QCM : Pilotage des projets informatiques (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le cadre d’un projet, que désigne un projet au sens général ?

Une suite d’activités courantes sans objectif de réponse
Un besoin à satisfaire, sans démarche organisée
Un processus organisé pour bâtir une réponse à un besoin
Une description du besoin sans processus de réalisation

Un processus organisé pour bâtir une réponse à un besoin

Explication

Un projet est un processus organisé qui vise à bâtir une réponse à un besoin. Le besoin lui-même, les activités courantes et sa simple description ne définissent pas le projet.

2. Quelle définition de projet est attribuée à la norme ISO 10006 ?

Une démarche de coordination sans objectif précis ni exigences particulières
Un processus unique d’activités coordonnées et maîtrisées, délimité dans le temps et visant un objectif soumis à des exigences et contraintes
Un processus délimité dans le temps, évalué selon son périmètre sans tenir compte des coûts ni des ressources
Un ensemble d’activités récurrentes, sans échéances définies, visant à maintenir un objectif existant

Un processus unique d’activités coordonnées et maîtrisées, délimité dans le temps et visant un objectif soumis à des exigences et contraintes

Explication

La définition ISO 10006 associe l’unicité du processus, des activités coordonnées et maîtrisées, des dates de début et de fin, un objectif et des contraintes. Les activités récurrentes, l’absence d’objectif précis ou l’omission des contraintes contredisent cette définition.

3. Une équipe suit un projet en mesurant son budget en jours-hommes et en euros, son échéance et les fonctionnalités incluses par rapport à l’objectif initial. Quels éléments constituent ici la triple contrainte ?

Le périmètre, les ressources et la qualité
Le périmètre, les risques et le budget
Les ressources, le délai et la qualité
Le périmètre, le délai et le budget

Le périmètre, le délai et le budget

Explication

La triple contrainte associe le périmètre par rapport à l’objectif initial, le délai et le budget, lequel peut être exprimé en jours-hommes et en unités monétaires. Les ressources, les risques ou la qualité ne remplacent pas ces trois éléments.

4. Lors de la préparation d’un outil de conformité, l’équipe précise les besoins à satisfaire, les éléments hors projet et le cadre réglementaire. Quel aspect de l’expression des besoins établit-elle ?

Les applications liées, les bases externes et les données statistiques
Le stockage en base de données ou la restitution en fichier plat
Les besoins, le périmètre, les exclusions et le contexte réglementaire
Les dates de mise en production et les fonctions de l’outil

Les besoins, le périmètre, les exclusions et le contexte réglementaire

Explication

L’expression des besoins décrit ce que le projet doit satisfaire et fixe son périmètre, ses exclusions et son contexte réglementaire. Les échéances, les interfaces et le stockage sont d’autres éléments à préciser, mais ne constituent pas l’aspect visé ici.

5. Pour un nouvel outil, l’équipe consigne les dates exactes de déploiement et décrit en détail chaque fonction à mettre en œuvre. Quels éléments de l’expression des besoins ces informations couvrent-elles ?

Les données statistiques, leur fréquence d’utilisation et leurs utilisateurs
Le contexte réglementaire et les risques liés aux développements nécessaires
Les applications liées et les bases de données externes en interaction
Les échéances précises de mise en production et la description exhaustive des fonctions

Les échéances précises de mise en production et la description exhaustive des fonctions

Explication

L’expression des besoins précise les échéances de mise en production par des dates précises et décrit exhaustivement les fonctions de l’application ou de l’outil. Le contexte réglementaire, les interfaces et les données statistiques sont des dimensions distinctes.

6. Quel est le rôle du cahier des charges fonctionnel dans un projet d’application ?

Traduire les besoins en exigences fonctionnelles à respecter
Traduire les besoins en choix techniques à mettre en œuvre
Traduire les besoins en programmes informatiques à coder
Traduire les besoins en tests de conformité à réaliser

Traduire les besoins en exigences fonctionnelles à respecter

Explication

Le cahier des charges fonctionnel transforme les besoins en exigences que l’application devra respecter. Les choix techniques relèvent d’un autre niveau de conception, les tests de la recette et l’écriture du code du développement.

7. Après validation du cahier des charges, une équipe doit décrire l’enchaînement et le contenu des programmes sans encore produire de code. Quel livrable doit-elle rédiger ?

