QCM : Construction et usages du patrimoine (53 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une commune conserve des archives, un bâtiment et des récits transmis oralement afin de préserver des traces de son histoire et de son identité. Comment cet ensemble peut-il être défini ?

Une procédure par laquelle un lieu est reconnu comme digne d’être restauré et protégé
Un ensemble de biens personnels transmis au sein d’une famille pour préserver son histoire
Un ensemble de biens matériels ou immatériels, individuels ou collectifs, transmis ou conservés pour garder des traces
Une collection de biens matériels appartenant à une institution et destinée à attirer des visiteurs

Un ensemble de biens matériels ou immatériels, individuels ou collectifs, transmis ou conservés pour garder des traces

Explication

Le patrimoine peut réunir des biens matériels ou immatériels, individuels ou collectifs, dès lors qu’ils sont transmis ou conservés pour maintenir des traces du passé, d’une identité, d’une mémoire ou d’une histoire. La réduction aux biens matériels, la confusion avec le classement et la limitation aux biens familiaux écartent des dimensions essentielles de cette définition.

2. Une communauté décide de protéger une pratique locale et de la transmettre, en la reconnaissant comme un élément culturel important. Quel processus est engagé ?

Le recensement administratif de la pratique
La patrimonialisation de la pratique
La restauration matérielle de la pratique
La transmission ordinaire de la pratique

La patrimonialisation de la pratique

Explication

La patrimonialisation transforme un bien, un lieu ou une pratique en objet patrimonial digne d’être conservé, restauré et protégé. La transmission peut accompagner ce processus sans suffire à le définir, tandis que la restauration matérielle et le recensement descriptif ne correspondent pas à la reconnaissance patrimoniale décrite.

3. En quelle année l’Assemblée constituante ordonne-t-elle l’inventaire des biens du clergé et de la noblesse considérés comme présentant un intérêt national et une valeur historique et artistique ?

En 1972
En 1790
En 2003
En 1964

En 1790

Explication

L’Assemblée constituante ordonne cet inventaire en 1790, en considérant les biens du clergé et de la noblesse comme présentant un intérêt pour la nation et une valeur historique et artistique. Les années 1964, 1972 et 2003 renvoient à d’autres étapes de l’histoire patrimoniale.

4. Face aux destructions révolutionnaires, des citoyens s’inquiètent de voir disparaître les traces du passé et se mobilisent pour les préserver. Quelle évolution cette réaction manifeste-t-elle ?

La mise en place d’un inventaire mondial des monuments
La création d’un marché national des objets historiques
L’élargissement du patrimoine aux pratiques immatérielles
L’émergence d’une conscience patrimoniale citoyenne

L’émergence d’une conscience patrimoniale citoyenne

Explication

La crainte que les destructions révolutionnaires effacent les traces du passé fait émerger une conscience patrimoniale citoyenne orientée vers leur conservation. La propriété privée, l’inventaire mondial et l’élargissement au patrimoine immatériel ne caractérisent pas cette réaction révolutionnaire.

5. Un comité examine un bien qui constitue un témoignage exceptionnel, mais dont la valeur n’est démontrée qu’en matière d’histoire, sans portée établie pour les autres domaines cités. Quel élément manque pour répondre aux critères d’éligibilité énoncés ?

Une valeur économique élevée pour le pays qui le présente
Une valeur universelle en histoire, science, art et esthétique
Une reconnaissance nationale dans plusieurs catégories patrimoniales
Une ancienneté exceptionnelle, indépendamment de sa portée

Une valeur universelle en histoire, science, art et esthétique

Explication

L’éligibilité repose sur un témoignage exceptionnel et une valeur universelle touchant l’histoire, la science, l’art et l’esthétique. La valeur économique, l’ancienneté seule ou la reconnaissance nationale ne remplacent pas ces critères.

6. Dans les années 1990, une liste internationale compte une forte proportion de biens européens. Quelle explication correspond à cette situation ?

Une conception imprécise et subjective de l’universalité, liée davantage aux valeurs occidentales
Une définition précise et partagée de l’universalité, indépendante des valeurs culturelles
Un élargissement de la liste aux pratiques vivantes, qui favorise les biens européens
Une concentration due aux difficultés de patrimonialisation rencontrées en Afrique

Une conception imprécise et subjective de l’universalité, liée davantage aux valeurs occidentales

Explication

La définition imprécise et subjective de l’universalité, davantage associée aux valeurs occidentales, contribue à la surreprésentation des biens européens dans les années 1990. L’élargissement au patrimoine vivant date de 2003, et les difficultés de patrimonialisation en Afrique expliquent sa sous-représentation plutôt que la conception de l’universalité.

