QCM : Modélisation des données (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une organisation, quelle description définit un système d’information ?

Un ensemble organisé de ressources qui collecte, stocke, traite et distribue l’information
Un ensemble d’équipements qui stocke et protège les fichiers de l’organisation
Un ensemble de procédures qui traite et archive les informations internes
Une base de données qui conserve les informations produites par les services

Un ensemble organisé de ressources qui collecte, stocke, traite et distribue l’information

Explication

Un système d’information regroupe des ressources organisées pour collecter, stocker, traiter et distribuer l’information. Le réduire aux équipements écarte d’autres ressources, le confondre avec une base de données en restreint la portée, et omettre la distribution laisse de côté une de ses fonctions.

2. Une équipe doit recueillir les besoins d’un service dont les tâches sont partagées entre plusieurs agents. Quelle démarche de collecte est la plus appropriée ?

Coordonner les agents et concevoir la nouvelle application avant de consulter les responsables du service
Interroger les utilisateurs, puis rédiger directement les spécifications sans étudier les documents disponibles
Interroger utilisateurs et responsables, étudier les documents et l’application existante, puis coordonner les tâches partagées
Étudier les documents et l’application, puis laisser chaque agent analyser séparément ses tâches partagées

Interroger utilisateurs et responsables, étudier les documents et l’application existante, puis coordonner les tâches partagées

Explication

La collecte des besoins peut combiner les interviews des utilisateurs et responsables, l’étude des documents et de l’application existante, ainsi que la coordination des tâches partagées. Se passer de coordination néglige les tâches communes, remplacer l’étude par une enquête écarte des sources utiles, et concevoir d’emblée confond collecte et conception.

3. Pour analyser un domaine, quelle est la fonction du modèle conceptuel des données (MCD) ?

Inventorier les programmes qui consultent et modifient les données du domaine
Décrire les tables et les relations destinées à l’implémentation de la base de données
Présenter les serveurs et les supports matériels utilisés pour conserver les données
Représenter graphiquement le réel perçu afin de recenser et organiser les données du domaine

Représenter graphiquement le réel perçu afin de recenser et organiser les données du domaine

Explication

Le MCD représente graphiquement le réel perçu pour recenser et organiser les données du domaine étudié. Décrire les tables relève du modèle logique, détailler les supports matériels rapproche du modèle physique, et inventorier les programmes ne correspond pas à la fonction du MCD.

4. Une équipe doit produire d’abord une représentation compréhensible par les utilisateurs, puis préparer l’implémentation de la base de données. Quelle distinction entre MCD et MLD doit-elle appliquer ?

Le MCD décrit les données selon les techniques de stockage, puis le MLD représente le réel perçu
Le MLD décrit le domaine indépendamment du stockage, puis le MCD représente les données pour leur implémentation
Le MCD décrit le domaine indépendamment du stockage, puis le MLD représente les données pour leur implémentation
Le MCD décrit le domaine indépendamment du stockage, puis le MPD représente les données pour leur implémentation logique

Le MCD décrit le domaine indépendamment du stockage, puis le MLD représente les données pour leur implémentation

Explication

Le MCD est proche des utilisateurs et indépendant des techniques de stockage, tandis que le MLD prépare la représentation logique destinée à l’implémentation en base de données. L’inversion attribue ces fonctions à l’envers, rendre le MCD dépendant du stockage contredit son indépendance, et le MPD correspond au niveau physique.

5. Lors de la préparation d’un projet, une équipe organise ses livrables entre description du domaine, représentation logique et modèle associé à un système comme MySQL. Quelle succession de niveaux convient ?

MLD, puis MCD, puis MPD
MCD, puis MLD, puis MPD
MPD, puis MLD, puis MCD
MCD, puis MPD, puis MLD

MCD, puis MLD, puis MPD

Explication

La modélisation distingue le MCD, le MLD et le MPD, ce dernier étant associé à un système tel que MySQL. Placer le MPD avant le MLD inverse les niveaux, confondre MLD et MPD efface leur distinction, et commencer par le MLD omet le niveau conceptuel initial.

6. Dans un système de gestion, quel concept représente l’ensemble des voitures, plutôt qu’une voiture particulière ?

Une entité
Une propriété
Une occurrence
Un identifiant

Une entité

Explication

Une entité modélise un ensemble d’objets de même nature, comme l’ensemble des voitures. Une occurrence désigne un objet particulier, une propriété une donnée élémentaire et un identifiant sert à distinguer les occurrences.

