QCM : Concepts de base en linguistique — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet la linguistique étudie-t-elle scientifiquement ?

Les règles scolaires qui définissent les formes correctes
Les objets du monde désignés par les mots
Les systèmes de signes visuels utilisés par les sociétés
Le langage articulé humain, notamment dans les langues parlées

Le langage articulé humain, notamment dans les langues parlées

Explication

La linguistique étudie scientifiquement le langage articulé humain, en particulier le langage verbal réalisé dans les langues parlées. La grammaire scolaire se concentre plutôt sur la prescription de formes jugées correctes.

2. Quelle démarche décrit les usages linguistiques sans porter de jugement de valeur ?

La démarche descriptive
La démarche normative
La démarche corrective
La démarche puriste

La démarche descriptive

Explication

La démarche descriptive observe et explique les usages tels qu’ils existent, sans les évaluer comme corrects ou incorrects. Une démarche prescriptive cherche au contraire à imposer ou à corriger certains usages.

3. Quel est l’objet général de la sémiologie ?

L’étude des seules langues parlées
L’imposition des formes grammaticales correctes
L’analyse des objets désignés par les signes
L’étude des systèmes de signes en général

L’étude des systèmes de signes en général

Explication

La sémiologie étudie les systèmes de signes en général, parmi lesquels la langue occupe une place particulièrement importante. Elle ne se limite donc pas aux langues parlées ni aux règles scolaires.

4. Quelle caractéristique définit un indice ?

Il représente volontairement une réalité par ressemblance
Il transmet involontairement une information interprétable
Il associe une forme arbitraire à un contenu mental
Il repose sur une convention partagée par une communauté

Il transmet involontairement une information interprétable

Explication

Un indice fournit une information interprétable sans intention communicative de la part de ce qui le produit. La volonté de communiquer caractérise plutôt le symbole ou le signe dans les distinctions étudiées.

5. Quelle combinaison décrit correctement un symbole ?

Involontaire, motivé par ressemblance et conventionnel
Volontaire, motivé par ressemblance et conventionnel
Involontaire, dépourvu de ressemblance et interprétable
Volontaire, arbitraire et indépendant de toute convention

Volontaire, motivé par ressemblance et conventionnel

Explication

Un symbole est produit volontairement, présente une motivation fondée sur une ressemblance et fonctionne dans le cadre d’une convention communautaire. Un signe, en revanche, est volontaire mais arbitraire et non motivé par ressemblance.

6. Selon la terminologie de Ferdinand de Saussure, quelle distinction oppose le symbole au signe ?

Le symbole est conventionnel sans ressemblance, tandis que le signe est motivé par ressemblance
Le symbole est involontaire et motivé, tandis que le signe est volontaire et conventionnel
Le symbole est volontaire et motivé, tandis que le signe est volontaire et non motivé
Le symbole est volontaire et arbitraire, tandis que le signe est involontaire et interprétable

Le symbole est volontaire et motivé, tandis que le signe est volontaire et non motivé

Explication

Dans la terminologie de Saussure, le symbole est volontaire et motivé par une ressemblance, tandis que le signe est volontaire et non motivé. Cette terminologie peut prêter à confusion avec celle de Charles S. Peirce, qui emploie « symbol » pour un signe non motivé.

7. Dans le signe linguistique « bateau », que désigne le signifiant ?

L’ensemble des propriétés mentales associées à l’idée de bateau
L’image mentale de la forme, notamment l’image acoustique /bato/
La relation conventionnelle entre le mot et l’objet qu’il désigne
La réalité extralinguistique constituée par un bateau particulier

L’image mentale de la forme, notamment l’image acoustique /bato/

Explication

Le signifiant correspond à l’image mentale de la forme du signe, notamment à son image acoustique, représentée ici par /bato/. Le contenu mental associé au mot relève du signifié.