7. Pourquoi l’Afrique demeure-t-elle sous-représentée dans la liste du patrimoine mondial, avec moins de 9 % des sites ?

Le faible niveau de développement et les guerres endémiques menacent la patrimonialisation
Le manque d’intérêt historique des biens africains limite leur reconnaissance
Des critères internationaux favorisent fortement l’inscription des sites africains
L’absence de pratiques culturelles susceptibles d’être reconnues comme patrimoine

Le faible niveau de développement et les guerres endémiques menacent la patrimonialisation

Explication

Le faible niveau de développement et les guerres endémiques menacent les processus de patrimonialisation, ce qui contribue à la faible part des sites africains. L’absence de pratiques culturelles ou d’intérêt historique n’est pas l’explication donnée, et les critères ne sont pas décrits comme favorisant les sites africains.

8. Une équipe parcourt une vallée pour recenser ses éléments patrimoniaux, les étudier et les faire connaître. Quelle démarche réalise-t-elle ?

Une conservation préventive
Une restauration patrimoniale
Un classement juridique
Un inventaire patrimonial

Un inventaire patrimonial

Explication

Un inventaire est une recherche de terrain visant à recenser, étudier et faire connaître les éléments du patrimoine. La restauration concerne la remise en état, le classement leur reconnaissance juridique et la conservation préventive leur protection contre les dégradations.

9. Dans son sens originel, que désignait le patrimoine au sein d’une famille ?

Des biens publics détenus par l’État
Des sanctuaires partagés par plusieurs cités
Des œuvres créées pour une communauté
Des biens et des droits transmis par le père

Des biens et des droits transmis par le père

Explication

À l’origine, le patrimoine est un héritage paternel composé de biens et de droits transmis au sein d’une famille. Les sanctuaires relèvent d’un patrimoine commun, les biens publics d’une autre dimension et les œuvres artistiques ne définissent pas le sens initial du terme.

10. Malgré leurs conflits, plusieurs cités grecques reconnaissent les sanctuaires d’Olympie et de Delphes comme un héritage commun. Quel effet cette reconnaissance favorise-t-elle ?

Une disparition des rivalités entre cités
Une identité grecque dépassant les conflits entre cités
Un héritage privé transmis dans chaque famille
Une autorité politique unique gouvernant les cités

Une identité grecque dépassant les conflits entre cités

Explication

Les grands sanctuaires contribuent à une identité grecque commune au-delà des conflits entre cités. Cette fonction identitaire ne signifie ni unification politique, ni propriété familiale, ni disparition des rivalités.

11. Dans une collection privée européenne constituée au XVIe siècle, on trouve des objets venus du Nouveau Monde, tandis que d’autres objets ont été prélevés dans des civilisations colonisées. Quelle interprétation correspond à cette évolution des collections ?

Les objets exotiques sont issus des parcs naturels, tandis que les prélèvements coloniaux constituent une forme de conservation locale
Les objets exotiques enrichissent les collections, tandis que les prélèvements coloniaux sont aujourd’hui dénoncés comme un pillage
Les objets exotiques apparaissent dans les collections publiques du XIXe siècle, tandis que les prélèvements coloniaux sont des acquisitions privées européennes
Les objets exotiques proviennent des confiscations révolutionnaires, tandis que les prélèvements coloniaux relèvent de la protection des sites

Les objets exotiques enrichissent les collections, tandis que les prélèvements coloniaux sont aujourd’hui dénoncés comme un pillage

Explication

À partir du XVIe siècle, les collections privées intègrent des objets du Nouveau Monde, et la colonisation entraîne le prélèvement de patrimoines aujourd’hui dénoncé comme un pillage. Les confiscations révolutionnaires concernent le patrimoine national, la protection des sites relève d’une autre logique, et les parcs naturels apparaissent dans un cadre distinct.

12. En quelle année le Museum central des arts ouvre-t-il dans l’ancien palais du Louvre, après la confiscation des biens du clergé et des nobles ?

En 1793
En 1819
En 1821
En 1913

En 1793

Explication

Le Museum central des arts ouvre dans l’ancien palais du Louvre en 1793 après que les biens du clergé et des nobles ont été confisqués et sont devenus patrimoine national. 1821 correspond à l’École des Chartes, 1819 au musée du Prado et 1913 à la loi patrimoniale française.

13. Quel instrument international établit en 1972 une liste mondiale de sites du patrimoine naturel et culturel à préserver ?

L’extension de l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel
L’Union internationale pour la protection de la nature
La Convention de l’UNESCO sur le patrimoine naturel et culturel
Le Conseil international des musées

La Convention de l’UNESCO sur le patrimoine naturel et culturel

Explication

La Convention de l’UNESCO de 1972 établit une liste mondiale de sites naturels et culturels à préserver. L’extension au patrimoine immatériel date de 2003, l’UICN se consacre à la conservation de la biodiversité et l’ICOM est une organisation de musées.

14. Une communauté souhaite faire reconnaître comme patrimoine des pratiques et des expressions culturelles qui ne sont pas des monuments ou des sites. Quelle évolution de l’action de l’UNESCO correspond à cette demande ?

