QCM : Accord du participe passé (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En quelle année Clément Marot a-t-il formulé la règle de l’accord du participe passé avec le COD antéposé ?

1538
1901
1900
1438

1538

Explication

Clément Marot formule cette règle en 1538. Les dates 1900 et 1901 correspondent à la tolérance puis à la réintroduction de la règle, tandis que 1438 anticipe sa formulation d’un siècle.

2. Quelle succession d’événements marque l’évolution de la règle au tournant du XXe siècle ?

Tolérance en 1900, puis réintroduction en 1901
Réintroduction en 1900, puis tolérance en 1901
Tolérance en 1538, puis réintroduction en 1901
Tolérance en 1900, puis réintroduction en 1902

Tolérance en 1900, puis réintroduction en 1901

Explication

Une tolérance pour l’absence d’accord est adoptée en 1900, puis l’Académie française fait réintroduire la règle en 1901. L’ordre inversé confond les deux étapes, 1902 décale la réintroduction, et 1538 est l’année de la formulation par Marot.

3. Dans une phrase, le participe passé « épuisées » complète le nom féminin pluriel « voyageuses » et n’est précédé d’aucun auxiliaire. Quelle forme convient ?

épuisés
épuisées
épuisée
épuisé

épuisées

Explication

Sans auxiliaire, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il complète : « voyageuses » appelle donc « épuisées ». « Épuisé » omet l’accord, « épuisée » omet le pluriel et « épuisés » adopte le masculin pluriel.

4. Dans un courrier, quelle forme faut-il employer dans la phrase « Vous trouverez les factures ___ » ?

ci-jointes
ci-joint
ci-joints
ci-jointe

ci-jointes

Explication

Dans « les pièces ci-jointes », le participe est postposé au nom et s’accorde en genre et en nombre ; « factures » appelle donc « ci-jointes ». « Ci-joint » reprend la forme invariable antéposée, « ci-jointe » omet le pluriel et « ci-joints » emploie le masculin.

5. Avec l’auxiliaire être, à quel élément le participe passé se rapporte-t-il pour son accord ?

Au sujet, dont il reprend le genre et le nombre.
Au nom qui suit le participe passé dans la phrase.
Au COD, s’il est placé avant l’auxiliaire.
À l’auxiliaire, selon sa forme au présent.

Au sujet, dont il reprend le genre et le nombre.

Explication

Avec être, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet. L’accord avec un COD antéposé correspond à la règle employée avec avoir, et non avec être.

6. Dans quel emploi les verbes comme « courir » et « vivre » deviennent-ils transitifs, de sorte qu’un COD placé avant le participe passé entraîne son accord ?

Lorsqu’ils sont conjugués avec l’auxiliaire être
Lorsqu’ils sont employés au sens propre
Lorsqu’ils sont suivis d’un complément de durée
Lorsqu’ils sont employés au sens figuré

Lorsqu’ils sont employés au sens figuré

Explication

Au sens figuré, ces verbes deviennent transitifs et un COD antéposé entraîne l’accord du participe passé. Au sens propre, ils sont intransitifs dans les emplois concernés, comme dans « les années qu’elle a vécu ».

7. Quel est le rôle du pronom adverbial « en » lorsqu’il est COD dans une phrase avec un participe passé ?

Il impose l’accord du participe passé avec le sujet du verbe.
Il transforme le participe passé en adjectif attribut du sujet.
Il laisse le participe passé invariable, même s’il représente un COD.
Il entraîne l’accord du participe passé avec le nom qu’il remplace.

Il laisse le participe passé invariable, même s’il représente un COD.

Explication

Quand « en » est le COD, le participe passé reste invariable. Contrairement à un COD antéposé exprimé par un nom ou un autre pronom, « en » ne déclenche pas l’accord.

8. Dans « les musiciennes entendues jouer », pourquoi le participe passé « entendues » s’accorde-t-il ?

Parce que tout participe passé suivi d’un infinitif s’accorde avec le sujet.
Parce que le participe passé « entendre » est suivi de l’auxiliaire « être ».
Parce que les musiciennes accomplissent l’action exprimée par l’infinitif « jouer ».
Parce que le complément direct est placé après l’auxiliaire « avoir ».

Parce que les musiciennes accomplissent l’action exprimée par l’infinitif « jouer ».

Explication

Le COD antéposé, « les musiciennes », est aussi le sujet de l’infinitif « jouer », ce qui entraîne l’accord du participe passé. En revanche, la présence d’un infinitif ne provoque pas systématiquement l’accord : lorsque le COD n’accomplit pas l’action de l’infinitif, le participe reste généralement invariable.

9. Quelle différence d’accord distingue généralement les verbes pronominaux ordinaires de verbes comme « se succéder » ?

Les verbes ordinaires restent invariables, tandis que « se succéder » s’accorde avec le sujet.
Les verbes ordinaires s’accordent avec le sujet, tandis que « se succéder » reste invariable.
Les deux catégories s’accordent avec le complément d’objet direct placé après le verbe.
Les deux catégories restent invariables lorsque le sujet est au pluriel.

Les verbes ordinaires s’accordent avec le sujet, tandis que « se succéder » reste invariable.

Explication

Les verbes pronominaux se conjuguent avec être et leur participe passé s’accorde généralement avec le sujet, alors que « se succéder » fait partie des verbes pronominaux sans accord. Cette absence d’accord ne concerne pas tous les verbes pronominaux ordinaires.

10. Pourquoi le participe passé de « se parler » reste-t-il invariable dans « elles se sont parlé » ?

Parce que « parler » est impersonnel dans cette phrase et échappe aux règles d’accord habituelles.
Parce que « se » est un complément indirect dans ce verbe, et non un COD entraînant l’accord.
Parce que le sujet est féminin pluriel, mais les verbes pronominaux restent invariables au passé composé.
Parce que l’auxiliaire « être » impose l’accord avec le COD placé après le participe.

Parce que « se » est un complément indirect dans ce verbe, et non un COD entraînant l’accord.

Explication

Dans « se parler », le pronom « se » est complément indirect : il n’y a pas de COD qui commande l’accord du participe passé. L’idée que l’auxiliaire « être » entraîne automatiquement l’accord est erronée, car certains verbes pronominaux, dont « se parler », restent invariables.

11. En préparant une frise chronologique sur l’histoire de la règle, quel événement faut-il associer à 1900 ?

La publication d’une recommandation sur le verbe « laisser »
La formulation initiale de la règle par Clément Marot
L’adoption d’une tolérance permettant l’absence d’accord
La réintroduction de la règle par l’Académie française

L’adoption d’une tolérance permettant l’absence d’accord

Explication

En 1900, une tolérance autorisant l’absence d’accord a été adoptée. La réintroduction de la règle par l’Académie française a eu lieu l’année suivante, en 1901.

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Comment s’accorde un participe passé employé sans auxiliaire ?

Avec le nom qu’il complète, en genre et en nombre.

En quelle année Clément Marot formule-t-il la règle de l’accord avec le COD antéposé ?

En 1538.

Quelles décisions concernant l’accord du participe passé sont prises en 1900 et 1901 ?

La tolérance de l’absence d’accord est adoptée en 1900, puis l’Académie française fait réintroduire la règle en 1901.

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