QCM : Veille stratégique et étude de marché — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’un marché au sens économique ?

Un ensemble d’acteurs échangeant une offre à un prix donné dans un espace et une période définis
Un réseau d’entreprises proposant des produits similaires selon des règles de distribution communes
Un groupe de consommateurs partageant les mêmes préférences dans une zone commerciale donnée
Un espace où les producteurs fixent les prix indépendamment des échanges réalisés

Un ensemble d’acteurs échangeant une offre à un prix donné dans un espace et une période définis

Explication

Un marché réunit des acteurs qui échangent un bien ou un service à un prix donné, dans un cadre géographique et temporel défini. Un simple regroupement de consommateurs ou de producteurs ne suffit donc pas à caractériser un marché.

2. Une application de musique répond au même besoin qu’un concert, mais par une modalité différente. De quel type de marché relève principalement le concert par rapport à cette application ?

Du marché pertinent, car toute offre étudiée appartient à ce périmètre concurrentiel
Du marché principal, car les deux offres sont directement identiques pour le consommateur
Du marché complémentaire, car les deux offres sont consommées ensemble par le même public
Du marché substitut, car les deux offres répondent au même besoin par des moyens différents

Du marché substitut, car les deux offres répondent au même besoin par des moyens différents

Explication

Le marché substitut regroupe des offres qui répondent au même besoin de manière différente. Le marché complémentaire concerne plutôt des offres consommées conjointement avec l’offre principale.

3. Dans une entreprise, une personne choisit finalement le fournisseur tandis qu’une autre signe le bon de commande. Quels rôles correspondent respectivement à ces deux personnes ?

Le prescripteur et l’utilisateur
L’initiateur et le prescripteur
Le décideur et l’acheteur
L’acheteur et le décideur

Le décideur et l’acheteur

Explication

Le décideur prend la décision finale, tandis que l’acheteur réalise l’acte d’achat. Le fait de signer ou d’effectuer la commande correspond donc au rôle d’acheteur, qui peut être distinct du décideur.

4. Quels critères peuvent être utilisés pour segmenter les acheteurs ?

Des critères liés aux fournisseurs, aux stocks, aux brevets et aux canaux de vente
Des critères de production, de logistique, de distribution et de réglementation
Des critères sociodémographiques, géographiques, psychologiques et comportementaux
Des critères financiers, juridiques, technologiques et exclusivement concurrentiels

Des critères sociodémographiques, géographiques, psychologiques et comportementaux

Explication

La segmentation des acheteurs peut s’appuyer sur quatre familles de critères : sociodémographiques, géographiques, psychologiques et comportementaux. Les autres propositions décrivent plutôt des dimensions de l’entreprise ou de son environnement.

5. Une cliente choisit une marque parce qu’elle valorise sa démarche de réduction des déchets. Quelle motivation d’achat cette situation illustre-t-elle ?

Une motivation éthique liée à l’écoresponsabilité
Une motivation relationnelle liée au rapport qualité-prix
Une motivation émotionnelle liée au prestige de la marque
Une motivation comportementale liée à la fréquence d’achat

Une motivation éthique liée à l’écoresponsabilité

Explication

L’écoresponsabilité et la démarche RSE relèvent des motivations éthiques. Le prestige et l’appartenance correspondent plutôt aux motivations émotionnelles, tandis que le rapport qualité-prix relève des motivations relationnelles.

6. Une entreprise vend 20 000 unités sur un marché qui en écoule 100 000. Quelle est sa part de marché en volume ?

80%80\,\%
120%120\,\%
20%20\,\%
5%5\,\%

$$20\,\%$$

Explication

La part de marché en volume se calcule en divisant les ventes en quantité de l’entreprise par les ventes totales en quantité du marché, puis en multipliant par 100. Ici, 20000100000×100=20%\frac{20\,000}{100\,000}\times100=20\,\% ; le chiffre d’affaires ne serait pas utilisé pour cet indicateur.

7. Une entreprise réalise un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros sur un marché dont le chiffre d’affaires total atteint 12 millions d’euros. Quelle est sa part de marché en valeur ?

9%9\,\%
400%400\,\%
25%25\,\%
4%4\,\%

$$25\,\%$$

Explication

La part de marché en valeur rapporte le chiffre d’affaires de l’entreprise au chiffre d’affaires total du marché. Le calcul est 312×100=25%\frac{3}{12}\times100=25\,\% ; une part de marché en volume utiliserait des quantités vendues.

