QCM : Sources et défis de la croissance économique — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le mieux la croissance économique par rapport au développement ?

La croissance mesure une amélioration sociale, tandis que le développement mesure la production nationale
La croissance dépend de la résidence des producteurs, tandis que le développement dépend du territoire
La croissance mesure une hausse quantitative de la production, tandis que le développement est plus large
La croissance évalue les inégalités, tandis que le développement additionne les valeurs ajoutées

La croissance mesure une hausse quantitative de la production, tandis que le développement est plus large

Explication

La croissance économique désigne l’augmentation quantitative des richesses produites sur un territoire, mesurée par le PIB. Le développement ne se limite pas à cette hausse et englobe des transformations économiques et sociales plus larges.

2. Pourquoi utilise-t-on le PIB réel pour comparer la production de richesses entre plusieurs années ?

Parce qu’il valorise les services publics selon leur prix de marché
Parce qu’il ajoute les revenus reçus par les producteurs résidant à l’étranger
Parce qu’il mesure les équipements utilisés pendant plusieurs cycles productifs
Parce qu’il corrige le PIB des variations de prix liées à l’inflation

Parce qu’il corrige le PIB des variations de prix liées à l’inflation

Explication

Le PIB réel retire l’effet de l’inflation afin de comparer les quantités produites d’une année à l’autre. Le PIB nominal, lui, intègre les variations de prix et peut donc augmenter sans hausse équivalente de la production.

3. Quel indicateur permet de mesurer la croissance économique d’une année à l’autre ?

Le montant annuel des consommations intermédiaires
Le coefficient de partage de la valeur ajoutée
Le taux de croissance annuel du PIB réel
Le niveau annuel du PIB nominal total

Le taux de croissance annuel du PIB réel

Explication

La croissance économique se mesure par le taux de croissance annuel du PIB réel, qui met en évidence l’évolution de la production corrigée de l’inflation. Le PIB nominal peut être influencé par les prix et ne fournit pas cette mesure précise.

4. Comment le PIB mesure-t-il la richesse créée sur un territoire donné ?

En additionnant les patrimoines détenus par les ménages et les administrations
En comptabilisant les ventes des entreprises privées après déduction des salaires
En additionnant les revenus des producteurs selon leur pays de résidence
En additionnant les valeurs ajoutées et les productions non marchandes évaluées par leur coût

En additionnant les valeurs ajoutées et les productions non marchandes évaluées par leur coût

Explication

Le PIB additionne les valeurs ajoutées ainsi que les productions non marchandes, évaluées à partir de leur coût. Il repose sur le territoire de production, contrairement au revenu national, qui dépend de la résidence des producteurs.

5. Quelle situation correspond à une production non marchande ?

Une prestation proposée par une entreprise avec une marge commerciale
Un équipement vendu à une entreprise pour plusieurs cycles de production
Un bien vendu sur un marché à un prix supérieur à son coût de production
Un service fourni gratuitement ou à un prix inférieur à son coût de production

Un service fourni gratuitement ou à un prix inférieur à son coût de production

Explication

Une production non marchande est fournie gratuitement ou à un prix inférieur à son coût de production, comme certains services publics. Une production marchande est au contraire vendue à un prix supérieur au coût de production.

6. Que désigne le facteur travail dans le processus de production ?

La main-d’œuvre mobilisée pour produire des biens et des services
Les machines et bâtiments durables utilisés par les producteurs
Les matières premières transformées au cours de la fabrication
Les bénéfices réinvestis dans l’activité productive de l’entreprise

La main-d’œuvre mobilisée pour produire des biens et des services

Explication

Le facteur travail correspond à la main-d’œuvre mobilisée dans la production. Les machines et les bâtiments relèvent du facteur capital, tandis que les matières premières sont des consommations intermédiaires.

7. Quel élément relève du facteur capital ?

Les matières premières consommées au cours d’une fabrication
La durée quotidienne consacrée par les salariés à leur activité
Un équipement durable utilisé pour produire pendant plusieurs périodes
Le nombre de chômeurs disponibles sur le marché du travail

Un équipement durable utilisé pour produire pendant plusieurs périodes

Explication

Le facteur capital regroupe les moyens de production durables et les équipements utilisés pour produire. Les matières premières sont transformées ou détruites pendant la production et ne constituent donc pas du capital fixe.

8. De quels éléments dépend la quantité de travail mobilisable dans une économie ?

Du niveau des prix et de la valeur du patrimoine financier
De la durée du travail et de la taille de la population active
Du volume des machines et de la durée de leur amortissement
Du montant des exportations et de la consommation des ménages

De la durée du travail et de la taille de la population active

Explication

La quantité de travail dépend de la durée du travail et de la taille de la population active. Celle-ci regroupe les actifs occupés et les chômeurs, car ces derniers participent aussi à la population disponible sur le marché du travail.