La fondation d’une organisation internationale de musées en 1947
L’extension du patrimoine culturel au patrimoine immatériel en 2003
La création d’une organisation de conservation de la biodiversité en 1948
L’établissement d’une liste mondiale de sites naturels et culturels en 1972

L’extension du patrimoine culturel au patrimoine immatériel en 2003

Explication

En 2003, l’UNESCO étend la notion de patrimoine culturel au patrimoine immatériel, ce qui permet de prendre en compte des pratiques et expressions culturelles. La liste mondiale de sites date de 1972; la conservation de la biodiversité relève de l’UICN et l’organisation de musées est l’ICOM.

15. Entre 1926 et 1938, quels travaux Mussolini fait-il réaliser à Rome afin de mettre en valeur le forum et de présenter l’Italie fasciste comme un nouvel Empire romain ?

Des travaux mettant en valeur le forum
La démolition des monuments du forum
La restauration du château de Versailles
La mise en valeur de l’art gothique romain

Des travaux mettant en valeur le forum

Explication

Mussolini fait réaliser des travaux à Rome pour valoriser le forum et associer l’Italie fasciste à l’Empire romain. L’effacement du patrimoine renvoie à un autre usage politique, l’art gothique à la propagande nazie et Versailles à l’action de de Gaulle.

16. Un monument construit par un régime pour servir son idéologie est ensuite confronté à un nouveau pouvoir qui rejette cette idéologie. Quelle conséquence peut en résulter ?

Le monument peut devenir une source de discorde
Le monument suscite une adhésion renforcée au régime passé
Le monument devient un lieu de consensus mémoriel
Le monument est nécessairement effacé par le nouveau pouvoir

Le monument peut devenir une source de discorde

Explication

Un patrimoine monumental conçu pour servir l’idéologie d’un régime peut devenir une source de discorde sous un autre pouvoir. Le consensus et l’adhésion renforcée ne sont pas la conséquence décrite, et la discorde n’implique pas nécessairement l’effacement physique.

17. En 2012, la Chine prête un couple de pandas à la France ; quel rôle patrimonial et diplomatique ce geste illustre-t-il ?

La diplomatie du panda, liée au trésor national chinois
Le financement d’un effort de guerre par des pandas
L’accueil diplomatique dans un château patrimonial
La vente d’un couple de pandas sur le marché de l’art

La diplomatie du panda, liée au trésor national chinois

Explication

Classé « trésor national » en Chine, le panda est au cœur d’un geste diplomatique lorsque la Chine prête un couple à la France en 2012. La vente d’œuvres concerne le marché de l’art, le financement de guerre le trafic d’antiquités et l’accueil de chefs d’État les monuments patrimoniaux.

18. Un acheteur acquiert en 2017 chez Christie’s à New York le Salvator Mundi de Léonard de Vinci : quel prix d’achat correspond à cette vente ?

382 millions de dollars
382 millions d’euros
Un prêt diplomatique à la France
Une somme consacrée au financement d’un effort de guerre

382 millions d’euros

Explication

Le Salvator Mundi est acheté en 2017 pour 382 millions d’euros chez Christie’s à New York. Le montant en dollars confond la devise, tandis que le financement d’un effort de guerre et le prêt diplomatique relèvent d’autres enjeux patrimoniaux.

19. En 2015, quelle conséquence le trafic illégal d’antiquités a-t-il eue pour Daech en Syrie et en Irak ?

Financer une partie de son effort de guerre
Organiser une vente légale chez Christie’s
Établir un geste diplomatique avec la France
Diversifier une économie dépendante du pétrole

Financer une partie de son effort de guerre

Explication

En 2015, le trafic illégal d’antiquités permet à Daech de financer une partie de son effort de guerre en Syrie et en Irak. Une vente légale aux enchères concerne le marché de l’art, le geste diplomatique les pandas et la diversification économique le tourisme.

20. Quelle démarche la déclaration de Washington, signée en 1998 par 44 États, prévoit-elle pour les œuvres d’art volées par les nazis ?

Les restituer aux descendants des juifs spoliés pendant la guerre
Les restituer aux États d’Afrique touchés par les guerres coloniales
Les restituer à Athènes comme éléments du Parthénon
Les conserver dans les musées où elles se trouvent actuellement

Les restituer aux descendants des juifs spoliés pendant la guerre

Explication

La déclaration engage les États signataires à restituer aux descendants des juifs spoliés les œuvres volées par les nazis. Les « États d’Afrique » renvoient aux restitutions liées aux guerres coloniales, les « éléments du Parthénon » à une demande grecque distincte, et la « conservation dans les musées » contredit l’engagement de restitution.

21. Lors d’une négociation sur la restitution d’œuvres, quelle demande Athènes adresse-t-elle au British Museum de Londres ?