8. Que désigne le signifié d’un signe linguistique ?

La réalité extralinguistique désignée par le mot
L’ensemble des traits de contenu associés à sa forme
La suite de sons effectivement prononcée par un locuteur
L’image acoustique produite par la forme du mot

L’ensemble des traits de contenu associés à sa forme

Explication

Le signifié rassemble les traits de contenu associés au signifiant d’un signe linguistique. Le référent correspond plutôt à la réalité extralinguistique, tandis que l’image acoustique relève du signifiant.

9. Quelle relation définit correctement le signe linguistique dans le triangle sémiotique ?

Il unit un référent et une forme sans leur associer de contenu mental
Il relie un signifié à un objet sans faire intervenir de signifiant
Il confond le signifiant avec la réalité extralinguistique qu’il désigne
Il unit indissociablement un signifiant et un signifié, puis renvoie à un référent

Il unit indissociablement un signifiant et un signifié, puis renvoie à un référent

Explication

Le signe linguistique résulte de l’union indissociable d’un signifiant et d’un signifié, et il renvoie à un référent. Le référent ne remplace donc ni la forme du signe ni son contenu mental.

10. Qu’est-ce que le référent d’un signe linguistique ?

L’image mentale de la forme acoustique du signe
L’union conventionnelle entre une forme et un contenu
Les traits de contenu associés à cette forme linguistique
La réalité extralinguistique désignée ou évoquée comme catégorie

La réalité extralinguistique désignée ou évoquée comme catégorie

Explication

Le référent est la réalité extralinguistique désignée au niveau de la parole ou évoquée comme catégorie au niveau de la langue. L’image de la forme correspond au signifiant et les traits de contenu au signifié.

11. Que signifie le caractère discret des signes linguistiques ?

Ils dépendent d’une imitation sonore propre à chaque langue
Ils se modifient graduellement selon l’intensité de la voix
Ils possèdent un début et une fin et peuvent être isolés ou recombinés
Ils sont perçus simultanément comme plusieurs informations visuelles

Ils possèdent un début et une fin et peuvent être isolés ou recombinés

Explication

Un signe linguistique discret peut être délimité, isolé, remplacé et combiné avec d’autres signes. La variation graduelle de l’intensité et de l’intonation concerne plutôt des phénomènes continus.

12. Quelle propriété décrit le caractère linéaire du langage articulé ?

Les formes des mots reproduisent directement les sons du monde extérieur
Les informations visuelles sont accessibles simultanément dans leur ensemble
Les sons et les mots se succèdent dans le temps selon un ordre déterminé
Les unités linguistiques sont choisies parmi plusieurs éléments équivalents

Les sons et les mots se succèdent dans le temps selon un ordre déterminé

Explication

Le caractère linéaire signifie que les sons, les syllabes et les mots se déroulent successivement dans le temps. La perception simultanée relève plutôt de certaines informations visuelles, tandis que l’imitation sonore concerne la motivation des onomatopées.

13. Comment la double articulation rend-elle possible la création d’un grand nombre de formes linguistiques ?

Elle combine un nombre limité de phonèmes sans sens pour former de nombreux morphèmes porteurs de sens
Elle transforme progressivement l’intensité sonore en unités grammaticales distinctes
Elle associe des mots déjà formés sans tenir compte de leurs unités sonores
Elle reproduit des sons naturels afin de donner une signification aux phonèmes

Elle combine un nombre limité de phonèmes sans sens pour former de nombreux morphèmes porteurs de sens

Explication

La double articulation exploite des phonèmes dépourvus de signification propre pour construire un nombre pratiquement illimité de morphèmes signifiants. Elle ne consiste donc ni à assembler directement des mots ni à attribuer un sens autonome à chaque phonème.

