QCM : Théorie de l’information et canaux (46 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise le secteur des télécommunications au fil des dernières décennies ?

Il est passé d’un secteur surtout lié au téléphone fixe à une grande variété de technologies et de services.
Il s’est limité aux réseaux de données, le téléphone fixe ayant cessé d’en faire partie.
Il s’est spécialisé dans un petit nombre de services, sans évolution technologique notable.
Il est passé d’un secteur varié à un secteur principalement centré sur le téléphone fixe.

Il est passé d’un secteur surtout lié au téléphone fixe à une grande variété de technologies et de services.

Explication

Le secteur, autrefois principalement associé au téléphone fixe, propose désormais une vaste variété de technologies et de services. L’idée d’un retour au téléphone fixe inverse cette évolution, tandis que la réduction aux données ou à quelques services ne rend pas compte de cette diversité.

2. Dans un réseau, une opération transporte un message jusqu’à une destination, puis une autre met en relation les usagers conformément à leurs ordres. Comment nomme-t-on ces deux opérations, dans cet ordre ?

La transmission, puis le codage.
La transmission, puis la commutation.
La commutation, puis la transmission.
Le routage, puis la commutation.

La transmission, puis la commutation.

Explication

La transmission assure le transport de l’information à distance, alors que la commutation met en relation des usagers ou des services conformément à leurs ordres. Confondre ces deux fonctions inverse leur rôle; le codage ne désigne pas la mise en relation.

3. Une entreprise relie des équipements de plusieurs fabricants à différents réseaux. Quel est l’objectif principal des standards de communication dans cette situation ?

Imposer à tous les fabricants des équipements de conception identique.
Attribuer à chaque équipement une bande radio et une zone d’utilisation.
Fixer un tarif commun pour les services proposés par les fabricants.
Assurer l’interopérabilité et la compatibilité entre équipements et réseaux.

Assurer l’interopérabilité et la compatibilité entre équipements et réseaux.

Explication

Les standards permettent à des équipements de différents constructeurs et à différents réseaux de fonctionner de manière interopérable et compatible. L’attribution des fréquences relève de la réglementation, tandis que fixer les tarifs ou imposer une conception identique n’est pas l’objectif indiqué.

4. Une entreprise souhaite exploiter une bande radio pour un service précis dans une zone déterminée d’un pays. Quelle démarche correspond à la règle de contrôle des fréquences ?

Faire certifier l’équipement par un organisme international de normalisation.
Choisir librement la bande, puis déclarer son usage à l’autorité nationale.
Obtenir de l’autorité nationale le droit d’usage pour ce but et cette zone.
Obtenir une autorisation valable pour tout usage et toute zone du pays.

Obtenir de l’autorité nationale le droit d’usage pour ce but et cette zone.

Explication

L’autorité nationale contrôle l’usage des fréquences radio et accorde le droit d’utiliser une bande pour un but et une zone précis, parfois contre paiement. Une norme technique ne remplace pas cette autorisation; une permission générale sans but ni zone définis ne correspond pas à la règle.

5. Quel ouvrage Claude Elwood Shannon a-t-il publié en 1948 dans le *Bell System Technical Journal* ?

« A theory of source coding »
« On the theory of Markov chains »
« Probability and communication systems »
« A mathematical theory of communication »

« A mathematical theory of communication »

Explication

Shannon a publié « A mathematical theory of communication » en 1948. « A theory of source coding » renvoie à un thème distinct, tandis que Boltzmann et Markov sont associés aux recherches antérieures sur les probabilités, pas à cet article.

6. Un dispositif reçoit un message choisi à un endroit et doit le restituer à un autre endroit, avec une fidélité exacte ou approximative. Quel est le but de ce système de télécommunication ?

Reproduire le message au point de réception
Réduire la taille du message avant l’envoi
Choisir le message au point de réception
Mesurer les perturbations dans le canal

Reproduire le message au point de réception

Explication

Le but d’un système de télécommunication est de reproduire au point de réception le message sélectionné ailleurs, exactement ou approximativement. La réduction de taille relève du codage, la mesure des perturbations concerne l’évaluation du canal, et le choix du message appartient à la source.

7. Une équipe compare deux messages en tenant compte des probabilités des événements associés à leur contenu. Quelle conception de l’information correspond à la théorie de Shannon ?

Une durée physique déterminée par la longueur du signal
Un nombre de symboles fixé par la vitesse de transmission
Une grandeur mesurable déterminée à partir de probabilités
Une puissance électrique déterminée par l’amplitude reçue

Une grandeur mesurable déterminée à partir de probabilités

Explication

La théorie de Shannon traite l’information comme une grandeur mesurable déterminée en termes de probabilités. La durée, la puissance et le nombre de symboles décrivent d’autres caractéristiques du signal ou de la transmission.