Un cahier de recette décrivant les tests et leurs résultats
Des spécifications fonctionnelles détaillées en langage littéraire
Des programmes informatiques implémentés en langage de code
Une expression des besoins formulée avant le cahier des charges

Des spécifications fonctionnelles détaillées en langage littéraire

Explication

Les spécifications fonctionnelles détaillées précisent en langage littéraire l’enchaînement et le contenu des programmes, sans constituer leur implémentation. Le code correspond au développement, l’expression des besoins précède le cahier des charges et le cahier de recette décrit les tests.

8. Une application vient d’être développée et l’équipe veut vérifier formellement qu’elle respecte les fonctions attendues dans le cahier des charges. Quelle phase doit-elle mener ?

Le développement des programmes informatiques
La rédaction du cahier des charges fonctionnel
La rédaction des spécifications fonctionnelles détaillées
La recette du produit développé

La recette du produit développé

Explication

La recette consiste à tester formellement le produit développé pour vérifier sa conformité au cahier des charges fonctionnel. Le cahier des charges définit les fonctions attendues, tandis que le développement écrit les programmes et les spécifications en détaillent le fonctionnement.

9. Après une modification d’un traitement existant, une équipe vérifie que les fonctionnalités déjà opérationnelles n’ont pas été dégradées. De quel type de recette s’agit-il ?

Une recette de non-régression
Une recette d’intégration
Une recette de conformité fonctionnelle
Une recette unitaire

Une recette de non-régression

Explication

La recette de non-régression vérifie qu’une modification n’a pas dégradé les traitements existants. La recette unitaire teste les programmes individuellement, tandis que la recette d’intégration porte sur toute la chaîne informatique.

10. Pour tester une application avant sa mise en production, une équipe prépare son dispositif de recette. Quelle démarche correspond à une recette adéquate ?

Créer un environnement distinct, choisir un échantillon varié et tester volumétrie et délais
Utiliser l’environnement de production, choisir un échantillon varié et tester volumétrie et délais
Créer un environnement distinct, choisir un échantillon varié et vérifier les seuls délais
Créer un environnement distinct, choisir des cas standards et tester les fonctions attendues

Créer un environnement distinct, choisir un échantillon varié et tester volumétrie et délais

Explication

La recette se déroule dans un environnement distinct de la production, avec un échantillon pertinent couvrant des cas standards, non standards, limites et à données manquantes, puis des tests de volumétrie et de délais. L’environnement de production n’est pas l’environnement de test, et omettre les cas ou la volumétrie réduit la couverture.

11. Avant une mise en production, une équipe découvre une anomalie qui empêche une fonction essentielle de fonctionner. Quelle décision respecte la règle de gestion des anomalies ?

Mettre le produit en production puis évaluer l’anomalie
Reporter la correction de l’anomalie à un lot ultérieur
Résoudre l’anomalie avant la mise en production
Classer l’anomalie comme non bloquante sans la corriger

Résoudre l’anomalie avant la mise en production

Explication

Une anomalie bloquante doit être résolue avant la mise en production; seules les anomalies non bloquantes peuvent être corrigées dans un lot ultérieur. La traiter comme reportable confond les deux catégories, et la mise en production ne doit pas précéder sa résolution.

12. Après l’analyse des procès-verbaux de recette d’un nouveau logiciel, l’équipe constate qu’une anomalie bloquante reste non résolue. Quelle décision doit-elle prendre concernant sa mise en production ?

Prononcer un GO et déployer selon le calendrier prévu
Prononcer un GO et corriger l’anomalie après le déploiement
Prononcer un NO GO et reporter la mise en production
Reporter la décision jusqu’à la généralisation sur tous les sites

Prononcer un NO GO et reporter la mise en production

Explication

La décision de mise en production dépend des résultats de la recette consignés dans ses procès-verbaux ; une anomalie bloquante empêche de donner le feu vert. Le GO correspond à l’autorisation, le calendrier ne remplace pas la recette et une anomalie bloquante ne se traite pas comme une anomalie différable.

13. Une organisation veut comparer les résultats de son ancienne application et de la nouvelle pendant une période de transition. Quel mode de bascule répond à ce besoin ?

