QCM : Approches communicatives en classe — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment peut-on définir un événement de communication dans une interaction langagière complète ?

Une macro-unité formée par plusieurs actes de parole successifs
Une règle grammaticale organisant la construction des énoncés
Un document authentique utilisé pour présenter une situation réelle
Une micro-unité centrée sur une seule intention communicative

Une macro-unité formée par plusieurs actes de parole successifs

Explication

L’événement de communication constitue une macro-unité qui regroupe des actes de parole enchaînés dans une communication considérée globalement. La micro-unité correspond plutôt à l’acte de parole pris isolément.

2. Quelle différence distingue l’approche minimaliste de l’approche maximaliste dans l’étude d’un échange ?

La première privilégie les documents authentiques, tandis que la seconde utilise des exercices structuraux
La première observe les réactions internes, tandis que la seconde mesure les réponses aux stimuli
La première analyse la culture, tandis que la seconde décrit principalement les règles grammaticales
La première étudie un acte isolé, tandis que la seconde analyse l’échange dans son ensemble

La première étudie un acte isolé, tandis que la seconde analyse l’échange dans son ensemble

Explication

L’approche minimaliste se concentre sur un acte de parole isolé, alors que l’approche maximaliste examine la structure complète de l’échange et l’enchaînement des actes. L’opposition entre culture et grammaire ne définit pas ces deux approches.

3. Dans quel ordre les objectifs sont-ils généralement traités dans les approches communicatives ?

Fonctionnel, linguistique, puis socioculturel
Linguistique, fonctionnel, puis socioculturel
Socioculturel, linguistique, puis fonctionnel
Fonctionnel, socioculturel, puis linguistique

Fonctionnel, socioculturel, puis linguistique

Explication

Les approches communicatives donnent la priorité au sens : les objectifs fonctionnels précèdent les objectifs socioculturels, eux-mêmes suivis des objectifs linguistiques. Une progression commençant par la forme ne correspond donc pas à cette logique.

4. Sur quoi portent directement les objectifs fonctionnels, aussi appelés objectifs communicatifs ?

Les règles de conjugaison et les structures grammaticales
Les codes sociaux et les références culturelles d’une société
Les actes de parole que l’apprenant doit réaliser
Les sons de la langue et leur réalisation phonétique

Les actes de parole que l’apprenant doit réaliser

Explication

Les objectifs fonctionnels concernent les actes de parole à accomplir dans une situation de communication. La grammaire, le lexique et la phonétique relèvent plutôt des objectifs linguistiques.

5. Que visent principalement les objectifs socioculturels dans une approche communicative ?

L’acquisition des règles grammaticales et des formes verbales
La compréhension des codes sociaux et de la culture de la société
La maîtrise des actes de parole nécessaires à une interaction
L’identification des sons et des unités lexicales de la langue

La compréhension des codes sociaux et de la culture de la société

Explication

Les objectifs socioculturels portent sur les codes sociaux ainsi que sur la connaissance de la société et de la culture. Les actes de parole appartiennent aux objectifs fonctionnels, tandis que les formes de la langue relèvent des objectifs linguistiques.

6. Quels éléments sont compris dans les objectifs linguistiques des approches communicatives ?

La grammaire, la conjugaison, le lexique et la phonétique
Les actes de parole, les échanges sociaux et les stratégies culturelles
Les codes sociaux, les institutions et les pratiques culturelles
Les situations authentiques, les intentions et les rôles communicatifs

La grammaire, la conjugaison, le lexique et la phonétique

Explication

Les objectifs linguistiques regroupent la grammaire et la conjugaison, le lexique ainsi que la phonétique. Les actes de parole et les codes sociaux appartiennent à d’autres catégories d’objectifs.

7. Quelle opposition décrit correctement les conceptions behavioriste et cognitive de l’apprentissage ?

Le behaviorisme analyse le traitement actif de l’information, tandis que la cognition privilégie l’imitation répétée
Le behaviorisme explique la réflexion personnelle, tandis que la cognition décrit la formation de réflexes
Le behaviorisme considère l’apprenant comme constructeur de règles, tandis que la cognition l’expose aux stimuli
Le behaviorisme privilégie les habitudes formées par répétition, tandis que la cognition met l’accent sur les mécanismes internes

Le behaviorisme privilégie les habitudes formées par répétition, tandis que la cognition met l’accent sur les mécanismes internes

Explication

La psychologie behavioriste associe l’apprentissage à la formation d’habitudes et de réflexes par imitation, répétition et réponse aux stimuli. La psychologie cognitive le conçoit plutôt comme un processus créateur reposant sur des mécanismes internes.