8. Un canal est affecté par du bruit, mais le système utilise un codage adapté. Quel résultat la théorie de Shannon rend-elle possible ?

Une transmission nécessairement erronée dans le canal
Une communication sans délai malgré les perturbations
Une transmission sans perturbations dans le canal
Une communication sans erreur malgré les perturbations

Une communication sans erreur malgré les perturbations

Explication

Un codage approprié peut permettre une communication sans erreur malgré les bruits qui perturbent la transmission. Il ne supprime pas physiquement le bruit et le principe ne porte ni sur l’absence de délai ni sur une erreur inévitable.

9. Dans un canal binaire, la probabilité de recevoir 0 après l’envoi de 1 est de 0,08, et celle de recevoir 1 après l’envoi de 0 est également de 0,08. Quelle caractéristique décrit ce canal ?

Un canal binaire symétrique de probabilité d’inversion 0,08
Un canal à plusieurs symboles de probabilité d’inversion 0,08
Un canal binaire symétrique de probabilité de transmission correcte 0,08
Un canal binaire asymétrique de probabilité d’inversion 0,08

Un canal binaire symétrique de probabilité d’inversion 0,08

Explication

Un canal binaire symétrique a la même probabilité de transition dans les deux sens, ici P(Y=0∣X=1)=P(Y=1∣X=0)=0,08P(Y=0\mid X=1)=P(Y=1\mid X=0)=0{,}08. La valeur 0,08 est la probabilité d’inversion, et non celle d’une transmission correcte; des probabilités égales caractérisent la symétrie.

10. Pour remettre dans l’ordre les étapes du modèle de Shannon, quel élément suit le modulateur avant que le signal soit démodulé ?

Le détecteur
Le destinataire
Le décodeur de canal
Le canal de transmission

Le canal de transmission

Explication

Dans le modèle, le modulateur envoie le signal dans le canal de transmission, avant les étapes de démodulation et de détection. Le destinataire intervient après les décodages; le détecteur et le décodeur de canal se trouvent également après le canal.

11. Dans un système de communication, quel est le rôle respectif du codage de source et du codage de canal ?

Le codage de canal réduit la redondance et le codage de source la supprime pour protéger le message.
Le codage de source réduit la redondance et le codage de canal ajoute de la redondance pour protéger le message.
Le codage de canal réduit la redondance et le codage de source ajoute de la redondance pour protéger le message.
Le codage de source réduit la redondance et le codage de canal la supprime pour protéger le message.

Le codage de source réduit la redondance et le codage de canal ajoute de la redondance pour protéger le message.

Explication

Le codage de source compacte le message en éliminant la redondance, tandis que le codage de canal ajoute de la redondance pour protéger le message compressé. Inverser les fonctions confond les deux étapes; supprimer ou ajouter la redondance au mauvais stade attribue à chaque codage la fonction de l’autre.

12. Une équipe conçoit une liaison de données et cherche à concilier rapidité d’encodage et de décodage, facilité de transmission, bonne utilisation du canal et correction des perturbations. Quelle démarche correspond aux objectifs typiques de transmission ?

Maximiser le débit en renonçant à corriger les erreurs introduites pendant la transmission.
Accélérer l’encodage et le décodage en excluant toute protection contre les perturbations.
Privilégier la confidentialité, même si l’encodage, la transmission et le décodage ralentissent.
Chercher un compromis entre rapidité, facilité de transmission, efficacité du canal et correction des erreurs.

Chercher un compromis entre rapidité, facilité de transmission, efficacité du canal et correction des erreurs.

Explication

Les objectifs typiques comprennent l’encodage et le décodage rapides, la facilité de transmission, l’utilisation efficace du canal et la correction des erreurs; ils peuvent être contradictoires, ce qui impose un compromis. La confidentialité relève d’un autre enjeu, tandis que les autres choix écartent des objectifs caractéristiques.

13. Pour comparer deux systèmes de transmission, une équipe veut mesurer la fiabilité de l’information reçue. Quelle mesure répond directement à cet objectif ?

Le débit de transmission, exprimé par le nombre de messages envoyés.
L’occupation spectrale du signal, exprimée par la largeur de bande utilisée.
La complexité de calcul du système, exprimée par le nombre d’opérations.
La probabilité d’erreur par bit d’information ou par bloc d’information.

La probabilité d’erreur par bit d’information ou par bloc d’information.

