QCM : Anthropologie des mondes contemporains — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne principalement l’enjeu épistémologique du cours ?

La comparaison des religions à partir de catégories fixes et universelles
La description exhaustive des sociétés traditionnelles sans modification théorique
L’étude exclusive des archives historiques de l’anthropologie
La façon dont l’anthropologie adapte ses concepts et ses méthodes aux transformations du monde

La façon dont l’anthropologie adapte ses concepts et ses méthodes aux transformations du monde

Explication

L’enjeu central est de comprendre comment les mutations des mondes contemporains obligent l’anthropologie à produire et ajuster ses concepts et ses méthodes. Les autres propositions réduisent ou figent la discipline, ce que le cours refuse.

2. Pourquoi le terme « mondes » est-il employé au pluriel dans l’intitulé du cours ?

Pour distinguer seulement la ville et la campagne
Pour signaler une pluralité de réalités et de contextes sociaux
Pour indiquer une unique réalité observée sous plusieurs angles
Pour désigner plusieurs périodes historiques successives

Pour signaler une pluralité de réalités et de contextes sociaux

Explication

Le pluriel souligne qu’il existe plusieurs trajectoires, contextes et réalités contemporaines plutôt qu’un objet homogène. Il s’agit donc d’un choix analytique important, et non d’une simple variation stylistique.

3. Quel exemple correspond à une thématique de recherche en anthropologie mentionnée dans le cours ?

La linguistique historique des langues indo-européennes
La paléontologie comparée
La géométrie des espaces abstraits
L’anthropologie de la communication

L’anthropologie de la communication

Explication

L’anthropologie de la communication figure parmi les thématiques de recherche citées. Les autres propositions relèvent d’autres disciplines et ne correspondent pas aux thèmes du cours.

4. Que vise l’approche multisite en anthropologie ?

Remplacer l’enquête de terrain par des statistiques nationales
Décrire un seul terrain de manière exhaustive sans le relier à d’autres espaces
Suivre un phénomène à travers plusieurs lieux pour saisir l’articulation global-local
Isoler les pratiques locales de toute circulation extérieure

Suivre un phénomène à travers plusieurs lieux pour saisir l’articulation global-local

Explication

L’approche multisite suit les circulations et les relations entre différents lieux afin de rendre compte du lien entre global et local. Elle répond précisément aux phénomènes mondialisés.

5. Que signifie l’idée d’« anthropologie en mouvement » ?

Que les théories et les méthodes évoluent avec les transformations des sociétés et des terrains
Que l’anthropologie doit rester identique pour conserver sa neutralité
Que l’anthropologie se limite à accumuler des faits sans les réinterpréter
Que seuls les objets de recherche changent, sans effet sur la discipline

Que les théories et les méthodes évoluent avec les transformations des sociétés et des terrains

Explication

Le cours insiste sur le fait que l’anthropologie se réajuste lorsque ses objets changent, ce qui modifie aussi sa manière d’observer et d’écrire. Elle n’est donc pas cumulative au sens strict.

6. Quelle idée illustre le mieux la contemporanéité telle qu’elle est définie ici ?

La description d’un présent totalement séparé de l’histoire
L’analyse de cas isolés sans lien avec leur contexte
La reconstitution du passé lointain comme seul objet valable
L’étude de phénomènes en train de se faire plutôt que de sociétés figées

L’étude de phénomènes en train de se faire plutôt que de sociétés figées

Explication

La contemporanéité met l’accent sur le présent comme objet d’analyse, à travers des processus en cours. Elle ne renvoie pas à un simple présentisme sans contexte.

7. Que désigne la crise des grands paradigmes en anthropologie ?

Le remplacement immédiat de toutes les méthodes par l’observation participante
L’abandon complet des sciences sociales au profit de la biologie
La remise en cause des modèles dominants au milieu du XXe siècle
La disparition de toute enquête de terrain

La remise en cause des modèles dominants au milieu du XXe siècle

Explication

Le cours situe cette crise au milieu du XXe siècle et la présente comme une remise en cause des grands modèles dominants. Elle ouvre la voie à des critiques des objets, des théories et des méthodes.

8. Quel élément fait partie des critiques associées à cette crise ?

La stabilité définitive des paradigmes anciens malgré les transformations
La remise en cause de l’illusion d’une démarche anthropologique apolitique
La confirmation que les sociétés d’accueil sont passives face aux visiteurs
L’idée que les doctrines internationales produisent automatiquement l’équité

La remise en cause de l’illusion d’une démarche anthropologique apolitique

Explication

Le cours affirme qu’une pratique anthropologique est toujours prise dans des rapports de pouvoir, donc qu’une posture apolitique est illusoire. Les autres propositions contredisent explicitement les critiques exposées.