8. Dans un apprentissage actif, quel rôle l’apprenant joue-t-il principalement ?

Il mémorise des formes linguistiques sans intervenir dans leur organisation
Il traite l’information, réfléchit aux règles et construit son propre apprentissage
Il applique des consignes fixes en évitant toute interprétation personnelle
Il reçoit des stimuli, imite des modèles et répète des réponses attendues

Il traite l’information, réfléchit aux règles et construit son propre apprentissage

Explication

L’apprentissage actif fait de l’apprenant un acteur qui traite l’information, réfléchit à la formation des règles et participe à la construction de ses connaissances. La réception et la répétition de réponses correspondent davantage à une conception passive ou behavioriste.

9. Quelle consigne demande aux apprenants de repérer, classer et interpréter des éléments pour réfléchir au fonctionnement de la langue ?

Une consigne communicative centrée sur un acte de parole
Une consigne linguistique consacrée à la manipulation des formes
Une consigne liée aux stratégies d’apprentissage
Une consigne de production visant un échange complet

Une consigne liée aux stratégies d’apprentissage

Explication

Les consignes liées aux stratégies d’apprentissage amènent à observer, repérer, classer et interpréter. Une consigne communicative viserait plutôt la réalisation d’un acte de parole.

10. Après avoir repéré et classé des formes verbales pour comprendre leur fonctionnement, quelle activité les apprenants réalisent-ils ?

Une activité de communication
Une activité de réemploi
Une activité de production
Une activité de conceptualisation

Une activité de conceptualisation

Explication

La conceptualisation repose sur le repérage, la discrimination et le classement afin de faire réfléchir au fonctionnement de la langue. Le réemploi demanderait ensuite d’utiliser des formes ciblées dans des transformations ou des reformulations.

11. Quelle situation illustre le mieux la centration sur l’apprenant ?

L’apprenant réfléchit, développe son autonomie et négocie certains choix avec l’enseignant.
L’enseignant explique les notions tandis que l’apprenant reproduit les procédures proposées.
L’enseignant se retire des activités afin que l’apprenant construise seul tout son parcours.
L’apprenant mémorise des contenus définis sans discuter leur organisation avec l’enseignant.

L’apprenant réfléchit, développe son autonomie et négocie certains choix avec l’enseignant.

Explication

La centration sur l’apprenant favorise la réflexion, l’usage des capacités intellectuelles, l’apprentissage à apprendre et une négociation partielle de l’apprentissage. Elle ne supprime pas l’enseignant, dont le rôle devient un soutien de l’autonomie.

12. Dans une classe centrée sur l’apprenant, quel rôle convient le mieux à l’enseignant ?

Transmettre les contenus sans modifier les activités prévues au départ.
Laisser l’apprenant gérer seul les objectifs, les démarches et l’évaluation.
Soutenir l’autonomie en accompagnant les choix et la réflexion de l’apprenant.
Contrôler les réponses afin de limiter les initiatives pendant les activités.

Soutenir l’autonomie en accompagnant les choix et la réflexion de l’apprenant.

Explication

La centration sur l’apprenant redéfinit le rôle de l’enseignant comme un accompagnement qui soutient l’autonomie et la réflexion. Elle ne correspond ni au retrait de l’enseignant ni à une direction fondée sur le contrôle permanent.

13. Qu’est-ce qu’un contrat d’apprentissage dans une classe de langue ?

Un programme fixé par l’enseignant qui détermine les contenus et les activités de la classe.
Un pacte plus ou moins explicite qui organise la gestion négociée de l’apprentissage.
Un ensemble de règles administratives qui définit les horaires et les obligations scolaires.
Une méthode d’évaluation qui mesure les progrès individuels à la fin d’une séquence.

Un pacte plus ou moins explicite qui organise la gestion négociée de l’apprentissage.

Explication

Le contrat d’apprentissage régit les relations entre l’enseignant et les apprenants dans une gestion négociée de l’apprentissage. Il se distingue donc d’un programme imposé par l’enseignant, qui ne décrit pas cette relation de partenariat.