La restitution des œuvres volées aux juifs par les nazis pendant la guerre
La restitution des sculptures du château des Hohenzollern reconstruit à Berlin
La restitution des frises du Parthénon emportées par Lord Elgin au XIXᵉ siècle
La restitution des œuvres africaines emportées lors des guerres coloniales

La restitution des frises du Parthénon emportées par Lord Elgin au XIXᵉ siècle

Explication

Athènes réclame au British Museum les frises du Parthénon emportées par Lord Elgin au XIXᵉ siècle. Les œuvres « volées aux juifs » relèvent de la déclaration de Washington, les œuvres « africaines » du rapport Savoy-Sarr, et le château des Hohenzollern n’est pas l’objet de cette demande.

22. Quelle orientation le rapport Savoy-Sarr de 2018 propose-t-il concernant les œuvres d’art issues des guerres coloniales ?

Inviter à restituer à Athènes les frises du Parthénon emportées par Lord Elgin
Inviter à restituer aux États d’Afrique les œuvres volées lors de guerres coloniales
Inviter à maintenir dans les collections françaises les œuvres issues des guerres coloniales
Inviter à restituer aux descendants des juifs spoliés les œuvres volées par les nazis

Inviter à restituer aux États d’Afrique les œuvres volées lors de guerres coloniales

Explication

Le rapport Savoy-Sarr de 2018 invite à restituer aux États d’Afrique les œuvres volées lors des guerres coloniales. Les « descendants des juifs spoliés » concernent les œuvres nazies, les « frises du Parthénon » la demande d’Athènes, et le « maintien dans les collections » va à l’encontre de l’orientation proposée.

23. À quoi sert le plan local d’urbanisme (PLU) dans une ville comme Paris ?

À attribuer un label aux sites d’intérêt patrimonial
À financer la restauration des bâtiments urbains
À définir les règles de construction et d’occupation du bâti urbain
À inventorier les monuments historiques et leurs abords

À définir les règles de construction et d’occupation du bâti urbain

Explication

Le PLU est un document de planification qui définit les règles de construction et d’occupation du bâti urbain. Un label patrimonial, un inventaire ou un financement de restauration correspondent à d’autres fonctions.

24. Un quartier parisien présente un intérêt à la fois historique, architectural et paysager. Quel dispositif peut lui attribuer un label de protection créé en 2016 ?

Un site patrimonial remarquable
Un plan local d’urbanisme
Une servitude de monument historique
Une limite de hauteur intra-muros

Un site patrimonial remarquable

Explication

Les sites patrimoniaux remarquables sont un label créé en 2016 pour protéger des sites présentant notamment un intérêt historique, architectural ou paysager. Le PLU fixe des règles d’urbanisme, tandis que la limite de hauteur et les servitudes sont d’autres dispositifs.

25. La municipalité soutient les projets des tours Duo et Triangle, tandis que des associations critiquent leur cohérence architecturale. Quelle tension cette situation illustre-t-elle ?

Un conflit entre modernisation urbaine et défense de l’harmonie patrimoniale
Un accord entre associations et municipalité sur la cohérence des tours
Une opposition municipale aux projets et un soutien des associations
Une controverse portant sur la restauration de monuments historiques

Un conflit entre modernisation urbaine et défense de l’harmonie patrimoniale

Explication

La municipalité soutient les tours Duo et Triangle, alors que les associations de défense du patrimoine dénoncent un manque de cohérence et d’harmonie architecturales. Les autres réponses inversent les positions ou déplacent la controverse vers un autre enjeu.

26. Quels sites maliens figurent parmi les quatre biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco ?

Tombouctou, les villes anciennes de Djenné, les falaises de Gao et le tombeau des Askia à Bandiagara
Tombouctou, la mosquée de Djenné, le tombeau des Askia à Gao et les falaises de Bandiagara
Tombouctou, les villes anciennes de Djenné, le tombeau des Askia à Gao et les falaises de Bandiagara
Djenné, le tombeau des Askia à Gao, les falaises de Bandiagara et la mosquée de Mopti

Tombouctou, les villes anciennes de Djenné, le tombeau des Askia à Gao et les falaises de Bandiagara

Explication

Les quatre biens mentionnés sont Tombouctou, les villes anciennes de Djenné, le tombeau des Askia à Gao et les falaises de Bandiagara. La mosquée de Djenné a été vandalisée, mais elle ne remplace pas les villes anciennes dans cette liste.

27. En dressant le bilan des attaques de 2012 contre le patrimoine malien, quelle combinaison de dommages faut-il retenir ?

À Tombouctou, un ancien centre culturel et 7 mausolées furent vandalisés; la mosquée de Djenné et le tombeau des Askia furent détruits
À Tombouctou, seuls des manuscrits furent détruits; la mosquée de Djenné et le tombeau des Askia furent épargnés
À Tombouctou, un ancien centre culturel, 7 mausolées sur 16 et des manuscrits furent détruits; la mosquée de Djenné et le tombeau des Askia furent vandalisés
À Tombouctou, un ancien centre culturel et les 16 mausolées furent détruits; la mosquée de Djenné et le tombeau des Askia furent vandalisés

À Tombouctou, un ancien centre culturel, 7 mausolées sur 16 et des manuscrits furent détruits; la mosquée de Djenné et le tombeau des Askia furent vandalisés

Explication

En 2012, des destructions à Tombouctou ont touché l’ancien centre culturel, 7 des 16 mausolées et de nombreux manuscrits; la mosquée de Djenné et le tombeau des Askia ont été vandalisés. Confondre destruction et vandalisme ou modifier le nombre de mausolées altère le bilan.