14. Quelle distinction oppose correctement la langue et la parole ?

La langue évolue à travers les siècles, tandis que la parole étudie le fonctionnement à une époque donnée
La langue est une production individuelle, tandis que la parole constitue le système partagé par la communauté
La langue est un système collectif, tandis que la parole réalise des énoncés dans des situations concrètes
La langue décrit les usages observés, tandis que la parole impose une norme commune aux locuteurs

La langue est un système collectif, tandis que la parole réalise des énoncés dans des situations concrètes

Explication

La langue correspond au système collectif de règles et de mots partagé par une communauté, alors que la parole en est la réalisation concrète dans des énoncés. La distinction entre description et prescription, ainsi que celle entre synchronie et diachronie, renvoie à d’autres oppositions linguistiques.

15. Une étude compare l’emploi actuel d’une forme verbale avec son emploi dans des textes anciens afin d’expliquer ses changements : quelle approche mobilise-t-elle ?

Une approche diachronique, parce qu’elle suit les transformations de la langue à travers le temps
Une approche prescriptive, parce qu’elle cherche à imposer une forme considérée comme correcte
Une approche synchronique, parce qu’elle décrit le fonctionnement de la langue à un moment donné
Une approche interne, parce qu’elle analyse la langue sans examiner son évolution historique

Une approche diachronique, parce qu’elle suit les transformations de la langue à travers le temps

Explication

L’approche diachronique étudie les transformations d’une langue au fil du temps, ce qui correspond à la comparaison entre usages actuels et anciens. L’approche synchronique se limiterait au fonctionnement de la langue à une période donnée.

16. Quelle pratique relève d’une approche descriptive de la langue ?

Observer les usages des locuteurs sans les évaluer à partir d’une norme imposée
Recommander une forme unique afin d’uniformiser les pratiques des locuteurs
Corriger les variantes régionales en fonction d’une règle jugée supérieure
Établir une liste de formes acceptables pour guider la production des énoncés

Observer les usages des locuteurs sans les évaluer à partir d’une norme imposée

Explication

L’approche descriptive observe les usages linguistiques sans les juger, tandis que l’approche prescriptive impose une norme et cherche à uniformiser la langue. Corriger ou sélectionner les formes selon une règle relève donc de la prescription.

17. Dans un énoncé, qu’est-ce qu’un syntagme ?

Une suite d’unités présentes qui se combinent selon des relations de dépendance
Une liste de formes équivalentes classées selon leurs fonctions grammaticales
Un ensemble d’unités absentes pouvant remplacer un élément à une même position
Une unité sonore minimale dépourvue de signification propre

Une suite d’unités présentes qui se combinent selon des relations de dépendance

Explication

Un syntagme est une suite de mots effectivement présents dans l’énoncé et reliés par des relations de dépendance sur l’axe horizontal. Un ensemble d’unités susceptibles de se substituer correspond plutôt à un paradigme.

18. Dans la phrase « Le vieux monsieur va manger des pommes rouges », quel ensemble illustre une relation paradigmatique pour la position occupée par « vieux » ?

« le », « vieux » et « monsieur », parce que ces unités se suivent dans la phrase
« jeune », « vieux » et « grand », parce que ces unités peuvent occuper la même position
« va », « manger » et « des », parce que ces unités appartiennent à la chaîne prononcée
« pommes », « rouges » et « monsieur », parce que ces unités sont présentes dans l’énoncé

« jeune », « vieux » et « grand », parce que ces unités peuvent occuper la même position

Explication

Un paradigme rassemble des unités susceptibles d’occuper la même position et d’exercer la même fonction dans un syntagme, comme plusieurs adjectifs pouvant remplacer « vieux ». Les autres ensembles regroupent des unités présentes dans la chaîne et relèvent donc de la combinaison syntagmatique.

19. Dans une situation de communication, quel rôle joue l’émetteur ?

Il fournit le support matériel du message
Il produit et envoie le message au récepteur
Il reçoit et interprète le message transmis
Il désigne la réalité évoquée par le message

Il produit et envoie le message au récepteur

Explication

L’émetteur est le sujet qui produit et envoie le message. Le récepteur, contrairement à l’émetteur, reçoit le message et l’interprète.

