QCM : Histoire des faits économiques — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel pays la révolution industrielle émerge-t-elle comme modèle pionnier de diffusion du capitalisme industriel ?

Aux États-Unis
En Allemagne
Au Japon
En Angleterre

En Angleterre

Explication

La révolution industrielle apparaît d’abord en Angleterre, qui est présentée comme le pays pionnier du capitalisme industriel. Le Japon et les États-Unis correspondent plutôt à des trajectoires ultérieures de diffusion.

2. Quelle opposition caractérise les trajectoires japonaise et américaine de diffusion de la révolution industrielle ?

Le Japon fonde son industrialisation sur l’agriculture, tandis que les États-Unis refusent l’intervention publique.
Le Japon est fortement dirigé par l’État, tandis que les États-Unis accordent davantage de place au libre-échange.
Le Japon et les États-Unis suivent une trajectoire identique fondée sur la planification étatique.
Le Japon privilégie le libre-échange, tandis que les États-Unis organisent principalement l’industrie par l’État.

Le Japon est fortement dirigé par l’État, tandis que les États-Unis accordent davantage de place au libre-échange.

Explication

Le modèle japonais se caractérise par une forte direction étatique, alors que le modèle américain laisse davantage de place au libre-échange. L’idée d’une trajectoire identique ou d’un rôle dominant du marché japonais inverse cette distinction.

3. Quelle combinaison décrit correctement les deux méthodes mobilisées par l’histoire des faits économiques ?

La méthode historique étudie les sources du passé, tandis que la méthode économique utilise des hypothèses et des modèles.
La méthode historique prévoit les comportements futurs, tandis que la méthode économique reconstitue les événements disparus.
La méthode historique construit des modèles abstraits, tandis que la méthode économique rassemble les témoignages du passé.
La méthode historique mesure les salaires, tandis que la méthode économique classe les archives selon leur ancienneté.

La méthode historique étudie les sources du passé, tandis que la méthode économique utilise des hypothèses et des modèles.

Explication

L’histoire des faits économiques associe l’étude critique des sources du passé à l’usage de modèles fondés sur des hypothèses simplificatrices. Les autres réponses attribuent à chaque méthode les fonctions principales de l’autre.

4. Pourquoi les sources historiques doivent-elles être analysées et critiquées avant d’être utilisées ?

Parce qu’elles fournissent des données trop nombreuses pour être interprétées sans calcul statistique.
Parce qu’elles peuvent être incomplètes, biaisées et difficiles à vérifier par comparaison.
Parce qu’elles décrivent principalement des mécanismes économiques abstraits et théoriques.
Parce qu’elles sont généralement produites par des observateurs connaissant les événements futurs.

Parce qu’elles peuvent être incomplètes, biaisées et difficiles à vérifier par comparaison.

Explication

Une source historique peut comporter des lacunes, des imperfections ou des biais, et sa confrontation avec d’autres sources n’est pas toujours possible. Elle ne constitue donc pas automatiquement une preuve objective, même lorsqu’elle prend la forme d’un témoignage.

5. Quel est l’objectif principal de la méthode historique en histoire économique ?

Reconstruire une représentation aussi juste et fidèle que possible du passé.
Remplacer les archives par des hypothèses permettant de simuler les comportements économiques.
Établir une loi générale valable pour toutes les sociétés et toutes les périodes.
Réduire la réalité passée à quelques variables afin de prévoir les crises futures.

Reconstruire une représentation aussi juste et fidèle que possible du passé.

Explication

La méthode historique cherche à reconstruire le passé avec le plus de justesse et de fidélité possible à partir des traces disponibles. La simplification par hypothèses relève davantage de la méthode économique et des modèles.

6. Quelle limite faut-il associer aux modèles économiques utilisés pour étudier l’économie ?

Ils éclairent les grandes tendances, mais ne rendent pas compte de toute la réalité.
Ils reconstituent fidèlement chaque événement sans dépendre de données historiques.
Ils remplacent l’analyse des sources lorsque les comportements économiques sont complexes.
Ils décrivent les choix individuels sans recourir à des hypothèses simplificatrices.