7. Dans une entité « Client », chaque fiche comporte un champ « prénom » contenant une seule valeur atomique. Comment faut-il caractériser ce champ ?

Une association entre entités
Un identifiant de l’entité
Une propriété de l’entité
Une occurrence de l’entité

Une propriété de l’entité

Explication

Une propriété est une donnée élémentaire d’une entité et ne prend au maximum qu’une valeur atomique par occurrence. Une occurrence est un objet particulier, tandis qu’un identifiant distingue les occurrences.

8. Dans une entité « Véhicule », aucun numéro de série n’est disponible ; la combinaison de la marque et du numéro de parc diffère pour chaque véhicule. Quel rôle joue cette combinaison ?

Un identifiant composé de propriétés
Une association avec une autre entité
Une propriété descriptive du véhicule
Une occurrence particulière de véhicule

Un identifiant composé de propriétés

Explication

Un identifiant distingue les occurrences et peut être constitué d’une ou de plusieurs propriétés, pourvu que leur valeur diffère pour chaque occurrence. Une propriété descriptive isolée ou une occurrence ne remplit pas nécessairement ce rôle.

9. Dans un MCD, « Réserver » relie les occurrences de Client et de Chambre. Quel énoncé décrit correctement cette association ?

Elle décrit une donnée élémentaire et prend une valeur atomique
Elle distingue les occurrences de Client et de Chambre
Elle relie des occurrences et n’a pas d’identifiant propre
Elle représente un ensemble d’objets et possède un identifiant

Elle relie des occurrences et n’a pas d’identifiant propre

Explication

Une association décrit un lien entre les occurrences d’entités, porte généralement un nom verbal et n’a pas d’identifiant propre. L’identifiant propre caractérise une entité, tandis qu’une propriété est une donnée élémentaire.

10. Pour l’association « Participer » entre Étudiant et Atelier, la cardinalité minimale du côté Étudiant vaut 0. Que peut-on en conclure pour un étudiant donné ?

Il doit participer à plusieurs ateliers
Il peut participer à un seul atelier au maximum
Il doit participer à au moins un atelier
Il peut ne participer à aucun atelier

Il peut ne participer à aucun atelier

Explication

Une cardinalité minimale de 0 autorise certaines occurrences à ne pas participer à l’association. Une minimale de 1 impose une participation au moins une fois ; la limite maximale répond à une autre question.

11. Dans une association « Attribuer » entre Employé et Bureau, la cardinalité maximale du côté Employé vaut 1. Quelle contrainte cela impose-t-il à chaque employé ?

Il peut participer plusieurs fois à l’association
Il participe au plus une fois à l’association
Il ne participe à aucune association de ce type
Il participe au moins une fois à l’association

Il participe au plus une fois à l’association

Explication

Une cardinalité maximale de 1 limite la participation à une fois au plus. L’obligation de participer dépend de la cardinalité minimale, tandis qu’une maximale n autorise plusieurs participations.

12. Deux occurrences de l’association « Écrire » relient respectivement (Auteur A, Livre L1) et (Auteur A, Livre L2). Qu’est-ce qui permet de les distinguer implicitement ?

L’identifiant de l’auteur, commun aux deux occurrences
L’identifiant du livre, sans tenir compte de l’auteur
Un identifiant propre attribué à chaque occurrence de l’association
La combinaison des identifiants de l’auteur et du livre

La combinaison des identifiants de l’auteur et du livre

Explication

Une association est implicitement identifiée par les identifiants des entités auxquelles elle est liée ; ici, c’est la combinaison auteur-livre qui distingue les liens. Un identifiant propre à l’association ou l’identifiant d’une seule entité ne correspond pas à ce principe.

13. Dans un modèle, une association de cardinalité (1,1) porte une propriété « Date ». Où faut-il placer cette propriété lors de la modélisation ?

Dans l’entité située à l’autre extrémité
Dans l’association, comme propriété de lien
Dans l’entité située du côté (1,1)
Dans une entité indépendante créée pour la date

Dans l’entité située du côté (1,1)

Explication

Une association de cardinalité (1,1) ne conserve pas de propriétés : celles-ci migrent dans l’entité du côté (1,1). Garder « Date » dans l’association ignore cette règle, la placer à l’autre extrémité choisit le mauvais côté, et créer une entité distincte n’est pas la solution indiquée.

14. Un système modélise une projection déterminée par un film, une salle et un créneau horaire. Comment faut-il établir les cardinalités de chaque patte de cette association ?

