QCM : Adam Smith, économie et morale (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle ville et quelle région Adam Smith est-il né en 1723 ?

À Édimbourg, dans le Lothian écossais
À Kirkcaldy, dans le Fife écossais
À Glasgow, dans les Lowlands écossais
À Aberdeen, dans le nord-est écossais

À Kirkcaldy, dans le Fife écossais

Explication

Adam Smith est né en 1723 à Kirkcaldy, dans le Fife écossais. Glasgow est liée à sa carrière universitaire, mais elle n’est pas son lieu de naissance.

2. Quelle œuvre Adam Smith publie-t-il en 1759 ?

L’Empire du moindre mal
La théorie des sentiments moraux
Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des Nations
Les Principes de l’économie politique

La théorie des sentiments moraux

Explication

En 1759, Adam Smith publie La théorie des sentiments moraux. Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des Nations paraît plus tard, en 1776.

3. Quel événement accompagne la publication de Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des Nations en 1776 ?

La Révolution française
La Déclaration d’indépendance américaine
La création de l’Université de Glasgow
La publication de La théorie des sentiments moraux

La Déclaration d’indépendance américaine

Explication

Smith publie la Richesse des Nations en 1776, la même année que la Déclaration d’indépendance américaine. La Révolution française commence plus d’une décennie après.

4. Pourquoi la représentation d’Adam Smith comme un intégriste libéral attribuant à la main invisible la résolution de tous les problèmes est-elle jugée erronée ?

Parce que Smith réduit l’économie aux décisions prises par les autorités publiques
Parce que Smith affirme que les marchés produisent toujours des résultats socialement favorables
Parce que Smith ne considère pas l’État comme dépourvu de tout rôle
Parce que Smith refuse toute forme de coordination par les intérêts individuels

Parce que Smith ne considère pas l’État comme dépourvu de tout rôle

Explication

Cette caricature est simpliste, car la main invisible ne signifie pas que l’État est inutile. Elle ne revient pas non plus à affirmer que les intérêts individuels produisent infailliblement un résultat favorable.

5. Quelle limite le cours attribue-t-il à la critique de Michéa sur les dérives du libéralisme ?

Elle confond la pensée de Mill avec celle des théoriciens socialistes
Elle attribue à Smith une défense explicite de l’absence d’État
Elle ignore les transformations économiques récentes du libéralisme
Elle prend insuffisamment en compte la dimension morale de Smith et de Mill

Elle prend insuffisamment en compte la dimension morale de Smith et de Mill

Explication

La critique de Michéa porte sur certaines dérives récentes du libéralisme, mais elle est présentée comme négligeant la dimension morale de penseurs tels que Smith et John Stuart Mill. Elle ne se définit donc pas par une confusion entre Smith et une défense de l’absence d’État.

6. Que désigne la « main invisible » chez Adam Smith ?

Le mécanisme par lequel un intérêt individuel peut contribuer involontairement au bien social
La redistribution organisée des ressources afin de corriger les inégalités sociales
La réglementation publique qui oriente les comportements économiques vers l’intérêt général
La décision consciente par laquelle un individu choisit d’agir moralement pour la collectivité

Le mécanisme par lequel un intérêt individuel peut contribuer involontairement au bien social

Explication

La main invisible désigne le mécanisme par lequel la poursuite de l’intérêt personnel peut contribuer sans intention préalable à une fin favorable à la société. Cette notion ne transforme pas automatiquement l’intérêt personnel en action morale consciente.

7. Comment la main invisible se distingue-t-elle dans les deux œuvres majeures de Smith ?

Elle concerne la distribution des nécessités dans l’une et l’activité productive dans l’autre
Elle concerne la production industrielle dans l’une et la redistribution fiscale dans l’autre
Elle concerne l’action morale dans l’une et la réglementation publique dans l’autre
Elle concerne les échanges internationaux dans l’une et la consommation privée dans l’autre

Elle concerne la distribution des nécessités dans l’une et l’activité productive dans l’autre

Explication

Dans La théorie des sentiments moraux, la main invisible renvoie à la distribution des nécessités de la vie entre riches et pauvres, tandis que dans la Richesse des Nations elle concerne la contribution de l’intérêt individuel au revenu annuel de la société. La distinction porte donc sur la distribution dans un cas et sur l’activité productive dans l’autre.

