QCM : Athènes entre citoyenneté et empire (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi la démocratie athénienne et l’Empire romain restent-ils des références pour les sociétés actuelles ?

Parce qu’ils ont laissé une empreinte politique et culturelle durable
Parce que leurs institutions sont restées inchangées jusqu’à aujourd’hui
Parce que l’Empire romain couvrait tout le territoire européen
Parce que leurs civilisations ont disparu à l’époque contemporaine

Parce qu’ils ont laissé une empreinte politique et culturelle durable

Explication

Leur héritage politique et culturel a durablement marqué les sociétés actuelles. L’idée d’institutions inchangées confond héritage et continuité, l’échelle européenne déforme l’étendue de l’Empire, et leur disparition n’est pas récente.

2. Dans une réforme athénienne, un dirigeant met en place des institutions qui permettent au peuple de participer au pouvoir politique et instaure l’égalité politique : qui est-il ?

Clisthène
Périclès
Un grand propriétaire athénien
Solon

Clisthène

Explication

Clisthène crée les institutions permettant au peuple de participer au pouvoir et instaure l’égalité politique. Solon est associé à l’isonomie et aux classes de richesse, Périclès à une étape ultérieure de la démocratie, et les grands propriétaires formaient auparavant l’aristocratie.

3. Dans la cité athénienne, quelle personne peut être qualifiée de citoyen ?

Une personne disposant de droits politiques sans devoirs dans la cité
Une personne résidant dans la cité sans prendre part à la vie politique
Une personne chargée d’appliquer les décisions des institutions
Une personne ayant des droits et des devoirs et participant à la vie politique

Une personne ayant des droits et des devoirs et participant à la vie politique

Explication

Le citoyen possède des droits et des devoirs et participe à la vie politique de la cité. La résidence sans participation, les droits sans devoirs et l’exécution des décisions ne suffisent pas à définir la citoyenneté.

4. À Athènes, des citoyens se réunissent à l’assemblée du peuple pour décider du budget et d’une déclaration de guerre. Quelle institution siège ?

L’ecclésia
Les stratèges
La boulè
L’héliée

L’ecclésia

Explication

L’ecclésia est l’assemblée où les citoyens votent notamment les dépenses et la guerre. La boulè prépare son travail, l’héliée rend la justice et les stratèges exercent des fonctions de magistrats.

5. Un citoyen athénien est tiré au sort pour siéger dans une institution composée de 6 000 citoyens et chargée de juger des affaires. De quelle institution s’agit-il ?

L’ecclésia
La boulè
Les stratèges
L’héliée

L’héliée

Explication

L’héliée est le tribunal où les citoyens rendent la justice et elle comprend 6 000 citoyens tirés au sort. La boulè prépare le travail de l’ecclésia, qui vote les décisions, tandis que les stratèges sont des magistrats.

6. Un citoyen athénien est appelé à participer à la défense de sa cité. Quel devoir doit-il accomplir ?

Préparer les lois au sein du conseil de la cité
Prendre part aux votes de l’assemblée du peuple
Défendre sa cité par le service militaire
Honorer les dieux en participant aux fêtes religieuses

Défendre sa cité par le service militaire

Explication

Les citoyens athéniens ont un devoir militaire et doivent défendre leur cité. La participation religieuse, le vote à l’assemblée et la préparation des lois relèvent d’autres activités.

7. Dans l’armée athénienne, un citoyen appartient aux plus pauvres. Quel rôle militaire lui correspond le plus souvent ?

Combattre comme fantassin hoplite
Combattre comme cavalier
Ramer à bord d’une trière
Préparer les décisions de l’assemblée

Ramer à bord d’une trière

Explication

Les citoyens les plus pauvres servent souvent comme rameurs sur les trières. Les citoyens les plus riches combattent comme cavaliers et les moins riches comme fantassins hoplites ; préparer les décisions est une fonction politique.

8. Lors d’une fête athénienne destinée à honorer la divinité protectrice de la cité, à quelle déesse les Panathénées rendent-elles hommage ?