Pour chaque patte, compter les combinaisons possibles des deux autres entités
Pour chaque patte, ne considérer qu’une des deux autres entités
Pour chaque patte, compter les occurrences de l’entité qu’elle relie
Pour chaque patte, reprendre les cardinalités établies sur une autre patte

Pour chaque patte, compter les combinaisons possibles des deux autres entités

Explication

Une association ternaire relie au moins trois entités, et les cardinalités de chaque patte se calculent en comptant les combinaisons possibles des autres entités. Le comptage isolé néglige les combinaisons, la reprise d’une autre patte suppose une équivalence injustifiée et le calcul binaire omet une entité.

15. Dans un fichier, connaître le numéro d’adhérent permet de retrouver sans ambiguïté son adresse électronique. Quelle relation existe entre le numéro et l’adresse électronique ?

Le numéro et l’adresse sont liés par une dépendance réciproque
Le numéro d’adhérent dépend fonctionnellement de l’adresse électronique
L’adresse électronique dépend fonctionnellement du numéro d’adhérent
Le numéro d’adhérent est associé à l’adresse sans la déterminer

L’adresse électronique dépend fonctionnellement du numéro d’adhérent

Explication

Une donnée dépend fonctionnellement d’une autre lorsque la connaissance de cette dernière permet de connaître la première sans ambiguïté. Une association entre entités ne définit pas cette relation, inverser les données change le déterminant, et une dépendance réciproque n’est pas établie ici.

16. Une étudiante doit citer les trois axiomes d’Armstrong utilisés pour déduire des dépendances fonctionnelles. Quel ensemble doit-elle donner ?

Réflexivité, augmentation et transitivité
Réflexivité, décomposition et transitivité
Réflexivité, augmentation et pseudo-transitivité
Réciprocité, augmentation et transitivité

Réflexivité, augmentation et transitivité

Explication

Les trois axiomes d’Armstrong sont la réflexivité, l’augmentation et la transitivité. La décomposition est une règle dérivée, la réciprocité ne remplace pas la réflexivité, et la pseudo-transitivité est également une dérivation.

17. Dans un schéma, on observe qu'A détermine B, qu’aucun sous-ensemble strict de A ne détermine B, et qu’aucune donnée intermédiaire C ne satisfait A → C et C → B. Comment qualifier la dépendance A → B ?

Elle est à la fois élémentaire et directe
Elle est directe, mais non élémentaire
Elle est ni élémentaire ni directe
Elle est élémentaire, mais indirecte

Elle est à la fois élémentaire et directe

Explication

La dépendance est élémentaire parce qu’aucun sous-ensemble strict de A ne détermine B, et directe parce qu’aucune donnée intermédiaire ne relie A à B. « Élémentaire mais indirecte » néglige l’absence d’intermédiaire, tandis que « directe mais non élémentaire » contredit l’absence de sous-ensemble déterminant.

18. Dans un MCD, une propriété « numéros de téléphone » d’un client peut contenir plusieurs numéros. Quelle modification respecte la première forme normale ?

Créer une entité Téléphone sans la relier à l’entité Client
Remplacer les numéros par une propriété « téléphone principal »
Créer une entité Téléphone associée à l’entité Client
Conserver tous les numéros dans la propriété du client

Créer une entité Téléphone associée à l’entité Client

Explication

La première forme normale impose une valeur atomique par propriété ; une liste de valeurs doit donc être modélisée par une entité supplémentaire associée à Client. Conserver la liste maintient une valeur non atomique, le téléphone principal écarte les autres numéros et une entité sans association ne rattache pas les téléphones aux clients.

19. Une entité « Inscription » est identifiée par le couple (numéro étudiant, code option) et contient l’adresse de l’étudiant, qui dépend du seul numéro étudiant. Quelle conclusion s’applique à la deuxième forme normale ?

L’adresse ne dépend pas de tout l’identifiant composé
L’adresse dépend de tout l’identifiant composé
L’adresse doit dépendre du seul code option
L’adresse doit dépendre directement du code option

L’adresse ne dépend pas de tout l’identifiant composé

Explication

La deuxième forme normale exige que chaque attribut dépende de l’identifiant entier, et non d’une partie seulement ; l’adresse dépend ici uniquement du numéro étudiant. La dépendance à tout l’identifiant est donc la condition qui échoue, tandis que la dépendance directe relève de la troisième forme normale et le code option n’identifie pas l’étudiant.

20. Une entité « Avion » est identifiée par son numéro. Le numéro détermine le modèle, et le modèle détermine la capacité. Quelle analyse correspond à la troisième forme normale ?