14. Dans une approche communicative, quelle répartition des rôles favorise le partenariat en classe ?

L’enseignant corrige chaque production, tandis que l’apprenant applique les procédures sans les discuter.
L’enseignant observe en retrait, tandis que l’apprenant choisit seul les objectifs et les supports.
L’enseignant organise et facilite, tandis que l’apprenant communique, expérimente et s’autoévalue.
L’enseignant transmet et contrôle, tandis que l’apprenant mémorise et reproduit les modèles proposés.

L’enseignant organise et facilite, tandis que l’apprenant communique, expérimente et s’autoévalue.

Explication

L’enseignant organise l’apprentissage, propose des supports variés, précise les objectifs et facilite la négociation, tandis que l’apprenant s’implique et évalue sa progression. La centration sur l’apprenant ne signifie donc pas que l’enseignant abandonne l’organisation pédagogique.

15. Dans quel ordre une séquence d’apprentissage communicative organise-t-elle généralement ses principales phases ?

Compréhension du support, production en situation, puis entraînement sur les règles
Compréhension du support, entraînement sur les règles, puis production en situation
Production en situation, compréhension du support, puis entraînement sur les règles
Entraînement sur les règles, production en situation, puis compréhension du support

Compréhension du support, entraînement sur les règles, puis production en situation

Explication

La démarche commence par la compréhension d’un support, se poursuit par l’entraînement et s’achève par une production en situation. Réduire ou omettre la production correspond plutôt à certaines pratiques audiovisuelles anciennes.

16. Quelle activité demande aux apprenants de réaliser un écrit ou un échange oral complet et cohérent avec une situation ?

Une activité de compréhension globale du support
Une activité de réemploi d’éléments ciblés
Une activité de conceptualisation des règles
Une activité de production en situation

Une activité de production en situation

Explication

La production mobilise plusieurs éléments linguistiques dans un écrit ou un échange cohérent adapté à la situation. Le réemploi, lui, entraîne sur des éléments linguistiques ciblés sans constituer nécessairement un échange complet.

17. Quel enchaînement correspond au parcours de compréhension ?

Conceptualisation, compréhension globale, puis compréhension finalisée
Compréhension globale, conceptualisation, puis compréhension finalisée
Compréhension finalisée, conceptualisation, puis compréhension globale
Compréhension globale, compréhension finalisée, puis conceptualisation

Compréhension globale, compréhension finalisée, puis conceptualisation

Explication

Le parcours commence par l’identification générale de la situation, se poursuit par la recherche d’informations précises et aboutit à la formulation des règles. La conceptualisation intervient donc après les deux étapes de compréhension.

18. Lors d’une première écoute, quelle tâche relève principalement de la compréhension globale ?

Repérer les réalisations précises des actes de parole présents
Formuler les règles d’usage à partir des exemples entendus
Constituer un corpus détaillé des formes linguistiques observées
Identifier la situation de communication et l’acte de parole principal

Identifier la situation de communication et l’acte de parole principal

Explication

La compréhension globale sert à déterminer la nature, les paramètres et l’objectif principal de la situation. La recherche des réalisations précises et la constitution d’un corpus relèvent plutôt de la compréhension finalisée.

19. Quel est l’objectif principal d’une compréhension finalisée ?

Repérer les actes de parole et leurs réalisations précises
Produire un échange complet en réutilisant les formes étudiées
Déterminer le thème général et le contexte de l’échange
Formuler avec l’enseignant les règles de fonctionnement linguistique

Repérer les actes de parole et leurs réalisations précises

Explication

La compréhension finalisée recherche les actes de parole et leurs réalisations précises afin de construire un corpus observable. Déterminer le contexte général appartient à la compréhension globale, tandis que formuler les règles relève de la conceptualisation.

20. Comment la conceptualisation conduit-elle les apprenants à comprendre le fonctionnement de la langue ?

Ils mémorisent une règle fournie avant toute observation du support
Ils identifient la situation générale sans analyser les formes linguistiques
Ils formulent, avec l’aide de l’enseignant, des règles à partir du corpus
Ils répètent des structures ciblées dans des exercices sans explicitation

Ils formulent, avec l’aide de l’enseignant, des règles à partir du corpus

Explication

La conceptualisation s’appuie sur un corpus observable pour amener les apprenants à formuler les règles d’usage et de fonctionnement. Une règle donnée avant l’observation ne correspond pas à cette démarche guidée par la découverte.

