QCM : Fonctionnement des marchés concurrentiels — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux un marché ?

Une organisation regroupant les entreprises qui fabriquent des produits similaires
Un mécanisme public fixant les prix des biens et des services
Un lieu réel ou fictif où offreurs et demandeurs échangent des biens ou des services
Un espace physique où les producteurs vendent leurs marchandises aux consommateurs

Un lieu réel ou fictif où offreurs et demandeurs échangent des biens ou des services

Explication

Un marché met en relation des offreurs et des demandeurs pour permettre l’échange, qu’il existe sous une forme physique ou fictive. Le réduire à un espace physique écarte les marchés qui fonctionnent sans lieu matériel.

2. Quels éléments faut-il préciser pour identifier correctement un marché ?

Le coût de production, la technologie utilisée, le profit et la demande étrangère
La quantité produite, les salaires, les impôts et la croissance économique
Le bien échangé, les acteurs, le prix et le degré de concurrence
Le lieu de vente, la marque dominante, le revenu moyen et la publicité

Le bien échangé, les acteurs, le prix et le degré de concurrence

Explication

L’identification d’un marché repose sur le bien ou service échangé, les offreurs, les demandeurs, le prix et le degré de concurrence. Le degré de concurrence ne se réduit pas au prix, car il dépend notamment du nombre et du pouvoir des acteurs.

3. Pourquoi le marché est-il considéré comme une institution ?

Parce que les échanges marchands se déroulent dans un bâtiment officiellement reconnu
Parce que les échanges durables reposent sur des règles et une organisation socialement instituées
Parce que chaque marché est administré directement par une autorité publique
Parce que les prix sont identiques pour tous les participants à un échange

Parce que les échanges durables reposent sur des règles et une organisation socialement instituées

Explication

Le marché est une institution parce que la continuité des échanges suppose des règles et une organisation reconnues socialement. Une autorité publique peut encadrer certains marchés, mais cette administration directe ne définit pas tous les marchés.

4. Laquelle décrit correctement la concurrence parfaite ?

Un marché caractérisé par des produits différenciés et des barrières fortes à l’entrée
Une structure où un vendeur dispose d’un pouvoir important face à de nombreux acheteurs
Un modèle théorique fondé sur plusieurs hypothèses, dont l’atomicité et l’information parfaite
Une situation réelle dans laquelle les entreprises contrôlent collectivement les prix du marché

Un modèle théorique fondé sur plusieurs hypothèses, dont l’atomicité et l’information parfaite

Explication

La concurrence parfaite est un modèle simplifié qui repose notamment sur l’atomicité, l’homogénéité, la libre entrée et sortie, la mobilité des facteurs et l’information parfaite. Les marchés réels peuvent s’écarter de plusieurs de ces hypothèses.

5. Sur un marché concurrentiel, que signifie être preneur de prix ?

Modifier le prix du marché en réduisant volontairement sa production
Négocier avec les pouvoirs publics pour obtenir un prix garanti
Accepter le prix du marché sans pouvoir l’influencer individuellement
Fixer un prix supérieur au marché grâce à une marque particulièrement connue

Accepter le prix du marché sans pouvoir l’influencer individuellement

Explication

Un preneur de prix accepte le prix déterminé par le fonctionnement du marché et ne peut pas le modifier seul. Cette situation s’oppose à celle du faiseur de prix, qui dispose d’une capacité d’influence.

6. Quelle distinction caractérise le mieux un monopole et un oligopole ?

Le monopole compte quelques vendeurs, tandis que l’oligopole oppose un vendeur à quelques demandeurs
Le monopole et l’oligopole comptent chacun un grand nombre de vendeurs et de demandeurs
Le monopole oppose de nombreux vendeurs à un demandeur, tandis que l’oligopole inverse cette configuration
Le monopole compte un vendeur, tandis que l’oligopole en compte quelques-uns face à de nombreux demandeurs

Le monopole compte un vendeur, tandis que l’oligopole en compte quelques-uns face à de nombreux demandeurs

Explication

Dans un monopole, un seul vendeur fait face à une multitude de demandeurs, alors qu’un oligopole réunit quelques offreurs face à un grand nombre de demandeurs. Le nombre d’offreurs constitue donc la différence centrale entre ces deux structures.