Explication

La qualité d’un système de transmission s’évalue en calculant ou en mesurant la probabilité d’erreur par bit ou par bloc d’information. La complexité et l’occupation spectrale sont d’autres paramètres, et le débit ne mesure pas directement la probabilité d’erreur.

14. Une étude porte sur la compression avec perte, la capacité d’un canal, la correction des erreurs et le chiffrement. Ces sujets relèvent de quel domaine ?

La théorie de l’information.
Le codage de source sans perte.
Le codage de canal correcteur d’erreurs.
La modulation des signaux.

La théorie de l’information.

Explication

La théorie de l’information couvre notamment la compression avec perte, la capacité des canaux, le codage correcteur d’erreurs, le chiffrement et la cryptanalyse. Le codage de source sans perte et le codage de canal sont des volets particuliers de ce domaine, tandis que la modulation n’en recouvre pas l’ensemble.

15. Quelle approche Shannon adopte-t-il pour définir l’information ?

Il la décrit selon la complexité du message indépendamment des probabilités.
Il la décrit selon la quantité de données physiques transmise par le canal.
Il la décrit en termes de probabilités, sans tenir compte des particularités de l’événement observé.
Il la décrit selon les particularités propres à chaque événement observé.

Il la décrit en termes de probabilités, sans tenir compte des particularités de l’événement observé.

Explication

Shannon définit l’information en termes de probabilités et ne tient pas compte des particularités de l’événement observé. Les approches fondées sur les caractéristiques de l’événement, le volume de données ou la complexité du message ne correspondent pas à cette définition.

16. Après avoir appris un résultat, un récepteur hésite entre moins de possibilités qu’avant. À quoi correspond l’information, mesurée en bits, dans cette situation ?

À la certitude absolue obtenue, même si plusieurs possibilités subsistent.
Au nombre de possibilités qui restent ouvertes après l’observation.
À la quantité totale de données reçues, quelle que soit l’incertitude.
À la réduction de l’incertitude dans l’esprit du récepteur.

À la réduction de l’incertitude dans l’esprit du récepteur.

Explication

L’information en bits mesure la quantité d’incertitude éliminée chez le récepteur. Le nombre de possibilités restantes et le volume de données reçues ne sont pas cette réduction; l’observation ne suppose pas non plus une certitude absolue.

17. Un appareil doit attribuer des codes binaires de longueur fixe à 3232 choix distincts. Combien de bits faut-il par code ?

1616 bits.
55 bits.
ln⁡(32)\ln(32) bits.
3232 bits.

$$5$$ bits.

Explication

Le nombre de choix encodables avec NbitsN_{\text{bits}} bits vaut 2Nbits2^{N_{\text{bits}}}; il faut donc Nbits=log⁡2(32)=5N_{\text{bits}}=\log_2(32)=5 bits. 1616 provient d’une division inadéquate, ln⁡(32)\ln(32) utilise la mauvaise base, et 3232 confond le nombre de choix avec le nombre de bits.

18. Dans une chaîne de communication, quelle fonction le canal remplit-il entre la source et la destination ?

Il attribue un code aux symboles avant leur transmission dans le système.
Il produit les symboles d’entrée à partir du message destiné au récepteur.
Il rassemble les symboles reçus pour reconstituer le message de destination.
Il transforme l’espace des symboles d’entrée en espace des symboles de sortie.

Il transforme l’espace des symboles d’entrée en espace des symboles de sortie.

Explication

Le canal est une fonction de transmission située entre la source et la destination, qui transforme l’espace des symboles d’entrée en espace des symboles de sortie. La production des symboles relève de la source, leur codage est une fonction distincte, et leur rassemblement pour reconstituer le message ne définit pas le canal.

19. Un système de transmission utilise des ensembles d’entrée et de sortie composés chacun d’un nombre dénombrable de symboles distincts. Quelle catégorie décrit ce canal ?

Un canal avec mémoire, car ses espaces sont dénombrables.
Un canal discret, car ses alphabets doivent être finis.
Un canal discret, même si ses alphabets ne sont pas finis.
Un canal continu, car ses symboles peuvent être dénombrés.

Un canal discret, même si ses alphabets ne sont pas finis.

Explication

Un canal discret se caractérise par des espaces d’entrée et de sortie discrets; ses alphabets sont généralement finis, mais pas nécessairement. Un espace continu n’est pas discret, la finitude n’est pas une condition obligatoire, et le nombre de symboles ne détermine pas la mémoire.

20. Dans un canal binaire symétrique où la probabilité d’inversion vaut p=0,2p=0{,}2, quelles sont les probabilités de transmettre un bit sans inversion ?