28. Pourquoi les djihadistes ont-ils visé les mausolées de Tombouctou en invoquant la lutte contre le culte des idoles ?

Ils renfermaient les archives administratives de la ville
Ils étaient les principaux lieux d’accueil des visiteurs étrangers
Ils servaient de refuges militaires aux forces gouvernementales
Ils abritaient les sépultures de savants vénérés considérés comme protecteurs de la cité

Ils abritaient les sépultures de savants vénérés considérés comme protecteurs de la cité

Explication

Les mausolées abritaient les sépultures de savants vénérés, considérés comme protecteurs de la « cité des 333 saints »; les djihadistes ont justifié leur destruction par la lutte contre le culte des idoles. Les explications militaires, touristiques ou administratives ne correspondent pas à cette motivation.

29. Après les destructions du patrimoine malien, quel dispositif de restauration a été engagé dès 2013 ?

Un programme de l’Unesco avec des partenaires financiers et techniques internationaux
Un programme de la municipalité de Tombouctou avec des entreprises locales
Une campagne de l’Unesco lancée avant les destructions de 2012
Une procédure de la Cour pénale internationale avec des partenaires judiciaires

Un programme de l’Unesco avec des partenaires financiers et techniques internationaux

Explication

Dès 2013, l’Unesco et ses partenaires financiers et techniques, notamment l’Union européenne, la France, la Suisse et l’Agence des États-Unis pour le développement international, ont engagé la restauration. La condamnation judiciaire de 2016 est une démarche distincte, et le programme n’était ni exclusivement local ni antérieur aux destructions.

30. Une ville portuaire reçoit plus de 30 millions de visiteurs par an et tire du tourisme environ 500 millions d’euros annuels, mais ses espaces et son patrimoine se fragilisent. Quelle interprétation correspond à la situation de Venise ?

Le tourisme apporte des revenus tout en fragilisant la ville et sa lagune
La montée des eaux explique à elle seule la fragilisation touristique
Le tourisme finance la ville sans fragiliser son patrimoine
Les revenus touristiques compensent les dégradations de la ville

Le tourisme apporte des revenus tout en fragilisant la ville et sa lagune

Explication

À Venise, les retombées économiques du tourisme coexistent avec une forte pression qui fragilise la ville portuaire et la lagune. L’absence de fragilisation nie cette pression, la montée des eaux relève d’une autre menace et les revenus ne prouvent pas que les dégradations sont compensées.

31. Quel ordre de grandeur caractérise le nombre annuel de croisiéristes faisant escale à Venise, dont certains admirent la ville depuis leur paquebot ?

Plus de 30 millions
Près de 1,8 million
Près de 500 000
Environ 500 millions

Près de 1,8 million

Explication

Près de 1,8 million de croisiéristes font escale à Venise chaque année, et certains restent à bord pour admirer la cité. Les 30 millions désignent l’ensemble des visiteurs, tandis que les autres valeurs confondent le nombre d’escales avec des estimations qui ne correspondent pas à cette donnée.

32. Des habitants réclament des mesures contre les grands paquebots qui passent près des palais vénitiens. Quel dommage patrimonial motive particulièrement leur mobilisation ?

La dégradation des œuvres conservées dans les musées de la ville
La submersion des palais provoquée par la montée des eaux
L’augmentation des nuisances sonores dans les quartiers anciens
La fragilisation des fondations de la ville et de ses palais

La fragilisation des fondations de la ville et de ses palais

Explication

Les grands paquebots fragilisent les fondations de Venise et de ses palais, ce qui en fait une cible majeure de la mobilisation des riverains. Les nuisances sonores sont un autre problème touristique, tandis que la montée des eaux et les œuvres des musées ne décrivent pas le dommage attribué aux navires.

33. Un plan de préservation de Venise doit respecter les caractéristiques fondamentales de son patrimoine. Quels éléments doit-il chercher à protéger ?

Les palais, les activités commerciales et les flux de croisiéristes
Les monuments, les musées et les quartiers résidentiels périphériques
La ville sur pilotis, son lien avec la lagune et son patrimoine culturel
La lagune, les plages et les infrastructures portuaires modernes

La ville sur pilotis, son lien avec la lagune et son patrimoine culturel

Explication

La préservation de Venise vise conjointement sa structure urbaine sur pilotis, son lien avec la lagune et la sauvegarde de son patrimoine culturel. Les autres propositions omettent ou remplacent une partie de ces trois dimensions par des enjeux différents.

