QCM : Diffusion et transition de puissance (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une crise sanitaire survenue dans un pays modifie rapidement les conditions de vie de populations éloignées. Quelle notion décrit ce processus d’influences à distance entre sociétés ?

La mondialisation comme interconnexion croissante
La mondialisation néolibérale comme idéologie économique
L’absence de conception consensuelle de la mondialisation
Le rejet de la mondialisation néolibérale

La mondialisation comme interconnexion croissante

Explication

La mondialisation au sens simple est un processus d’interconnexion par lequel des événements en un lieu influencent des sociétés éloignées. La mondialisation néolibérale renvoie à une idéologie, le rejet à une réaction envers celle-ci, et l’absence de consensus à la diversité des interprétations.

2. Comment caractériser les conceptions de la mondialisation et de la politique mondiale contemporaines ?

Elles sont définies par une interprétation commune des relations entre États
Elles reposent sur un accord général quant aux changements contemporains
Elles ne font pas l’objet d’une conception unique et consensuelle
Elles se résument à une conception économique généralement admise

Elles ne font pas l’objet d’une conception unique et consensuelle

Explication

Il existe différentes interprétations de la mondialisation et de la politique mondiale contemporaine, sans conception unique et consensuelle. Une définition économique peut être une perspective, mais elle ne constitue pas un accord général.

3. Dans un programme universitaire, un cours examine la politique mondiale comme objet d’étude. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre cet objet et les relations internationales ?

La politique mondiale est une sous-discipline des relations internationales
Les relations internationales sont une organisation qui conduit la politique mondiale
Les relations internationales sont la discipline qui analyse la politique mondiale
La politique mondiale est la discipline qui analyse les relations internationales

Les relations internationales sont la discipline qui analyse la politique mondiale

Explication

Les relations internationales désignent la discipline universitaire, tandis que la politique mondiale est l’objet plus large qu’elle étudie. Inverser ces termes confond le champ académique avec son objet.

4. Une équipe de recherche veut étudier des phénomènes qui façonnent la vie à l’échelle planétaire. Quel ensemble correspond aux domaines étudiés par les relations internationales ?

Environnement, pandémies, guerre et paix, économie mondiale et inégalités
Armées nationales, campagnes électorales, médias locaux et fiscalité municipale
Diplomatie bilatérale, élections nationales, droit pénal et administration locale
Commerce intérieur, politiques municipales, histoire culturelle et droit privé

Environnement, pandémies, guerre et paix, économie mondiale et inégalités

Explication

Les relations internationales étudient notamment l’environnement mondial, les pandémies, la guerre et la paix, l’organisation de l’économie mondiale et les inégalités mondiales. Les enjeux purement locaux ou la réduction du champ aux seuls conflits écartent plusieurs de ces domaines.

5. Une personne découvre un film américain et adopte ensuite certaines idées ou habitudes sans pression directe ni accord explicite. Quel concept décrit le mieux cette influence ?

La souveraineté étatique
Le soft power
La puissance par contrainte directe
L’absence d’exercice de puissance

Le soft power

Explication

Le soft power peut amener quelqu’un à agir sans qu’il s’en rende compte ou sans qu’il soit d’accord, comme dans l’exemple du cinéma américain. La puissance directe consiste plutôt à obtenir d’autrui qu’il fasse ce que l’on veut, tandis que la souveraineté concerne l’autorité territoriale d’un État.

6. Un projet de recherche veut transformer les relations internationales en intégrant davantage des expériences historiques et des traditions intellectuelles non occidentales. De quel projet s’agit-il ?

Global IR
Une approche eurocentrée
Une doctrine de souveraineté westphalienne
Une discipline consacrée au droit international

Global IR

Explication

Global IR vise à transformer la discipline en intégrant davantage les traditions intellectuelles, les expériences historiques et les perspectives non occidentales. Une approche eurocentrée privilégie au contraire un cadre de référence centré sur les perspectives occidentales.

7. Quel théoricien réaliste est l’auteur de *Politics Among Nations*, publié en 1948 ?

Kenneth Waltz
E. H. Carr
Hans Morgenthau
John Mersheimer

Hans Morgenthau

Explication

Hans Morgenthau est l’auteur de *Politics Among Nations* (1948). Kenneth Waltz est associé à *Theory of International Politics*, E. H. Carr à *The Twenty Years’ Crisis* et Mersheimer à *The Great Delusion*.

8. Un État, sans autorité internationale supérieure à laquelle se fier, renforce ses capacités pour se protéger et accroître sa puissance. Quelle logique réaliste décrit son comportement ?

La coopération institutionnelle sous une autorité suprême
La logique du self-help dans un système anarchique
La recherche d’un gain collectif par l’interdépendance économique
La délégation de la sécurité aux organisations internationales

La logique du self-help dans un système anarchique

Explication

Pour le réalisme, les États sont les acteurs centraux d’un système anarchique sans autorité supérieure et agissent selon la logique du self-help en quête de puissance. La primauté des institutions, la délégation de la sécurité et le gain collectif relèvent d’autres approches.