8. Quels indicateurs appartiennent au tableau de bord de base d’un marché ?

Le taux de conversion, le panier moyen, le coût d’acquisition et le retour publicitaire
Le taux de croissance, le taux de pénétration, le taux de fidélisation et le taux d’attrition
Le volume produit, le délai logistique, le taux de rebut et la capacité industrielle
Le chiffre d’affaires, la marge brute, le coût salarial et le niveau des stocks

Le taux de croissance, le taux de pénétration, le taux de fidélisation et le taux d’attrition

Explication

Le tableau de bord de base d’un marché suit la croissance, la pénétration, la fidélisation et l’attrition. Les autres ensembles regroupent des indicateurs financiers, commerciaux ou opérationnels qui ne constituent pas ce tableau de bord de base.

9. Que désigne le positionnement d’une marque ?

La place qu’elle occupe dans l’esprit du consommateur face à ses concurrents
L’ensemble des leviers utilisés pour commercialiser une offre auprès du marché
La combinaison des actions portant sur le produit, le prix et la distribution
La manière dont l’entreprise organise ses ressources pour produire et vendre

La place qu’elle occupe dans l’esprit du consommateur face à ses concurrents

Explication

Le positionnement correspond à la place perçue d’une marque par rapport à ses concurrents dans l’esprit du consommateur. Le mix marketing désigne plutôt les leviers d’action mobilisés par l’entreprise.

10. Quelle caractéristique permet de reconnaître un bon positionnement ?

Il est technique, localisé, temporaire et fortement diversifié
Il est vaste, flexible, discret et rapidement renouvelable
Il est économique, standardisé, promotionnel et facilement mesurable
Il est distinctif, pertinent, crédible et durable

Il est distinctif, pertinent, crédible et durable

Explication

Un positionnement efficace doit se distinguer, répondre aux attentes, être crédible et pouvoir s’inscrire dans la durée. Un positionnement temporaire ou peu crédible ne répond pas à ces critères.

11. Quels éléments composent le mix marketing traditionnel des 4P ?

Client, coût, commodité et communication
Production, publicité, prospection et performance
Personnel, processus, aménagements et communication
Produit, prix, distribution et communication

Produit, prix, distribution et communication

Explication

Le modèle traditionnel des 4P regroupe le produit, le prix, la distribution et la communication. Les notions de client, coût et commodité appartiennent plutôt à l’approche des 4C.

12. Quel est le rôle principal de la chaîne de valeur ?

Identifier les sources d’avantage concurrentiel dans les activités de l’entreprise
Comparer les campagnes de communication menées par plusieurs entreprises
Déterminer les tendances générales qui influencent la demande du marché
Mesurer l’intensité de la concurrence entre les acteurs d’un secteur

Identifier les sources d’avantage concurrentiel dans les activités de l’entreprise

Explication

La chaîne de valeur examine les activités de l’entreprise pour repérer celles qui peuvent créer un avantage concurrentiel. L’analyse de l’intensité concurrentielle relève plutôt des cinq forces de Porter.

13. Laquelle de ces activités appartient aux activités primaires de la chaîne de valeur ?

La recherche et développement
La gestion des ressources humaines
La logistique sortante vers les clients
La gestion des achats de l’entreprise

La logistique sortante vers les clients

Explication

La logistique sortante fait partie des activités primaires, avec la logistique entrante, la production, la commercialisation et les services. Les ressources humaines, la recherche et développement ainsi que les achats sont des activités de soutien.

14. À quoi sert principalement un benchmark concurrentiel ?

À comparer les pratiques afin de repérer les meilleures et d’améliorer ses performances
À calculer la part de marché obtenue par chaque concurrent direct
À décrire les activités internes qui participent à la création de valeur
À surveiller les évolutions juridiques qui encadrent les activités de l’entreprise

À comparer les pratiques afin de repérer les meilleures et d’améliorer ses performances

Explication

Le benchmark concurrentiel repose sur une analyse comparative destinée à identifier les meilleures pratiques et à progresser. La description des activités internes relève de la chaîne de valeur, non du benchmark.

