QCM : Construire un parcours d’apprentissage — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans une approche par les tâches, quelle relation distingue correctement les objectifs et la tâche ?

Les objectifs mesurent la réalisation, tandis que la tâche définit les compétences visées.
Les objectifs corrigent la langue produite, tandis que la tâche sélectionne les contenus.
Les objectifs précisent les compétences visées, tandis que la tâche vérifie leur atteinte.
Les objectifs décrivent le contexte, tandis que la tâche organise la progression grammaticale.

Les objectifs précisent les compétences visées, tandis que la tâche vérifie leur atteinte.

Explication

Les objectifs indiquent les compétences que l’apprenant doit acquérir, puis la tâche permet d’évaluer si elles sont atteintes. Confondre ces rôles revient à attribuer à la tâche la définition des compétences visées.

2. Lors de l’évaluation d’une tâche, que recouvrent respectivement le fond et la forme ?

Le fond concerne la complexité du support, et la forme concerne la motivation de l’apprenant.
Le fond concerne l’accomplissement de la tâche, et la forme concerne la correction linguistique.
Le fond concerne la mémorisation du lexique, et la forme concerne la rapidité d’exécution.
Le fond concerne la correction linguistique, et la forme concerne le contexte de communication.

Le fond concerne l’accomplissement de la tâche, et la forme concerne la correction linguistique.

Explication

L’évaluation porte sur le résultat de la tâche ainsi que sur la qualité linguistique de sa réalisation. La correction linguistique relève donc de la forme, et non du fond.

3. Selon quel critère le niveau de compétence d’un apprenant est-il défini dans une approche par les tâches ?

Par le nombre de tâches qu’il peut réaliser correctement.
Par le nombre de documents qu’il peut comprendre rapidement.
Par la quantité de règles grammaticales qu’il peut réciter.
Par la durée pendant laquelle il peut parler sans hésiter.

Par le nombre de tâches qu’il peut réaliser correctement.

Explication

Le niveau de compétence dépend du nombre plus ou moins important de tâches que l’apprenant est capable d’accomplir correctement. La connaissance déclarative des règles ne constitue donc pas, à elle seule, le critère retenu.

4. Pourquoi le sens peut-il primer sur la forme dans une situation de communication réelle ?

Parce qu’un apprenant doit maîtriser la morphosyntaxe avant de pouvoir communiquer.
Parce qu’un apprenant peut réussir grâce à son lexique, à la gestuelle et à des stratégies.
Parce que les interlocuteurs évaluent principalement la précision des conjugaisons utilisées.
Parce que les stratégies de communication remplacent progressivement tout apprentissage linguistique.

Parce qu’un apprenant peut réussir grâce à son lexique, à la gestuelle et à des stratégies.

Explication

Dans la vie réelle, le message peut être compris grâce aux mots connus, aux gestes et à diverses stratégies. Cela ne signifie pas que la forme linguistique devient inutile dans l’apprentissage.

5. Quel enchaînement décrit le mieux un parcours d’apprentissage orienté vers une tâche ?

Il part d’un document authentique, impose une traduction complète, puis abandonne l’évaluation de la tâche.
Il part d’objectifs, travaille progressivement sens et formes, puis aboutit à une tâche proche de la vie réelle.
Il présente une règle isolée, multiplie les exercices formels, puis évalue la mémorisation du vocabulaire.
Il commence par une tâche finale, écarte les formes linguistiques, puis revient aux objectifs initiaux.

Il part d’objectifs, travaille progressivement sens et formes, puis aboutit à une tâche proche de la vie réelle.

Explication

Le parcours associe des objectifs, une mobilisation progressive du sens et des formes, puis une tâche proche d’une situation réelle. Une tâche-cible ne se réduit donc pas à un exercice formel isolé.

6. Dans la séquence consacrée aux prédictions sur le futur mode de vie, quel bilan correspond aux objectifs observés ?

La compréhension du sommaire n’est pas atteinte, les prédictions sont maîtrisées et le futur simple est acquis.
La compréhension du sommaire est partiellement atteinte, la description au présent est réussie et le futur simple est acquis.
La compréhension du sommaire est atteinte, les prédictions sont partiellement formulées et le futur simple n’est pas acquis.
La compréhension du sommaire est atteinte, la description au présent est partielle et le futur simple est maîtrisé.

La compréhension du sommaire est atteinte, les prédictions sont partiellement formulées et le futur simple n’est pas acquis.

Explication

Le bilan distingue trois résultats : compréhension atteinte, formulation des prédictions partiellement atteinte et objectif morphosyntaxique du futur simple non atteint. Formuler des prédictions ne correspond donc pas à décrire une situation au présent.

7. Une leçon portant sur les auberges de jeunesse, la réservation et les types d’hébergement touristiques appartient à quel domaine ?

