QCM : Introduction à la Business Intelligence (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition de la Business Intelligence est attribuée à Gartner ?

Des outils de stockage qui assurent la conservation des données sans intervenir dans leur analyse ni leur utilisation.
Des méthodes de collecte de données externes visant à automatiser les décisions tactiques d’une entreprise.
Des solutions qui transforment les données comptables en rapports financiers destinés principalement aux équipes opérationnelles.
Des applications, une infrastructure, des outils et des pratiques permettant d’analyser l’information pour améliorer les décisions et les performances.

Des applications, une infrastructure, des outils et des pratiques permettant d’analyser l’information pour améliorer les décisions et les performances.

Explication

Gartner décrit la Business Intelligence comme un ensemble d’applications, d’infrastructures, d’outils et de pratiques au service de l’analyse et de meilleures décisions. La réduction aux rapports financiers est trop étroite, car cette définition couvre l’information et les performances de façon plus large.

2. Dans la définition de Smile (Open Source Solutions), à quoi sert l’analyse des données de l’entreprise ?

À archiver les données opérationnelles afin de préserver leur format d’origine pour les audits.
À produire de nouvelles informations qualitatives utiles aux décisions tactiques ou stratégiques.
À consolider les données financières en indicateurs destinés exclusivement au contrôle budgétaire.
À remplacer les décisions des responsables par des recommandations informatiques automatiques.

À produire de nouvelles informations qualitatives utiles aux décisions tactiques ou stratégiques.

Explication

Pour Smile, les solutions informatiques analysent les données de l’entreprise afin de produire des informations qualitatives nouvelles qui soutiennent des décisions tactiques ou stratégiques. La consolidation financière est un usage plus limité que cette définition ne retient pas comme finalité générale.

3. Comment un système d’information décisionnel rend-il les données opérationnelles utiles au pilotage ?

Il extrait les données des systèmes opérationnels et de sources externes, les transforme en information de pilotage, puis la rend accessible aux utilisateurs.
Il produit des données opérationnelles à partir des rapports de pilotage, puis les renvoie vers les sources externes.
Il rassemble les données dans leur format initial et laisse aux utilisateurs le soin de les interpréter sans transformation.
Il remplace les systèmes opérationnels par une base centrale où les utilisateurs saisissent directement leurs décisions.

Il extrait les données des systèmes opérationnels et de sources externes, les transforme en information de pilotage, puis la rend accessible aux utilisateurs.

Explication

Le processus consiste à extraire des données internes et externes, à les transformer en information de pilotage, puis à les rendre accessibles. Conserver les données sans les transformer omet précisément l’étape qui les rend utiles au pilotage.

4. Pourquoi une entreprise peut-elle disposer d’informations riches tout en ayant du mal à les consulter ensemble ?

Parce que les données utiles au pilotage sont généralement conservées dans un seul système inaccessible aux responsables.
Parce que les documents papier et les bases de données utilisent nécessairement les mêmes formats de consultation.
Parce que les différents services recueillent des informations identiques, ce qui empêche leur conservation dans les systèmes.
Parce qu’elles sont dispersées entre départements, systèmes et supports comme le papier, les bases de données et les fichiers Excel.

Parce qu’elles sont dispersées entre départements, systèmes et supports comme le papier, les bases de données et les fichiers Excel.

Explication

La dispersion dans plusieurs services, systèmes et supports rend difficile la consultation transversale, même lorsque l’information est abondante. Le problème ne vient pas nécessairement d’informations identiques, mais de leur répartition.

5. Pourquoi faut-il donner un sens commun à une marge présentée dans un reporting de direction générale ?

Parce que le reporting de direction générale doit préserver toutes les interprétations locales de la marge dans un même indicateur.
Parce qu’une même donnée de gestion peut être interprétée différemment selon son usage, alors que le reporting doit restituer une valeur au sens partagé.
Parce que les équipes opérationnelles et la direction générale doivent calculer la marge à partir de systèmes distincts.
Parce qu’une donnée de gestion change de valeur lorsqu’elle passe d’un service opérationnel à la direction générale.

Parce qu’une même donnée de gestion peut être interprétée différemment selon son usage, alors que le reporting doit restituer une valeur au sens partagé.