9. Dans un système où plusieurs États ajustent leurs capacités afin qu’aucun ne domine les autres, quel mécanisme réaliste favorise l’ordre international ?

L’équilibre des puissances
La coopération par des institutions communes
La domination durable d’une puissance hégémonique
L’autorité d’un gouvernement mondial

L’équilibre des puissances

Explication

Dans la perspective réaliste, l’ordre international naît de l’équilibre des puissances. Un gouvernement mondial ou la coopération institutionnelle ne sont pas le mécanisme indiqué, et l’hégémonie d’un seul État ne correspond pas à cet équilibre.

10. Deux États évoluent dans un système sans autorité supérieure, mais choisissent de réduire les tensions en coopérant au sein d’institutions internationales. Quelle interprétation correspond à l’internationalisme libéral ?

L’anarchie entraîne nécessairement le conflit, que seul l’équilibre militaire peut contenir
Les institutions remplacent l’anarchie en imposant une autorité supérieure aux États
L’anarchie n’impose pas nécessairement le conflit, et les institutions facilitent la coopération
La coopération découle principalement de la supériorité militaire d’un des États

L’anarchie n’impose pas nécessairement le conflit, et les institutions facilitent la coopération

Explication

L’internationalisme libéral conteste que l’anarchie conduise nécessairement au conflit et privilégie la coopération et les institutions internationales plutôt que la seule puissance militaire. L’inévitabilité du conflit et la primauté militaire caractérisent mal cette approche, tandis que les institutions ne sont pas présentées comme une autorité supérieure.

11. Deux États considèrent d’abord un voisin comme une menace, puis développent une identité commune qui modifie leurs intérêts et leur perception de cette relation. Quelle idée du constructivisme social cette évolution illustre-t-elle ?

La distribution des capacités militaires fixe les intérêts des États
Les structures et les intérêts étatiques sont donnés naturellement
Les structures et les intérêts étatiques sont construits socialement
Les institutions internationales déterminent les intérêts par des règles formelles

Les structures et les intérêts étatiques sont construits socialement

Explication

Le constructivisme social considère que les structures et les intérêts des États sont construits socialement, et non donnés naturellement. Les règles institutionnelles et la distribution de la puissance matérielle ne résument pas cette idée.

12. Quel auteur affirme que « l’anarchie est ce que les États en font » dans un article publié en 1992 ?

Nicholas Onuf
Kenneth Waltz
Alexander Wendt
Joseph Nye

Alexander Wendt

Explication

Alexander Wendt formule cette idée dans l’article « Anarchy is What States Make of It » (1992). Kenneth Waltz est un théoricien néoréaliste, Nicholas Onuf est associé à l’introduction du terme constructivisme en RI, et Joseph Nye est cité à propos de la coopération.

13. Dans une analyse marxiste des relations internationales, quel facteur structure principalement la politique mondiale ?

Les rapports de classe dans une économie capitaliste mondiale inégale
Les rivalités militaires entre puissances souveraines
Les règles de coopération établies par les organisations internationales
Les intérêts des États dans un système sans autorité centrale

Les rapports de classe dans une économie capitaliste mondiale inégale

Explication

Les théories marxistes mettent l’accent sur les classes au sein d’une économie capitaliste mondiale inégale, plutôt que sur les États comme unités structurantes. L’analyse par les États confond les acteurs avec les classes, tandis que les explications militaires ou institutionnelles ne correspondent pas à ce principe.

14. Une étude classe les économies mondiales selon leur position dans une hiérarchie où certaines régions dominent, d’autres occupent une position intermédiaire et d’autres sont exploitées. Quelle classification correspond à la théorie des systèmes-monde ?

États développés, États émergents et États souverains
Centre, semi-périphérie et périphérie exploitée
Bloc capitaliste et bloc socialiste
Centre, périphérie dominante et États non alignés

Centre, semi-périphérie et périphérie exploitée

Explication

La théorie des systèmes-monde distingue trois positions dans une hiérarchie économique : le centre, la semi-périphérie et la périphérie exploitée. L’opposition entre deux blocs et les catégories d’États souverains ne restituent pas cette structure tripartite.

15. Une chercheuse remarque que les grandes théories des relations internationales ont été élaborées en Europe pour répondre à des problèmes européens. Quelle critique postcoloniale ou décoloniale cette observation illustre-t-elle ?

Ces théories privilégient les méthodes quantitatives au détriment des études de cas
Ces théories sont eurocentriques par leur origine et leur contexte de formation
Ces théories négligent les effets du genre dans la politique mondiale
Ces théories décrivent principalement les inégalités entre les classes sociales

Ces théories sont eurocentriques par leur origine et leur contexte de formation

Explication

Les approches postcoloniales et décoloniales qualifient ces théories d’eurocentriques parce qu’elles sont nées en Europe en réponse à des problèmes européens. L’inégalité de classe et la structuration par le genre relèvent d’autres axes d’analyse, tandis que la critique ici ne porte pas sur les méthodes quantitatives.

16. Une analyse examine comment les rôles et rapports de genre influencent les institutions, les conflits et les décisions internationales, sans se limiter à la présence des femmes. De quelle approche s’agit-il ?