8. Que se produit-il souvent lorsqu’un individu cherche à employer son capital dans l’industrie nationale et à lui faire produire la plus grande valeur possible ?

La production nationale diminue par manque de concurrence
La richesse se transforme directement en action morale
La distribution des nécessités devient identique entre riches et pauvres
Le revenu annuel de la société augmente

Le revenu annuel de la société augmente

Explication

Dans la Richesse des Nations, la recherche de la plus grande valeur possible pour le capital augmente souvent le revenu annuel de la société. Cette conséquence sociale peut être involontaire et ne signifie pas que l’individu accomplit nécessairement une action morale.

9. Comment le « problème d’Adam Smith » est-il résolu dans l’interprétation présentée ?

La théorie des sentiments moraux est réduite à une introduction sans portée pour l’économie
Les deux œuvres sont jugées incompatibles en raison de leurs conceptions opposées de l’être humain
La Richesse des Nations est considérée comme une réfutation de La théorie des sentiments moraux
La théorie des sentiments moraux et la Richesse des Nations sont considérées comme complémentaires

La théorie des sentiments moraux et la Richesse des Nations sont considérées comme complémentaires

Explication

Le prétendu « problème d’Adam Smith » repose sur l’idée d’une contradiction entre les deux œuvres, mais cette contradiction est rejetée au profit de leur complémentarité. Elles peuvent ainsi être lues ensemble plutôt que comme deux théories incompatibles.

10. Chez Smith, que désigne la sympathie ?

Une préférence accordée aux émotions personnelles plutôt qu’à celles d’autrui
Une soumission des sentiments individuels aux règles imposées par l’État
Une imitation extérieure des comportements observés dans la société
Une concordance de sentiments permettant de se mettre à la place d’autrui

Une concordance de sentiments permettant de se mettre à la place d’autrui

Explication

La sympathie consiste à se placer mentalement dans la situation d’autrui et à partager ses émotions ou ses sentiments. Elle ne se réduit ni à l’obéissance politique ni à la simple reproduction visible des comportements.

11. Pourquoi, selon Smith, la société est-elle nécessaire à l’acquisition des sentiments moraux ?

Elle remplace les jugements personnels par des règles fixées par les autorités
Elle libère les individus de toute comparaison avec les comportements d’autrui
Elle transforme les intérêts matériels en sentiments moraux par l’habitude
Elle fournit le miroir permettant de juger ses sentiments et sa conduite

Elle fournit le miroir permettant de juger ses sentiments et sa conduite

Explication

La société joue le rôle d’un miroir grâce auquel l’individu peut examiner ses sentiments et sa conduite. L’isolement ne fournit pas ce regard comparatif indispensable au discernement moral.

12. Quelle distinction explique que les individus puissent être disposés à agir moralement ?

Ils accordent davantage de valeur à leur réputation qu’à la justesse de leurs actes
Ils cherchent à éviter tout jugement social afin de préserver leur indépendance
Ils recherchent une approbation méritée, et pas seulement l’approbation d’autrui
Ils préfèrent satisfaire leurs intérêts matériels plutôt que recevoir des éloges

Ils recherchent une approbation méritée, et pas seulement l’approbation d’autrui

Explication

La recherche d’une approbation méritée pousse l’individu à vouloir que ses actions soient réellement dignes d’estime. La simple quête d’éloges ne suffit pas à expliquer cette disposition morale.

13. Quel est le principe central de la division du travail ?

Confier chaque étape de la production à un groupe polyvalent
Remplacer les échanges entre travailleurs par une organisation familiale
Concentrer la production sur une seule activité exercée par tous
Répartir les tâches productives entre des opérations spécialisées

Répartir les tâches productives entre des opérations spécialisées

Explication

La division du travail répartit la production entre des opérations spécialisées, ce qui accroît la puissance productive du travail. Elle ne consiste pas à rendre chaque travailleur polyvalent ni à supprimer les échanges.

14. Dans la fabrique d’épingles décrite par Smith, quelle productivité moyenne atteignent dix ouvriers produisant ensemble plus de 48 000 épingles par jour ?

Environ 480 épingles par ouvrier et par jour
Environ 4 800 épingles par ouvrier et par jour
Environ 48 000 épingles par ouvrier et par jour
Environ 20 épingles par ouvrier et par jour

Environ 4 800 épingles par ouvrier et par jour

Explication

La production collective de plus de 48 000 épingles, répartie entre dix ouvriers, représente environ 4 800 épingles par ouvrier. Le travail isolé aurait produit moins de 20 épingles par ouvrier, voire aucune.