0,20{,}2 dans les deux directions.
0,80{,}8 dans les deux directions.
0,50{,}5 dans les deux directions.
0,80{,}8 de zéro vers un et 0,20{,}2 de un vers zéro.

$$0{,}8$$ dans les deux directions.

Explication

Dans un canal binaire symétrique, l’inversion a une probabilité pp et la transmission sans inversion une probabilité 1−p1-p; ici, 1−0,2=0,81-0{,}2=0{,}8 dans les deux directions. 0,20{,}2 reprend la probabilité d’inversion, tandis que des valeurs différentes selon le sens contredisent la symétrie.

21. Un événement a une probabilité nulle dans un modèle. Quelle valeur sa mesure d’information doit-elle prendre ?

Une valeur égale à celle d’un événement certain.
Une valeur infinie.
Une valeur nulle.
Une valeur finie et positive.

Une valeur infinie.

Explication

La mesure d’information est infinie lorsque l’événement est impossible, c’est-à-dire lorsque sa probabilité est nulle. Une information nulle correspond à un événement certain; une probabilité nulle ne donne pas une valeur finie.

22. Deux événements indépendants se produisent et apportent respectivement 22 Sh et 33 Sh. Quelle information leur réalisation conjointe apporte-t-elle ?

22 Sh.
33 Sh.
55 Sh.
66 Sh.

$$5$$ Sh.

Explication

Pour deux événements indépendants, l’information de leur réalisation conjointe est la somme de leurs informations : 2+3=52+3=5 Sh. Le produit 66 résulte d’une multiplication erronée, tandis que 22 ou 33 omettent l’information de l’un des événements.

23. Une réalisation X=xiX=x_i a une probabilité de 18\frac{1}{8}. Quelle information lui est associée en utilisant un logarithme de base 22 ?

−3-3 Sh.
88 Sh.
18\frac{1}{8} Sh.
33 Sh.

$$3$$ Sh.

Explication

La mesure vaut h(xi)=log⁡21pih(x_i)=\log_2\frac{1}{p_i}. Avec pi=18p_i=\frac{1}{8}, on obtient log⁡28=3\log_2 8=3 Sh; le signe négatif vient d’un oubli du signe de la formule, tandis que 18\frac{1}{8} et 88 ne sont pas les logarithmes recherchés.

24. Une variable discrète XX prend les valeurs xix_i avec les probabilités pip_i. Quelle expression donne son entropie ?

H(X)=−∑i=1npilog⁡2(pi)H(X)=-\sum_{i=1}^{n}p_i\log_2(p_i)
H(X)=−∑i=1npilog⁡2(1−pi)H(X)=-\sum_{i=1}^{n}p_i\log_2(1-p_i)
H(X)=∑i=1nlog⁡2(pi)H(X)=\sum_{i=1}^{n}\log_2(p_i)
H(X)=−∑i=1nlog⁡2(pi)H(X)=-\sum_{i=1}^{n}\log_2(p_i)

$$H(X)=-\sum_{i=1}^{n}p_i\log_2(p_i)$$

Explication

L’entropie est l’information moyenne des réalisations, obtenue en pondérant chaque information −log⁡2(pi)-\log_2(p_i) par sa probabilité pip_i. La somme sans signe négatif inverse le signe, celle sans pondération omet les probabilités, et log⁡2(1−pi)\log_2(1-p_i) n’est pas la formule de l’entropie donnée.

25. Un chercheur compare deux variables aléatoires ayant le même alphabet, mais des répartitions de probabilités différentes. Que caractérise l’entropie de chacune ?

L’information d’une réalisation particulière
La probabilité de sa valeur la plus fréquente
L’incertitude associée à la variable aléatoire
Le nombre de valeurs possibles dans son alphabet

L’incertitude associée à la variable aléatoire

Explication

L’entropie caractérise l’alphabet et mesure l’incertitude associée à la variable aléatoire. La taille de l’alphabet compte les valeurs possibles, tandis que l’information d’une réalisation et la probabilité d’une valeur particulière sont des notions distinctes.

26. Une variable aléatoire possède quatre réalisations équiprobables. Quelle entropie atteint-elle, et quelle entropie aurait-elle si une réalisation devenait certaine ?