Zeus
Athéna
Artémis
Poséidon

Athéna

Explication

Les Panathénées rendent honneur à Athéna, déesse protectrice d’Athènes. Artémis est une autre déesse, tandis que Poséidon et Zeus sont des dieux associés à d’autres fonctions.

9. À Athènes, deux citoyens ont les mêmes droits devant la loi, mais l’un dispose de davantage d’argent et d’éducation et pèse plus dans les décisions politiques. Quelle distinction cette situation illustre-t-elle ?

La richesse donne aux métèques les mêmes droits politiques
L’égalité devant la loi n’assure pas une influence politique égale
L’égalité juridique supprime les différences d’influence politique
La citoyenneté dépend du niveau d’éducation des parents

L’égalité devant la loi n’assure pas une influence politique égale

Explication

L’égalité des citoyens devant la loi peut coexister avec des inégalités politiques liées à l’argent et à l’éducation. L’égalité politique réelle confond ces deux notions, les droits des métèques et l’instruction des parents ne définissent pas la citoyenneté.

10. Un artisan étranger réside à Athènes et y tient un commerce, sans avoir reçu la citoyenneté. Quel statut et quels droits politiques lui correspondent ?

Un résident citoyen, car certains métèques peuvent obtenir la citoyenneté
Un esclave sans droits politiques en raison de son activité artisanale
Un métèque sans droits politiques, malgré son activité économique
Un citoyen disposant de droits politiques grâce à son commerce

Un métèque sans droits politiques, malgré son activité économique

Explication

Un étranger résidant à Athènes est un métèque : il peut exercer une activité économique, mais ne possède pas de droits politiques. Le commerce ne confère pas la citoyenneté, la résidence ne donne pas de droits politiques et la possibilité d’une naturalisation ne la rend pas automatique.

11. Une alliance de cités grecques affronte les Perses entre 490 et 479 av. J.-C. À quel conflit cette situation correspond-elle ?

À une guerre menée par les Perses contre Sparte seule
À la création de la ligue de Délos
Aux guerres médiques
À la guerre du Péloponnèse

Aux guerres médiques

Explication

Les guerres médiques opposent les cités grecques coalisées aux Perses de 490 à 479 av. J.-C. La guerre du Péloponnèse est un autre conflit, la ligue de Délos est créée après ces guerres, et les Grecs ne sont pas les adversaires des Perses dans ce conflit.

12. En 478 av. J.-C., une cité souhaite rejoindre l’alliance militaire organisée par Athènes autour de la mer Égée, à laquelle Sparte n’appartient pas. Quel est le nom de cette alliance ?

La ligue de Délos
La coalition des guerres médiques
L’alliance militaire dirigée par Sparte
Le sanctuaire de l’île de Délos

La ligue de Délos

Explication

Athènes crée la ligue de Délos en 478 av. J.-C. comme alliance militaire réunissant presque toutes les cités grecques, sauf Sparte, autour de la mer Égée. L’alliance spartiate est concurrente, le sanctuaire est un lieu lié au trésor, et la coalition des guerres médiques désigne une autre alliance.

13. Une cité membre de la ligue de Délos refuse d’appliquer un décret athénien et veut utiliser sa propre monnaie pour commercer. Quelles obligations cherche-t-elle à contourner ?

Verser un tribut à Sparte et utiliser la monnaie de Délos pour les échanges
Appliquer les décrets athéniens et utiliser la monnaie d’Athènes pour les échanges
Fournir des trières à Athènes et abandonner toute activité commerciale
Transférer son trésor à Athènes et financer ses travaux d’embellissement

Appliquer les décrets athéniens et utiliser la monnaie d’Athènes pour les échanges

Explication

Les cités de la ligue doivent appliquer les décrets athéniens et utiliser la monnaie d’Athènes dans leurs échanges, sous peine de sanctions. Le tribut à Sparte, la fourniture de trières et le transfert du trésor ne sont pas les deux obligations décrites ici.