Des approches postcoloniales et décoloniales
Des théories marxistes des relations internationales
Des théories féministes des relations internationales
De la théorie des systèmes-monde

Des théories féministes des relations internationales

Explication

Les théories féministes étudient comment le genre structure la politique mondiale, au-delà de la seule place des femmes. La critique de l’eurocentrisme caractérise les approches postcoloniales et décoloniales, tandis que l’analyse des classes et la hiérarchie centre-périphérie relèvent des approches marxistes.

17. Malgré une économie faible et un isolement important, la Corée du Nord effectue des tirs d’essai nucléaires dirigés vers la Corée du Sud. Quel objectif géopolitique ces démonstrations illustrent-elles ?

Afficher sa puissance afin de dissuader une intervention extérieure
Masquer ses capacités militaires en évitant toute démonstration
Accroître son poids économique en renforçant ses échanges régionaux
Préparer l’occupation du territoire sud-coréen par une offensive

Afficher sa puissance afin de dissuader une intervention extérieure

Explication

Les tirs d’essai servent à afficher la puissance nord-coréenne et à dissuader une intervention, malgré le faible PIB et l’isolement du pays. Le poids économique ne correspond pas à ce mécanisme, l’exemple ne décrit pas une préparation à l’occupation, et les tirs constituent bien une démonstration plutôt qu’une dissimulation.

18. Un petit État ne peut rivaliser seul avec un voisin beaucoup plus puissant. Quelle démarche correspond à la balance of power ?

Se placer sous l’autorité du voisin dominant pour éviter la rivalité
Accroître seul ses forces pour égaler celles du voisin puissant
S’allier à d’autres petits États ou à une autre grande puissance
Rester neutre afin de compenser l’écart de puissance sans partenaires

S’allier à d’autres petits États ou à une autre grande puissance

Explication

La balance of power consiste, pour un État incapable de rivaliser seul avec un voisin puissant, à rechercher des alliances avec d’autres petits États ou une autre grande puissance. Le renforcement solitaire ne correspond pas à la recherche d’alliés, l’alignement sur le voisin dominant n’équilibre pas sa puissance, et la neutralité ne constitue pas une alliance compensatrice.

19. Dans la définition de Thucydide, qu’est-ce que la puissance ?

La possession de ressources matérielles indépendamment de leur usage
La capacité de faire plier autrui et d’imposer sa domination
La relation par laquelle une unité politique impose sa volonté
La capacité de négocier des compromis entre unités politiques

La capacité de faire plier autrui et d’imposer sa domination

Explication

Pour Thucydide, la puissance consiste à faire plier autrui et à imposer sa domination. La négociation de compromis et la possession de ressources ne sont pas sa définition, tandis que la formulation sur une relation entre unités politiques renvoie à Raymond Aron.

20. Comment Raymond Aron définit-il la puissance internationale d’une unité politique ?

La capacité d’imposer sa volonté aux autres unités politiques
La possession de ressources suffisantes pour influencer les autres unités
La capacité des autres unités à imposer leur volonté à cette unité
La capacité de faire plier autrui par une domination directe

La capacité d’imposer sa volonté aux autres unités politiques

Explication

Raymond Aron définit la puissance internationale comme la capacité d’une unité politique à imposer sa volonté aux autres unités politiques. La domination de Thucydide est une formulation voisine mais distincte, la possession de ressources ne suffit pas à définir cette capacité, et l’inversion attribue à l’unité le rôle de subir la volonté d’autrui.

21. Deux États disposent de capacités différentes, mais leur rapport de puissance varie selon leurs interactions. Quelle idée de Raymond Aron cette situation illustre-t-elle ?

La puissance est une relation humaine entre unités politiques, non un absolu
La puissance est un classement fixe déterminé par les ressources de chaque État
La puissance est une alliance formelle conclue entre plusieurs unités politiques
La puissance est une quantité absolue indépendante des interactions politiques

La puissance est une relation humaine entre unités politiques, non un absolu

Explication

Pour Aron, la puissance n’est pas un absolu : elle s’inscrit dans une relation entre unités politiques. Un classement fixe ou une quantité indépendante des interactions transforme cette relation en propriété absolue, tandis qu’une alliance est une forme de coopération et non la définition de la puissance.

22. Dans une analyse des relations internationales, quelle thèse caractérise la critique de Joseph Nye à l’égard de l’approche stato-centrée ?

Les États comptent, mais les acteurs non étatiques et les interdépendances comptent aussi.
Les relations internationales s’expliquent surtout par les interactions entre États souverains.
Les organisations intergouvernementales remplacent les États comme acteurs centraux.
Les interdépendances concernent principalement les échanges économiques entre gouvernements.

Les États comptent, mais les acteurs non étatiques et les interdépendances comptent aussi.

Explication

Nye critique le stato-centrisme en soulignant le rôle des acteurs non étatiques et des interdépendances, sans nier l’importance des États. Réduire les relations aux seuls États maintient le biais qu’il critique, tandis que les deux autres réponses restreignent ou déplacent indûment sa thèse.

23. Une association privée fait circuler des informations dans plusieurs pays, sans agir comme agent d’un gouvernement ni d’une organisation intergouvernementale. Comment qualifier ce mouvement transfrontalier ?