44 bits au maximum, puis 00 bit
00 bit au maximum, puis 22 bits
22 bits au maximum, puis 00 bit
ln⁡(4)\ln(4) bits au maximum, puis 11 bit

$$2$$ bits au maximum, puis $$0$$ bit

Explication

Pour quatre réalisations équiprobables, l’entropie maximale vaut log⁡2(4)=2\log_2(4)=2 bits; elle est nulle lorsqu’une réalisation est certaine. ln⁡(4)\ln(4) emploie une autre base, 44 confond le nombre de réalisations avec le logarithme, et l’option inversant maximum et certitude échange les deux cas.

27. Avant l’observation de Y=yjY=y_j, un événement X=xiX=x_i a une probabilité de 1/81/8; après cette observation, sa probabilité est de 1/21/2. Quelle information mutuelle cette observation apporte-t-elle sur X=xiX=x_i ?

22 bits
−2-2 bits
38\frac{3}{8} bit
ln⁡(4)\ln(4) bits

$$2$$ bits

Explication

L’information mutuelle vaut log⁡2(P(X=xi∣Y=yj)P(X=xi))=log⁡2(1/21/8)=log⁡2(4)=2\log_2\left(\frac{P(X=x_i\mid Y=y_j)}{P(X=x_i)}\right)=\log_2\left(\frac{1/2}{1/8}\right)=\log_2(4)=2 bits. Inverser le rapport donne −2-2, la différence vaut 3/83/8 et le logarithme naturel ne respecte pas la base 2 de la formule.

28. Pour deux symboles d’entrée et de sortie, on calcule l’information mutuelle moyenne en pondérant l’information de chaque paire de réalisations. Quelle expression correspond à ce calcul ?

I(Xk,Yk)=∑i=1n∑j=1mP(xi)P(yj)log⁡2(P(xi∣yj)P(xi))I(X_k,Y_k)=\sum_{i=1}^{n}\sum_{j=1}^{m}P(x_i)P(y_j)\log_2\left(\frac{P(x_i\mid y_j)}{P(x_i)}\right)
I(Xk,Yk)=∑i=1n∑j=1mP(xi,yj)log⁡2(P(xi)P(xi∣yj))I(X_k,Y_k)=\sum_{i=1}^{n}\sum_{j=1}^{m}P(x_i,y_j)\log_2\left(\frac{P(x_i)}{P(x_i\mid y_j)}\right)
I(Xk,Yk)=∑i=1n∑j=1mlog⁡2(P(xi∣yj)P(xi))I(X_k,Y_k)=\sum_{i=1}^{n}\sum_{j=1}^{m}\log_2\left(\frac{P(x_i\mid y_j)}{P(x_i)}\right)
I(Xk,Yk)=∑i=1n∑j=1mP(xi,yj)log⁡2(P(xi∣yj)P(xi))I(X_k,Y_k)=\sum_{i=1}^{n}\sum_{j=1}^{m}P(x_i,y_j)\log_2\left(\frac{P(x_i\mid y_j)}{P(x_i)}\right)

$$I(X_k,Y_k)=\sum_{i=1}^{n}\sum_{j=1}^{m}P(x_i,y_j)\log_2\left(\frac{P(x_i\mid y_j)}{P(x_i)}\right)$$

Explication

L’information mutuelle moyenne est la moyenne des informations des paires, pondérée par leur probabilité conjointe P(xi,yj)P(x_i,y_j). La somme sans poids omet cette moyenne, le rapport inversé change le signe, et le produit des marginales traite les événements comme indépendants.

29. Dans un canal, on connaît l’entropie de l’entrée H(Xk)H(X_k) et l’incertitude résiduelle sur l’entrée après observation de la sortie, H(Xk∣Yk)H(X_k\mid Y_k). Quelle relation permet d’obtenir l’information mutuelle moyenne ?

I(Xk,Yk)=H(Xk,Yk)−H(Xk∣Yk)I(X_k,Y_k)=H(X_k,Y_k)-H(X_k\mid Y_k)
I(Xk,Yk)=H(Xk)−H(Xk∣Yk)I(X_k,Y_k)=H(X_k)-H(X_k\mid Y_k)
I(Xk,Yk)=H(Xk)+H(Xk∣Yk)I(X_k,Y_k)=H(X_k)+H(X_k\mid Y_k)
I(Xk,Yk)=H(Xk)−H(Yk)I(X_k,Y_k)=H(X_k)-H(Y_k)

$$I(X_k,Y_k)=H(X_k)-H(X_k\mid Y_k)$$

Explication

L’information mutuelle mesure la réduction de l’incertitude sur l’entrée apportée par la sortie : I(Xk,Yk)=H(Xk)−H(Xk∣Yk)I(X_k,Y_k)=H(X_k)-H(X_k\mid Y_k). Soustraire l’entropie de sortie confond les variables, additionner l’incertitude ne mesure pas sa réduction, et la différence avec l’entropie conjointe n’est pas la relation donnée.

