QCM : Bibliothèques, livre et censure (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un récit autobiographique, un grand-père traite sa bibliothèque avec un respect presque religieux, tandis que sa femme échange les livres et préfère les exemplaires neufs comme objets de sociabilité. Quelle opposition ces attitudes illustrent-elles ?

Le grand-père sacralise les livres, tandis que la grand-mère les apprécie comme objets mondains
Le grand-père et la grand-mère valorisent les livres pour leur attachement affectif et propriétaire
Le grand-père et la grand-mère utilisent surtout les livres pour approfondir leur savoir
Le grand-père échange les livres, tandis que la grand-mère les conserve comme objets sacrés

Le grand-père sacralise les livres, tandis que la grand-mère les apprécie comme objets mondains

Explication

Dans Les mots, le grand-père fait de la bibliothèque un lieu sacré, alors que la grand-mère échange les livres et apprécie leur nouveauté et leur valeur mondaine. L’échange attribué au grand-père inverse les rôles, l’attachement propriétaire prête à la grand-mère le rapport du grand-père, et l’approfondissement du savoir ne rend pas compte de cette opposition.

2. En préparant un essai dans sa bibliothèque, un lecteur passe d’un livre à l’autre et marche pendant qu’il réfléchit. Quelle conception de la pensée cette manière de faire évoque-t-elle chez Montaigne ?

Une pensée en mouvement, nourrie par une fréquentation libre des livres
Une pensée linéaire, guidée par une lecture suivie d’un seul ouvrage
Une pensée immobile, séparée des déplacements et des gestes de lecture
Une pensée distraite, sans rapport avec le feuilletage des livres

Une pensée en mouvement, nourrie par une fréquentation libre des livres

Explication

Montaigne associe la réflexion à une circulation libre parmi les livres : il feuillette, papillonne, butine et marche pour penser. La lecture suivie et immobile nie cette mobilité, tandis que la distraction sans lien avec la pensée inverse le rôle réflexif de ces gestes.

3. Une institution réorganise ses collections et veille à protéger les ouvrages, même lorsque personne ne vient les consulter. Quelle conception de la bibliothèque correspond à cette situation ?

Un espace de rangement provisoire avant la diffusion des livres
Un espace consacré à la consultation publique des livres
Un espace de mise à disposition immédiate des collections
Un espace d’organisation, de conservation et de protection des livres

Un espace d’organisation, de conservation et de protection des livres

Explication

La bibliothèque ne se limite pas à la consultation : elle organise les livres et assure aussi la conservation et la protection des collections. La consultation seule écarte ces fonctions, le rangement provisoire confond organisation et stockage temporaire, et la mise à disposition immédiate ne décrit pas la protection des fonds.

4. Dans un récit, un bibliothécaire imagine une institution fermée où les lecteurs ne viennent pas troubler les collections. Quel désir ce scénario met-il en scène ?

Une bibliothèque ouverte aux lecteurs et animée par les échanges
Une bibliothèque transformée en espace de consultation collective
Une bibliothèque sans lecteurs, fermée et préservée des perturbations
Une bibliothèque vidée de ses livres pour éviter leur détérioration

Une bibliothèque sans lecteurs, fermée et préservée des perturbations

Explication

Dans Petits travaux pour un palais, le bibliothécaire rêve d’une bibliothèque sans lecteurs, fermée et à l’abri des perturbations. L’ouverture et les échanges expriment le désir opposé, tandis que vider les collections ou organiser leur consultation collective ne correspond pas à ce fantasme.

5. Dans une lettre, Montesquieu reproche à des religieux de consacrer beaucoup de temps aux commentaires au lieu de lire directement le texte biblique. Que désigne « l’Écriture » dans cette critique ?

Les commentaires bibliques, auxquels le temps est consacré
Les lettres philosophiques qu’Usbek adresse à ses correspondants
La Bible, dont la lecture est délaissée au profit de ses commentaires
L’ensemble des ouvrages conservés dans la bibliothèque du couvent

La Bible, dont la lecture est délaissée au profit de ses commentaires

Explication

Dans la lettre CXXXIV, « l’Écriture » désigne la Bible, et la critique porte sur le temps consacré à ses commentaires au détriment de sa lecture. Les commentaires sont précisément ce qui détourne de la Bible, les ouvrages du couvent désignent une collection plus large, et les lettres d’Usbek relèvent d’un autre élément de l’œuvre.