7. Toutes choses égales par ailleurs, comment une baisse du prix influence-t-elle la quantité demandée ?

Elle entraîne une hausse de la quantité demandée
Elle laisse la quantité demandée inchangée
Elle transforme la demande en quantité offerte
Elle entraîne une baisse de la quantité demandée

Elle entraîne une hausse de la quantité demandée

Explication

La quantité demandée augmente lorsque le prix baisse, toutes choses égales par ailleurs. La relation inverse entre prix et quantité demandée distingue la demande de l’offre, qui évolue dans le même sens que le prix.

8. Toutes choses égales par ailleurs, quelle réaction des producteurs suit généralement une hausse du prix ?

Ils maintiennent leur offre car le prix ne modifie pas leurs décisions
Ils sont incités à offrir une quantité plus grande
Ils réduisent leur offre parce que la demande devient plus élevée
Ils sont incités à offrir une quantité plus faible

Ils sont incités à offrir une quantité plus grande

Explication

Une hausse du prix incite les producteurs à proposer une quantité plus grande, toutes choses égales par ailleurs. La baisse de l’offre correspond plutôt à la situation d’un prix plus faible, qui réduit l’incitation à produire.

9. À quelle condition le marché est-il en équilibre ?

Le revenu total des vendeurs est égal à la dépense totale des acheteurs.
La quantité produite correspond au niveau maximal que les entreprises peuvent atteindre.
La quantité offerte est égale à la quantité demandée au prix d’équilibre.
Le prix demandé par les consommateurs est égal au coût fixe des producteurs.

La quantité offerte est égale à la quantité demandée au prix d’équilibre.

Explication

L’équilibre du marché est atteint lorsque les quantités offerte et demandée coïncident au prix d’équilibre. Une égalité entre revenus, dépenses ou capacités de production ne définit pas cet état du marché.

10. Quel résultat caractérise le prix d’équilibre sur un marché concurrentiel ?

Les unités vendables avec profit trouvent preneur et les achats avantageux sont disponibles.
Les producteurs vendent leur production à un prix supérieur au montant accepté par chaque acheteur.
Les consommateurs obtiennent toutes les unités produites, même lorsque leur achat représente une perte.
Les vendeurs proposent une quantité correspondant au niveau maximal de leur capacité productive.

Les unités vendables avec profit trouvent preneur et les achats avantageux sont disponibles.

Explication

Au prix d’équilibre, les unités que les producteurs peuvent vendre avec profit rencontrent une demande, et les unités que les consommateurs souhaitent acheter avec un gain sont offertes. Les autres propositions confondent cet ajustement avec une vente à prix élevé, une production forcée ou une pleine utilisation des capacités.

11. Laquelle de ces égalités décrit l’équilibre concurrentiel ?

QD>QOQ_D > Q_O
P=0P = 0
QO>QDQ_O > Q_D
QO=QDQ_O = Q_D

$$Q_O = Q_D$$

Explication

À l’équilibre concurrentiel, la quantité offerte QOQ_O est égale à la quantité demandée QDQ_D. Une inégalité entre ces quantités signale respectivement un excédent ou une pénurie, tandis qu’un prix nul n’est pas requis.

12. Un producteur dont le coût marginal augmente choisit sa quantité produite en comparant le coût marginal avec quelle grandeur ?

Le revenu moyen des consommateurs.
La quantité demandée au prix courant.
Le coût fixe total de l’entreprise.
Le prix du bien vendu.

Le prix du bien vendu.

Explication

Pour maximiser son profit, le producteur à coût marginal croissant produit jusqu’à égaliser le coût marginal et le prix. Le coût fixe, le revenu des consommateurs et la quantité demandée ne fournissent pas la règle de décision indiquée.

13. Que désignent les gains à l’échange ?

Le revenu supplémentaire des producteurs lorsque les consommateurs paient plus que prévu.
La différence entre les quantités que les acheteurs souhaitent acquérir et celles offertes par les vendeurs.
La réduction du prix obtenue par les consommateurs lorsque les producteurs augmentent leur marge.
Les bénéfices obtenus par les consommateurs et les producteurs dans un échange mutuellement avantageux.

Les bénéfices obtenus par les consommateurs et les producteurs dans un échange mutuellement avantageux.