15. Quelle situation correspond à une véritable veille stratégique ?

Une observation informelle de quelques concurrents sans traitement des informations
Une consultation occasionnelle de données sans transmission aux décideurs
Une recherche ponctuelle menée pour répondre à une question commerciale précise
Une collecte organisée et continue d’informations suivie d’une analyse et d’une diffusion

Une collecte organisée et continue d’informations suivie d’une analyse et d’une diffusion

Explication

La veille stratégique est un processus continu et organisé qui comprend la collecte, le traitement, l’analyse et la diffusion des informations. Une recherche ponctuelle peut fournir une donnée utile, mais elle ne constitue pas une veille complète.

16. Quelle veille suit principalement les tendances globales d’un secteur ?

La veille réglementaire
La veille commerciale
La veille sectorielle
La veille concurrentielle

La veille sectorielle

Explication

La veille sectorielle observe les tendances et les évolutions globales d’un secteur. La veille concurrentielle se concentre plutôt sur les entreprises concurrentes.

17. Quels éléments une analyse concurrentielle doit-elle documenter pour caractériser un concurrent ?

Son offre, son positionnement, sa distribution, ses ressources humaines, ses prix, sa communication et ses résultats commerciaux
Ses clients, ses stocks, ses technologies, ses contrats, ses marges et ses projets d’expansion
Ses produits, ses locaux, ses horaires, ses dirigeants, ses investissements et ses relations institutionnelles
Ses fournisseurs, ses brevets, ses implantations, ses recrutements, ses coûts fixes et ses objectifs sociaux

Son offre, son positionnement, sa distribution, ses ressources humaines, ses prix, sa communication et ses résultats commerciaux

Explication

Une analyse concurrentielle documente l’offre et le positionnement, la distribution, les ressources humaines, les prix, la communication, le chiffre d’affaires et la part de marché. Les autres regroupements contiennent des informations possibles, mais ne reprennent pas l’ensemble des dimensions attendues.

18. Quelle distinction oppose correctement le macro-environnement au micro-environnement d’une entreprise ?

Le macro-environnement rassemble des facteurs globaux analysés par PESTEL, tandis que le micro-environnement concerne les acteurs proches étudiés avec Porter.
Le macro-environnement rassemble les concurrents directs étudiés par Porter, tandis que le micro-environnement concerne les tendances globales étudiées avec PESTEL.
Le macro-environnement concerne les clients et fournisseurs étudiés avec PESTEL, tandis que le micro-environnement désigne les facteurs économiques étudiés avec Porter.
Le macro-environnement désigne les ressources internes étudiées par le SWOT, tandis que le micro-environnement regroupe les facteurs légaux étudiés avec PESTEL.

Le macro-environnement rassemble des facteurs globaux analysés par PESTEL, tandis que le micro-environnement concerne les acteurs proches étudiés avec Porter.

Explication

Le macro-environnement comprend les facteurs externes globaux que l’entreprise ne contrôle pas et s’analyse avec PESTEL, alors que le micro-environnement regroupe les acteurs avec lesquels elle interagit directement et s’analyse avec les cinq forces de Porter. La confusion fréquente consiste à attribuer l’étude du micro-environnement concurrentiel à PESTEL.

19. Le développement rapide de l’intelligence artificielle relève principalement de quelle dimension de l’analyse PESTEL ?

La dimension socioculturelle, car elle transforme les pratiques et les attentes des utilisateurs.
La dimension technologique, car elle concerne les innovations et les évolutions techniques.
La dimension économique, car elle modifie les coûts et la productivité des entreprises.
La dimension légale, car elle concerne les règles encadrant les usages professionnels.

La dimension technologique, car elle concerne les innovations et les évolutions techniques.

Explication

Dans PESTEL, les innovations et l’intelligence artificielle relèvent de la dimension technologique. La dimension légale porte plutôt sur des éléments comme le droit du travail ou le RGPD, même si ces règles peuvent aussi encadrer l’usage de l’IA.

20. Laquelle de ces propositions correspond aux cinq forces de Porter ?

La rivalité entre concurrents, les nouveaux entrants, les substituts, les clients et les fournisseurs.
Les politiques publiques, la croissance économique, les normes sociales, la technologie et l’écologie.
Les ressources humaines, la trésorerie, la production, la distribution et la communication.
La mission, la vision, les compétences, les objectifs et la culture de l’entreprise.

La rivalité entre concurrents, les nouveaux entrants, les substituts, les clients et les fournisseurs.