34. À partir des années 1960, dans quel cadre institutionnel l’État organise-t-il la gestion du patrimoine français, sous la responsabilité de quel ministre ?

Au ministère des Affaires culturelles confié à André Malraux
Au ministère du Tourisme confié à André Malraux
Au ministère de l’Éducation nationale confié à André Malraux
Au ministère des Affaires culturelles confié à Georges Pompidou

Au ministère des Affaires culturelles confié à André Malraux

Explication

À partir des années 1960, la gestion du patrimoine est organisée au sein du ministère des Affaires culturelles confié à André Malraux. Le tourisme et l’Éducation nationale ne sont pas le cadre indiqué, et Georges Pompidou n’est pas le ministre cité pour cette organisation.

35. Un élève doit identifier les lois de programme qui ont engagé l’État dans la restauration de lieux symboliques comme Versailles et la cathédrale de Reims. Quelles dates doit-il retenir ?

1962 et 1967
1964 et 1967
1980 et 1984
1962 et 1983

1962 et 1967

Explication

Les lois de programme de 1962 et de 1967 engagent l’État dans la restauration de lieux symboliques de l’histoire de France. 1964 renvoie à la création de l’Inventaire général, tandis que 1980 et 1984 sont liés à des initiatives patrimoniales ultérieures.

36. Dans les années 1980 et 1990, quel effet la médiatisation de l’action patrimoniale contribue-t-elle à produire ?

Elle recentre la gestion patrimoniale sur les seuls monuments nationaux
Elle transfère la responsabilité patrimoniale des pouvoirs publics aux médias
Elle transforme la médiatisation en outil de promotion touristique locale
Elle soutient la démocratisation culturelle et renforce la place du patrimoine

Elle soutient la démocratisation culturelle et renforce la place du patrimoine

Explication

La médiatisation active de l’action patrimoniale accompagne la démocratisation culturelle et renforce l’importance politique et sociétale du patrimoine. La centralisation, la promotion touristique et un transfert de responsabilité aux médias ne décrivent pas cet effet.

37. Dans les années 1980, une collectivité souhaite inclure dans sa politique patrimoniale une ancienne usine, des pratiques locales et des vestiges archéologiques. À quelle évolution cela correspond-il ?

La médiatisation des monuments historiques pour démocratiser leur visite
La restauration des seuls lieux symboliques de l’histoire nationale
La protection des quartiers anciens par des secteurs sauvegardés
L’élargissement de la gestion publique aux patrimoines industriel, ethnologique et archéologique

L’élargissement de la gestion publique aux patrimoines industriel, ethnologique et archéologique

Explication

Dans les années 1980, la gestion publique s’étend à de nouveaux champs, notamment les patrimoines industriel, ethnologique et archéologique. La restauration de monuments nationaux, la médiatisation et les secteurs sauvegardés correspondent à d’autres aspects de la politique patrimoniale.

38. Quelle évolution caractérise la politique patrimoniale française au fil du temps ?

Le passage d’une politique plurielle à une gestion nationale centrée sur les monuments
Le passage d’un modèle national centralisé à une politique plurielle, décentralisée et ouverte à l’immatériel
Le remplacement de la politique patrimoniale par une gestion locale limitée aux bâtiments
Le maintien d’un modèle national centralisé, élargi aux seules collections des musées

Le passage d’un modèle national centralisé à une politique plurielle, décentralisée et ouverte à l’immatériel

Explication

La politique patrimoniale s’est éloignée du modèle unitaire et centralisé pour devenir plurielle, décentralisée et attentive au patrimoine immatériel. Le « renforcement centralisé » confond territorialisation et centralisation, les « seules collections » écartent l’ouverture à l’immatériel, et le « retour à une gestion nationale » inverse l’évolution.

39. Dans un projet patrimonial local, l’État accompagne le financement et la collectivité territoriale coordonne l’action avec les DRAC. Quel rôle correspond à l’évolution décrite ?

Les collectivités financent le projet et les DRAC agissent comme organismes privés de mécénat
L’État agit en partenaire et les collectivités jouent un rôle majeur par l’intermédiaire des DRAC
Les DRAC lancent le projet et l’État intervient comme simple autorité de contrôle
L’État pilote le projet et les collectivités interviennent comme prestataires techniques

L’État agit en partenaire et les collectivités jouent un rôle majeur par l’intermédiaire des DRAC

Explication

Dans la gestion décentralisée, l’État agit davantage en partenaire qu’en initiateur, tandis que les collectivités territoriales jouent un rôle majeur par l’intermédiaire des DRAC. Le « pilotage par l’État » rétablit son rôle d’initiateur, le « rôle financier réduit » minimise les collectivités, et le « mécénat privé » confond les DRAC avec des acteurs privés.

40. Une collectivité locale devient propriétaire d’un monument historique : quelle part des monuments historiques appartient aux collectivités locales, qui doivent en assurer l’entretien ?