30. Pour une source analogique stationnaire de densité de probabilité p(x)p(x), quelle expression permet de calculer son entropie différentielle ?

−∫−∞∞p(x)ln⁡(p(x)) dx-\int_{-\infty}^{\infty}p(x)\ln(p(x))\,dx
−∫−∞∞p(x)log⁡2(p(x)) dx-\int_{-\infty}^{\infty}p(x)\log_2(p(x))\,dx
−∫−∞∞log⁡2(p(x)) dx-\int_{-\infty}^{\infty}\log_2(p(x))\,dx
∫−∞∞p(x)log⁡2(p(x)) dx\int_{-\infty}^{\infty}p(x)\log_2(p(x))\,dx

$$-\int_{-\infty}^{\infty}p(x)\log_2(p(x))\,dx$$

Explication

L’entropie différentielle est l’intégrale de −p(x)log⁡2(p(x))-p(x)\log_2(p(x)) sur l’ensemble des valeurs possibles. Omettre le signe négatif inverse le signe, utiliser ln⁡\ln change la base, et supprimer le facteur p(x)p(x) ne pondère plus par la densité.

31. Un signal analogique a une puissance P=4P=4. Quelle expression donne son entropie maximale ?

log⁡2(8πe)\log_2(8\pi e)
12log⁡2(8πe)\frac{1}{2}\log_2(8\pi e)
12log⁡2(4πe)\frac{1}{2}\log_2(4\pi e)
12ln⁡(8πe)\frac{1}{2}\ln(8\pi e)

$$\frac{1}{2}\log_2(8\pi e)$$

Explication

La formule est Hmax⁡(x)=12log⁡2(2πeP)H_{\max}(x)=\frac{1}{2}\log_2(2\pi eP) ; pour P=4P=4, l’argument vaut 8πe8\pi e. L’absence du facteur un demi, l’emploi de P\sqrt{P} ou le changement de base donnent des expressions différentes de la formule.

32. Une variable discrète possède quatre réalisations équiprobables. Quelle est son entropie, qui atteint alors sa borne supérieure ?

22 bits
ln⁡(4)\ln(4) bits
14\frac{1}{4} bit
44 bits

$$2$$ bits

Explication

Pour quatre réalisations équiprobables, l’entropie est maximale et vaut log⁡2(4)=2\log_2(4)=2 bits. La valeur log⁡2(n)\log_2(n) sans évaluation reste inachevée, tandis que quatre est le nombre d’états et 1/41/4 leur probabilité.

33. Une source binaire émet le premier symbole avec une probabilité de 0,250{,}25 et le second avec une probabilité de 0,750{,}75. Quelle expression donne son entropie ?

−0,252log⁡2(0,25)−0,752log⁡2(0,75)-0{,}25^2\log_2(0{,}25)-0{,}75^2\log_2(0{,}75)
−0,75log⁡2(0,25)−0,25log⁡2(0,75)-0{,}75\log_2(0{,}25)-0{,}25\log_2(0{,}75)
−0,25log⁡2(0,25)−0,75log⁡2(0,75)-0{,}25\log_2(0{,}25)-0{,}75\log_2(0{,}75)
0,25log⁡2(0,25)+0,75log⁡2(0,75)0{,}25\log_2(0{,}25)+0{,}75\log_2(0{,}75)

$$-0{,}25\log_2(0{,}25)-0{,}75\log_2(0{,}75)$$

Explication

Pour une source binaire, chaque probabilité multiplie son propre logarithme, et la somme est précédée d’un signe négatif. Intervertir les probabilités, supprimer ce signe ou les élever au carré modifie la formule.

34. Une pièce produit deux symboles avec des probabilités égales. Quelle est l’entropie de cette source binaire ?

11 bit
22 bits
12\frac{1}{2} bit
00 bit

$$1$$ bit

Explication

Pour une source binaire équilibrée, p=0,5p=0{,}5 et l’entropie atteint son maximum de 11 Shannon, soit un bit. Une entropie nulle correspondrait à une source sans incertitude, tandis que deux est le nombre de symboles, non l’entropie.

35. Une source produit en moyenne un symbole toutes les 0,020{,}02 seconde et chaque symbole porte 33 bits d’entropie. Quel est son débit d’information ?

0,060{,}06 bit par seconde
0,00670{,}0067 bit par seconde
150150 bits par seconde
5050 bits par seconde

$$150$$ bits par seconde

Explication

Le débit vaut DX=H(X)/τD_X=H(X)/\tau, donc 3/0,02=1503/0{,}02=150 bits par seconde. Multiplier par la durée donne 0,060{,}06, tandis que prendre l’inverse de la durée pour la diviser par l’entropie donne 5050.