La capacité dépend directement du modèle, identifiant de l’avion
La capacité dépend du numéro par l’intermédiaire du modèle
La capacité dépend directement du numéro, sans dépendance transitive
La capacité dépend du numéro uniquement si le modèle est supprimé

La capacité dépend du numéro par l’intermédiaire du modèle

Explication

La troisième forme normale exige, en plus de la deuxième, que chaque attribut dépende directement de l’identifiant ; ici, la capacité dépend du modèle, lui-même déterminé par le numéro. Une dépendance à tout l’identifiant ne suffit pas à établir une dépendance directe, et le modèle n’est pas l’identifiant de l’avion.

21. Une entité « Client » possède les propriétés numéro client, nom et adresse, et son identifiant est le numéro client. Quelle structure la représente dans le MLD ?

Trois tables distinctes pour numéro client, nom et adresse, sans clé primaire commune
Une table Client avec numéro client comme attribut ordinaire et sans clé primaire
Une table Client avec nom et adresse comme attributs et numéro client comme clé primaire
Une table Client avec nom et adresse comme clés primaires et numéro client comme clé étrangère

Une table Client avec nom et adresse comme attributs et numéro client comme clé primaire

Explication

Lors du passage au MLD, une entité devient une table, ses propriétés deviennent des attributs et son identifiant devient la clé primaire. Séparer les propriétés en tables distinctes ou traiter l’identifiant comme ordinaire ne respecte pas cette transformation, et les propriétés ne remplacent pas l’identifiant comme clé primaire.

22. Dans une association binaire entre Employé et Service, chaque employé est rattaché à un seul service. Où placer la clé primaire du Service dans le MLD ?

Dans la table Employé, comme clé étrangère vers Service
Dans la table Service, comme clé étrangère vers Employé
Dans une nouvelle table d’association avec les deux clés primaires
Dans une table indépendante, sans référence à Employé ni à Service

Dans la table Employé, comme clé étrangère vers Service

Explication

Lorsque le côté Employé a une cardinalité (1,1) ou (0,1), la clé primaire de l’autre entité, Service, est ajoutée comme clé étrangère dans la table Employé. La placer dans Service inverse le côté associé, et une table d’association relève de la transformation d’une relation plusieurs-à-plusieurs.

23. Une association binaire plusieurs-à-plusieurs entre Étudiant et Option possède la propriété « date de choix ». Quelle structure faut-il créer dans le MLD ?

Une table d’association avec une seule clé primaire, sans les deux clés étrangères
Une table Option avec la date de choix et la clé primaire d’Étudiant comme clé étrangère
Une table Étudiant avec la date de choix et la clé primaire d’Option comme clé étrangère
Une table d’association avec les deux clés comme clé primaire composée et clés étrangères, plus la date de choix

Une table d’association avec les deux clés comme clé primaire composée et clés étrangères, plus la date de choix

Explication

Une association binaire plusieurs-à-plusieurs devient une nouvelle table dont la clé primaire est composée des clés des deux entités, chacune étant aussi une clé étrangère ; la propriété de l’association devient un attribut de cette table. Placer la date dans une table d’entité la détache de l’association, et omettre une clé étrangère ou une partie de la clé composée ne respecte pas la règle.

24. Quelle description distingue correctement le MLD du MCD dans un projet de base de données ?

Le MLD décrit le domaine indépendamment du stockage et de l’implémentation
Le MLD représente les données dans le modèle relationnel en vue de leur implémentation en base
Le MLD représente uniquement les relations graphiques entre les entités du domaine
Le MCD représente les données dans le modèle relationnel en vue de leur implémentation en base

Le MLD représente les données dans le modèle relationnel en vue de leur implémentation en base

Explication

Le MLD correspond au modèle relationnel et représente les données telles qu’elles seront implémentées dans une base de données. L’indépendance vis-à-vis du stockage caractérise le MCD, tandis que réduire le MLD à une représentation graphique ne rend pas compte de son rôle d’implémentation logique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Modélisation des données.

Qu’est-ce qu’un système d’information ?

Un ensemble organisé de ressources permettant de gérer l’information dans une organisation.

Sur quels éléments la collecte des besoins peut-elle s’appuyer ?

Sur les interviews, l’étude de documents, la coordination des tâches partagées et l’étude de l’application existante.

Que représente graphiquement le MCD du réel perçu ?

Une représentation conceptuelle graphique.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Modélisation des données.

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