Une relation transnationale, car un acteur n’est pas un agent gouvernemental ou intergouvernemental.
Une relation transnationale, à condition que les deux acteurs soient non gouvernementaux.
Une relation interétatique, car seules les entités tangibles traversent les frontières.
Une relation interétatique, car le mouvement franchit des frontières nationales.

Une relation transnationale, car un acteur n’est pas un agent gouvernemental ou intergouvernemental.

Explication

Une relation transnationale implique le mouvement d’entités tangibles ou intangibles à travers des frontières, avec au moins un acteur qui n’est agent ni d’un gouvernement ni d’une organisation intergouvernementale. La réponse interétatique confond le passage de frontières avec une relation entre États; les autres réponses imposent à tort deux acteurs non gouvernementaux ou excluent les entités intangibles.

24. Deux pays dépendent réciproquement de décisions prises par l’autre et sont tous deux sensibles et vulnérables à leurs effets. Quelle situation décrit ce cas ?

Une sensibilité réciproque, sans vulnérabilité aux comportements de l’autre.
Une dépendance unilatérale, où un pays subit les décisions de l’autre.
Une autonomie mutuelle, où les décisions de chaque pays n’affectent pas l’autre.
Une interdépendance complexe, fondée sur une sensibilité et une vulnérabilité réciproques.

Une interdépendance complexe, fondée sur une sensibilité et une vulnérabilité réciproques.

Explication

L’interdépendance complexe suppose que chaque acteur soit sensible et vulnérable aux comportements des autres, et réciproquement. La dépendance unilatérale nie la réciprocité, la sensibilité seule omet la vulnérabilité, et l’autonomie exclut l’influence mutuelle.

25. Deux États fortement interdépendants évaluent le recours à la force pour obtenir un avantage politique, mais constatent que les coûts possibles dépassent les bénéfices de la coopération. Quelle conclusion correspond à l’analyse de Nye et Keohane ?

La force devient moins attrayante, mais les coûts de l’interdépendance peuvent dépasser les gains de coopération.
La force devient plus attrayante, car l’interdépendance accroît les bénéfices potentiels de la coopération.
La force devient impossible, puisque l’interdépendance garantit une coopération avantageuse.
La force reste aussi attrayante, car les coûts de l’interdépendance n’affectent pas les choix politiques.

La force devient moins attrayante, mais les coûts de l’interdépendance peuvent dépasser les gains de coopération.

Explication

Quand l’interdépendance augmente, l’attrait de la violence à des fins politiques diminue, mais les coûts de l’interdépendance peuvent dépasser les bénéfices potentiels de la coopération. Dire que la force disparaît ou que la coopération est garantie exagère l’effet; affirmer que la force devient plus attrayante inverse la relation.

26. Dans un contexte où des entreprises, des associations et des gouvernements échangent par plusieurs canaux, sans qu’un agenda politique ordonne ces échanges, quel trait des interdépendances complexes est le plus manifeste ?

Des canaux multiples sans hiérarchie ordonnée, où la force militaire est peu utile.
Un canal diplomatique centralisé qui organise les échanges entre les sociétés.
Un recours central à la force militaire pour coordonner les échanges transfrontaliers.
Une hiérarchie dominée par la sécurité militaire qui structure chaque interaction.

Des canaux multiples sans hiérarchie ordonnée, où la force militaire est peu utile.

Explication

Les interdépendances complexes se caractérisent par des interactions sociales empruntant des canaux multiples, sans hiérarchie autour d’un agenda politique donné, et par une faible utilité de la force militaire. Le canal unique, la hiérarchie militaire et le rôle central de la force contredisent chacun un aspect de cette caractérisation.

27. Quel ensemble associe correctement les quatre bases des modèles de changement des régimes internationaux ?

Le pouvoir global, les acteurs non étatiques, les techniques étatiques non militaires et les variables économiques.
Les capacités de puissance, la sécurité militaire, le pouvoir global et les canaux transnationaux.
Les processus économiques, le pouvoir global, le pouvoir sectoriel et les capacités de puissance affectées par l’organisation internationale.
Les processus économiques, le pouvoir sectoriel, les acteurs non étatiques et la sécurité militaire nationale.

Les processus économiques, le pouvoir global, le pouvoir sectoriel et les capacités de puissance affectées par l’organisation internationale.

Explication

Les quatre modèles s’appuient sur les processus économiques, la structure globale du pouvoir, la structure du pouvoir dans les domaines sectoriels et les capacités de puissance affectées par l’organisation internationale. Les autres ensembles remplacent certaines de ces bases par des notions voisines, comme les acteurs non étatiques ou la sécurité militaire.

28. Dans *Future of Power* (2011), comment Joseph Nye définit-il la puissance en situation sociale ?

La capacité d’influencer autrui pour obtenir les résultats souhaités
Le droit reconnu d’ordonner aux autres acteurs d’obéir
La possession de ressources permettant de dominer les autres acteurs
La capacité d’imposer sa volonté par la force à autrui

La capacité d’influencer autrui pour obtenir les résultats souhaités

Explication

Pour Nye, la puissance est la capacité d’agir et, en situation sociale, d’influencer autrui afin d’obtenir les résultats souhaités. La force seule réduit la définition à la coercition, les ressources ne garantissent pas à elles seules les résultats, et l’autorité juridique est une notion différente.