Explication

Une donnée comme la marge peut prendre des significations différentes selon l’usage, tandis que le reporting général nécessite une définition commune pour chaque valeur restituée. Conserver toutes les interprétations locales dans un indicateur ne répondrait pas à ce besoin de sens partagé.

6. Une entreprise veut mieux exploiter ses données dispersées et anciennes tout en fiabilisant ses indicateurs communs ; quels besoins justifient un système décisionnel ?

Automatiser la saisie opérationnelle, supprimer les sources externes, uniformiser les outils et raccourcir les périodes d’archivage.
Accélérer la production de fichiers, maintenir des définitions propres à chaque service et limiter l’accès aux données récentes.
Réduire le nombre de décisions tactiques, isoler les données départementales et remplacer les indicateurs communs par des rapports locaux.
Améliorer l’accès et la qualité des données, intégrer des systèmes différents, harmoniser les définitions et accéder aux données historiques.

Améliorer l’accès et la qualité des données, intégrer des systèmes différents, harmoniser les définitions et accéder aux données historiques.

Explication

Les besoins recensés incluent un meilleur accès, une meilleure qualité, l’intégration de sources différentes, des définitions communes et l’accès à l’historique. Maintenir des définitions locales contredit l’objectif d’informations définies de façon commune.

7. Un relevé indique une température mesurée de 18 °C, sans interprétation ni décision associée ; de quelle notion s’agit-il ?

D’une sagesse, car le relevé permet de juger quelle adaptation organisationnelle doit être lancée.
D’une connaissance, car la valeur mesurée résulte nécessairement d’une réflexion fondée sur l’expérience.
D’une information, car toute mesure chiffrée fournit déjà une interprétation utile au responsable.
D’une donnée, car il s’agit d’une mesure brute qui ne détermine pas à elle seule une action.

D’une donnée, car il s’agit d’une mesure brute qui ne détermine pas à elle seule une action.

Explication

Une mesure constitue une donnée lorsqu’elle n’a pas encore reçu d’interprétation permettant de décider d’une action. Une valeur chiffrée ne devient pas automatiquement une information : son sens doit être établi.

8. Qu’est-ce qui distingue une information d’une donnée brute dans la prise de décision ?

L’information est une mesure collectée telle quelle, sans interprétation ni lien avec une décision.
L’information associe une donnée à un sens et à une interprétation qui peuvent guider une action.
L’information résulte d’une réflexion approfondie intégrant les expériences et les valeurs de plusieurs personnes.
L’information correspond à un jugement de bon sens qui déclenche une adaptation de l’organisation.

L’information associe une donnée à un sens et à une interprétation qui peuvent guider une action.

Explication

Une information est une donnée à laquelle un sens et une interprétation ont été apportés, ce qui peut aider un responsable à décider. Une réflexion intégrant expériences et valeurs relève plutôt de la connaissance.

9. Comment la connaissance se forme-t-elle à partir de l’information ?

Elle correspond à une donnée collectée qui n’a pas encore été interprétée par un responsable.
Elle apparaît dès qu’une donnée reçoit un sens, sans réflexion ni contribution de l’expérience humaine.
Elle résulte d’une réflexion sur des informations analysées et s’appuie sur les expériences, les idées, les valeurs et les avis des personnes consultées.
Elle désigne le jugement de bon sens qui permet de lancer une adaptation des personnes et des processus.

Elle résulte d’une réflexion sur des informations analysées et s’appuie sur les expériences, les idées, les valeurs et les avis des personnes consultées.

Explication

La connaissance se construit par réflexion sur des informations analysées et mobilise les expériences, idées, valeurs et avis des personnes consultées. L’ajout d’un sens à une donnée caractérise l’information, mais ne suffit pas à définir la connaissance.

10. Quelle capacité caractérise la sagesse dans la distinction entre données, informations, connaissances et sagesse ?

Analyser des informations en mobilisant les expériences, les idées, les valeurs et les avis des personnes consultées.
Donner un sens à une donnée afin qu’un responsable puisse choisir une action à entreprendre.
Collecter une mesure ou un élément dans une base de données sans en tirer de décision.
Exercer discernement et jugement de bon sens pour lancer des actions d’adaptation de l’organisation, des personnes, des processus et des outils.