6. Quelle image William Marx emploie-t-il pour décrire le lecteur, et que permet-elle d’évoquer ?

Une abeille qui butine, image d’une lecture qui parcourt les œuvres
Un historien qui retrace l’évolution des bibliothèques physiques
Un comparatiste qui confronte les cultures pour établir leurs différences
Un gardien qui sélectionne les livres selon leur importance dans un canon

Une abeille qui butine, image d’une lecture qui parcourt les œuvres

Explication

William Marx compare le lecteur à une abeille qui butine et fait de l’histoire du livre une manière de faire l’histoire du monde. Le comparatiste renvoie à sa démarche de confrontation des cultures, le canon à la hiérarchisation des œuvres, et l’histoire des bibliothèques physiques réduit à tort son propos.

7. Une chercheuse veut étudier côte à côte des œuvres issues de cultures diverses sans les classer selon leur importance. Quelle notion de William Marx correspond à cette démarche ?

La bibliothèque mondiale, qui fait circuler la diversité des cultures
La bibliothèque physique, qui rassemble les livres en un lieu commun
La littérature canonique, qui classe les œuvres selon leur influence
La littérature mondiale, qui ordonne les œuvres dans un canon

La bibliothèque mondiale, qui fait circuler la diversité des cultures

Explication

La bibliothèque mondiale brasse la diversité des cultures, tandis que la littérature mondiale établit des hiérarchies et un canon. La littérature canonique correspond à cette logique de classement, et la bibliothèque physique désigne un lieu matériel plutôt que la démarche culturelle décrite.

8. Une équipe étudie des éditions conservées dans plusieurs bibliothèques sans pouvoir s’y rendre. Quel apport de la numérisation répond directement à ce besoin ?

La mise en commun des équipes pour créer de nouveaux champs de recherche
La récupération des ressources numériques effacées grâce à leur archivage
L’accès à distance aux textes, éditions et collections, notamment en libre accès
La sécurisation des contenus et des données contre les demandes de rançon

L’accès à distance aux textes, éditions et collections, notamment en libre accès

Explication

La numérisation rend textes, éditions et collections accessibles sans déplacement, notamment par les archives ouvertes en libre accès. La coopération entre équipes est un autre apport du numérique, tandis que la protection contre les cyberattaques et la récupération de ressources disparues ne sont pas garanties par l’accès à distance.

9. Deux équipes de recherche partagent des ressources créées sous forme numérique et développent ensemble de nouvelles questions d’étude. Quel effet de cette mise en commun est le plus directement attendu ?

De nouveaux champs de recherche et une production de connaissances qui enrichit les collections
Un accès à distance aux collections sans coopération entre chercheurs
Une protection automatique des collections contre le vol et la destruction
Une hausse de fréquentation des bibliothèques grâce aux ressources partagées

De nouveaux champs de recherche et une production de connaissances qui enrichit les collections

Explication

Les ressources nativement numériques mises en commun favorisent de nouveaux champs de recherche, de nouvelles coopérations et une production de connaissances qui enrichit les collections et leurs usages. La fréquentation, la consultation à distance et la cybersécurité sont des enjeux distincts, et ne décrivent pas cet effet de coopération.

10. Une bibliothèque reçoit une demande de rançon après l’intrusion d’un pirate dans son système, et constate que des fichiers ont été détruits. À quel risque cette situation correspond-elle ?

Une panne du système d’information liée à sa fragilité technique
Une exposition des données personnelles des usagers sans atteinte aux contenus
Une baisse de fréquentation provoquée par les services en ligne
Une cyberattaque pouvant entraîner vol, destruction ou demande de rançon

Une cyberattaque pouvant entraîner vol, destruction ou demande de rançon

Explication

Une cyberattaque peut entraîner le vol ou la destruction de contenus et de données, ainsi que des demandes de rançon. La fragilité technique peut provoquer des défaillances sans constituer à elle seule une attaque, tandis que la fréquentation et l’exposition des données personnelles sont d’autres risques numériques.