Le déploiement pilote, avec la nouvelle application sur un site d’abord
La bascule différée, avec l’ancienne application maintenue sans comparaison
Le parallel run, avec les deux applications en fonctionnement simultané
La bascule en big bang, avec l’arrêt de l’ancienne application

Le parallel run, avec les deux applications en fonctionnement simultané

Explication

Le parallel run fait fonctionner les deux applications en même temps afin de comparer leurs résultats, au prix d’un dispositif coûteux et chronophage. Le big bang arrête l’ancienne application, le site pilote désigne une étape de déploiement et non un mode de comparaison simultanée.

14. Une nouvelle version vient d’être déployée et fonctionne correctement lors des premiers contrôles. Quelle mesure reste nécessaire au cours des semaines suivantes ?

Surveiller le fonctionnement de l’application et la cohérence de ses résultats
Remplacer le suivi des résultats par des guides utilisateurs actualisés
Répéter uniquement la décision de recette déjà consignée dans les procès-verbaux
Contrôler seulement les anomalies bloquantes avant toute nouvelle observation

Surveiller le fonctionnement de l’application et la cohérence de ses résultats

Explication

Après une mise en production ou un déploiement de version, il faut vérifier dans le temps que l’application fonctionne correctement et que ses résultats restent cohérents. Une recette ponctuelle, la recherche limitée aux anomalies bloquantes ou la formation ne remplacent pas cette surveillance continue.

15. Un composant logiciel utilisé par une application passe à une nouvelle version. Quelle activité relève de la maintenance applicative ?

Entretenir l’application pour préserver son bon fonctionnement avec le composant mis à jour
Surveiller les résultats produits sans intervenir sur l’application
Ajouter une fonctionnalité pour répondre à un besoin métier nouvellement formulé
Remplacer l’application par une solution distincte lors de la montée de version

Entretenir l’application pour préserver son bon fonctionnement avec le composant mis à jour

Explication

La maintenance applicative consiste à entretenir l’application pour qu’elle fonctionne correctement, y compris lors des montées de version de ses composants logiciels. L’ajout d’un besoin métier relève d’une évolution, tandis que la surveillance seule ou le remplacement ne définissent pas cet entretien.

16. Une équipe métier formule un nouveau besoin qui n’est pas couvert par l’application actuelle. Par quel moyen ce besoin est-il pris en compte ?

Par une correction d’anomalie affectant le fonctionnement existant
Par une surveillance accrue des résultats déjà produits
Par une évolution applicative répondant au nouveau besoin
Par une opération de maintenance visant l’entretien courant

Par une évolution applicative répondant au nouveau besoin

Explication

Les nouveaux besoins applicatifs sont pris en compte au moyen d’évolutions. La maintenance concerne l’entretien de l’application, une anomalie correspond à un problème de fonctionnement et la surveillance ne crée pas la réponse fonctionnelle demandée.

17. Quelle caractéristique distingue l’approche Agile du cycle en V dans la conduite d’un projet ?

La conception et la mise en production sont regroupées à chaque sprint.
La conception précède la mise en production selon des étapes successives.
La planification est regroupée à chaque sprint, mais pas la réalisation.
La mise en production intervient après l’achèvement de toutes les conceptions.

La conception et la mise en production sont regroupées à chaque sprint.

Explication

En Agile, le développement est itératif, incrémental et adaptatif, et la conception comme la mise en production sont regroupées à chaque sprint. Le cycle d’étapes successives caractérise ici la confusion avec le cycle en V, tandis que la séparation des phases ou la réduction à la planification ne correspond pas à cette caractéristique.

18. Une équipe organise son projet en cycles de trois semaines et cherche à fournir rapidement une première version opérationnelle. Quelle démarche correspond à ces objectifs ?

Construire progressivement des prototypes opérationnels pour atteindre rapidement un MVP.
Construire un prototype unique à la fin d’un cycle de plusieurs mois.
Remplacer les prototypes par une spécification complète avant le développement.
Achever toutes les fonctionnalités avant de produire une première version testable.

Construire progressivement des prototypes opérationnels pour atteindre rapidement un MVP.

Explication

Les sprints durent de deux à quatre semaines et font progresser le produit par itérations de prototypes opérationnels, afin de produire rapidement un MVP. Une version complète préalable, une spécification seule ou un cycle de plusieurs mois écartent cette progression incrémentale.