Ils éclairent les grandes tendances, mais ne rendent pas compte de toute la réalité.

Explication

Les modèles économiques servent à comprendre les tendances générales et le fonctionnement global de l’économie. Leur simplification empêche toutefois d’expliquer chaque aspect de la réalité concrète.

7. Selon l’approche libérale, quelle cause explique principalement le chômage ?

Une réserve de travailleurs disponibles qui permet aux entreprises de maintenir une pression sur les salaires.
Une demande globale insuffisante qui diminue les ventes et conduit les entreprises à réduire leur production.
Une hausse des dépenses publiques qui détourne les entreprises de leurs décisions d’embauche.
Un coût du travail trop élevé qui réduit les embauches lorsque le salarié rapporte moins qu’il ne coûte.

Un coût du travail trop élevé qui réduit les embauches lorsque le salarié rapporte moins qu’il ne coûte.

Explication

Pour l’approche libérale, les entreprises embauchent moins lorsque le coût du travail dépasse le bénéfice attendu du salarié. L’insuffisance de la demande correspond plutôt à l’explication keynésienne, tandis que la réserve de travailleurs renvoie à l’approche marxiste.

8. Quelle mesure correspond à la solution libérale au problème du chômage ?

Renforcer le pouvoir d’achat par une hausse générale des salaires et des allocations sociales.
Accroître les dépenses publiques afin de soutenir la demande et de financer de grands travaux.
Rendre le marché du travail plus flexible en baissant les salaires ou en les adaptant davantage.
Maintenir les salaires inchangés afin de préserver la consommation des ménages et les profits.

Rendre le marché du travail plus flexible en baissant les salaires ou en les adaptant davantage.

Explication

L’approche libérale recommande de flexibiliser le marché du travail, notamment par une baisse ou une plus grande souplesse des salaires. La relance par les dépenses publiques et les grands travaux appartient à la réponse keynésienne.

9. Comment l’approche keynésienne décrit-elle le mécanisme par lequel une baisse anticipée de l’activité peut aggraver le chômage ?

Elle stimule la demande par la baisse des salaires, puis les entreprises réduisent leurs investissements malgré l’activité accrue.
Elle diminue les salaires sans modifier la consommation, ce qui permet aux entreprises d’accroître leurs recrutements.
Elle réduit la production et les embauches, puis la baisse des salaires contracte le pouvoir d’achat et la consommation.
Elle augmente la production et les embauches, puis la hausse des salaires réduit les profits et provoque une récession.

Elle réduit la production et les embauches, puis la baisse des salaires contracte le pouvoir d’achat et la consommation.

Explication

Dans l’analyse keynésienne, l’anticipation d’une activité plus faible entraîne une diminution de la production et des embauches, puis la baisse des salaires réduit la consommation. Cette contraction supplémentaire de la demande approfondit la crise.

10. Quelle politique l’approche keynésienne recommande-t-elle à l’État pour lutter contre le chômage ?

Constituer une réserve de travailleurs afin d’accroître la concurrence entre salariés.
Relancer la demande par les dépenses publiques, les grands travaux et les aides à l’emploi.
Laisser les entreprises ajuster les salaires sans intervention publique sur la demande.
Réduire le coût du travail en assouplissant les salaires et les conditions d’embauche.

Relancer la demande par les dépenses publiques, les grands travaux et les aides à l’emploi.

Explication

L’approche keynésienne propose une intervention de l’État pour soutenir la demande grâce aux dépenses publiques, aux grands travaux et aux aides à l’emploi. La baisse du coût du travail relève plutôt de la solution libérale, tandis que la réserve de travailleurs appartient à l’analyse marxiste.

11. Quel économiste considère l’innovation comme le moteur de l’histoire économique, de la croissance et de l’évolution des institutions ?

Clément Juglar
Joseph Alois Schumpeter
Joseph Kitchin
Nikolaï Kondratiev

Joseph Alois Schumpeter

Explication

Joseph Alois Schumpeter attribue à l’innovation un rôle moteur dans la transformation de l’économie et des institutions. Clément Juglar est associé à l’étude des cycles moyens de l’activité économique.