36. Un alphabet de trois caractères apparaît avec les probabilités 1/21/2, 1/41/4 et 1/41/4. Quelle expression permet de calculer son entropie en bits par caractère ?

−∑ipilog⁡2pi-\sum_i p_i\log_2 p_i
log⁡23\log_2 3
∑ipilog⁡2pi\sum_i p_i\log_2 p_i
−∑ilog⁡2pi-\sum_i \log_2 p_i

$$-\sum_i p_i\log_2 p_i$$

Explication

L’entropie d’un alphabet est la somme des termes −pilog⁡2pi-p_i\log_2 p_i sur ses caractères. Omettre le signe négatif donne une valeur de signe erroné, supprimer les facteurs pip_i change la formule, et log⁡23\log_2 3 correspond au cas de trois caractères équiprobables.

37. Pour les probabilités d’apparition des caractères d’un texte littéraire français, quelle entropie obtient-on sans tenir compte des corrélations entre caractères successifs ?

4,09 Shannon par caractère
4,9 Shannon par caractère
1 Shannon par caractère
2 Shannon par caractère

4,09 Shannon par caractère

Explication

Avec les probabilités observées dans le texte littéraire français, le calcul sans corrélations donne 4,09 Shannon par caractère. La valeur 4,9 correspond au modèle où les 30 caractères sont équiprobables, tandis que 1 et 2 ne sont pas les résultats indiqués pour ce calcul.

38. Un canal sans bruit transmet des symboles équiprobables issus d’un alphabet de huit symboles. Quelle est sa capacité en Shannon par symbole ?

8 Shannon par symbole
1 Shannon par symbole
2 Shannon par symbole
3 Shannon par symbole

3 Shannon par symbole

Explication

Pour un canal sans bruit à alphabet équiprobable de taille QQ, la capacité vaut log⁡2Q\log_2 Q; ici, log⁡28=3\log_2 8=3. Répondre 8 confond la taille de l’alphabet avec son logarithme, et 1 correspond au cas d’un canal binaire sans bruit.

39. Pour maximiser l’information mutuelle dans un canal binaire symétrique, comment faut-il choisir les probabilités des deux symboles d’entrée ?

P(X=0)=1/2P(X=0)=1/2 et une probabilité d’erreur de 1/21/2
P(X=0)=P(X=1)=1/2P(X=0)=P(X=1)=1/2
P(X=0)=3/4,  P(X=1)=1/4P(X=0)=3/4,\;P(X=1)=1/4
P(X=0)=1/4,  P(X=1)=3/4P(X=0)=1/4,\;P(X=1)=3/4

$$P(X=0)=P(X=1)=1/2$$

Explication

L’information mutuelle est maximisée lorsque les deux symboles d’entrée sont équiprobables, soit une probabilité de 1/21/2 pour chacun. Les répartitions asymétriques ne réalisent pas cette maximisation, et la probabilité d’erreur du canal est distincte de la distribution des symboles d’entrée.

40. Un canal binaire symétrique inverse le symbole transmis avec une probabilité p=1/2p=1/2. Quelle conclusion s’applique à sa capacité ?

Le canal est sans bruit et sa capacité dépend du nombre de symboles
Le canal conserve une capacité positive grâce aux entrées équiprobables
Le canal transmet un bit par symbole sans perte
Le canal est inexploitable et sa capacité est nulle

Le canal est inexploitable et sa capacité est nulle

Explication

Lorsque p=1/2p=1/2, la sortie ne permet pas de distinguer l’information transmise; le canal est inexploitable et sa capacité est nulle. La capacité d’un bit par symbole correspond au cas p=0p=0, et des entrées équiprobables ne suppriment pas l’effet d’une probabilité d’erreur de moitié.

41. Un canal AWGN transmet un symbole avec un rapport signal-bruit P/N=3P/N=3. Quelle est sa capacité par symbole ?

11 Shannon par symbole
12log⁡2(3)\frac{1}{2}\log_2(3) Shannon par symbole
12log⁡2(1+13)\frac{1}{2}\log_2\left(1+\frac{1}{3}\right) Shannon par symbole
22 Shannon par symbole

$$1$$ Shannon par symbole

Explication

La capacité par symbole vaut 12log⁡2(1+P/N)\frac{1}{2}\log_2(1+P/N) ; avec P/N=3P/N=3, elle est 12log⁡2(4)=1\frac{1}{2}\log_2(4)=1 Shannon par symbole. Omettre le facteur un demi double le résultat, le logarithme naturel change la base, et inverser le rapport utilise le mauvais SNR.