14. En 454 av. J.-C., Périclès fait déplacer à Athènes le trésor de la ligue de Délos. À quoi sert-il ensuite ?

À financer exclusivement une flotte commune contre les Perses
À payer les activités commerciales des métèques d’Athènes
À financer des travaux d’embellissement à Athènes
À créer la ligue de Délos autour de la mer Égée

À financer des travaux d’embellissement à Athènes

Explication

Après le transfert du trésor à Athènes en 454 av. J.-C., Périclès l’utilise pour financer des travaux d’embellissement. Le trésor servait auparavant à soutenir la flotte commune, mais son utilisation après le transfert n’est pas celle indiquée par cette réponse; la ligue avait été créée plus tôt et le trésor n’était pas destiné aux commerces des métèques.

15. Des cités alliées apprennent qu’Athènes a déplacé le trésor commun dans sa propre ville et l’a consacré à son embellissement. Quelle réaction est directement liée à cette décision ?

Certaines cités imposent une oligarchie à Athènes
Certaines cités dissolvent la ligue de Délos
Certaines cités refusent de payer leur tribut
Certaines cités déclenchent une guerre contre Milet

Certaines cités refusent de payer leur tribut

Explication

L’utilisation à Athènes du trésor commun pour embellir la ville provoque des tensions et des refus de payer le tribut. La dissolution de la ligue survient après la défaite athénienne, l’imposition d’une démocratie concerne Samos et l’interdiction commerciale concerne Mégare.

16. Un historien doit situer la guerre déclenchée par Sparte contre Athènes sur une frise chronologique. Quelle période doit-il retenir ?

De 440 à 411 av. J.-C.
De 454 à 431 av. J.-C.
De 431 à 404 av. J.-C.
De 411 à 404 av. J.-C.

De 431 à 404 av. J.-C.

Explication

La guerre du Péloponnèse, déclenchée par Sparte contre Athènes, se déroule de 431 à 404 av. J.-C. L’année 440 correspond à la révolte de Samos, 411 à une première chute de la démocratie et 454 au transfert du trésor.

17. En 404 av. J.-C., Athènes vient de subir une défaite militaire et la ligue de Délos est dissoute. Quel changement politique s’ensuit dans la cité ?

La démocratie est renversée de nouveau
La démocratie athénienne déclenche la guerre contre Sparte
Une oligarchie athénienne est remplacée par une démocratie imposée
La démocratie est rétablie après une oligarchie

La démocratie est renversée de nouveau

Explication

Après la défaite d’Athènes et la dissolution de la ligue de Délos, la démocratie est renversée de nouveau en 404 av. J.-C. Sa première chute a lieu en 411, avant son rétablissement rapide; la démocratie imposée concerne Samos.

18. À Rome, les assemblées du peuple, le Sénat et des magistrats élus coexistent, mais seuls les citoyens les plus riches peuvent devenir sénateurs ou magistrats. Quelle conclusion cette restriction permet-elle de tirer ?

La République romaine est une démocratie directe
La République romaine est une oligarchie sans assemblées
La République romaine est déjà un principat
La République romaine n’est pas une démocratie

La République romaine n’est pas une démocratie

Explication

La République romaine n’est pas une démocratie, car l’accès aux fonctions de sénateur et de magistrat est réservé aux citoyens les plus riches. La présence d’assemblées ne suffit donc pas à en faire une démocratie; le principat est instauré plus tard et la République possède bien des assemblées.

19. Quel événement de 44 av. J.-C. pousse Octave, héritier de Jules César, à engager une lutte pour lui succéder ?

La création de la République romaine
La nomination d’Octave comme Princeps
La dissolution de la ligue de Délos
L’assassinat de Jules César

L’assassinat de Jules César

Explication

Jules César est assassiné en 44 av. J.-C., et son héritier Octave engage alors une lutte pour lui succéder. Le titre de Princeps et l’instauration du principat datent de 27 av. J.-C.; la République romaine est établie en 509 av. J.-C.

