitative concerne le choix du menu adapté à la demande. · Les deux contraintes facilitent l’organisation de menus adaptés aux différents consommateurs.

Explication

La participation garantit l’acceptation de l’offre en empêchant une facture supérieure à la disposition à payer. La contrainte incitative concerne le choix du bon menu, et les deux contraintes structurent l’autosélection ; l’affectation de ces rôles aux contraintes est inversée dans les autres formulations.

46. Un monopoleur veut empêcher les consommateurs à forte demande de choisir son menu bas de gamme. Quelle(s) mesure(s) est(sont) exacte(s) ?

Il peut réduire la qualité proposée dans le menu bas de gamme.
Il peut réduire la quantité proposée dans le menu bas de gamme.
Il augmente la qualité du menu bas de gamme pour attirer les fortes demandes.
Il maintient la qualité et la quantité du menu bas de gamme inchangées.
Il modifie le menu haut de gamme afin de supprimer l’offre inférieure.

Il peut réduire la qualité proposée dans le menu bas de gamme. · Il peut réduire la quantité proposée dans le menu bas de gamme.

Explication

Pour détourner les consommateurs à forte demande du menu bas de gamme, le monopoleur en réduit la qualité ou la quantité. Augmenter la qualité, modifier seulement le menu haut de gamme ou laisser l’offre inchangée ne correspond pas à la règle décrite.

47. La tarification binôme comprend :

Un prix d’usage appliqué à chaque unité consommée.
Une tarification totale représentée par T(q)=f+pqT(q)=f+pq.
Un droit d’entrée proportionnel au nombre d’unités consommées.
Un droit d’entrée fixe indépendant de la consommation.
Un prix d’usage identique au coût marginal dans chaque situation.

Un prix d’usage appliqué à chaque unité consommée. · Une tarification totale représentée par $$T(q)=f+pq$$. · Un droit d’entrée fixe indépendant de la consommation.

Explication

La tarification binôme associe un droit fixe ff et un prix d’usage pp par unité. Sa recette totale est T(q)=f+pqT(q)=f+pq ; un droit proportionnel à la consommation ou l’égalité systématique du prix d’usage au coût marginal ne définissent pas cette structure.

48. À propos de la vente groupée, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Elle consiste à vendre conjointement deux biens ou davantage.
La vente groupée pure impose l’achat conjoint des produits proposés.
La vente groupée désigne toute obligation d’acheter plusieurs produits ensemble.
La vente groupée mixte interdit l’acquisition séparée des produits.
La vente groupée peut prendre une forme pure ou une forme mixte.

Elle consiste à vendre conjointement deux biens ou davantage. · La vente groupée pure impose l’achat conjoint des produits proposés. · La vente groupée peut prendre une forme pure ou une forme mixte.

Explication

La vente groupée consiste à commercialiser conjointement plusieurs biens et peut être pure ou mixte. La vente groupée pure impose l’achat conjoint, tandis que l’obligation générale de combinaison relève de la vente liée et que la forme mixte autorise l’achat séparé.

49. Concernant la vente groupée mixte, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle correspond à une combinaison d’achat imposée par le vendeur.
Elle impose au consommateur de retenir l’offre conjointe.
Elle laisse le choix entre l’offre conjointe et les achats séparés.
Elle autorise l’acquisition individuelle de chaque produit.
Elle se distingue ainsi de la vente groupée pure.

Elle laisse le choix entre l’offre conjointe et les achats séparés. · Elle autorise l’acquisition individuelle de chaque produit. · Elle se distingue ainsi de la vente groupée pure.

Explication

La vente groupée mixte laisse choisir entre le lot et l’achat séparé de chaque produit. Elle se distingue donc de la vente groupée pure, qui impose l’achat conjoint ; elle n’impose ni le lot ni une combinaison déterminée.

50. Dans quelle situation la vente groupée est-elle généralement efficace ?

Lorsque les consommateurs présentent des dispositions à payer identiques.
Lorsque les dispositions à payer sont négativement corrélées entre consommateurs.
Lorsque les valorisations du premier bien varient en sens opposé à celles du second.
Lorsque les préférences pour les deux biens ne progressent pas ensemble.
Lorsque les consommateurs valorisent différemment les deux biens selon leurs profils.

Lorsque les dispositions à payer sont négativement corrélées entre consommateurs. · Lorsque les valorisations du premier bien varient en sens opposé à celles du second. · Lorsque les préférences pour les deux biens ne progressent pas ensemble. · Lorsque les consommateurs valorisent différemment les deux biens selon leurs profils.

Explication

La vente groupée est généralement efficace lorsque les dispositions à payer pour deux biens sont négativement corrélées. Les valorisations évoluent alors en sens opposé ou diffèrent selon les profils ; des dispositions à payer identiques ne décrivent pas cette condition.

51. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la vente liée ?

Elle laisse au consommateur le choix des produits achetés séparément.
Elle peut concerner une obligation de vendre plusieurs produits ensemble.
Elle se définit par une combinaison imposée par l’entreprise.
Elle peut concerner une obligation d’achat de plusieurs produits.
Elle impose une combinaison déterminée de plusieurs produits.

Elle peut concerner une obligation de vendre plusieurs produits ensemble. · Elle se définit par une combinaison imposée par l’entreprise. · Elle peut concerner une obligation d’achat de plusieurs produits. · Elle impose une combinaison déterminée de plusieurs produits.

Explication

La vente liée désigne une obligation d’acheter ou de vendre plusieurs produits dans une combinaison imposée. Elle ne laisse donc pas au consommateur le choix d’acheter les produits séparément ; cette possibilité caractérise la vente groupée mixte.

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