12. Comment calcule-t-on la productivité du travail ?

En rapportant la quantité produite à la quantité de travail utilisée
En rapportant la quantité de travail à la quantité produite
En additionnant la quantité produite et la quantité de travail utilisée
En mesurant la production sans tenir compte du travail utilisé

En rapportant la quantité produite à la quantité de travail utilisée

Explication

La productivité du travail compare la richesse produite aux ressources de travail mobilisées, selon le rapport entre quantité produite et quantité de travail. La production seule indique un volume, mais ne mesure pas l’efficacité du travail.

13. Dans quelle situation observe-t-on un gain de productivité ?

Une entreprise produit davantage avec le même nombre d’heures de travail
Une entreprise produit autant après avoir augmenté ses heures de travail
Une entreprise réduit sa production tout en conservant ses effectifs
Une entreprise augmente ses ventes grâce à une hausse générale des prix

Une entreprise produit davantage avec le même nombre d’heures de travail

Explication

Un gain de productivité apparaît lorsque la production augmente à quantité de travail inchangée, ou lorsque la même production nécessite moins de travail. Une hausse des ventes due aux prix ne renseigne pas directement sur l’efficacité productive.

14. Comment l’innovation peut-elle transformer simultanément l’offre et la demande ?

Elle remplace les biens existants sans influencer les habitudes de consommation
Elle augmente la demande sans changer les méthodes ni les outils de production
Elle améliore la production et crée de nouveaux produits, marchés ou besoins
Elle réduit les coûts de production sans modifier les produits proposés

Elle améliore la production et crée de nouveaux produits, marchés ou besoins

Explication

L’innovation agit sur l’offre en améliorant les méthodes et les outils, et sur la demande en faisant apparaître de nouveaux produits, marchés, besoins ou usages. Une amélioration limitée aux procédés de production ne rend pas compte de son effet sur la demande.

15. Quelle évolution caractérise le niveau de vie moyen sous le capitalisme depuis environ deux cents ans ?

Une hausse de long terme malgré des crises et des ralentissements
Une progression limitée aux périodes sans crise économique
Une baisse de long terme interrompue par quelques périodes de prospérité
Une stabilité de long terme avec des fluctuations dépourvues d’effets durables

Une hausse de long terme malgré des crises et des ralentissements

Explication

Depuis environ deux siècles, le niveau de vie moyen suit une tendance générale à la hausse, même si des crises et des ralentissements provoquent des baisses temporaires. Confondre ces fluctuations de court terme avec la tendance longue conduit à conclure à tort à une baisse durable.

16. Quelle caractéristique définit le cycle de Kitchin ?

Un cycle de huit à dix ans lié principalement aux investissements
Un cycle d’environ trois ans lié principalement aux variations des stocks
Un cycle d’environ dix ans lié principalement aux politiques monétaires
Un cycle de quarante à soixante ans lié aux grandes innovations

Un cycle d’environ trois ans lié principalement aux variations des stocks

Explication

Le cycle de Kitchin est un cycle court d’environ trois ans, principalement expliqué par les variations des stocks des entreprises. Le cycle de Juglar dure davantage et concerne notamment les phases d’investissement et de crise.

17. À quelle durée et à quels phénomènes associe-t-on le cycle de Juglar ?

Environ six mois, avec des variations saisonnières de la consommation
Quarante à soixante ans, avec de grandes innovations économiques
Huit à dix ans, avec des phases d’investissement, d’expansion et de crise
Environ trois ans, avec des variations de stocks des entreprises

Huit à dix ans, avec des phases d’investissement, d’expansion et de crise

Explication

Le cycle de Juglar est un cycle moyen d’environ huit à dix ans, associé aux mouvements de l’investissement, de l’expansion et de la crise. Le cycle de Kitchin est plus court et dépend principalement des variations de stocks.