Explication

Les gains à l’échange sont les bénéfices qui profitent aux deux parties lors d’un échange mutuellement avantageux. Un avantage pour le consommateur ou pour le producteur pris séparément ne suffit donc pas à caractériser ces gains.

14. Comment mesure-t-on le surplus du consommateur pour un achat donné ?

Par la différence entre la quantité demandée et la quantité finalement échangée.
Par l’écart entre le prix maximal accepté et le prix effectivement payé.
Par la somme du prix payé et du coût de production supporté par le vendeur.
Par l’écart entre le prix reçu et le prix minimal accepté par le vendeur.

Par l’écart entre le prix maximal accepté et le prix effectivement payé.

Explication

Le surplus du consommateur représente le gain associé au fait de payer moins que le prix maximal qu’il était prêt à accepter. La comparaison entre prix reçu et prix minimal accepté mesure plutôt le surplus du producteur.

15. Dans quelle situation un producteur réalise-t-il un surplus du producteur ?

Lorsqu’il reçoit un prix égal au coût total engagé pour produire le bien.
Lorsqu’il vend une quantité supérieure à celle que les consommateurs souhaitent acheter.
Lorsqu’il achète un bien à un prix inférieur au prix maximal qu’il acceptait de payer.
Lorsqu’il vend à un prix supérieur au prix minimal auquel il acceptait de vendre.

Lorsqu’il vend à un prix supérieur au prix minimal auquel il acceptait de vendre.

Explication

Le surplus du producteur correspond au gain obtenu lorsque le prix reçu dépasse le prix minimal auquel le producteur était prêt à vendre. Le deuxième cas décrit le surplus du consommateur, tandis qu’une quantité invendue ou une égalité des coûts ne crée pas ce gain.

16. Qu’est-ce qu’une taxe forfaitaire appliquée à un marché ?

Un prélèvement fixe imposé pour chaque unité échangée.
Une somme prélevée une fois sur le chiffre d’affaires annuel des producteurs.
Une réduction du prix de marché financée par les recettes fiscales publiques.
Un prélèvement dont le montant varie selon le prix de vente de chaque unité.

Un prélèvement fixe imposé pour chaque unité échangée.

Explication

Une taxe forfaitaire impose un montant fixe à chaque unité échangée, comme dans le principe d’une taxe carbone par unité. Un prélèvement variable avec le prix ou une somme annuelle ne correspond pas à cette définition.

17. Quel effet direct une taxe exerce-t-elle sur les prix d’un échange ?

Elle fixe le prix reçu par les vendeurs au niveau du prix maximal des acheteurs.
Elle supprime la comparaison entre le prix de marché et le coût de production.
Elle rend identiques le prix payé par les acheteurs et le coût marginal des vendeurs.
Elle crée un écart entre le prix payé par les acheteurs et celui reçu par les vendeurs.

Elle crée un écart entre le prix payé par les acheteurs et celui reçu par les vendeurs.

Explication

La taxe introduit un coin fiscal : le montant payé par l’acheteur devient supérieur au montant reçu par le vendeur. Elle ne rend donc pas ces deux prix identiques et ne fixe pas nécessairement chacun à une valeur particulière.

18. Quelle conséquence une taxe ou une intervention sur les quantités a-t-elle sur le surplus total par rapport à l’équilibre concurrentiel ?

Elle augmente le surplus total en faisant croître la recette fiscale.
Elle transforme le surplus total en surplus du producteur sans modifier les échanges.
Elle laisse le surplus total inchangé lorsque le prix payé augmente.
Elle réduit le surplus total en diminuant l’efficacité des échanges.

Elle réduit le surplus total en diminuant l’efficacité des échanges.

Explication

Une intervention sur les prix ou les quantités réduit le surplus total par rapport à l’équilibre concurrentiel, car certains échanges avantageux ne sont plus réalisés. Une recette fiscale ou une hausse du prix payé ne compense pas nécessairement cette perte d’efficacité.

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Qu'est-ce qu'un marché ?

Un lieu réel ou fictif de rencontre entre offreurs et demandeurs.

Que faut-il préciser pour identifier un marché ?

Le bien ou service, les offreurs, les demandeurs, le prix et la concurrence.

Quelles sont les trois grandes catégories de marchés ?

Le marché des biens et services, du travail et des capitaux.

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Consultez la fiche de révision complète sur Fonctionnement des marchés concurrentiels.

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