11. Une collection conserve des textes sur rouleaux de papyrus, puis est recopiée sur codex vers le IVe siècle après J.-C. Quel effet historique ce changement de support peut-il avoir ?

Entraîner la perte de certains textes
Éliminer le besoin de recopier les textes
Augmenter le nombre de textes conservés
Rendre les rouleaux plus faciles à consulter

Entraîner la perte de certains textes

Explication

Le passage progressif du rouleau au codex peut entraîner la perte de textes lors de leur transmission. L’augmentation du nombre de textes, la consultation des rouleaux et la disparition de la copie ne sont pas les effets indiqués.

12. Quel mécanisme Frédéric Barbier associe-t-il au tri des textes lors du passage du rouleau au codex ?

Les éditeurs suppriment les textes trop coûteux
Les copistes omettent les textes qui ne les intéressent pas
Les bibliothécaires écartent les textes trop anciens
Les lecteurs choisissent les textes à conserver

Les copistes omettent les textes qui ne les intéressent pas

Explication

Selon Frédéric Barbier, le tri découle des choix des copistes, qui ne reproduisent pas les textes ne suscitant pas leur intérêt. Le stockage, les choix des lecteurs et les coûts éditoriaux ne constituent pas le mécanisme décrit.

13. Un chercheur utilise une bibliothèque pour consulter des ouvrages et échanger avec d’autres personnes autour de ses recherches. Quelle fonction de la bibliothèque cette situation illustre-t-elle ?

Un service consacré à la vente de livres
Un espace réservé au classement des ouvrages
Un lieu d’échange au-delà du stockage
Un dépôt destiné à conserver des collections

Un lieu d’échange au-delà du stockage

Explication

Les bibliothèques sont aussi des lieux d’échange, et pas seulement des lieux de stockage. La conservation et le classement sont des fonctions possibles, mais elles ne rendent pas compte de l’échange décrit.

14. Pour caractériser une bibliothèque créée au XIIIe siècle, quel profil correspond au développement des bibliothèques entre le Xe et le XIVe siècle ?

Une bibliothèque liée à une école, communautaire ou princière
Une bibliothèque organisée autour de la production imprimée
Une bibliothèque privée, plus importante que les autres
Une bibliothèque publique issue de la massification du livre

Une bibliothèque liée à une école, communautaire ou princière

Explication

Du Xe au XIVe siècle, les bibliothèques se développent dans les écoles et comprennent des établissements communautaires et princiers, tandis que les bibliothèques privées restent moins importantes. La production imprimée et la massification du livre relèvent d’une période ultérieure.

15. Aux XVIe et XVIIe siècles, une bibliothèque doit accueillir un afflux de livres dont la fabrication est devenue plus facile. Quelle évolution explique cette situation ?

L’imprimerie facilite la fabrication et contribue à la massification du livre
Les bibliothèques privées stimulent la fabrication et remplacent les écoles
Le catalogage freine la fabrication et entraîne la massification du livre
Le classement thématique facilite la fabrication et réduit les collections

L’imprimerie facilite la fabrication et contribue à la massification du livre

Explication

Aux XVIe et XVIIe siècles, l’imprimerie facilite la fabrication des livres, accroît les besoins de stockage et contribue à leur massification, appelée seconde révolution du livre. Le classement thématique concerne l’organisation des collections, et non la fabrication.

16. Une bibliothèque réorganise ses ouvrages en les regroupant par grands sujets plutôt que par nom d’auteur. Quel principe de classement suit-elle, associé à Naudé ?

Le classement alphabétique par auteur
Le classement fondé sur des chiffres
Le classement par mots-clés RAMEAU
Le classement thématique

Le classement thématique

Explication

Naudé propose un classement thématique, qui demeure le principe dominant aujourd’hui. Le classement alphabétique par auteur est associé à Gesner, tandis que les chiffres et les mots-clés désignent d’autres systèmes.

17. Pour indexer ses ouvrages, une bibliothèque attribue à chacun des sujets et des mots-clés. Quel système de classement utilise-t-elle ?