Exercer discernement et jugement de bon sens pour lancer des actions d’adaptation de l’organisation, des personnes, des processus et des outils.

Explication

La sagesse désigne le discernement et le jugement de bon sens qui permettent de lancer des adaptations à plusieurs niveaux de l’organisation. L’analyse d’informations enrichie par l’expérience correspond plutôt à la formation de la connaissance.

11. Dans quel ordre s’enchaînent les cinq étapes d’une chaîne décisionnelle ?

Stockage, ETL, planification, analyse et restitution
Planification, ETL, stockage, analyse et restitution
ETL, planification, analyse, stockage et restitution
Planification, stockage, ETL, restitution et analyse

Planification, ETL, stockage, analyse et restitution

Explication

La chaîne décisionnelle commence par la planification, puis passe par l’ETL et le stockage avant l’analyse et la restitution. Placer le stockage avant l’ETL inverse deux étapes qui ont des rôles distincts dans le processus.

12. Lors de la planification d’une plateforme décisionnelle intégrée, quelle mesure aide à sécuriser les données ?

Confier la sécurité à chaque équipe sans administration centralisée de la plateforme
Accorder des accès identiques aux utilisateurs pour simplifier l’administration de la plateforme
Reporter la définition des accès jusqu’à la mise en place des tableaux de bord
Limiter les accès en fonction des responsabilités des utilisateurs dans le cadre d’une stratégie de sécurité rigoureuse

Limiter les accès en fonction des responsabilités des utilisateurs dans le cadre d’une stratégie de sécurité rigoureuse

Explication

Une administration solide et une stratégie de sécurité rigoureuse permettent notamment de limiter les accès selon les responsabilités des utilisateurs. Des accès identiques ne tiennent pas compte de ces responsabilités.

13. Quel enchaînement décrit le rôle de l’ETL dans un projet décisionnel ?

Stocker les données dans leurs sources, les agréger puis créer directement des tableaux de bord
Restituer les données aux utilisateurs, les transformer dans les rapports puis les charger dans des fichiers
Extraire des données de diverses sources, les transformer puis les charger dans un data warehouse
Analyser les données du data warehouse, les restituer puis les extraire vers leurs sources

Extraire des données de diverses sources, les transformer puis les charger dans un data warehouse

Explication

L’ETL extrait les données de sources telles que des fichiers ou des bases, les transforme et les charge dans la banque de données de destination. L’analyse et la restitution interviennent à d’autres étapes de la chaîne.

14. Pourquoi la phase d’ETL mérite-t-elle une attention particulière dans un projet décisionnel ?

Parce qu’elle remplace le stockage et détermine seule les droits de consultation
Parce qu’elle intervient après la restitution et corrige les rapports produits
Parce qu’elle conditionne et influence la qualité des étapes ultérieures du projet
Parce qu’elle concerne la conception des interfaces plutôt que la qualité des données

Parce qu’elle conditionne et influence la qualité des étapes ultérieures du projet

Explication

La phase d’ETL conditionne et influence la qualité du projet décisionnel par la suite. Elle ne remplace pas le stockage, qui constitue une étape distincte de la chaîne.

15. Une équipe peine à harmoniser les nomenclatures et à respecter la fenêtre d’exploitation lors de l’alimentation des données. À quels types de difficultés ces problèmes correspondent-ils ?

L’harmonisation relève des difficultés liées aux données, tandis que la fenêtre d’exploitation relève des difficultés techniques
Les deux problèmes relèvent de la conduite du changement plutôt que des données ou de la technique
Les deux problèmes relèvent de la localisation des données utiles plutôt que de l’alimentation
L’harmonisation relève des difficultés techniques, tandis que la fenêtre d’exploitation relève des difficultés liées aux données

L’harmonisation relève des difficultés liées aux données, tandis que la fenêtre d’exploitation relève des difficultés techniques

Explication

L’harmonisation des nomenclatures concerne les données, tandis que le respect de la fenêtre d’exploitation est un enjeu technique. La fenêtre d’exploitation ne correspond pas à la localisation des données utiles.