9. Que mesure la FBCF des entreprises ?

L’achat de biens d’équipement destinés à servir pendant plusieurs cycles de production
La rémunération versée aux salariés pendant une période comptable
Le montant des ventes réalisées auprès des consommateurs finaux
La valeur des matières premières détruites lors de la fabrication

L’achat de biens d’équipement destinés à servir pendant plusieurs cycles de production

Explication

La FBCF mesure l’investissement des entreprises, notamment l’achat de biens d’équipement utilisés pendant au moins un an et plusieurs cycles de production. Les matières premières consommées relèvent des consommations intermédiaires et ne sont pas comptées dans la FBCF.

10. Que mesure la productivité globale des facteurs ?

Le montant des investissements réalisés par les entreprises
Le volume total de travail et de capital disponibles
L’efficacité de la combinaison du travail et du capital
La quantité de biens produite par unité de travail

L’efficacité de la combinaison du travail et du capital

Explication

La productivité globale des facteurs évalue l’efficacité avec laquelle le travail et le capital sont combinés dans la production. Elle ne mesure pas leur volume, qui relève de la quantité de facteurs mobilisés.

11. Lequel de ces changements illustre le mieux un progrès technique ?

L’augmentation du nombre de salariés employés dans une entreprise
L’allongement de la durée annuelle du travail des employés
L’adoption d’un procédé qui produit davantage avec les mêmes facteurs
L’accumulation de machines supplémentaires dans une usine

L’adoption d’un procédé qui produit davantage avec les mêmes facteurs

Explication

Le progrès technique améliore la productivité grâce à de nouveaux produits ou procédés de production. L’embauche de salariés ou l’achat de machines accroît plutôt la quantité de facteurs disponibles.

12. Qu’est-ce qui caractérise une innovation ?

L’achat d’un équipement destiné à augmenter le stock de capital
La découverte scientifique d’un phénomène encore inexploité
La reproduction d’une technique existante sans modification notable
L’application commerciale d’une invention à un produit ou un procédé

L’application commerciale d’une invention à un produit ou un procédé

Explication

Une innovation correspond à l’application industrielle et commerciale d’une invention, qu’elle crée ou transforme un produit ou un procédé. Une découverte ou un simple achat d’équipement ne constitue pas nécessairement une innovation.

13. Quel rôle jouent les institutions dans le fonctionnement des marchés ?

Elles regroupent les entreprises qui produisent les biens et les services
Elles remplacent les mécanismes d’échange par une administration centralisée
Elles établissent des règles et des organisations qui encadrent les échanges
Elles fixent directement le volume de chaque production nationale

Elles établissent des règles et des organisations qui encadrent les échanges

Explication

Les institutions regroupent les règles et les organisations qui rendent les échanges possibles et structurent les incitations. Les entreprises sont des acteurs économiques, et non l’ensemble des institutions.

14. Pourquoi les droits de propriété et les brevets peuvent-ils stimuler l’innovation ?

Ils empêchent les autres entreprises d’utiliser toute technologie existante
Ils protègent les revenus liés aux productions et inventions des entreprises
Ils financent directement les dépenses de recherche des entreprises
Ils garantissent aux entreprises une demande stable pour leurs produits

Ils protègent les revenus liés aux productions et inventions des entreprises

Explication

La protection des droits de propriété et des brevets rend les revenus futurs des inventions plus sûrs, ce qui encourage l’investissement et l’innovation. Elle ne garantit pas la demande et ne finance pas directement la recherche.

15. Comment le modèle de Solow et les théories de la croissance endogène expliquent-ils différemment le progrès technique ?

Solow le considère exogène, tandis que les théories endogènes le relient aux investissements
Solow le relie aux investissements, tandis que les théories endogènes le considèrent indépendant
Solow l’explique par le capital humain, tandis que les théories endogènes l’expliquent par l’énergie
Solow le considère temporaire, tandis que les théories endogènes le considèrent extérieur à l’économie

Solow le considère exogène, tandis que les théories endogènes le relient aux investissements

Explication

Dans le modèle de Solow, le progrès technique est indépendant de l’activité économique et donc exogène. Les théories de la croissance endogène l’expliquent par l’accumulation des capitaux et les investissements.