15. Sur quelle motivation l’échange marchand repose-t-il principalement selon Smith ?

Sur la confiance personnelle créée par des liens familiaux durables
Sur l’intérêt personnel auquel chacun s’adresse pour satisfaire ses besoins
Sur l’obligation morale de produire pour les membres de sa communauté
Sur la bienveillance réciproque qui conduit chacun à donner sans contrepartie

Sur l’intérêt personnel auquel chacun s’adresse pour satisfaire ses besoins

Explication

L’échange permet de satisfaire ses besoins en sollicitant l’intérêt personnel d’autrui plutôt que sa bienveillance. La bienveillance correspond à une motivation distincte et ne constitue pas le fondement principal de l’échange marchand.

16. Dans quel ordre Smith présente-t-il les quatre stades du développement économique et civilisationnel ?

Élevage, chasse et cueillette, agriculture, puis commerce et industrie
Chasse et cueillette, agriculture, élevage, puis commerce et industrie
Chasse et cueillette, élevage, commerce et industrie, puis agriculture
Chasse et cueillette, élevage, agriculture, puis commerce et industrie

Chasse et cueillette, élevage, agriculture, puis commerce et industrie

Explication

La succession va de la chasse et de la cueillette à l’élevage, puis à l’agriculture, avant d’aboutir au commerce et à l’industrie. L’élevage précède donc l’agriculture dans cette progression.

17. Dans le quatrième stade, quel effet le développement de la richesse monétaire produit-il sur l’ordre social ?

Il réduit l’autorité des grands propriétaires et favorise de nouveaux groupes sociaux
Il renforce l’autorité des grands propriétaires et ralentit les activités commerciales
Il supprime la propriété foncière et égalise les revenus entre les travailleurs
Il concentre les activités productives dans les domaines contrôlés par les seigneurs

Il réduit l’autorité des grands propriétaires et favorise de nouveaux groupes sociaux

Explication

L’importance croissante de l’argent affaiblit l’autorité personnelle fondée sur la propriété foncière et favorise les salariés, commerçants, artisans et une bourgeoisie puissante. La richesse monétaire ne renforce donc pas le pouvoir seigneurial comme le ferait la richesse foncière.

18. Comment l’ordre économique complexe apparaît-il selon Smith ?

Il dépend d’un commandement politique coordonnant chaque activité productive
Il émerge spontanément de la coopération et de la recherche de l’intérêt personnel
Il résulte d’un plan général conçu et appliqué par une autorité centrale
Il repose sur la suppression des intérêts individuels au profit d’objectifs communs

Il émerge spontanément de la coopération et de la recherche de l’intérêt personnel

Explication

L’ordre économique se forme spontanément lorsque la coopération et la recherche des intérêts personnels s’articulent entre elles. Il ne provient pas d’une planification ou d’un commandement central organisant chaque activité.

19. Quelles fonctions Adam Smith attribue-t-il principalement à l’État ?

La direction de la production, de l’éducation et du commerce
La gestion des entreprises, des échanges et des fortunes
La fixation des salaires, des prix et des profits
La défense, la justice et les travaux publics

La défense, la justice et les travaux publics

Explication

Smith reconnaît à l’État des fonctions essentielles, notamment la défense, la justice et les infrastructures publiques. Il n’est donc pas anti-étatique, même s’il refuse de lui confier la direction de toute l’économie.

20. Pourquoi Smith défend-il une éducation nationale obligatoire pour les personnes privées d’éducation privée ?

Pour remplacer les apprentissages professionnels par une formation générale
Pour corriger les effets intellectuels et moraux de la division du travail
Pour accroître la concurrence entre les établissements d’enseignement privés
Pour transmettre aux travailleurs les méthodes de gestion des manufactures

Pour corriger les effets intellectuels et moraux de la division du travail

Explication

Smith estime que la spécialisation peut appauvrir les capacités intellectuelles et morales des ouvriers, ce que l’éducation publique doit contribuer à corriger. Elle ne vise donc pas à supprimer la formation professionnelle ni à développer la concurrence scolaire.