Le classement thématique de Naudé
Le classement alphabétique par auteur
RAMEAU
La classification DEWEY

RAMEAU

Explication

RAMEAU est un classement thématique fondé sur les sujets et les mots-clés. Le classement alphabétique organise par nom d’auteur, la classification DEWEY repose sur des chiffres, et le classement de Naudé désigne le principe thématique dominant.

18. Dans une région rurale vers 1905, les lois rendent l’école obligatoire, publique, gratuite et laïque. Quel effet cette évolution favorise-t-elle sur les pratiques de lecture et l’accès aux études ?

Une lecture plus démocratisée, des bibliothèques concentrées dans les villes et un accès accru aux études supérieures
Une lecture moins répandue, davantage de bibliothèques jusque dans les campagnes et un accès accru aux études supérieures
Une lecture plus démocratisée, davantage de bibliothèques jusque dans les campagnes et un accès accru aux études supérieures
Une lecture moins répandue, des bibliothèques concentrées dans les villes et un accès réduit aux études supérieures

Une lecture plus démocratisée, davantage de bibliothèques jusque dans les campagnes et un accès accru aux études supérieures

Explication

L’école obligatoire, publique, gratuite et laïque contribue à démocratiser la lecture, à multiplier les bibliothèques jusque dans les campagnes et à élargir l’accès aux études supérieures. L’accès réduit aux études inverse l’effet décrit, la concentration urbaine néglige l’essor des bibliothèques rurales, et le recul de la lecture contredit la démocratisation.

19. Une bibliothèque reçoit un volume croissant de documents. Quelle évolution correspond à l’adaptation des bibliothèques à ces flux ?

Se spécialiser, réduire les fonds et conserver les mêmes équipements malgré les nouvelles technologies
Se spécialiser, s’agrandir et diversifier les fonds sans recourir aux nouvelles technologies
Se spécialiser, s’agrandir et diversifier les fonds en s’appuyant sur les nouvelles technologies
Éviter la spécialisation, s’agrandir et uniformiser les fonds grâce aux nouvelles technologies

Se spécialiser, s’agrandir et diversifier les fonds en s’appuyant sur les nouvelles technologies

Explication

La hausse des flux documentaires pousse les bibliothèques à se spécialiser, à s’agrandir et à diversifier leurs fonds avec l’appui des nouvelles technologies. La réduction ou l’uniformisation des fonds confond adaptation et restriction, tandis que l’absence de technologies omet un élément du processus.

20. À quelle période les premiers codex commencent-ils à être fabriqués, et quel phénomène accompagne leur apparition ?

Entre le XVe et le XVIe siècle, avec des pertes de textes
Entre le IIe et le IVe siècle, avec une conservation de tous les textes
Entre le IIe et le IVe siècle, avec des pertes de textes
À la fin du Moyen Âge, avec des pertes de textes

Entre le IIe et le IVe siècle, avec des pertes de textes

Explication

Les premiers codex sont fabriqués entre le IIe et le IVe siècle, et leur apparition s’accompagne de pertes de textes. La conservation intégrale inverse ce phénomène, tandis que les périodes de la Renaissance ou de la fin du Moyen Âge sont trop tardives.

21. Un catalogue recense un livre imprimé en 1492. Selon le critère chronologique des incunables, dans quelle catégorie faut-il le classer ?

Un livre imprimé hors incunable, car la limite est l’année 1490
Un incunable, car tout livre manuscrit antérieur à 1500 en relève
Un incunable, car il s’agit d’un livre imprimé avant 1500
Un livre imprimé hors incunable, car seuls les livres du XVIe siècle en relèvent

Un incunable, car il s’agit d’un livre imprimé avant 1500

Explication

Un incunable est un livre imprimé avant 1500; un ouvrage imprimé en 1492 répond donc à cette définition. La catégorie ne concerne pas les manuscrits, et les seuils de 1490 ou du XVIe siècle ne correspondent pas à la limite donnée.

22. Un inventeur veut reconstituer la démarche technique de Gutenberg pour créer sa machine à imprimer. Quelle démarche doit-il reproduire ?