16. Quelle combinaison décrit les sources de la croissance endogène ?

La progression des salaires, des exportations et de la demande extérieure
L’augmentation de la population, des impôts et des dépenses privées
L’accumulation de capitaux physique, technologique, humain et public
La hausse des ressources naturelles, des importations et de la consommation

L’accumulation de capitaux physique, technologique, humain et public

Explication

La croissance endogène est auto-entretenue par l’accumulation de plusieurs formes de capital : physique, technologique, humain et public. Les autres combinaisons ne correspondent pas aux sources centrales de cette théorie.

17. Quelle définition correspond à la croissance soutenable ?

Une production accrue qui préserve la capacité des générations futures à satisfaire leurs besoins
Une production stable qui réduit les investissements destinés aux générations futures
Une production accrue obtenue par l’exploitation intensive des ressources disponibles
Une production accrue qui privilégie les besoins présents malgré les dommages écologiques

Une production accrue qui préserve la capacité des générations futures à satisfaire leurs besoins

Explication

La croissance soutenable répond aux besoins actuels sans réduire la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Une croissance qui épuise les ressources ou néglige les dommages écologiques ne respecte pas cette définition.

18. Quelle distinction entre ressources renouvelables et non renouvelables est correcte ?

Les ressources non renouvelables servent d’énergie, tandis que les renouvelables servent d’intrants
Les ressources renouvelables sont toujours abondantes, contrairement aux ressources non renouvelables
Les ressources non renouvelables se reconstituent rapidement, contrairement aux ressources renouvelables
Les ressources renouvelables peuvent se reconstituer, contrairement aux ressources non renouvelables

Les ressources renouvelables peuvent se reconstituer, contrairement aux ressources non renouvelables

Explication

Une ressource renouvelable peut se reconstituer, alors qu’une ressource non renouvelable s’épuise avec son utilisation. Cette distinction ne dépend ni de l’abondance immédiate ni de la fonction remplie dans la production.

19. Quel effet environnemental est directement associé à la production économique ?

Elle réduit automatiquement la pollution de l’air, de l’eau et des sols
Elle peut générer de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre
Elle supprime les effets du réchauffement climatique grâce aux échanges marchands
Elle transforme les ressources non renouvelables en ressources reconstituables

Elle peut générer de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre

Explication

La production peut créer des externalités négatives, notamment la pollution de l’air, de l’eau et des sols ainsi que les émissions de gaz à effet de serre. Ces effets contribuent au réchauffement climatique au lieu de le supprimer.

20. Comment une innovation peut-elle repousser une limite écologique selon les économistes néoclassiques ?

En transformant automatiquement toute activité polluante en activité non polluante
En garantissant que toute ressource naturelle sera préservée durablement
En permettant de produire avec moins de ressources ou de remplacer une ressource rare
En supprimant les besoins de production qui exercent une pression sur l’environnement

En permettant de produire avec moins de ressources ou de remplacer une ressource rare

Explication

L’innovation peut réduire la quantité de ressources utilisées ou substituer une ressource devenue rare par une autre. Toutefois, repousser une limite écologique ne la supprime pas et ne garantit pas à lui seul la préservation de l’environnement.

21. Quelle solution technologique peut être envisagée lorsque la disparition des pollinisateurs limite la production agricole ?

Réduire les récoltes pour adapter l’agriculture au manque de pollinisateurs
Utiliser des drones pollinisateurs pour remplacer les abeilles
Remplacer les cultures agricoles par des productions nécessitant peu de fleurs
Accroître l’usage d’engrais afin de compenser la baisse de pollinisation

Utiliser des drones pollinisateurs pour remplacer les abeilles

Explication

Des drones pollinisateurs peuvent être proposés pour assurer la pollinisation lorsque la disparition des abeilles freine la production agricole. Les autres solutions modifient la production ou ses intrants sans remplacer directement la fonction de pollinisation.

22. Que désigne la destruction créatrice dans l’analyse de l’innovation ?

La création de nouvelles activités accompagnée de la disparition d’activités dépassées
La modernisation d’activités anciennes sans modification importante de l’emploi
La diffusion progressive d’un produit nouveau dans les secteurs déjà existants
La suppression d’activités anciennes avant l’apparition de nouvelles productions

La création de nouvelles activités accompagnée de la disparition d’activités dépassées

Explication

La destruction créatrice, notion associée à Schumpeter, décrit le mouvement simultané de création et de disparition provoqué par les vagues d’innovations. Elle se distingue ainsi de l’innovation prise isolément, qui désigne l’apparition d’un produit ou d’un procédé nouveau.