20. En 27 av. J.-C., Octave reçoit du Sénat le nom d’Augustus et devient Princeps. Quel régime met-il alors en place ?

Le principat, où l’empereur concentre la plupart des pouvoirs
Une démocratie, où les assemblées concentrent la plupart des pouvoirs
Une oligarchie, où les sénateurs concentrent la plupart des pouvoirs
La République, où les magistrats élus concentrent la plupart des pouvoirs

Le principat, où l’empereur concentre la plupart des pouvoirs

Explication

En 27 av. J.-C., Octave devient Princeps, reçoit le nom d’Augustus et instaure le principat, régime dans lequel l’empereur concentre la plupart des pouvoirs. Le Sénat et les magistrats sont conservés, mais leurs pouvoirs sont amoindris.

21. Quel ensemble de droits caractérise le citoyen romain ?

Être élu, recevoir une protection patronale et participer au culte impérial
Voter les magistrats, éviter le service militaire et gouverner les provinces
Échapper aux impôts, commander l’armée et choisir les lois
Voter les magistrats, être élu, se marier et être défendu en justice

Voter les magistrats, être élu, se marier et être défendu en justice

Explication

Le citoyen romain peut voter les magistrats, être élu, se marier et être défendu en justice ; il bénéficie aussi d’avantages fiscaux et de garanties judiciaires. Le service militaire et le paiement des impôts sont des devoirs, tandis que la protection patronale relève du clientélisme.

22. Dans une cité romaine, Lucius est un citoyen fortuné qui occupe fréquemment des fonctions politiques, tandis que Marcus, également citoyen, est pauvre. Quelle distinction sociale correspond à leur situation ?

Lucius est magistrat et Marcus est non-citoyen
Lucius est client et Marcus est étranger
Lucius est patricien et Marcus est plébéien
Lucius est plébéien et Marcus est patricien

Lucius est patricien et Marcus est plébéien

Explication

Les patriciens sont des citoyens riches souvent présents parmi les hommes politiques, tandis que les plébéiens sont les citoyens les plus pauvres. Inverser ces catégories méconnaît leur distinction sociale ; être plébéien ne signifie pas être non-citoyen, et la fonction politique ne détermine pas à elle seule la citoyenneté.

23. Un aristocrate romain protège un homme de la plèbe, qui travaille en retour pour lui. Comment nomme-t-on cette relation d’échange ?

L’adsectatio
Le clientélisme
Le service militaire
La salutatio

Le clientélisme

Explication

Le clientélisme est une relation de donnant-donnant : le patron protège ses clients et ceux-ci travaillent pour lui. La salutatio est une visite matinale de salutation, l’adsectatio une escorte, et le service militaire est un devoir envers Rome.

24. Des clients accompagnent leur patron jusqu’au forum avant ses activités publiques. Quel terme désigne cette pratique ?

La salutatio
L’adsectatio
Le clientélisme
Le culte impérial

L’adsectatio

Explication

L’adsectatio désigne l’escorte du patron par ses clients jusqu’au forum ou aux thermes. La salutatio est le salut matinal au domicile du patron, le clientélisme désigne l’échange plus général de protection contre des services, et le culte impérial est une obligation religieuse.

25. Pour apaiser une province récemment conquise, Rome accorde la citoyenneté à une partie de ses habitants. Quel objectif cette décision poursuit-elle ?

Unir les populations de l’Empire et maintenir la paix
Augmenter les recettes tirées des droits sur les héritages
Renforcer les armées pour défendre les frontières
Imposer les mêmes pratiques religieuses dans les provinces

Unir les populations de l’Empire et maintenir la paix

Explication

L’octroi de la citoyenneté aux habitants des territoires conquis vise à unir les populations de l’Empire et à maintenir la paix. Les droits sur les héritages relèvent d’une motivation fiscale, tandis que le recrutement militaire et l’uniformité religieuse ne sont pas l’objectif indiqué ici.

26. Un historien doit dater l’achèvement du processus de romanisation par l’octroi de la citoyenneté à tous les hommes libres de l’Empire. Quelle date doit-il retenir ?