Inventer séparément les caractères mobiles et la presse avant de les combiner
Remplacer les caractères mobiles et la presse par des plaques gravées
Combiner une forme d’imprimerie chinoise et des manuscrits copiés à la main
Combiner des techniques existantes, notamment les caractères mobiles et la presse

Combiner des techniques existantes, notamment les caractères mobiles et la presse

Explication

Gutenberg met au point sa machine en combinant des techniques déjà existantes, notamment les caractères mobiles et la presse. L’erreur est de lui attribuer l’invention initiale de chaque technique; l’imprimerie chinoise existait aussi, mais cela ne décrit pas la combinaison mise au point par Gutenberg, et les plaques gravées ne sont pas les techniques citées.

23. Au XVIe siècle, quelle caractéristique des écrits de Martin Luther contribue à la diffusion du protestantisme par l’imprimerie ?

Des écrits religieux diffusés en manuscrits sans impression
Des écrits religieux diffusés en latin et en grec ancien
Des écrits religieux diffusés en latin ou en langue populaire
Des écrits politiques diffusés en latin ou en langue populaire

Des écrits religieux diffusés en latin ou en langue populaire

Explication

Les écrits religieux de Martin Luther, diffusés en latin ou en langue populaire, figurent parmi les imprimés les plus répandus au XVIe siècle et contribuent à la diffusion du protestantisme. Les qualifier de politiques confond leur nature, limiter leur diffusion au latin ou au grec déforme les langues mentionnées, et les présenter comme des manuscrits contredit leur diffusion imprimée.

24. Un éditeur dont le livre est interdit à Paris cherche un lieu d’impression moins soumis au contrôle politique parisien. Quelle stratégie correspond à l’organisation de l’impression à cette époque ?

Faire circuler le manuscrit sans recourir à une imprimerie
Faire contrôler le livre par les autorités parisiennes avant impression
Faire imprimer le livre dans un atelier parisien supplémentaire
Faire imprimer le livre en province ou à l’étranger

Faire imprimer le livre en province ou à l’étranger

Explication

La concentration de l’impression à Paris facilite le contrôle politique, tandis que la province et l’étranger accueillent des livres interdits dans la capitale. L’atelier parisien supplémentaire reste dans le cadre du quasi-monopole, le contrôle parisien ne contourne pas l’interdiction et la circulation manuscrite ne correspond pas à la stratégie d’impression décrite.

25. Quelle liberté la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme-t-elle en 1789 dans ses articles 10 et 11 à propos de la pensée et des publications ?

La liberté de penser et l’abolition du décret de 1810
La liberté de penser et la liberté d’imprimer
La liberté de publier sous le contrôle des censeurs royaux
La liberté de diffuser les livres sans liberté d’imprimer

La liberté de penser et la liberté d’imprimer

Explication

Les articles 10 et 11 affirment en 1789 la liberté de penser et la liberté d’imprimer. La création des censeurs royaux relève d’une autre mesure, l’abolition du décret de 1810 intervient bien plus tard et la liberté affirmée concerne l’impression, pas seulement la diffusion.

26. Un historien examine un décret instauré sous Napoléon Ier qui limite l’impression et fait reculer les libertés. Quelle durée de vigueur doit-il lui attribuer ?

De 1789 jusqu’à son abolition en 1810
Du 5 février 1810 jusqu’à son abolition en 1881
De 1810 jusqu’à son abolition en 1850
De 1881 jusqu’à son abolition en 1910

Du 5 février 1810 jusqu’à son abolition en 1881

Explication

Le décret du 5 février 1810 limite l’impression et reste en vigueur jusqu’à son abolition en 1881. Commencer en 1789 confond le décret avec la Déclaration, 1850 ne correspond pas à sa fin, et 1881 est la date d’abolition plutôt que celle de son instauration.

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Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Bibliothèques, livre et censure.

Quel ouvrage de Jean-Paul Sartre présente deux conceptions familiales de la bibliothèque ?

*Les mots* (1964).

Dans quelle œuvre et en quelle année Montaigne associe-t-il la pensée au mouvement libre dans sa bibliothèque ?

Dans les *Essais III*, en 1588.

Qui est l’auteur de *Petits travaux pour un palais*, publié en 2018 ?

Làszlo Krasznahorkai.

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