29. Pour lutter contre le changement climatique, plusieurs États partagent leurs technologies et coordonnent leurs efforts. Quelle forme de puissance cette coopération illustre-t-elle ?

La puissance « sur », fondée sur la domination
La coercition, fondée sur les menaces et les pressions
L’incitation, fondée sur les paiements et les avantages
La puissance « avec », fondée sur la coopération

La puissance « avec », fondée sur la coopération

Explication

La puissance peut reposer sur la coopération, appelée puissance « avec », plutôt que sur l’imposition à autrui. La domination et la coercition relèvent de la puissance « sur », tandis que l’incitation utilise des avantages pour orienter un acteur.

30. Un gouvernement combine des sanctions économiques et une stratégie destinée à rendre son modèle politique attractif. Quelle relation entre hard power et soft power cette démarche illustre-t-elle ?

Une stratégie coercitive qui transforme l’attractivité en contrainte
Une stratégie d’attractivité qui rend la coercition superflue
Deux faces complémentaires qui peuvent être mobilisées ensemble
Deux stratégies incompatibles qui s’excluent mutuellement

Deux faces complémentaires qui peuvent être mobilisées ensemble

Explication

Le hard power et le soft power sont deux faces complémentaires de la puissance, et non des stratégies qui se remplacent. Les sanctions relèvent de la coercition, tandis que l’attractivité constitue une forme de soft power.

31. Un État menace d’imposer des sanctions à un partenaire pour le faire changer de politique, puis lui propose une aide financière s’il accepte. Quelles formes de hard power utilise-t-il ?

La fixation de l’agenda par la menace et l’attractivité par l’aide
La coercition par la menace et l’incitation par l’avantage économique
La coopération par la menace et la coercition par l’aide financière
L’attractivité par la menace et la fixation de l’agenda par le paiement

La coercition par la menace et l’incitation par l’avantage économique

Explication

La menace de sanctions est une forme de coercition, tandis que l’aide financière conditionnelle constitue une incitation économique. La fixation de l’agenda et l’attractivité relèvent du soft power, et la coopération ne désigne pas ces moyens de pression.

32. Un gouvernement diffuse des films et des messages vantant son régime, mais le public étranger ne trouve pas ce modèle attirant. Comment faut-il qualifier cette démarche ?

De la propagande, sans preuve d’un soft power fondé sur l’attraction
Du sharp power, car tout message politique repose sur la subversion
De la coopération, car le public reçoit des contenus étrangers
Du soft power, car toute diffusion de produits culturels attire

De la propagande, sans preuve d’un soft power fondé sur l’attraction

Explication

Le soft power repose sur l’attractivité, et la simple diffusion de produits culturels ou de propagande ne suffit pas à l’établir. Assimiler toute diffusion culturelle à l’attraction confond visibilité et attrait; le sharp power implique notamment subversion et manipulation.

33. Une opération étrangère intimide des acteurs locaux, diffuse de fausses informations et cherche à déstabiliser le débat politique. De quelle forme de puissance s’agit-il ?

Du soft power, une forme de puissance fondée sur l’attractivité culturelle
Du sharp power, une forme de hard power fondée sur la subversion et la pression
De la fixation de l’agenda, une forme de puissance fondée sur la persuasion
De l’incitation, une forme de puissance fondée sur les avantages économiques

Du sharp power, une forme de hard power fondée sur la subversion et la pression

Explication

Le sharp power est présenté comme une forme de hard power qui mobilise notamment subversion, intimidation, pressions et désinformation. L’attractivité culturelle caractérise le soft power, tandis que fixation de l’agenda et incitation désignent d’autres mécanismes.

34. Quels objectifs Pékin poursuit-il en Europe selon deux cabinets allemands ?

Accroître les échanges commerciaux, renforcer l’unité occidentale et préserver le statu quo politique
Rallier des relais favorables, affaiblir l’unité occidentale et promouvoir son système comme alternative
Développer des alliances militaires, affaiblir les réseaux d’influence et promouvoir la neutralité politique
Rallier des opposants, consolider l’unité occidentale et présenter son système comme un modèle dépassé

Rallier des relais favorables, affaiblir l’unité occidentale et promouvoir son système comme alternative

Explication

Les trois objectifs rapportés sont de construire un réseau de personnalités favorables à la politique chinoise, d’affaiblir l’unité occidentale et de rendre le système chinois crédible comme alternative. Les distracteurs remplacent ces objectifs par des visées commerciales ou militaires, ou inversent leur orientation.

35. Une stratégie cherche à conquérir les esprits en mobilisant le sharp power et en transformant l’information en instrument de conflit. Quel phénomène décrit-elle ?

La diplomatie culturelle
La censure administrative
La guerre informationnelle
La guerre conventionnelle

La guerre informationnelle

Explication

La guerre informationnelle vise à conquérir les esprits, notamment en mobilisant le sharp power et en militarisant l’information. La guerre conventionnelle relève du combat armé, tandis que diplomatie culturelle et censure administrative ne rendent pas compte de ce mécanisme.

36. Quelle définition distingue le smart power du sharp power dans l’analyse de Joseph Nye ?

L’emploi de la force militaire pour contraindre un adversaire
La combinaison du hard power et du soft power dans une stratégie efficace
La subversion et la manipulation destinées à influencer les esprits
La diffusion de valeurs culturelles sans recours à d’autres leviers

La combinaison du hard power et du soft power dans une stratégie efficace

Explication

Le smart power associe hard power et soft power au sein d’une stratégie efficace. La subversion et la manipulation relèvent du sharp power, la seule contrainte militaire réduit la puissance au hard power, et la diffusion culturelle seule ne décrit que le soft power.

37. Face à une crise diplomatique, une responsable américaine examine les moyens diplomatiques, économiques, militaires, politiques, juridiques et culturels disponibles. Quelle démarche correspond à la définition du smart power donnée par Hillary Clinton en 2009 ?

Recourir à la force militaire pour obtenir rapidement une concession
Sélectionner l’outil ou la combinaison la mieux adaptée à la situation
Privilégier la négociation diplomatique comme réponse à la crise
Mobiliser tous les outils disponibles de manière uniforme

Sélectionner l’outil ou la combinaison la mieux adaptée à la situation

Explication

Pour Hillary Clinton, il faut choisir le bon outil ou la combinaison adaptée à chaque situation. Le choix militaire par réflexe confond smart power et hard power, la diplomatie privilégiée comme réponse générale néglige les autres outils, et l’emploi uniforme de tous les moyens ignore l’adaptation au contexte.

38. Pour contenir la Chine, les États-Unis proposent un accord de libre-échange qui l’exclut tout en réorientant une part accrue de leur flotte vers l’Indo-Pacifique. Quelle interprétation associe correctement ces deux leviers ?

Le TPP inclut la Chine dans l’accord et le pivot réduit la présence navale
Le TPP mobilise un levier militaire et le pivot un levier économique
Le TPP mobilise un levier économique et le pivot un levier militaire
Le TPP relève de la diplomatie culturelle et le pivot de la politique commerciale

Le TPP mobilise un levier économique et le pivot un levier militaire

Explication

Le TPP est un traité de libre-échange sans la Chine, tandis que le pivot réoriente le déploiement de la flotte vers l’Indo-Pacifique. Attribuer une nature militaire au TPP ou économique au pivot inverse leurs leviers, et l’accord décrit exclut la Chine.

39. Dans une relation entre deux États, l’un parvient à modifier le comportement de l’autre. Quelle conception de la puissance cette situation illustre-t-elle ?

Une capacité de contraindre autrui par la force armée
Une capacité d’affecter autrui qui s’exerce dans une relation
Une relation qui suppose un statut égal entre les acteurs
Un stock de ressources détenu indépendamment des autres acteurs

Une capacité d’affecter autrui qui s’exerce dans une relation

Explication

La puissance se définit comme la capacité d’affecter autrui et s’exerce comme une relation plutôt que comme un bien possédé. La réduire à un stock ou à la force armée méconnaît cette conception, tandis que l’influence n’exige pas une égalité de statut.

40. Une entreprise technologique et une organisation internationale influencent les décisions d’un gouvernement. Quelle interprétation correspond à l’interdépendance complexe de Joseph Nye et Robert Keohane ?

La puissance exercée par ces acteurs se limite au domaine militaire
D’autres acteurs que l’État peuvent exercer la puissance
La présence d’autres acteurs supprime le rôle de l’État
L’État demeure le seul acteur exerçant la puissance

D’autres acteurs que l’État peuvent exercer la puissance

Explication

L’interdépendance complexe reconnaît que l’État ne détient plus le monopole de l’exercice de la puissance. Le monopole étatique correspond au paradigme réaliste, la pluralité des acteurs ne signifie pas la disparition de l’État, et l’influence ne se limite pas au militaire.

41. Un gouvernement dépend d’un service de communication par satellite fourni par une entreprise privée, qui pourrait suspendre cet accès. Quelle conclusion le cas illustre-t-il ?

L’entreprise dispose d’un levier d’influence sans être pour autant plus puissante que l’État
L’entreprise est nécessairement plus puissante que l’État puisqu’elle contrôle la technologie
L’entreprise ne peut pas influencer un pays sans exercer une fonction gouvernementale
La technologie devient une ressource de l’État dès qu’un gouvernement en dépend

L’entreprise dispose d’un levier d’influence sans être pour autant plus puissante que l’État

Explication

Le cas de Starlink montre qu’une entreprise peut influencer un pays en fournissant ou en retirant l’accès à une technologie, sans être pour autant présentée comme plus puissante qu’un État. Le contrôle technologique ne prouve pas une supériorité globale, l’influence ne requiert pas une fonction gouvernementale et la dépendance ne transforme pas la ressource privée en ressource étatique.

42. À la suite du départ de Wagner du Mali le 6 juin 2025, quelle force russe y demeure sous le commandement direct du ministère russe de la Défense ?

Une force relevant d’un commandement privé distinct
Une force placée sous le commandement de l’armée malienne
L’Africa Corps
Le groupe Wagner

L’Africa Corps

Explication

Après le départ de Wagner du Mali, l’Africa Corps y reste sous le commandement direct du ministère russe de la Défense. Wagner est la force qui part, tandis que les deux autres choix attribuent à tort le commandement à une structure privée ou malienne.

43. Quelle formule résume le rapport entre les organisations internationales et les États ?

Elles imposent leur volonté aux États depuis l’extérieur.
Elles restent le cadre et l’instrument des États.
Elles remplacent les États comme acteurs de la puissance.
Elles servent de cadre aux ONG plutôt qu’aux États.

Elles restent le cadre et l’instrument des États.

Explication

Les organisations internationales demeurent un cadre et un instrument des États, formule résumée par « No nightwatch ». Les organisations souveraines autonomes les confondent avec des acteurs indépendants, tandis que les ONG et l’imposition extérieure déplacent ou inversent leur rôle.

44. Une ONG dénonce publiquement un gouvernement qui enfreint des règles et agit de façon jugée immorale. Quel levier de puissance exerce-t-elle principalement ?

Un pouvoir de contrainte militaire et territoriale.
Un pouvoir de représentation diplomatique des États.
Un pouvoir de crédibilité et de réputation.
Un pouvoir de condamnation juridique internationale.

Un pouvoir de crédibilité et de réputation.

Explication

En dénonçant les manquements, une ONG peut affecter la crédibilité et la réputation d’un État. La contrainte militaire et la représentation diplomatique relèvent d’autres formes de pouvoir; la dénonciation ne constitue pas en elle-même une condamnation juridique.

45. Qui a créé le terme « BRIC » et en quelle année ?

Les dirigeants des BRIC, lors du sommet de 2009.
Les Nations unies, lors de la création du groupe en 2001.
Jim O’Neill, de Goldman Sachs, en 2001.
L’Afrique du Sud, lors de son adhésion en 2010.

Jim O’Neill, de Goldman Sachs, en 2001.

Explication

Jim O’Neill, de Goldman Sachs, a créé le terme « BRIC » en 2001. Le sommet inaugural date de 2009 et l’Afrique du Sud rejoint le groupe en 2010; ces étapes ne sont pas l’origine de l’acronyme.

46. Un groupe de puissances émergentes coopère sur le plan économique, mais ses membres sont divisés politiquement. Quelle appréciation décrit le mieux la cohérence des BRICS ?

Une unité politique forte, sans accord économique entre les membres.
Une absence de coopération économique, malgré une cohérence politique complète.
Une entente économique réelle, mais une cohérence politique limitée par des divisions internes.
Une cohérence politique complète, fondée sur leur opposition commune à l’Occident.

Une entente économique réelle, mais une cohérence politique limitée par des divisions internes.

Explication

Les BRICS se sont accordés sur le plan économique, mais leurs divisions internes limitent leur cohérence politique. L’accord économique ne garantit pas l’unité politique, et les rivalités entre membres empêchent de conclure à une cohérence politique complète.

47. Un État se situe entre les grandes et les petites puissances selon son PIB, ses capacités de défense et sa population. Quelle catégorie décrit cette position ?

Une petite puissance
Un État médiateur
Une puissance moyenne
Une grande puissance

Une puissance moyenne

Explication

La définition par la position situe une puissance moyenne entre les grandes et les petites puissances dans les classements de PIB, de défense et de population. Le statut de grande puissance et celui de petite puissance correspondent aux extrêmes, tandis que l’État médiateur relève d’une définition par le comportement.

48. Après que l’Australie a demandé une enquête sur l’origine du Covid-19, la Chine impose des droits d’environ 80 % sur l’orge australienne et frappe le vin entre 2020 et 2023. Quel mécanisme cet épisode illustre-t-il ?

L’usage de pressions commerciales chinoises contre l’Australie
Une médiation australienne dans un différend commercial
Des sanctions australiennes visant les exportations chinoises
Une restriction militaire imposée par l’alliance AUKUS

L’usage de pressions commerciales chinoises contre l’Australie

Explication

La Chine a imposé des droits élevés sur l’orge et frappé le vin australien après la demande d’enquête de Canberra, ce qui illustre une pression commerciale. La médiation multilatérale est un autre comportement diplomatique, AUKUS est une alliance de sécurité, et l’Australie n’est pas l’auteur de ces mesures chinoises.

49. Une puissance montante se rapproche de la puissance dominante et se montre insatisfaite de l’ordre international établi. Selon Organski, quelle situation devient alors plus susceptible de mener à la guerre ?

Une guerre rendue probable par l’éloignement croissant entre leurs puissances
Une guerre provoquée par la seule faiblesse de la puissance montante
Une guerre déclenchée par l’acceptation de l’ordre par les deux puissances
Une guerre entre puissances proches en puissance et en désaccord sur l’ordre

Une guerre entre puissances proches en puissance et en désaccord sur l’ordre

Explication

Pour Organski, le risque de guerre augmente lorsqu’une puissance montante approche la puissance dominante tout en étant insatisfaite de l’ordre existant. La faiblesse seule ne suffit pas, l’acceptation de l’ordre écarte la condition d’insatisfaction, et un écart qui se creuse ne correspond pas à l’approche de l’égalité.