9. Quelle proposition correspond le mieux à l’évolutionnisme social ?

L’idée que les sociétés n’ont aucune histoire comparable
L’idée que les sociétés suivent des stades de développement hiérarchisés
L’idée que chaque société est étudiée comme une culture autonome sans comparaison
L’idée que le tourisme est toujours une force extérieure sans réponse locale

L’idée que les sociétés suivent des stades de développement hiérarchisés

Explication

L’évolutionnisme social conçoit les sociétés comme traversant des stades de développement ordonnés hiérarchiquement. C’est précisément ce type de modèle qui sera ensuite critiqué.

10. Quel auteur est associé au culturalisme dans le tableau de synthèse ?

Franz Boas
Paul Crutzen
Edward Said
Andrei Pavlov

Franz Boas

Explication

Franz Boas est donné comme l’un des auteurs du culturalisme, avec Margaret Mead et Ruth Benedict. Les autres noms renvoient à d’autres débats ou disciplines.

11. Que signifie, dans ce cours, l’idée de « croyance obligatoire » ?

Que la croyance remplace toujours le savoir
Que les pratiques religieuses sont dépourvues de dimension collective
Que toute religion repose sur une foi identique dans toutes les sociétés
Que la croyance n’est pas forcément une exigence centrale de la vie religieuse

Que la croyance n’est pas forcément une exigence centrale de la vie religieuse

Explication

Le cours souligne que, dans certaines sociétés, la croyance n’est pas le cœur obligé de la religion. Cela permet d’éviter d’imposer une définition occidentale du croire.

12. À quoi sert une approche biographique dans l’étude du religieux ?

À démontrer que les faits sociaux n’ont pas de dimension personnelle
À remplacer l’enquête collective par une simple autobiographie
À documenter un groupe à partir de la trajectoire d’une personne sans réduire le religieux à l’individu
À prouver que le religieux se limite à l’expérience intime

À documenter un groupe à partir de la trajectoire d’une personne sans réduire le religieux à l’individu

Explication

L’approche biographique permet de relier une trajectoire individuelle à des dynamiques collectives, sans réduire le religieux à une psychologie individuelle. Elle sert donc de pont entre individu et groupe.

13. Que désigne le « néo-chamanisme » dans le cours ?

Un retour exact aux pratiques religieuses immuables des sociétés anciennes
Une tradition réservée aux campagnes isolées et hors du contemporain
Une forme contemporaine de chamanisme étudiée dans des assemblages d’acteurs en recomposition
Une doctrine scientifique qui remplace toute religion

Une forme contemporaine de chamanisme étudiée dans des assemblages d’acteurs en recomposition

Explication

Le néo-chamanisme est présenté comme une forme contemporaine, souvent urbaine, avec des identités rituelles recomposées. Il ne s’agit donc pas d’une survivance figée du passé.

14. Que cherche à étudier le champ intitulé « explication du monde » ?

La stricte opposition entre science et irrationnel
La seule transmission des mythes sans lien avec le monde vécu
Les propriétés physiques des astres indépendamment des pratiques sociales
Les régimes d’interprétation du réel construits par les sociétés

Les régimes d’interprétation du réel construits par les sociétés

Explication

Ce champ étudie la manière dont les sociétés expliquent le monde naturel, surnaturel et social à travers des savoirs et des pratiques. Il couvre donc plusieurs formes d’interprétation, pas seulement le religieux au sens étroit.

15. Quel est l’effet du « grand partage » que le cours invite à dépasser ?

La diversité des échelles d’analyse en anthropologie
La circulation des objets et des personnes entre continents
L’opposition rigide entre terrain lointain/exotique et terrain proche/familier
La coexistence de plusieurs ontologies dans un même espace

L’opposition rigide entre terrain lointain/exotique et terrain proche/familier

Explication

Le cours critique la séparation terrain lointain/exotique versus terrain proche/familier, jugée insuffisante pour penser le contemporain. L’objectif est de sortir de ces dichotomies.

16. Pourquoi le terme « spiritualité » peut-il être mobilisé à la place de « religieux » ?

Pour prouver que toute pratique est nécessairement non religieuse
Pour supprimer toute possibilité de comparaison entre terrains
Pour réserver l’étude aux institutions officielles
Pour éviter d’enfermer l’analyse dans l’opposition religieux/non-religieux

Pour éviter d’enfermer l’analyse dans l’opposition religieux/non-religieux

Explication

Le cours propose d’ouvrir le vocabulaire afin de ne pas imposer un découpage trop rigide entre religieux et non-religieux. « Spiritualité » sert ici d’outil analytique plus souple.