16. Quel facteur humain est indispensable à la réussite d’un projet décisionnel ?

La limitation des échanges aux responsables de l’administration
La délégation du projet aux seuls spécialistes techniques
L’implication des utilisateurs dans le projet
La validation des besoins après le déploiement de la solution

L’implication des utilisateurs dans le projet

Explication

L’implication des utilisateurs est indispensable à la réussite d’un projet décisionnel. Une conduite réservée aux spécialistes techniques ne remplace pas leur participation.

17. Une plateforme décisionnelle comporte des alimentations irrégulières, des informations peu fiables et une fraîcheur insuffisante. Comment caractériser ces éléments ?

Ce sont des critères de conception des interfaces de restitution
Ce sont des pratiques recommandées pour accélérer le déploiement
Ce sont des étapes normales de la chaîne décisionnelle
Ce sont des risques possibles d’un projet décisionnel

Ce sont des risques possibles d’un projet décisionnel

Explication

Les alimentations trop longues ou irrégulières, le manque de fiabilité et une fraîcheur insuffisante figurent parmi les risques d’un projet décisionnel. Ces problèmes ne constituent pas des étapes du processus.

18. Quelle approche de conduite de projet favorise l’obtention progressive de résultats tangibles ?

Lancer des développements longs avant de quantifier les objectifs et de stabiliser le socle informatique
Multiplier les fonctionnalités dès le départ et mesurer les résultats après la mise en production
Fixer des objectifs généraux, repousser les livraisons et réaliser une itération finale étendue
Définir des objectifs précis et quantifiés, s’appuyer sur un socle stable et avancer par itérations courtes

Définir des objectifs précis et quantifiés, s’appuyer sur un socle stable et avancer par itérations courtes

Explication

Une démarche incrémentale associe des objectifs définis à l’avance, un socle informatique stable et des itérations courtes produisant des résultats tangibles. Une longue itération finale retarde au contraire l’obtention de résultats progressifs.

19. Pour rendre la conception fonctionnelle utile aux utilisateurs, quelle orientation est à privilégier ?

Reporter la prise en compte des flux amont-aval à la phase de recette technique
Proposer des états figés mais utiles et tenir compte des flux amont-aval ainsi que des échanges entre utilisateurs
Construire des états figés sans considérer les échanges transverses ni les flux entre systèmes
Privilégier des analyses libres complexes et limiter la conception aux besoins d’un seul utilisateur

Proposer des états figés mais utiles et tenir compte des flux amont-aval ainsi que des échanges entre utilisateurs

Explication

La conception fonctionnelle doit favoriser des états figés mais utiles et intégrer les flux amont-aval ainsi que les échanges transverses entre utilisateurs. Des analyses libres compliquées ne correspondent pas à cette orientation.

20. Une entreprise cherche à repérer des comportements suspects dans des opérations bancaires. Quel usage des systèmes décisionnels correspond à cet objectif ?

Détecter des fraudes dans le secteur bancaire
Analyser les besoins en personnel dans les ressources humaines
Optimiser l’acheminement des marchandises en logistique
Organiser le suivi des pannes dans les télécommunications

Détecter des fraudes dans le secteur bancaire

Explication

Les systèmes décisionnels sont utilisés dans la banque, notamment pour repérer les fraudes. Le suivi des pannes concerne aussi un usage décisionnel, mais il est associé aux télécommunications.

21. Dans quel secteur les systèmes décisionnels peuvent-ils notamment aider à analyser les pannes ?

Dans les télécommunications
Dans le commerce de détail
Dans les ressources humaines
Dans le secteur de l’assurance

Dans les télécommunications

Explication

L’analyse des pannes figure parmi les usages des systèmes décisionnels dans les télécommunications. Les ressources humaines constituent également un domaine d’usage, mais elles ne sont pas le secteur associé ici aux pannes.

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Selon Gartner, que désigne la Business Intelligence ?

Les applications, l’infrastructure, les outils et les meilleures pratiques permettant d’accéder à l’information et de l’analyser pour améliorer les décisions et les performances.

Quelle source définit la Business Intelligence comme un ensemble d’applications, d’infrastructure, d’outils et de pratiques ?

Gartner.

Selon Smile (Open Source Solutions), que regroupe l’informatique décisionnelle ?

Des solutions informatiques qui analysent les données de l’entreprise pour produire des informations qualitatives nouvelles servant aux décisions tactiques ou stratégiques.

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