18. Quelle durée et quelle caractéristique correspondent au cycle de Kondratiev ?

Huit à dix ans, avec une succession de prospérité, crise et liquidation
Un an, avec des variations régulières de la production agricole
Quarante à soixante ans, parfois davantage, avec de grandes transformations liées aux innovations
Environ trois ans, avec une adaptation des stocks aux ventes

Quarante à soixante ans, parfois davantage, avec de grandes transformations liées aux innovations

Explication

Le cycle de Kondratiev est un cycle long de quarante à soixante ans, pouvant parfois atteindre quatre-vingts ans, associé à de grandes transformations économiques et à des innovations majeures. Le cycle de Juglar est plus court et concerne les mouvements moyens de l’activité.

19. Quelles sont les trois phases du cycle de Juglar, aussi appelé cycle des affaires ?

L’investissement, la production et la consommation
La prospérité, la crise et la liquidation
L’expansion, la récession et la reprise
La croissance, l’inflation et la déflation

La prospérité, la crise et la liquidation

Explication

Le cycle de Juglar, ou cycle des affaires, dure environ huit à dix ans et comprend la prospérité, la crise et la liquidation. Une simple fluctuation de l’activité ne désigne pas nécessairement cette succession complète de phases.

20. Dans quel ordre les phases du cycle de Juglar se succèdent-elles ?

La crise précède la prospérité, qui est suivie par la liquidation
La prospérité précède la liquidation, qui est suivie par la crise
La liquidation précède la prospérité, qui est suivie par la crise
La prospérité précède la crise, qui est suivie par la liquidation

La prospérité précède la crise, qui est suivie par la liquidation

Explication

Le déroulement du cycle suit une séquence précise : la prospérité, puis la crise, enfin la liquidation. La liquidation ne précède donc pas la crise ; elle lui succède dans le cycle décrit.

21. Quel mécanisme caractérise une bulle spéculative ?

Une hausse modérée des prix accompagnant une demande durable
Une baisse progressive des prix alignée sur les coûts de production
Une stabilité des prix résultant d’une offre adaptée
Une hausse très forte des prix déconnectée de la valeur réelle

Une hausse très forte des prix déconnectée de la valeur réelle

Explication

Une bulle spéculative correspond à une envolée des prix d’actifs sans rapport avec leur valeur réelle. Une hausse liée à la demande ou aux fondamentaux économiques ne constitue pas, à elle seule, une bulle spéculative.

22. Que se passe-t-il lorsque les entreprises produisent davantage que les consommateurs ne peuvent acheter ?

Les stocks diminuent, les prix progressent et les profits augmentent
Les stocks augmentent, les prix progressent et les profits restent stables
Les ventes accélèrent, les prix se stabilisent et les profits progressent
Les stocks invendus augmentent, les prix diminuent et les profits reculent

Les stocks invendus augmentent, les prix diminuent et les profits reculent

Explication

Une production supérieure aux achats des consommateurs entraîne l’accumulation de stocks invendus, puis une baisse des prix et des profits. L’augmentation des ventes décrirait au contraire une demande capable d’absorber la production.

23. Comment l’optimisme pendant une période de prospérité peut-il préparer un retournement économique ?

Il encourage la prise de risques, le surinvestissement et l’accumulation de stocks invendus
Il réduit la prise de risques, freine l’investissement et limite les stocks invendus
Il diminue les crédits accordés et empêche la formation de bulles spéculatives
Il oriente l’investissement vers une demande faible et stabilise les stocks

Il encourage la prise de risques, le surinvestissement et l’accumulation de stocks invendus

Explication

L’optimisme des entreprises, des ménages et des banques favorise la prise de risques et le surinvestissement, ce qui peut contribuer à former des stocks invendus et des bulles. La réduction des crédits et des risques correspondrait plutôt à une attitude prudente qu’au mécanisme décrit.

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Quel pays est considéré comme le pionnier de la révolution industrielle ?

L'Angleterre.

Quelles sont les deux trajectoires contrastées de la diffusion industrielle ?

Le Japon dirigé par l’État et les États-Unis favorisant le libre-échange.

Quelle place le marché et les entrepreneurs ont-ils dans le modèle japonais ?

Aucune initiative n'est laissée au marché ni aux entrepreneurs.

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