61 %
51 %
3 %
39 %

51 %

Explication

Les collectivités locales possèdent 51 % des monuments historiques et sont chargées de leur entretien. « 39 % » inverse la part avec celle des autres propriétaires, « 61 % » relève d’une inversion incorrecte de la proportion, et « 3 % » correspond à la part budgétaire consacrée à la préservation du patrimoine en 2019.

41. En 2019, un bilan indique que la préservation du patrimoine reçoit un milliard d’euros. Quelle part du budget du ministère de la Culture cela représente-t-il ?

30 %
51 %
3 %
13 %

3 %

Explication

En 2019, le budget de préservation du patrimoine atteint un milliard d’euros, soit 3 % du budget du ministère de la Culture. « 51 % » reprend la part des monuments appartenant aux collectivités, tandis que « 30 % » et « 13 % » résultent d’un déplacement erroné de la proportion.

42. Un dossier de classement doit décrire l’emprise du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Quel ensemble de données la caractérise ?

4 000 ha, 120 km sur 12 km, 353 communes et 87 éléments miniers
4 000 ha, 120 km sur 12 km, 87 communes et 353 éléments miniers
120 ha, 4 000 km sur 12 km, 87 communes et 353 éléments miniers
4 000 ha, 12 km sur 120 km, 353 communes et 87 éléments miniers

4 000 ha, 120 km sur 12 km, 87 communes et 353 éléments miniers

Explication

Le dossier porte sur 4 000 ha, dans un territoire long de 120 km et large de 12 km, comprenant 87 communes et 353 éléments de patrimoine minier. « 12 km sur 120 km » inverse longueur et largeur, « 120 ha » confond l’unité de superficie, et « 353 communes » intervertit communes et éléments patrimoniaux.

43. Un ancien site minier est reconnu pour la mémoire des mineurs et son rôle dans l’identité locale, malgré une apparence jugée peu remarquable. Quel fondement de patrimonialisation cela illustre-t-il ?

Une valeur identitaire et mémorielle liée à l’histoire du territoire
Une valeur esthétique fondée sur la qualité architecturale du site
Une valeur économique fondée sur la rentabilité de l’activité minière
Une valeur technique fondée sur le fonctionnement actuel des équipements

Une valeur identitaire et mémorielle liée à l’histoire du territoire

Explication

La patrimonialisation identitaire reconnaît la valeur des biens industriels en raison de leur mémoire et de leur rôle dans l’identité du territoire, plutôt que de leur esthétique. La « valeur esthétique » confond les deux critères, la « rentabilité » réduit la reconnaissance à l’économie, et le « fonctionnement actuel » attribue la valeur à l’usage technique contemporain.

44. En quelle année l’Unesco a-t-elle reconnu le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais comme paysage culturel évolutif vivant ?

2012
2001
2022
2000

2012

Explication

L’Unesco a reconnu le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais comme paysage culturel évolutif vivant en 2012. « 2000 » correspond à la création de la Mission Bassin Minier, « 2001 » au classement de biens comme monuments historiques, et « 2022 » décale la reconnaissance de dix ans.

45. Une collectivité transforme une fosse minière conservée en lieu de visite et en espace culturel destiné à de nouvelles activités économiques. Quelle démarche de mise en valeur met-elle en œuvre ?

Transformer le site en activité économique en supprimant les vestiges miniers
Présenter les vestiges comme décor sans leur associer de nouveaux usages
Conserver et présenter les vestiges tout en les adaptant à de nouveaux usages économiques et culturels
Conserver les vestiges en maintenant le site sans nouvelle fonction

Conserver et présenter les vestiges tout en les adaptant à de nouveaux usages économiques et culturels

Explication

La mise en valeur associe la conservation et la présentation des vestiges à leur adaptation à de nouveaux usages économiques et culturels. Le « maintien sans nouvelle fonction » omet la reconversion, la « suppression des vestiges » contredit leur conservation, et le « décor sans nouveaux usages » néglige l’adaptation du site.

46. Qu’a reconnu l’Unesco en inscrivant le repas gastronomique des Français au patrimoine immatériel en 2010 ?

Une recette française particulière
Un ingrédient emblématique de la cuisine française
Un monument consacré à l’art culinaire
Une pratique sociale liée à la gastronomie

Une pratique sociale liée à la gastronomie

Explication

L’inscription reconnaît une pratique sociale liée à la gastronomie, et non une recette ou un élément culinaire isolé. « Une recette particulière » et « un ingrédient emblématique » confondent cette pratique avec des éléments culinaires spécifiques.

47. Lors d’un sommet, un pays met en avant ses spécialités comme marque nationale afin de mieux faire connaître son identité à l’étranger. Quel concept décrit cette démarche ?

La gastro-diplomatie
La diplomatie de protocole
La négociation gastronomique
La diplomatie culinaire

La gastro-diplomatie

Explication

La gastro-diplomatie mobilise la gastronomie comme marque au service de la politique nationale pour faire connaître le pays. La diplomatie culinaire vise plutôt à transmettre un message et à faciliter le dialogue entre responsables politiques.