Ier siècle av. J.-C.
48 ap. J.-C.
212 ap. J.-C.
Ier siècle ap. J.-C.

212 ap. J.-C.

Explication

En 212 ap. J.-C., Caracalla accorde la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’Empire et achève ainsi la romanisation. Le Ier siècle av. J.-C. renvoie notamment à la citoyenneté des hommes libres d’Italie, tandis que 48 ap. J.-C. concerne l’action de Claude en Gaule.

27. Après l’édit de Caracalla, davantage d’habitants deviennent citoyens romains et les droits sur les héritages ont été augmentés. Quel effet fiscal en découle ?

Un accroissement des troupes grâce aux nouveaux citoyens
Une baisse des recettes, car les droits sur les héritages diminuent
Une hausse des recettes grâce à une taxe sur les échanges
Une hausse des recettes grâce aux droits sur les héritages

Une hausse des recettes grâce aux droits sur les héritages

Explication

Les citoyens paient des droits sur les héritages, que Caracalla vient d’augmenter : l’élargissement de la citoyenneté accroît donc les recettes fiscales. Le renforcement militaire constitue une autre motivation, et la baisse des droits ou une taxe sur les échanges ne correspondent pas à ce mécanisme.

28. Au IIIe siècle ap. J.-C., les frontières de l’Empire sont menacées et Caracalla cherche à accroître les effectifs militaires. Quel besoin explique cette motivation de l’édit ?

Renforcer le rôle politique des cités provinciales
Obtenir davantage de recettes grâce aux droits sur les héritages
Disposer de davantage de légionnaires pour protéger les frontières
Imposer des pratiques religieuses communes dans l’Empire

Disposer de davantage de légionnaires pour protéger les frontières

Explication

Caracalla a besoin de davantage de légionnaires pour protéger les frontières, sans cesse menacées au IIIe siècle ap. J.-C. Les droits sur les héritages constituent la motivation fiscale distincte, tandis que l’unification religieuse et le rôle politique des cités ne sont pas les raisons militaires indiquées.

29. Dans une province romaine, une divinité locale est intégrée au panthéon romain tandis que des pratiques religieuses s’influencent mutuellement. Quel phénomène décrit cette évolution ?

Une romanisation, adoption unilatérale des coutumes romaines
Un syncrétisme, mélange culturel ou religieux réciproque
Une conversion, abandon des cultes polythéistes au profit d’un seul dieu
Une tolérance, coexistence de cultes sans influence réciproque

Un syncrétisme, mélange culturel ou religieux réciproque

Explication

Le syncrétisme désigne un mélange réciproque de traditions, par lequel la religion romaine peut notamment adopter de nouveaux dieux. La coexistence sans influence relève de la tolérance, l’adoption unilatérale de la romanisation et le passage à un seul dieu de la conversion.

30. Un habitant compare les cultes pratiqués dans l’Empire romain : quelle distinction rend correctement compte des héritages religieux présents dans les provinces ?

La religion romaine, inspirée des Grecs, est monothéiste, tandis que judaïsme et christianisme sont polythéistes
Le judaïsme et le christianisme, inspirés des Grecs, sont polythéistes, tandis que Rome est monothéiste
La religion romaine, inspirée des Grecs, est polythéiste, tandis que judaïsme et christianisme sont monothéistes
Les traditions provinciales sont polythéistes, tandis que les cultes romains et grecs sont monothéistes

La religion romaine, inspirée des Grecs, est polythéiste, tandis que judaïsme et christianisme sont monothéistes

Explication

La religion romaine reprend directement des éléments de la religion grecque polythéiste, alors que le judaïsme et le christianisme sont monothéistes. L’option « Rome est monothéiste » confond polythéisme et monothéisme; « judaïsme et christianisme inspirés des Grecs » inverse l’influence; « cultes romains et grecs monothéistes » leur attribue la mauvaise caractéristique.