21. Quel enchaînement Smith associe-t-il au développement de l’industrie ?

Moins de spécialisation, une instruction accrue et une armée professionnelle facultative
Moins de loisir, une aptitude militaire affaiblie et une armée étatique nécessaire
Plus d’autonomie ouvrière, une discipline réduite et une défense assurée par les manufactures
Plus de loisir, une aptitude militaire renforcée et une défense privée suffisante

Moins de loisir, une aptitude militaire affaiblie et une armée étatique nécessaire

Explication

Pour Smith, l’industrie réduit le loisir des ouvriers et affaiblit leur aptitude militaire, ce qui rend nécessaire une armée organisée par l’État. Le développement industriel ne renforce donc pas spontanément les capacités militaires de la population.

22. Dans quelle situation Smith se montre-t-il favorable au libre-échange ?

Lorsqu’un importateur veut maintenir des prix élevés sur le marché intérieur
Lorsqu’une industrie nationale réclame une protection contre toute concurrence
Lorsqu’une production nationale utilise davantage de travailleurs que ses rivales
Lorsqu’un pays étranger fournit une marchandise à meilleur marché

Lorsqu’un pays étranger fournit une marchandise à meilleur marché

Explication

Smith est en principe favorable aux importations lorsqu’un pays étranger offre une marchandise à un coût inférieur à celui de la production nationale. L’importance de l’emploi ou la demande des producteurs nationaux ne suffit pas à justifier une protection.

23. Dans quel cas Smith admet-il qu’une protection commerciale puisse être justifiée ?

Lorsqu’un secteur veut préserver une position dominante sur le marché national
Lorsqu’une entreprise souhaite augmenter ses profits malgré une production étrangère moins chère
Lorsqu’un gouvernement cherche à réduire la variété des marchandises disponibles
Lorsqu’une industrie contribue à la défense du pays ou supporte déjà un impôt intérieur

Lorsqu’une industrie contribue à la défense du pays ou supporte déjà un impôt intérieur

Explication

Smith admet le protectionnisme pour une industrie nécessaire à la défense nationale ou lorsque la production nationale est déjà soumise à un impôt intérieur. Cette exception ne transforme pas la protection commerciale en principe général favorable à chaque secteur.

24. Quel risque Smith associe-t-il aux intérêts des marchands ?

Ils peuvent présenter leur intérêt privé comme général et conspirer pour augmenter les prix
Ils peuvent demander une éducation publique afin de corriger les effets de la spécialisation
Ils peuvent réduire les prix par solidarité avec les consommateurs et soutenir la concurrence
Ils peuvent abandonner le commerce pour investir dans des activités agricoles moins mobiles

Ils peuvent présenter leur intérêt privé comme général et conspirer pour augmenter les prix

Explication

Smith avertit que les marchands peuvent faire passer leur intérêt particulier pour l’intérêt général et s’entendre contre le public afin de faire monter les prix. Il ne considère donc pas que tout intérêt privé soit automatiquement favorable à la collectivité.

25. Quelles sont les quatre vertus cardinales distinguées par Smith ?

La justice, la productivité, la frugalité et la défense nationale
La prudence, l’ambition, la concurrence et l’obéissance civique
La richesse, la célébrité, l’autorité et la réussite commerciale
La maîtrise de soi, la prudence, la justice et la bienfaisance

La maîtrise de soi, la prudence, la justice et la bienfaisance

Explication

Smith distingue la maîtrise de soi, la prudence, la justice et la bienfaisance comme quatre vertus cardinales. La frugalité et l’industrie sont plutôt liées à la prudence qu’elles ne constituent une liste concurrente de vertus cardinales.

26. Comment Smith définit-il la prudence dans la conduite économique ?

Comme une poursuite raisonnable de l’intérêt personnel liée à l’industrie et à la frugalité
Comme une obéissance aux règles publiques indépendamment des circonstances économiques
Comme un renoncement à l’intérêt personnel au profit d’une bienfaisance permanente
Comme une recherche illimitée de richesse fondée sur la prise de risques fréquente

Comme une poursuite raisonnable de l’intérêt personnel liée à l’industrie et à la frugalité

Explication

La prudence consiste chez Smith à poursuivre de manière raisonnée et raisonnable son intérêt personnel, notamment par l’industrie, la frugalité et l’économie. Elle ne se confond donc ni avec l’accumulation sans mesure ni avec l’abandon de tout intérêt individuel.