48. En quelle année l’UNESCO adopte-t-elle la Convention qui établit une Liste du patrimoine mondial pour favoriser une protection internationale commune ?

En 1965
En 1946
En 1972
En 1978

En 1972

Explication

La Convention de l’UNESCO concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel est adoptée en 1972 et prévoit une Liste pour soutenir une protection internationale commune. 1946 correspond à la création de l’UNESCO, 1978 aux premières inscriptions et 1965 à la fondation de l’ICOMOS.

49. Un objet mobilier classé appartient à l’État français. Quelle conséquence la loi de 1913 prévoit-elle quant à son statut juridique ?

Il est imprescriptible, mais librement cessible
Il est inaliénable, mais soumis à prescription
Il est protégé contre la dégradation, mais cessible
Il est inaliénable et imprescriptible

Il est inaliénable et imprescriptible

Explication

La loi de 1913 prévoit l’imprescriptibilité des objets mobiliers classés et l’inaliénabilité de ceux qui appartiennent à l’État. La protection contre la dégradation n’est pas la règle visée ici, et la cessibilité contredit l’inaliénabilité.

50. Quelles organisations internationales, fondées respectivement en 1946 et en 1965, participent à la préservation du patrimoine ?

L’UNESCO et l’ICOMOS
L’UNESCO et le Conseil de l’Europe
L’ICOM et l’UNESCO
L’ICOM et l’ICOMOS

L’ICOM et l’ICOMOS

Explication

L’ICOM a été créé en 1946 et l’ICOMOS en 1965 pour contribuer à préserver le patrimoine. L’UNESCO est une organisation distincte, et ne remplace donc pas l’ICOM dans cette paire.

51. Lorsqu’un architecte restaure un édifice ancien en s’appuyant sur les traces authentiques de ses différentes périodes, mais s’arrête dès que les choix deviennent hypothétiques, quel principe de la Charte de Venise applique-t-il ?

Imposer aux autorités nationales une restauration conforme au traité
Respecter les documents authentiques et les apports historiques, sans franchir le seuil de l’hypothèse
Retrouver un état ancien homogène en effaçant les transformations ultérieures
Reconstituer les parties manquantes à partir d’hypothèses plausibles

Respecter les documents authentiques et les apports historiques, sans franchir le seuil de l’hypothèse

Explication

La Charte recommande de respecter les documents authentiques et les apports des différentes époques, et de s’arrêter là où commence l’hypothèse. L’effacement des transformations contredit cette prise en compte des époques, la reconstruction conjecturale dépasse la limite fixée, et la Charte n’a pas de valeur contraignante pour les États.

52. À Paris, un projet immobilier prévoit de transformer un bâtiment que la ville souhaite protéger. Quel rôle le PLU peut-il jouer dans l’examen de ce projet ?

Classer le bâtiment au titre d’une convention internationale
Protéger le bâtiment sans modifier les possibilités du projet
Imposer des règles d’aménagement qui peuvent restreindre le projet
Prononcer une peine contre les responsables du projet

Imposer des règles d’aménagement qui peuvent restreindre le projet

Explication

Le PLU intègre la protection du patrimoine aux règles d’aménagement et peut ainsi restreindre un projet urbain. La sanction pénale relève de la justice, l’absence d’effet sur le projet méconnaît les restrictions possibles, et le classement international n’est pas le rôle indiqué pour le PLU.

53. Quelle décision historique la Cour pénale internationale a-t-elle prise en 2016 à l’égard d’Ahmad al-Mahdi pour la destruction de monuments à Tombouctou ?

Le condamner à neuf ans de prison pour une infraction non liée au patrimoine culturel
Le condamner à neuf ans de prison par une décision de l’Unesco
Le condamner à cinq ans de prison pour des attaques contre le patrimoine culturel
Le condamner à neuf ans de prison pour des attaques contre le patrimoine culturel

Le condamner à neuf ans de prison pour des attaques contre le patrimoine culturel

Explication

En 2016, la Cour pénale internationale a condamné Ahmad al-Mahdi à neuf ans de prison pour la destruction de monuments à Tombouctou, une première pour des attaques contre le patrimoine culturel. La peine de cinq ans modifie la durée, l’Unesco n’a pas prononcé la condamnation et l’infraction concernait bien le patrimoine.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Construction et usages du patrimoine.

Qu’est-ce que le patrimoine ?

L’ensemble des biens matériels ou immatériels, individuels ou collectifs, transmis ou conservés pour garder des traces du passé, d’une identité, d’une mémoire ou d’une histoire.

Qu’est-ce que la patrimonialisation ?

Le processus par lequel un bien, un lieu ou une pratique devient un objet patrimonial digne d’être conservé, restauré et protégé.

En quelle année l’Assemblée constituante ordonne-t-elle l’inventaire de biens jugés d’intérêt national ?

En 1790.

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Consultez la fiche de révision complète sur Construction et usages du patrimoine.

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