19. À la clôture d’un sprint, une équipe dispose d’un prototype opérationnel et de commentaires de son utilisateur final. Quelle étape s’inscrit dans le processus Agile ?

Soumettre le prototype à la seule validation de l’équipe technique.
Clore le sprint sans modifier le prototype à partir des retours.
Tester le prototype et intégrer les retours dans l’amélioration continue.
Mettre le prototype de côté et attendre le produit final pour le tester.

Tester le prototype et intégrer les retours dans l’amélioration continue.

Explication

À la fin de chaque sprint, le prototype est testé et le retour de l’utilisateur final ou du product owner contribue à l’amélioration continue. Attendre la fin du projet reporte les tests, tandis que la validation technique seule ou l’absence de prise en compte des retours néglige cette boucle d’amélioration.

20. Une équipe Agile lance un projet soumis à des exigences de conformité. Quel rôle convient à la fonction conformité dès le démarrage ?

Transmettre les exigences sans prendre part aux échanges de l’équipe.
Participer dès le début à l’équipe et dialoguer pour intégrer les exigences.
Se limiter à approuver les livrables lors d’une revue finale.
Examiner le produit après sa mise en production et relever les écarts.

Participer dès le début à l’équipe et dialoguer pour intégrer les exigences.

Explication

La conformité doit participer à l’équipe pluridisciplinaire dès le début et dialoguer de façon constructive pour que ses exigences soient prises en compte. Une intervention après livraison, une approbation finale isolée ou une transmission sans échange ne répond pas à cette règle.

21. Quel texte introduit des exigences relatives à la gestion du risque informatique, notamment aux articles 270-1 à 270-5 ?

La notice de l’ACPR de juillet 2021 sur le risque informatique.
L’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne.
L’article 270-5, considéré indépendamment de l’arrêté.
L’arrêté du 3 novembre 2014 dans sa version initiale.

L’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne.

Explication

Les exigences relatives au risque informatique figurent dans l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié sur le contrôle interne, notamment aux articles 270-1 à 270-5. La notice de l’ACPR apporte des précisions, l’article 270-5 est une disposition de l’arrêté et la version initiale ne correspond pas à la référence indiquée.

22. Une entreprise assujettie lance un programme informatique et veut se conformer à l’article 270-5. Quel dispositif doit-elle mettre en place ?

Un contrôle de conformité des projets sans processus de gestion des systèmes.
Des processus d’acquisition et d’entretien sans cadre de conduite des projets.
Un cadre de conduite clair et des processus couvrant acquisition, développement, entretien et changements.
Un cadre de conduite clair limité au développement et à la mise en production.

Un cadre de conduite clair et des processus couvrant acquisition, développement, entretien et changements.

Explication

L’article 270-5 prévoit un cadre clair et efficace pour conduire les projets et programmes, accompagné de processus couvrant l’acquisition, le développement, l’entretien et les changements des systèmes d’information. Limiter le dispositif aux changements ou omettre des processus clés ne satisfait pas cette portée.

23. Une modification d’un système informatique est proposée dans une entreprise assujettie. Quel enchaînement de contrôles correspond à l’article 270-5 ?

L’enregistrer, l’évaluer et l’approuver, puis l’implémenter sans test.
La tester, l’approuver, l’enregistrer, puis l’implémenter sans évaluation.
L’enregistrer, la tester, l’évaluer, l’approuver et l’implémenter de façon contrôlée.
L’implémenter, l’enregistrer, puis la tester et l’évaluer après coup.

L’enregistrer, la tester, l’évaluer, l’approuver et l’implémenter de façon contrôlée.

Explication

L’article 270-5 prévoit que les modifications soient enregistrées, testées, évaluées, approuvées et implémentées de façon contrôlée. L’absence d’évaluation, le remplacement des tests par une approbation ou l’implémentation avant l’enregistrement omettent des contrôles requis.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Pilotage des projets informatiques.

Qu’est-ce qu’un projet ?

Un processus organisé pour bâtir la réponse à un besoin.

Quelle norme définit le projet comme un processus unique d’activités coordonnées et maîtrisées ?

La norme ISO 10006.

Selon ISO 10006, quelles sont les contraintes auxquelles un projet est soumis ?

Les délais, les coûts et les ressources.

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Consultez la fiche de révision complète sur Pilotage des projets informatiques.

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