27. Dans quelle condition la poursuite de l’intérêt personnel peut-elle être moralement louable chez Smith ?

Lorsqu’elle remplace les vertus morales par l’obéissance aux mécanismes du marché
Lorsqu’elle cherche le gain le plus élevé sans considérer les moyens employés
Lorsqu’elle cultive l’économie, l’industrie, la précaution, l’attention et l’application de l’esprit
Lorsqu’elle privilégie la consommation immédiate et l’endettement pour accroître la demande

Lorsqu’elle cultive l’économie, l’industrie, la précaution, l’attention et l’application de l’esprit

Explication

La recherche de l’intérêt personnel peut être moralement estimable lorsqu’elle développe des dispositions comme l’économie, l’industrie, la précaution, l’attention et l’application de l’esprit. Smith ne justifie donc pas toute recherche du gain, indépendamment de la manière dont elle est menée.

28. Comment Smith caractérise-t-il le rapport entre la croissance économique et le bonheur collectif ?

Elle garantit le bonheur lorsque la production nationale augmente régulièrement.
Elle produit le bonheur si les revenus progressent au même rythme pour tous.
Elle constitue une condition nécessaire, mais elle ne suffit pas à garantir le bonheur.
Elle devient secondaire dès lors que les institutions politiques sont stables.

Elle constitue une condition nécessaire, mais elle ne suffit pas à garantir le bonheur.

Explication

Pour Smith, la croissance économique peut favoriser le bonheur, mais elle ne constitue qu’une condition nécessaire parmi d’autres. La hausse régulière des revenus ne garantit donc pas à elle seule le bien-être des individus et de la nation.

29. Un individu dont les revenus augmentent, mais qui reste endetté et inquiet, permet-il d’illustrer la conception smithienne du bonheur ?

Oui, car le bonheur dépend principalement du niveau de consommation atteint.
Non, car une hausse des revenus implique généralement une amélioration du bonheur.
Non, car la dette et l’inquiétude n’affectent que les personnes disposant de faibles revenus.
Oui, car l’enrichissement ne suffit pas lorsque la tranquillité et la liberté font défaut.

Oui, car l’enrichissement ne suffit pas lorsque la tranquillité et la liberté font défaut.

Explication

Le bonheur dépend aussi de la santé, de l’absence de dette, de la tranquillité de l’esprit, de la liberté et d’une estime de soi raisonnable. L’augmentation des revenus ne se confond donc pas avec le bonheur lorsqu’elle laisse subsister l’inquiétude ou la dépendance.

30. Quelle situation correspond le mieux à la relation entre enrichissement et bonheur chez Smith ?

Une accumulation rapide de richesses qui procure une satisfaction durable grâce à l’abondance matérielle.
Une progression modérée et continue des ressources qui améliore les conditions de vie sans nourrir une quête sans limite.
Une recherche permanente de richesse qui accroît le bonheur à mesure que les objectifs financiers se multiplient.
Une stagnation volontaire des ressources qui protège du mécontentement lié à toute ambition économique.

Une progression modérée et continue des ressources qui améliore les conditions de vie sans nourrir une quête sans limite.

Explication

Un enrichissement modéré, limité, continuel et progressif peut être compatible avec le bonheur. En revanche, la recherche illimitée de richesse entretient l’insatisfaction, même lorsque les ressources matérielles augmentent.

31. Pourquoi la civilisation commerciale doit-elle être comprise comme un ensemble historique cohérent ?

Parce que la civilisation commerciale se réduit à l’organisation des marchés et à l’accroissement de la production.
Parce que l’économie commerciale se développe indépendamment des normes morales et des institutions politiques.
Parce que le droit et la politique déterminent les échanges, tandis que l’éthique reste extérieure à la vie économique.
Parce que l’éthique, la morale, le droit, la politique et l’économie y évoluent de manière interdépendante.

Parce que l’éthique, la morale, le droit, la politique et l’économie y évoluent de manière interdépendante.

Explication

La civilisation commerciale forme un tout historique où les dimensions éthique, morale, juridique, politique et économique sont liées. La réduire aux marchés ou séparer l’économie des autres sphères contredit cette conception interdépendante.

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En quelle année Adam Smith est-il né à Kirkcaldy ?

En 1723.

Quelle œuvre Adam Smith a-t-il publiée en 1759 ?

La théorie des sentiments moraux.

Quelle œuvre majeure Adam Smith a-t-il publiée en 1776 ?

Recherches sur la nature et les causes de la Richesse des Nations.

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