31. Une communauté refuse de rendre un culte à l’empereur, pratique demandée dans l’Empire romain. Quelle conséquence correspond à la politique religieuse romaine ?

Elle bénéficie d’une protection impériale, car la diversité des cultes garantit sa liberté
Elle risque des persécutions, car son refus est perçu comme une atteinte à l’ordre romain
Elle est persécutée du seul fait de croire en un dieu unique, sans lien avec l’ordre romain
Elle est intégrée au culte civique, car le refus de l’empereur équivaut à l’honorer

Elle risque des persécutions, car son refus est perçu comme une atteinte à l’ordre romain

Explication

Les Romains acceptent les religions sous réserve du respect de l’ordre romain; le refus du culte impérial expose donc juifs et chrétiens aux persécutions. La liberté sans condition néglige cette réserve, l’intégration civique contredit le refus, et le monothéisme seul n’explique pas la règle mentionnée.

32. En 313 après J.-C., un gouverneur doit appliquer une décision de Constantin et Licinius concernant les chrétiens. Quelle mesure correspond à l’édit de Milan ?

Imposer le christianisme comme religion officielle et supprimer les autres cultes
Reconnaître la liberté de culte, arrêter les persécutions et restituer les lieux de réunion
Installer des évêques dans les capitales provinciales et réorganiser l’Église
Bâtir une nouvelle capitale et y transférer les lieux de réunion chrétiens

Reconnaître la liberté de culte, arrêter les persécutions et restituer les lieux de réunion

Explication

L’édit de Milan reconnaît la liberté de culte, met fin aux persécutions et prévoit la restitution des lieux de réunion chrétiens. Faire du christianisme la religion officielle relève de 380, l’organisation des évêchés du concile de Nicée et la nouvelle capitale de la politique de Constantin en 330.

33. Après le concile de Nicée, une province doit organiser les sièges épiscopaux selon la décision prise en 325 après J.-C. Où faut-il installer les évêques ?

Dans les capitales provinciales, selon l’organisation administrative de l’Empire
À Rome, selon une direction centralisée de toute l’Église
Dans toutes les cités de la province, selon le maillage urbain local
À Constantinople, selon l’organisation de la capitale impériale

Dans les capitales provinciales, selon l’organisation administrative de l’Empire

Explication

Le concile de Nicée décide de calquer l’organisation de l’Église sur celle de l’Empire, avec des évêques dans les capitales provinciales. La présence dans chaque cité étend la règle au-delà de la décision, Constantinople ne remplace pas les capitales provinciales, et la centralisation à Rome n’est pas la mesure énoncée.

34. En quelle année Théodose fait-il du christianisme la religion officielle de l’Empire romain ?

En 380 après J.-C.
En 330 après J.-C.
En 313 après J.-C.
En 325 après J.-C.

En 380 après J.-C.

Explication

Théodose fait du christianisme la religion officielle de l’Empire en 380 après J.-C. L’année 313 correspond à l’édit de Milan, 325 au concile de Nicée et 330 au début de la construction de Constantinople.

35. Dans une province conquise, des citoyens romains s’installent et des institutions ainsi que des pratiques culturelles romaines se diffusent. Quel processus décrit cette transformation ?

La fortification des limes
La romanisation
La conquête
L’abandon territorial

La romanisation

Explication

La romanisation désigne l’influence de Rome sur la vie politique et culturelle des peuples conquis, notamment par l’installation de citoyens et la diffusion de sa culture. La conquête correspond à la prise de territoires, les limes sont des fortifications et l’abandon territorial désigne un retrait romain.

36. À la frontière nord d’une province, menacée par des peuples non romains, les autorités font construire une barrière défensive comparable au mur d’Hadrien. De quel aménagement s’agit-il ?

Une institution romaine
Une province
Une colonie
Un limes

Un limes

Explication

Un limes est une fortification construite sur certaines frontières menacées, comme le mur d’Hadrien au nord de la Bretagne. Une colonie est une cité destinée notamment à installer des citoyens romains, une province est un territoire administré par Rome et une institution culturelle ne désigne pas une défense frontalière.