17. Que permet la variation d’échelle en anthropologie ?

De remplacer l’observation de terrain par une seule statistique globale
De limiter l’analyse au niveau local sans autre contexte
D’isoler les pratiques individuelles de toute structure sociale
De relier l’expérience vécue aux transformations des mondes sociaux

De relier l’expérience vécue aux transformations des mondes sociaux

Explication

La variation d’échelle combine micro et macro pour relier le vécu aux structures et aux transformations sociales. C’est un principe épistémologique central du cours.

18. Que signifie l’ethnoscape chez Appadurai ?

Une méthode de terrain centrée sur un seul village
Une carte stable des frontières administratives d’un État
Un paysage de mémoires et d’images qui contribue à des communautés transnationales
Un ensemble de lois physiques applicables aux sociétés

Un paysage de mémoires et d’images qui contribue à des communautés transnationales

Explication

L’ethnoscape désigne des configurations d’images et de mémoires liées aux migrations et à la formation de communautés transnationales. Il ne s’agit pas d’un espace strictement territorial.

19. Pourquoi le tourisme est-il difficile à définir par une seule catégorie fixe ?

Parce qu’il ne concerne que les loisirs de luxe
Parce qu’il se réduit toujours à un déplacement professionnel
Parce qu’il suscite des représentations contradictoires selon les contextes et les acteurs
Parce qu’il ne dépend jamais des rapports sociaux

Parce qu’il suscite des représentations contradictoires selon les contextes et les acteurs

Explication

Le cours montre que le tourisme est tantôt stigmatisé, tantôt valorisé, ce qui rend sa définition instable. Le contexte joue donc un rôle décisif dans la catégorisation.

20. Que désigne ici un enjeu de catégorie ?

La simple nomenclature administrative des lieux
La liste des activités de loisirs autorisées
La manière dont les classements produisent des effets concrets sur les personnes et sur ce qui devient observable
L’addition de plusieurs définitions sans conséquence pratique

La manière dont les classements produisent des effets concrets sur les personnes et sur ce qui devient observable

Explication

Les catégories ne sont pas neutres : elles orientent la visibilité, la marginalité et l’observation. Le cours insiste sur leurs effets sociaux concrets.

21. Que représentait le Grand Tour ?

Une expédition militaire de conquête coloniale
Un voyage formateur des élites européennes, lié à l’apprentissage culturel et social
Une migration saisonnière de travailleurs agricoles
Un circuit touristique de masse organisé par les États

Un voyage formateur des élites européennes, lié à l’apprentissage culturel et social

Explication

Le Grand Tour est présenté comme un voyage d’agrément et de formation pour les jeunes nobles européens. Il s’inscrit dans une logique d’érudition et de sociabilité.

22. Quel courant soutient l’idée d’une trajectoire allant du simple au complexe ?

L’évolutionnisme
Le relativisme culturel radical
Le structuralisme linguistique
Le néo-fonctionnalisme

L’évolutionnisme

Explication

Le cours associe l’évolutionnisme à une trajectoire linéaire des sociétés, du simple au complexe. Cette vision sera ensuite critiquée par d’autres auteurs.

23. Quel lien le cours établit-il entre tourisme et colonialisme dans l’ethnographie de terrain ?

Une absence complète d’enjeux de pouvoir dans les terrains coloniaux
Une collaboration possible entre entreprises coloniales et enquête ethnographique
Une séparation totale entre colonisation et observation ethnographique
Une réduction du terrain à une simple promenade touristique

Une collaboration possible entre entreprises coloniales et enquête ethnographique

Explication

La mission Dakar-Djibouti illustre une collaboration entre projet colonial et étude ethnographique, avec des tensions sur la domination et la méthode. Le terrain n’est donc pas neutre.

24. Pourquoi la mission Dakar-Djibouti est-elle importante dans cette thématique ?

Parce qu’elle montre très tôt une critique de la pertinence des entretiens et de la domination coloniale
Parce qu’elle inaugure le Grand Tour des élites européennes
Parce qu’elle démontre que le tourisme n’a aucun lien avec la science
Parce qu’elle prouve que l’ethnographie est apolitique

Parce qu’elle montre très tôt une critique de la pertinence des entretiens et de la domination coloniale

Explication

Cette mission est mobilisée comme exemple d’une ethnographie prise dans le contexte colonial et rapidement critiquée sur la méthode et la domination. Elle montre que la production de savoir est liée à des rapports de pouvoir.

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Mémorisez les réponses avec 23 flashcards sur Anthropologie des mondes contemporains.

Enjeux épistémologiques — définition ?

Questions sur ce qui change l’anthropologie aujourd’hui.

Mondes contemporains — signification ?

Réalités actuelles en transformation, dynamiques.

Contemporanéité — objectif ?

Analyser les phénomènes en cours, pas seulement passés.

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