Au domaine éducationnel, car elle organise une progression de connaissances scolaires.
Au domaine professionnel, car elle prépare à exercer un métier dans l’hôtellerie.
Au domaine personnel, car elle décrit les goûts privés de chaque apprenant.
Au domaine public, car elle concerne des services et des situations touristiques.

Au domaine public, car elle concerne des services et des situations touristiques.

Explication

Cette leçon relève du domaine public puisqu’elle traite de services et de situations liés à l’hébergement touristique. Le fait qu’elle puisse être étudiée en classe ne la fait pas relever du domaine éducationnel.

8. Quel est le macro-objectif de la leçon consacrée à l’hébergement ?

Décrire une destination touristique.
S’informer sur un hébergement.
Comparer les métiers de l’hôtellerie.
Réserver une chambre dans un hôtel.

S’informer sur un hébergement.

Explication

Le macro-objectif consiste à s’informer sur un hébergement, c’est-à-dire à comprendre les informations utiles à son sujet. Réserver une chambre correspond à une tâche-cible distincte, et non au macro-objectif formulé.

9. Quelles activités langagières sont mobilisées dans la leçon sur l’hébergement ?

La compréhension écrite, la compréhension orale et la production orale en interaction
La compréhension orale, la production écrite et la médiation
La médiation, la production orale en continu et la production orale en interaction
La production orale en continu, la production écrite et la compréhension écrite

La compréhension écrite, la compréhension orale et la production orale en interaction

Explication

La leçon associe deux activités réceptives et une production orale en interaction. La production orale en continu, la production écrite et la médiation ne font pas partie des activités mobilisées dans cette leçon.

10. Quel rôle les activités réceptives jouent-elles au début du parcours d’apprentissage ?

Elles remplacent l’interaction orale prévue dans la tâche-cible.
Elles fournissent les outils linguistiques nécessaires à la réalisation de la tâche-cible.
Elles servent principalement à vérifier la maîtrise de la production écrite.
Elles évaluent directement la réussite de la communication finale de l’apprenant.

Elles fournissent les outils linguistiques nécessaires à la réalisation de la tâche-cible.

Explication

Les activités réceptives préparent la production en apportant notamment les formulations et l’intonation utiles. Elles ne remplacent pas la tâche-cible, qui transfère ces acquis dans une interaction.

11. Qu’est-ce qui caractérise une tâche-cible dans un parcours d’apprentissage ?

Une activité de compréhension destinée à repérer les mots utiles dans un dialogue.
Une situation finale où l’apprenant transfère ses acquis pour produire un résultat identifiable.
Une répétition guidée qui vérifie la mémorisation d’une règle grammaticale.
Un exercice préparatoire qui isole une forme linguistique avant toute communication.

Une situation finale où l’apprenant transfère ses acquis pour produire un résultat identifiable.

Explication

La tâche-cible place l’apprenant dans une communication proche de la vie réelle et permet d’observer un résultat. Un exercice isolé ou préparatoire appartient plutôt aux tâches intermédiaires.

12. Quelle situation correspond à la tâche-cible de la leçon sur l’hébergement ?

Un client s’informe auprès d’un réceptionniste pour réserver une chambre.
Un apprenant complète des phrases avec les formes interrogatives étudiées.
Un lecteur repère dans un texte les services proposés par un hôtel.
Un élève répète des mots afin de travailler l’intonation des questions.

Un client s’informe auprès d’un réceptionniste pour réserver une chambre.

Explication

La tâche-cible met en scène un client qui échange avec un réceptionniste dans le cadre d’une réservation. Les autres activités portent sur un entraînement linguistique ou une compréhension préparatoire, sans constituer la communication finale.

13. Comment s’organise un parcours d’apprentissage cohérent ?

Il privilégie une seule activité langagière afin de limiter les difficultés de l’apprenant.
Il juxtapose des exercices indépendants sans lien avec un résultat de communication.
Il relie des objectifs, une succession de tâches et une tâche-cible qui vérifie les acquis.
Il commence par une tâche-cible, puis supprime les activités nécessaires à sa préparation.

Il relie des objectifs, une succession de tâches et une tâche-cible qui vérifie les acquis.

Explication

Le parcours articule les objectifs, des tâches mobilisant diverses activités langagières et une tâche-cible de transfert. Une progression cohérente ne consiste ni à isoler les exercices ni à réduire le parcours à une seule activité.

14. Quelles composantes appartiennent aux compétences générales individuelles du CECR ?

Les savoirs, les savoir-faire, les savoir-être et les savoir-apprendre
La grammaire, le lexique, la phonologie et la gestion de l’interaction
Les compétences linguistique, sociolinguistique et pragmatique
La compréhension, la production, l’interaction et la médiation

Les savoirs, les savoir-faire, les savoir-être et les savoir-apprendre

Explication

Les compétences générales individuelles regroupent les savoirs, savoir-faire, savoir-être et savoir-apprendre. Les compétences linguistique, sociolinguistique et pragmatique relèvent de la compétence à communiquer langagièrement.

15. Quelles composantes forment la compétence à communiquer langagièrement ?

Les dimensions grammaticale, discursive, phonétique et culturelle
Les compétences linguistique, sociolinguistique et pragmatique
Les compétences réceptive, productive et médiatrice
Les savoirs, les savoir-faire, les savoir-être et les savoir-apprendre

Les compétences linguistique, sociolinguistique et pragmatique

Explication

La compétence à communiquer langagièrement comprend les dimensions linguistique, sociolinguistique et pragmatique. Les savoirs et les savoir-faire appartiennent aux compétences générales individuelles, qui constituent une catégorie distincte.

16. Dans le dialogue hôtelier, quels éléments illustrent respectivement les compétences linguistique et sociolinguistique ?

La prise de parole et la conclusion ; les questions sur les services et les réponses données.
La grammaire, le lexique et la phonologie ; le vouvoiement et l’emploi de « Monsieur ».
La compréhension écrite et orale ; la répétition des mots et la correction de l’intonation.
La gestion du discours et des fonctions ; le choix des temps verbaux et des prépositions.

La grammaire, le lexique et la phonologie ; le vouvoiement et l’emploi de « Monsieur ».

Explication

La compétence linguistique concerne ici la grammaire, le lexique et la phonologie, tandis que le vouvoiement et « Monsieur » manifestent la compétence sociolinguistique. Les autres associations mélangent des dimensions pragmatiques, des activités langagières ou des éléments linguistiques mal classés.

17. Quelle distinction décrit correctement le rôle du parcours et celui de la tâche dans l’apprentissage ?

Le parcours construit les compétences, tandis que la tâche les mobilise et permet d’évaluer les objectifs.
Le parcours évalue les compétences, tandis que la tâche les construit progressivement selon les objectifs.
Le parcours transfère les acquis, tandis que la tâche fixe les objectifs et organise les apprentissages.
Le parcours présente une activité langagière, tandis que la tâche combine les domaines et les stratégies.

Le parcours construit les compétences, tandis que la tâche les mobilise et permet d’évaluer les objectifs.

Explication

Le parcours vise la construction des compétences et la tâche mobilise les acquis pour réaliser une action et évaluer les objectifs. L’évaluation ne constitue donc pas la fonction principale du parcours, contrairement à celle de la tâche.

18. Quelles composantes sont combinées dans un parcours d’apprentissage ?

Les dialogues, les exercices grammaticaux, les évaluations finales et les consignes de classe.
Les compétences, les activités langagières, les domaines, les stratégies et les tâches.
Les compétences communicatives, les traductions, les règles de prononciation et les examens.
Les activités de réception, les productions écrites, les corrections et les supports numériques.

Les compétences, les activités langagières, les domaines, les stratégies et les tâches.

Explication

Un parcours combine plusieurs dimensions : compétences générales et communicatives, réception ou production, domaines et thèmes, stratégies et tâches. Une activité langagière isolée ne représente donc qu’une dimension de cet ensemble.

19. Dans quel ordre la leçon « Passer une nuit… » fait-elle progresser l’apprenant ?

Découvrir un hébergement, réserver en interaction, comprendre des dialogues, puis formuler des questions.
Formuler des questions, découvrir un hébergement, comprendre des dialogues, puis réserver en interaction.
Découvrir un hébergement, comprendre des dialogues, formuler des questions, puis réserver en interaction.
Comprendre des dialogues, découvrir un hébergement, réserver en interaction, puis formuler des questions.

Découvrir un hébergement, comprendre des dialogues, formuler des questions, puis réserver en interaction.

Explication

La progression va de la découverte du contexte à la compréhension, puis à la formulation de questions et enfin à l’interaction lors d’une réservation. La réservation finale s’appuie donc sur des activités préparatoires distinctes.

20. Que mobilisent les deux tâches d’expression orale placées en fin de parcours ?

Une compétence langagière ciblée dans des exercices fortement guidés par l’enseignant.
L’ensemble des compétences acquises dans des contextes proches de situations authentiques.
Les stratégies de compréhension travaillées dans des dialogues éloignés des situations quotidiennes.
Les formes grammaticales étudiées dans des activités séparées du contexte de communication.

L’ensemble des compétences acquises dans des contextes proches de situations authentiques.

Explication

Les deux tâches finales sollicitent toutes les compétences acquises et les réinvestissent dans des contextes proches de l’authentique. Les activités intermédiaires mobilisent généralement une partie des compétences pour préparer cette réalisation globale.

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Quel rôle jouent les objectifs dans une approche par les tâches ?

Ils déterminent les compétences à faire acquérir.

Que permet de vérifier la tâche dans une approche par les tâches ?

Si les objectifs sont atteints.

Sur quoi porte l’évaluation d’une tâche selon E. Rosen (2006) ?

Sur le fond et la forme de la réalisation.

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