37. Un citoyen athénien propose de répartir les droits politiques selon la fortune plutôt que selon la naissance, puis d’affirmer l’égalité des citoyens devant la loi. Quelle attribution historique distingue correctement ces deux principes ?

Clisthène répartit les citoyens selon leur richesse en 594 av. J.-C. ; l’isonomie est associée à Solon en 508-507 av. J.-C.
Solon répartit les citoyens selon leur naissance en 594 av. J.-C. ; Clisthène maintient ce critère en 508-507 av. J.-C.
Solon répartit les citoyens selon leur richesse en 594 av. J.-C. ; l’isonomie est associée à Clisthène en 508-507 av. J.-C.
Solon répartit les citoyens selon leur richesse en 508-507 av. J.-C. ; l’isonomie est associée à Clisthène en 594 av. J.-C.

Solon répartit les citoyens selon leur richesse en 594 av. J.-C. ; l’isonomie est associée à Clisthène en 508-507 av. J.-C.

Explication

Solon établit en 594 av. J.-C. des classes fondées sur la richesse, tandis que l’isonomie est associée aux réformes de Clisthène de 508-507 av. J.-C. L’option attribuant la répartition à Clisthène inverse les réformateurs, celle attribuant l’isonomie à Solon inverse leur rôle, et celle fondée sur la naissance confond le nouveau critère de richesse avec l’ancien ordre aristocratique.

38. À partir du milieu du IIe siècle av. J.-C., Rome connaît une forte expansion en Occident et en Orient. Quelle évolution politique cette expansion contribue-t-elle à déclencher ?

Elle entraîne des rivalités entre sénateurs, puis des guerres civiles au Ier siècle av. J.-C.
Elle entraîne des guerres civiles immédiates, avant les rivalités entre sénateurs au Ier siècle av. J.-C.
Elle provoque surtout des rivalités entre Rome et ses provinces, puis leur indépendance au Ier siècle av. J.-C.
Elle résulte des guerres civiles du Ier siècle av. J.-C., qui lancent ensuite l’expansion romaine.

Elle entraîne des rivalités entre sénateurs, puis des guerres civiles au Ier siècle av. J.-C.

Explication

L’expansion romaine en Occident et en Orient nourrit les rivalités entre sénateurs à partir du milieu du IIe siècle av. J.-C., puis les crises débouchent sur des guerres civiles au Ier siècle av. J.-C. L’option qui fait débuter les guerres civiles dès le milieu du IIe siècle confond les étapes, celle centrée sur les provinces déplace la rivalité, et celle qui inverse la causalité présente l’expansion comme une conséquence.

39. Une personne née hors de Rome reçoit la citoyenneté romaine par décision collective. Quelle comparaison avec la citoyenneté athénienne est juste ?

Rome réserve la citoyenneté aux habitants de la ville, tandis qu’Athènes l’ouvre aux étrangers
Rome accorde la citoyenneté aux affranchis, tandis qu’Athènes la fonde sur la résidence
Rome peut accorder la citoyenneté, tandis qu’Athènes la fonde sur le droit du sang
Rome fonde la citoyenneté sur le droit du sang, tandis qu’Athènes l’accorde par décision

Rome peut accorder la citoyenneté, tandis qu’Athènes la fonde sur le droit du sang

Explication

À Rome, la citoyenneté peut être acquise par naissance, affranchissement ou concession individuelle ou collective, alors qu’à Athènes elle repose sur le droit du sang. Le droit du sang attribué à Rome inverse les deux systèmes, la résidence dans la ville réduit à tort l’accès romain et l’affranchissement est bien une voie d’acquisition romaine.

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Quels héritages la démocratie athénienne et l’Empire romain ont-ils laissés aux sociétés actuelles ?

Une empreinte politique et culturelle durable.

En quelle année Auguste fonde-t-il l’Empire romain ?

En 27 avant J.-C.

Qu’est-ce que la démocratie ?

Un régime politique où les citoyens exercent la souveraineté.

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