42. Un canal AWGN a une bande B=2 kHzB=2\,\text{kHz} et un rapport signal-bruit P/N=3P/N=3. Quelle est sa capacité par unité de temps ?

2ln⁡(4) kbit/s2\ln(4)\,\text{kbit/s}
4 kbit/s4\,\text{kbit/s}
2 kbit/s2\,\text{kbit/s}
2log⁡2(3) kbit/s2\log_2(3)\,\text{kbit/s}

$$4\,\text{kbit/s}$$

Explication

La capacité par seconde est Blog⁡2(1+P/N)B\log_2(1+P/N) ; ici, 2 kHz×log⁡2(4)=4 kbit/s2\,\text{kHz}\times\log_2(4)=4\,\text{kbit/s}. La capacité par symbole omet le facteur lié à la bande, omettre le un donne log⁡2(3)\log_2(3), et ln⁡\ln n’est pas le logarithme en base deux.

43. Pour un canal à bruit additif gaussien, B=1 MHzB=1\,\text{MHz}, P=3 mWP=3\,\text{mW} et N0=1 nW/HzN_0=1\,\text{nW/Hz}. Quelle capacité en bits par seconde obtient-on ?

2 Mbit/s2\,\text{Mbit/s}
1 Mbit/s×log⁡2(3)1\,\text{Mbit/s}\times\log_2(3)
1 Mbit/s×log⁡2(4)1\,\text{Mbit/s}\times\log_2(4)
1 Mbit/s1\,\text{Mbit/s}

$$2\,\text{Mbit/s}$$

Explication

La formule est C=Blog⁡2(1+PN0B)C=B\log_2\left(1+\frac{P}{N_0B}\right). Ici, N0B=1 mWN_0B=1\,\text{mW}, donc C=1 MHz×log⁡2(4)=2 Mbit/sC=1\,\text{MHz}\times\log_2(4)=2\,\text{Mbit/s} ; confondre N0N_0 avec le bruit total ou omettre le un produit les autres résultats proposés.

44. Quel ensemble regroupe trois organismes régionaux de normalisation mentionnés pour les télécommunications ?

L’ETSI, l’ANSI Committee T1 et l’UIT
Le TTC, le 3GPP et l’autorité nationale des fréquences
L’ETSI, l’ANSI Committee T1 et le TTC
L’UIT, l’ETSI et le 3GPP

L’ETSI, l’ANSI Committee T1 et le TTC

Explication

L’ETSI, l’ANSI Committee T1 et le TTC sont cités comme organismes régionaux de normalisation. L’UIT et le 3GPP sont présentés comme internationaux, tandis que l’autorité nationale des fréquences relève de la réglementation.

45. Dans un système de transmission, la sortie à l’instant présent varie selon le symbole d’entrée actuel et les symboles reçus auparavant. Comment classer ce canal selon sa mémoire ?

Canal sans mémoire
Canal continu
Canal avec mémoire
Canal stationnaire

Canal avec mémoire

Explication

Un canal avec mémoire peut produire une sortie courante qui dépend d’entrées antérieures, en plus de l’entrée actuelle. Un canal sans mémoire dépend de l’entrée courante; la stationnarité concerne l’origine des temps, et la continuité décrit les espaces d’entrée et de sortie.

46. Un canal a une capacité de 12 kbit/s et reçoit un message numérique à 10 kbit/s. Selon le théorème de Shannon, que peut-on conclure sur la transmission ?

Une probabilité d’erreur arbitrairement petite est possible
La transmission est impossible, car le débit doit dépasser la capacité
La capacité devient égale au débit d’entrée
La transmission est nécessairement sans erreur pour tout code

Une probabilité d’erreur arbitrairement petite est possible

Explication

Lorsque le débit d’entrée est strictement inférieur à la capacité, des codes appropriés permettent de rendre la probabilité d’erreur arbitrairement petite. Un débit supérieur à la capacité ne satisfait pas cette condition, et le théorème ne garantit pas une absence absolue d’erreurs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Théorie de l’information et canaux.

Comment le secteur des télécommunications a-t-il évolué au-delà du téléphone fixe ?

Il propose une vaste variété de technologies et de services.

Que transporte la transmission en télécommunications ?

L’information à distance.

Que réalise la commutation en télécommunications ?

Elle met en relation des usagers ou des services conformément à leurs ordres.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Théorie de l’information et canaux.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM