QCM : Graphies du créole réunionnais (14 questions)
Questions et réponses du QCM
1. À quel auteur est attribué le texte créole réunionnais du XIXe siècle « La Fourmi ensemb’ li grélé » ?
Claire Bosse
Philippe Caulier
Louis Héry
Marie, bonne de M. Ferrere
Louis Héry
Explication
« La Fourmi ensemb’ li grélé » est un texte créole du XIXe siècle attribué à Louis Héry. Philippe Caulier est associé au Petit Catéchisme de l’île de Bourbon, un texte du XVIIIe siècle.
2. Quelle association correspond à deux exemples de textes créoles du XVIIIe siècle ?
Le Petit Catéchisme de l’île de Bourbon de Claire Bosse et un texte juridique attribué à Louis Héry
La Cigale et la Fourmi de Philippe Caulier et un texte juridique de 1720 attribué à Marie, bonne de M. Ferrere
La Fourmi ensemb’ li grélé de Louis Héry et La Cigale et la Fourmi de Claire Bosse
Un texte juridique de 1720 attribué à Marie, bonne de M. Ferrere, et le Petit Catéchisme de l’île de Bourbon de Philippe Caulier
Un texte juridique de 1720 attribué à Marie, bonne de M. Ferrere, et le Petit Catéchisme de l’île de Bourbon de Philippe Caulier
Explication
Les exemples du XVIIIe siècle comprennent le texte juridique de 1720 attribué à Marie, bonne de M. Ferrere, et le Petit Catéchisme de l’île de Bourbon de Philippe Caulier. La Fourmi ensemb’ li grélé et La Cigale et la Fourmi sont associés à des périodes ultérieures.
3. Quelle distinction caractérise l’écriture phonologique par rapport à l’écriture étymologique du créole ?
Elle note les sons du créole, tandis que l’écriture étymologique conserve davantage les conventions de l’orthographe française.
Elle conserve les conventions françaises, tandis que l’écriture étymologique note les sons du créole.
Elle indique l’origine des mots, tandis que l’écriture étymologique décrit leur prononciation créole.
Elle sépare les mots selon leur fonction, tandis que l’écriture étymologique les regroupe selon leur prononciation.
Elle note les sons du créole, tandis que l’écriture étymologique conserve davantage les conventions de l’orthographe française.
Explication
L’écriture phonologique cherche à représenter les sons du créole, alors que l’écriture étymologique reste davantage liée aux conventions orthographiques françaises. La deuxième réponse inverse précisément ces deux caractéristiques.
4. Dans les exemples de graphie phonologique, quelles formes créoles correspondent à « brûlé », « chantait » et « l’hivernage » ?
« brûlé », « çantait » et « l’hivernage »
« brilé », « çantait » et « l’hivernaze »
« brilé », « chantait » et « l’hivernaze »
« brulé », « chantait » et « l’hivernage »
« brilé », « çantait » et « l’hivernaze »
Explication
Les formes phonologiques données sont « brilé », « çantait » et « l’hivernaze ». Les autres réponses conservent certaines graphies françaises au lieu de reprendre les transcriptions créoles indiquées.
5. Quel ouvrage Boris Gamaleya publie-t-il en 1974 comme première formalisation des propositions graphiques ?
Bardzour Mascarin
Le Petit Catéchisme de l’île de Bourbon
La Fourmi ensemb’ li grélé
La Cigale et la Fourmi
Bardzour Mascarin
Explication
Boris Gamaleya publie Bardzour Mascarin en 1974, ouvrage présenté comme une première formalisation des propositions graphiques. Le Petit Catéchisme de l’île de Bourbon est un exemple de texte créole du XVIIIe siècle, et non cette formalisation.
6. Quel est le rôle du document cadre dans la formalisation des graphies créoles ?
Il attribue un texte créole du XIXe siècle à son auteur.
Il présente un texte juridique réunionnais datant du XVIIIe siècle.
Il synthétise les propositions de graphie moderne du créole réunionnais.
Il établit une transcription phonologique de trois formes françaises.
Il synthétise les propositions de graphie moderne du créole réunionnais.
Explication
Le document cadre synthétise les propositions de graphie moderne du créole réunionnais. Il ne s’agit pas d’un texte ancien, d’une liste de transcriptions ni d’une attribution d’auteur.
7. Quelle distinction caractérise les graphies 77 et 83 par rapport à l’orthographe française ?
La graphie 77 s’en éloigne davantage, tandis que la graphie 83 cherche à ne pas la contredire.
La graphie 83 s’en éloigne davantage, tandis que la graphie 77 cherche à ne pas la contredire.
Les deux graphies s’en éloignent autant, mais la graphie 83 suit davantage la prononciation.
Les deux graphies cherchent à reproduire l’orthographe française avec des conventions différentes.
La graphie 77 s’en éloigne davantage, tandis que la graphie 83 cherche à ne pas la contredire.
Explication
La graphie 77 prend une distance maximale avec l’orthographe française, alors que la graphie 83 vise à ne pas la contredire. L’inversion des deux caractéristiques attribue à chaque graphie le principe de l’autre.
8. Dans les exemples comparant les graphies 83 et 2000, comment le mot « nation » est-il écrit dans chacune ?
« Nasion » en graphie 83 et « nation » en graphie 2000.
« Nasyon » en graphie 83 et « nasion » en graphie 2000.
« Nasion » en graphie 83 et « nasyon » en graphie 2000.
« Nation » en graphie 83 et « nasyon » en graphie 2000.
« Nasion » en graphie 83 et « nasyon » en graphie 2000.
Explication
L’exemple associe « nasion » à la graphie 83 et « nasyon » à la graphie 2000. L’option qui inverse ces formes attribue à chaque convention l’écriture de l’autre.
9. Que signifie le principe de réciprocité entre phonèmes et graphèmes ?
Un phonème correspond à un mot écrit et un graphème correspond à un mot prononcé.
Un son correspond à une syllabe et une syllabe correspond à une lettre.
Un son peut correspondre à plusieurs lettres, tandis qu’une lettre représente plusieurs sons.
Un son correspond à une lettre et une lettre correspond à un son.
Un son correspond à une lettre et une lettre correspond à un son.
Explication
Le principe de réciprocité établit une correspondance dans les deux sens : un son pour une lettre et une lettre pour un son. L’association d’un son à plusieurs lettres ne respecte pas cette correspondance univoque.
10. Quelle caractéristique du cadre académique de 2020 découle de son principe d’écriture phonologique ?
Il expose une graphie commune adoptée par l’ensemble des sociétés créoles.
Il réserve la graphie commune aux sociétés créoles qui partagent la même prononciation.
Il reprend une graphie commune fondée principalement sur l’orthographe française.
Il propose une graphie propre à chaque société créole, adaptée à ses conventions locales.
Il expose une graphie commune adoptée par l’ensemble des sociétés créoles.
Explication
Le cadre académique de 2020 expose une graphie commune adoptée par l’ensemble des sociétés créoles et fondée sur l’écriture phonologique. Une graphie distincte pour chaque société va à l’encontre du caractère commun de ce cadre.
11. Dans le cadre présenté, quelles graphies peuvent noter le son /k/ ?
« ch », « qu », « q », « c », « k » et « ck », comme dans « koral », « kado » et « kok ».
« ch », « qu », « q », « s », « k » et « ck », comme dans « koral », « kado » et « kok ».
« ch », « gu », « q », « c », « k » et « ck », comme dans « koral », « kado » et « kok ».
« ch », « qu », « g », « c », « k » et « ck », comme dans « koral », « kado » et « kok ».
« ch », « qu », « q », « c », « k » et « ck », comme dans « koral », « kado » et « kok ».
Explication
Le cadre cite « ch », « qu », « q », « c », « k » et « ck » parmi les graphèmes pouvant noter /k/. Remplacer « c » par « g » est une confusion plausible, mais « g » ne figure pas dans cette liste.
12. Qu’est-ce que la proposition introduite en 2001 a apporté pour la transcription de certains sons ?
Elle a introduit les lettres « Š » et « C/K » pour noter des sons jusque-là difficiles à transcrire.
Elle a introduit les lettres « Ž » et « G/J » pour noter des sons jusque-là difficiles à transcrire.
Elle a introduit les lettres « Ž » et « J/Z » pour noter des sons jusque-là difficiles à transcrire.
Elle a introduit les lettres « Ž » et « J/S » pour noter des sons jusque-là difficiles à transcrire.
Elle a introduit les lettres « Ž » et « J/Z » pour noter des sons jusque-là difficiles à transcrire.
Explication
La proposition de 2001 introduit les lettres « Ž » et « J/Z » pour transcrire des sons auparavant difficiles à noter dans les graphies présentées. Les combinaisons voisines proposées modifient les lettres indiquées dans cette proposition.
13. Que montrent des variantes comme « shapo » et « sapo » pour écrire « chapeau » ?
Elles montrent deux façons de marquer l’accent dans le même mot.
Elles distinguent deux prononciations obligatoires du même mot.
Elles opposent une forme correcte à une forme réservée aux concours.
Elles illustrent des choix de transcription différents pour un même mot.
Elles illustrent des choix de transcription différents pour un même mot.
Explication
« Shapo » et « sapo » illustrent différentes propositions de transcription d’un même mot. Elles ne signalent pas, à elles seules, deux prononciations obligatoires.
14. Lorsqu’on choisit une graphie dans un contexte ordinaire, quelle attitude est recommandée, par contraste avec les examens et les concours ?
Réserver la souplesse d’écriture aux examens et aux concours.
Changer de graphie selon la prononciation de chaque locuteur.
Imposer une graphie unique, même hors des situations d’évaluation.
Rester souple dans l’écriture, tout en tenant compte des exigences formelles.
Rester souple dans l’écriture, tout en tenant compte des exigences formelles.
Explication
La recommandation est de rester souple dans l’écriture, avec une exception pour les examens et les concours. L’idée n’est donc pas d’imposer une graphie unique dans les usages ordinaires.
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À quel siècle appartient « La Fourmi ensemb’ li grélé » ?
Au XIXe siècle.
À qui est attribué « La Fourmi ensemb’ li grélé » ?
À Louis Héry.
Que cherche à noter l’écriture phonologique du créole ?