Explication

Les cinq forces de Porter sont la rivalité entre concurrents, la menace des nouveaux entrants, la menace des substituts, le pouvoir des clients et celui des fournisseurs. Les autres propositions renvoient à des dimensions de PESTEL ou à des éléments internes de l’entreprise, et non aux forces concurrentielles.

21. Après avoir recensé un facteur externe, quelle démarche permet de l’intégrer correctement à l’analyse stratégique ?

Le classer selon le chiffre d’affaires, le transformer en objectif commercial et le diffuser aux équipes.
Évaluer son impact, le qualifier d’opportunité ou de menace, estimer sa probabilité et le prioriser.
Le décrire qualitativement, l’associer à un concurrent et attendre sa réalisation avant de l’examiner.
Le comparer aux ressources internes, le convertir en compétence et le mesurer avec un indicateur financier.

Évaluer son impact, le qualifier d’opportunité ou de menace, estimer sa probabilité et le prioriser.

Explication

L’analyse attendue consiste à mesurer l’impact du facteur, à déterminer s’il constitue une opportunité ou une menace, à estimer sa probabilité selon l’horizon temporel, puis à le prioriser pour alimenter le SWOT. Attendre sa réalisation ferait perdre à la veille son rôle d’anticipation.

22. Quelles catégories regroupent les principales sources d’information utilisées dans la veille ?

Les sources internes, commerciales, financières et publicitaires.
Les sources médiatiques, administratives, opérationnelles et confidentielles.
Les sources réglementaires, concurrentielles, comptables et informelles.
Les sources officielles, professionnelles, académiques et numériques.

Les sources officielles, professionnelles, académiques et numériques.

Explication

Les sources de veille sont classées en sources officielles, professionnelles, académiques et numériques. Les sites web, blogs, forums et réseaux sociaux constituent notamment des sources numériques, tandis que l’INSEE, Eurostat et la Banque de France relèvent des sources officielles.

23. Quelle situation illustre la méthode PUSH dans une démarche de veille informationnelle ?

Interroger une base académique avec des mots-clés choisis pour vérifier une hypothèse.
Consulter volontairement plusieurs sites afin de rechercher les informations correspondant à un sujet.
Recevoir automatiquement de nouveaux articles grâce à un agrégateur de flux ou à un flux RSS.
Parcourir manuellement des forums professionnels afin d’identifier des discussions récentes.

Recevoir automatiquement de nouveaux articles grâce à un agrégateur de flux ou à un flux RSS.

Explication

La méthode PUSH transmet automatiquement l’information, notamment au moyen d’agrégateurs de flux ou de flux RSS. Les autres situations décrivent une recherche active effectuée par l’utilisateur, caractéristique de la méthode PULL.

24. Quels critères faut-il prendre en compte pour classer une information de veille ?

Sa popularité, sa fréquence de publication, son niveau de détail et la notoriété de son auteur.
Sa pertinence, la fiabilité de sa source, l’urgence de son traitement et sa confidentialité.
Son ancienneté, sa longueur, son style rédactionnel et le nombre de personnes qui la consultent.
Son origine géographique, son coût d’accès, son format numérique et le volume de données associé.

Sa pertinence, la fiabilité de sa source, l’urgence de son traitement et sa confidentialité.

Explication

Le classement repose sur la pertinence par rapport aux objectifs de veille, la fiabilité de la source, l’urgence du traitement et le niveau de confidentialité. Des critères comme la longueur ou la popularité peuvent être utiles dans certains contextes, mais ils ne constituent pas les critères indiqués ici.

25. Quelle définition décrit le mieux un signal faible dans une veille informationnelle ?

Une donnée confidentielle décrivant les résultats financiers récents d’un concurrent.
Une alerte urgente signalant un événement certain qui exige une réaction immédiate.
Une information émergente annonçant une tendance ou une rupture future à détecter avant les concurrents.
Une information très diffusée confirmant une tendance déjà installée sur le marché.

Une information émergente annonçant une tendance ou une rupture future à détecter avant les concurrents.

Explication

Un signal faible est une information émergente qui peut annoncer une tendance ou une rupture future et doit être repérée suffisamment tôt pour conserver une capacité d’anticipation. Une information déjà largement diffusée ou un événement certain et immédiat ne correspond pas à cette notion.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce qu'un marché en économie ?

Un ensemble d'acteurs échangeant un bien ou service à un prix donné.

Que regroupe le marché principal ?

Les produits ou services directement concurrents.

Quel marché répond au même besoin différemment ?

Le marché substitut.

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