50. Dans un pays du Sahel, l’influence culturelle et l’attrait de la France échouent à convaincre, tandis que la Russie accroît son influence par des moyens de pression. Quel constat s’applique ?

Le soft power français progresse tandis que le sharp power russe échoue
Le sharp power français échoue tandis que le soft power russe progresse
Le soft power français échoue tandis que le sharp power russe progresse
Le soft power des deux pays échoue sans progression russe

Le soft power français échoue tandis que le sharp power russe progresse

Explication

Au Sahel, le soft power de la France n’a pas fonctionné, tandis que le sharp power de la Russie a augmenté. Le sharp power français et le soft power russe inversent les instruments décrits, tandis que l’absence de progression russe contredit le constat établi.

51. Une puissance s’affaiblit, mais aucune autre ne reprend clairement ses relations, ses relais ni son influence. Quelle interprétation est compatible avec cette évolution ?

Son influence demeure concentrée et intacte malgré son affaiblissement
Son influence passe directement à la puissance qui la suit
Sa rivale reçoit automatiquement l’ensemble de son influence
Son influence peut se disperser sans être transférée à une rivale

Son influence peut se disperser sans être transférée à une rivale

Explication

L’affaiblissement d’une puissance n’implique pas nécessairement que son influence soit transférée à une autre : elle peut se disperser. Un transfert direct ou automatique vers une rivale n’est donc pas garanti, et le maintien intact de l’influence contredit l’hypothèse d’affaiblissement.

52. Quel ouvrage de John Mearsheimer, paru en 2018, est cité dans le panorama du paradigme réaliste des relations internationales ?

The Great Delusion: Liberal Dreams and International Realities
Theory of International Politics
Politics Among Nations
The Twenty Years’ Crisis

The Great Delusion: Liberal Dreams and International Realities

Explication

John Mearsheimer est associé à The Great Delusion: Liberal Dreams and International Realities, publié en 2018. Theory of International Politics est l’ouvrage de Kenneth Waltz, Politics Among Nations celui de Hans Morgenthau, et The Twenty Years’ Crisis celui d’E. H. Carr.

53. Un État ne peut pas être certain des intentions de ses voisins et craint une attaque ou une soumission à leurs exigences. Quelle stratégie correspond au raisonnement de Mearsheimer ?

Renforcer sa puissance afin de limiter le risque d’attaque ou de contrainte
Accepter les exigences des États voisins pour éviter toute rivalité
Réduire ses capacités militaires afin de susciter la confiance réciproque
S’en remettre aux institutions internationales pour garantir ses voisins

Renforcer sa puissance afin de limiter le risque d’attaque ou de contrainte

Explication

Pour Mearsheimer, la confiance entre États ne peut être totale ; un État cherche donc à devenir aussi puissant que possible pour éviter l’attaque, l’invasion ou la soumission aux injonctions d’un autre. Croire que les institutions garantissent les intentions, miser sur le désarmement ou accepter les exigences ne correspond pas à ce mécanisme.

54. Lors du vote de l’Assemblée générale de l’ONU du 2 mars 2022 condamnant l’invasion russe de l’Ukraine, quel résultat correspond aux votes contre la condamnation et à la part approximative de la population mondiale représentée par ces pays ?

10 pays, environ 75 %
141 pays, environ 2,6 %
5 pays, environ 2,6 %
5 pays, environ 26 %

5 pays, environ 2,6 %

Explication

Cinq pays ont voté contre la condamnation et ils représentent environ 2,6 % de la population mondiale. Le chiffre de 141 correspond aux votes pour, tandis que 10 pays et 75 % ne sont pas les données de ce vote.

55. Un tribunal cherche à poursuivre un criminel devant la Cour pénale internationale et à obtenir la coopération de son État pour l’arrêter. Quel cas illustre la limite liée à la ratification du Statut de Rome ?

Le criminel est ressortissant chinois
Le tribunal a émis un mandat d’arrêt
L’État coopère à l’arrestation
L’État a ratifié le Statut de Rome

Le criminel est ressortissant chinois

Explication

La Chine, comme la Russie et les États-Unis, n’a pas ratifié le Statut de Rome; le régime du traité prévoit la coopération des États parties pour arrêter les personnes poursuivies. La ratification, la coopération et l’émission d’un mandat ne constituent pas l’absence de ratification visée ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Diffusion et transition de puissance.

Que désigne la mondialisation, au sens simple ?

L’interconnexion croissante des sociétés, par laquelle les événements d’une région influencent de plus en plus les populations éloignées.

Existe-t-il une conception consensuelle de la mondialisation et de la politique mondiale contemporaine ?

Non, il n’existe pas de conception unique et consensuelle.

Que désignent les relations internationales, par opposition à la politique mondiale ?

Une discipline universitaire qui étudie la politique mondiale.

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