23. Quel effet l’innovation peut-elle avoir sur l’emploi dans un processus de destruction créatrice ?

Elle réduit l’emploi dans les secteurs innovants en renforçant les activités anciennes
Elle augmente l’emploi dans les secteurs anciens sans créer de nouveaux métiers
Elle supprime des emplois dépassés tout en créant de nouveaux emplois
Elle transforme les emplois existants sans faire disparaître d’activités économiques

Elle supprime des emplois dépassés tout en créant de nouveaux emplois

Explication

L’innovation peut détruire certains emplois liés à des activités dépassées tout en faisant apparaître de nouveaux produits, secteurs et emplois. Elle ne correspond donc pas à une simple transformation des emplois anciens sans recomposition sectorielle.

24. Quelle différence distingue les tâches manuelles routinières des tâches manuelles non routinières face à l’automatisation ?

Les premières exigent davantage d’interactions humaines, tandis que les secondes suivent des procédures répétitives
Les premières mobilisent la créativité, tandis que les secondes peuvent être exécutées par des procédures standardisées
Les premières résistent davantage à l’automatisation, tandis que les secondes sont facilement remplacées
Les premières sont facilement substituables, tandis que les secondes résistent davantage à l’automatisation

Les premières sont facilement substituables, tandis que les secondes résistent davantage à l’automatisation

Explication

Les tâches manuelles routinières suivent des procédures répétitives et se prêtent plus facilement à l’automatisation. Les tâches manuelles non routinières demandent davantage de flexibilité et d’interactions humaines, ce qui les rend plus résistantes.

25. Pourquoi les tâches abstraites non routinières sont-elles considérées comme complémentaires de l’informatique ?

Elles nécessitent peu d’expertise, car les logiciels fournissent directement toutes les décisions
Elles consistent en procédures répétitives que les ordinateurs exécutent à la place des travailleurs
Elles reposent principalement sur des gestes manuels que les machines reproduisent avec précision
Elles mobilisent des capacités humaines complexes que l’informatique rend plus productives

Elles mobilisent des capacités humaines complexes que l’informatique rend plus productives

Explication

Ces tâches mobilisent notamment la créativité, l’intuition, la persuasion, les capacités analytiques et l’expertise, que l’informatique peut accroître. Elles se distinguent ainsi des tâches routinières, davantage susceptibles d’être remplacées par des ordinateurs.

26. Par quel mécanisme le progrès technique peut-il accroître les inégalités de revenus ?

Il augmente les salaires des qualifiés, remplace certains emplois intermédiaires et profite peu aux peu qualifiés
Il réduit les écarts de salaire en augmentant la demande pour chaque catégorie de travailleurs
Il diminue la productivité des qualifiés et protège les emplois moyennement qualifiés
Il élève surtout les revenus des peu qualifiés grâce à la disparition des métiers spécialisés

Il augmente les salaires des qualifiés, remplace certains emplois intermédiaires et profite peu aux peu qualifiés

Explication

Le progrès technique peut favoriser les travailleurs qualifiés, dont la productivité et les salaires augmentent, tout en remplaçant certains emplois moyennement qualifiés et en bénéficiant peu aux moins qualifiés. Cette combinaison contribue à élargir les écarts de revenus.

27. Quelle distinction caractérise une évolution en volume par rapport à une évolution en valeur ?

L’évolution en volume mesure les prix, tandis que celle en valeur décrit la quantité produite.
L’évolution en volume additionne les quantités et les prix, tandis que celle en valeur les compare séparément.
L’évolution en volume indique le rapport entre deux valeurs, tandis que celle en valeur mesure leur écart.
L’évolution en volume mesure la quantité produite, tandis que celle en valeur intègre aussi les prix.

L’évolution en volume mesure la quantité produite, tandis que celle en valeur intègre aussi les prix.

Explication

Une évolution en volume porte sur la variation de la quantité produite, alors qu’une évolution en valeur combine cette variation avec celle des prix. Confondre le volume avec les prix inverse les deux notions et conduit à une interprétation erronée.

28. Une production passe de 80 unités à 92 unités ; quel est son taux de variation ?

8 %
15 %
12 %
115 %

15 %

Explication

Le taux de variation se calcule en rapportant l’écart de 12 unités à la valeur initiale de 80, soit 928080×100=15%\frac{92-80}{80}\times100=15\%. Le résultat de 115 % correspond plutôt au coefficient multiplicateur exprimé en pourcentage, et non au taux de variation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Sources et défis de la croissance économique.

Qu'est-ce que la croissance économique ?

Un processus d’augmentation des richesses produites sur un territoire.

Comment est mesuré la croissance économique ?

Par l’évolution du PIB.

Comment obtient-on le PIB réel ?

En retirant l’inflation au PIB nominal.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sources et défis de la croissance économique.

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