21. Quelle représentation décrit le mieux la progression dans une approche communicative ?

Un cheminement souple ou une spirale qui s’élargit progressivement
Un escalier fixe composé de niveaux parcourus dans un ordre immuable
Une succession de séquences indépendantes sans retour sur les acquis
Une ligne droite où chaque étape est franchie avant la suivante

Un cheminement souple ou une spirale qui s’élargit progressivement

Explication

La progression communicative est conçue comme un cheminement souple ou une spirale qui s’élargit. Elle ne suit donc pas une ligne droite ni un escalier rigide parcouru étape par étape.

22. Comment les résultats de l’évaluation doivent-ils influencer la progression pédagogique ?

Ils servent à remplacer les objectifs initiaux par des contenus plus avancés
Ils servent à mesurer les acquis et à adapter la suite selon les besoins
Ils servent à accélérer la progression lorsque certaines erreurs apparaissent
Ils servent à classer les apprenants sans modifier les activités prévues

Ils servent à mesurer les acquis et à adapter la suite selon les besoins

Explication

L’évaluation compare les acquis aux objectifs afin de décider s’il faut revenir sur certains points ou en approfondir d’autres. Elle ne se limite donc pas à classer les apprenants et peut conduire à ajuster la progression.

23. Qu’est-ce que l’interlangue dans l’apprentissage d’une langue étrangère ?

Une variété stable de la langue maternelle utilisée pour éviter les erreurs
Un système intermédiaire construit progressivement entre langue maternelle et langue cible
Un ensemble d’erreurs aléatoires sans organisation ni évolution identifiable
Un modèle simplifié de la langue cible présenté avant toute pratique

Un système intermédiaire construit progressivement entre langue maternelle et langue cible

Explication

L’interlangue est un système intermédiaire élaboré progressivement par des hypothèses et des tentatives entre la langue maternelle et la langue cible. Elle n’est donc pas une simple accumulation d’erreurs aléatoires.

24. Sur quelles erreurs l’enseignant devrait-il prioritairement concentrer le traitement ?

Celles qui apparaissent les premières, quelle que soit leur conséquence
Celles qui entravent la communication et celles liées à une structure étudiée
Celles qui peuvent être corrigées rapidement sans considérer leur impact
Celles qui concernent des formes rares mais absentes des objectifs travaillés

Celles qui entravent la communication et celles liées à une structure étudiée

Explication

Le traitement de l’erreur privilégie les erreurs qui gênent la communication et celles qui touchent une structure étudiée, après une hiérarchisation. L’ordre d’apparition ou la facilité de correction ne suffit pas à déterminer la priorité.

25. Dans les approches communicatives, quelle priorité caractérise la conception de la langue ?

Elle est enseignée comme une structure grammaticale, avec des objectifs de mémorisation prioritaires.
Elle est étudiée comme un système formel, avec des objectifs linguistiques prioritaires.
Elle est présentée comme un ensemble culturel, avec des objectifs interprétatifs prioritaires.
Elle est envisagée comme un instrument de communication, avec des objectifs fonctionnels prioritaires.

Elle est envisagée comme un instrument de communication, avec des objectifs fonctionnels prioritaires.

Explication

Les approches communicatives font de la langue un instrument de communication et donnent la priorité aux objectifs fonctionnels. La conception centrée sur le système formel inverse cette hiérarchie en privilégiant les objectifs linguistiques.

26. Pourquoi l’utilisation d’un document authentique ne suffit-elle pas à produire des échanges authentiques en classe ?

Parce que l’authenticité des échanges dépend principalement du niveau de difficulté lexicale du document.
Parce que l’authenticité des échanges dépend d’abord de la correction grammaticale des apprenants.
Parce que l’authenticité des échanges dépend surtout de la longueur et du support matériel du document.
Parce que l’authenticité des échanges dépend aussi de l’adaptation, de la disponibilité et de l’écoute de l’enseignant.

Parce que l’authenticité des échanges dépend aussi de l’adaptation, de la disponibilité et de l’écoute de l’enseignant.

Explication

Un document authentique fournit un support réel, mais il ne garantit pas à lui seul une interaction authentique. La conception qui associe automatiquement support authentique et échange réel néglige le rôle des capacités d’adaptation, de disponibilité et d’écoute de l’enseignant.

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Qu'est-ce qu'un événement de communication selon S. Moirand ?

Une macro-unité formée par l'enchaînement d'actes de parole dans une communication totale.

Quelle différence l'approche minimaliste établit-elle dans l'étude des actes de parole ?

Elle travaille un acte de parole isolé.

Que privilégie l'approche maximaliste dans l'analyse des échanges ?

L'étude de la structure complète et l'organisation des actes de parole successifs.

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