20. Lorsqu’une personne transmet une information oralement, à quoi correspond le canal ?

À la personne qui produit l’information
À la langue utilisée pour formuler l’information
À la réalité évoquée par l’information
Au support matériel et physique de la transmission

Au support matériel et physique de la transmission

Explication

Le canal désigne le support matériel et physique du message, ici la transmission orale. La langue utilisée relève du code, et non du canal.

21. Un locuteur s’adresse à son interlocuteur en espagnol : quel élément du schéma de la communication correspond à l’espagnol ?

Le référent
Le code
Le message
Le canal

Le code

Explication

Le code est la langue dans laquelle l’émetteur s’adresse au récepteur ; dans cet exemple, il s’agit de l’espagnol. Le canal désigne plutôt le support matériel de la transmission.

22. Dans la phrase « Le volcan est entré en éruption », quelle distinction décrit correctement le message et le référent ?

Le support écrit est le référent, et l’éruption constitue le message
La phrase est le référent, et le volcan ou son éruption constitue le message
La phrase est le message, et le volcan ou son éruption constitue le référent
La langue française est le message, et la phrase constitue le référent

La phrase est le message, et le volcan ou son éruption constitue le référent

Explication

Le message est l’énoncé linguistique, tandis que le référent est la réalité extralinguistique dont il est question. La phrase appartient donc au message, et le phénomène évoqué au référent.

23. Quelle fonction du langage domine dans l’énoncé « Je suis vraiment heureux de vous retrouver » ?

La fonction phatique, centrée sur le maintien du canal
La fonction expressive, centrée sur l’attitude de l’émetteur
La fonction conative, centrée sur une action du récepteur
La fonction référentielle, centrée sur une réalité extérieure

La fonction expressive, centrée sur l’attitude de l’émetteur

Explication

La fonction expressive met au premier plan l’émetteur et son attitude envers le contenu du message. La fonction référentielle viserait plutôt à décrire le monde évoqué.

24. Dans un échange téléphonique, quelle fonction remplit principalement la question « Vous m’entendez bien ? » ?

La fonction expressive, qui manifeste l’attitude de l’émetteur
La fonction métalinguistique, qui explique le sens d’un mot
La fonction phatique, qui vérifie le fonctionnement du canal
La fonction poétique, qui met en valeur la forme du message

La fonction phatique, qui vérifie le fonctionnement du canal

Explication

La fonction phatique sert notamment à établir, maintenir ou vérifier le canal de communication. La fonction métalinguistique porterait sur le code ou sur la langue elle-même.

25. Quelle fonction du langage est privilégiée par un slogan qui repose sur une rime et un jeu de sonorités ?

La fonction conative, centrée sur l’influence du récepteur
La fonction phatique, centrée sur la continuité de l’échange
La fonction référentielle, centrée sur le monde extérieur
La fonction poétique, centrée sur la forme du message

La fonction poétique, centrée sur la forme du message

Explication

La fonction poétique accorde une importance particulière au message lui-même et à sa forme, notamment à ses sonorités. Un slogan peut aussi chercher à influencer le public, mais cette intention relève alors de la fonction conative.

26. Quelle fonction est dominante dans l’instruction « Fermez la porte, s’il vous plaît » ?

La fonction métalinguistique, qui porte sur le fonctionnement de la langue
La fonction référentielle, qui décrit une réalité du monde extérieur
La fonction conative, qui cherche à obtenir un comportement du récepteur
La fonction expressive, qui révèle l’attitude personnelle de l’émetteur

La fonction conative, qui cherche à obtenir un comportement du récepteur

Explication

La fonction conative est centrée sur le récepteur et vise à obtenir une réponse ou un comportement de sa part. La fonction expressive exprimerait plutôt l’attitude ou l’émotion de l’émetteur.

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Qu'est-ce que la linguistique étudie scientifiquement ?

Le langage articulé humain.

Quelle est la différence entre démarche linguistique et démarche puriste ?

La démarche linguistique décrit sans juger, la démarche puriste corrige et impose.

Qu'étudie la sémiologie comme science ?

Les systèmes de signes en général.

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