QCM : Du bal de cour au balletto — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception caractérise l’humanisme de la Renaissance ?

Une restauration de l’autorité ecclésiastique comme fondement principal de la connaissance
Une valorisation des savoirs pratiques détachée des références grecques, romaines et chrétiennes
Une défense de la tradition chevaleresque fondée sur la force et l’obéissance militaire
Un retour aux sources antiques accompagné d’une réflexion personnelle sur les capacités humaines

Un retour aux sources antiques accompagné d’une réflexion personnelle sur les capacités humaines

Explication

L’humanisme associe le retour aux sources antiques à une réflexion personnelle et à la confiance dans les capacités humaines. La restauration de l’autorité ecclésiastique ne correspond pas à son dégagement critique vis-à-vis de cette autorité.

2. Quel effet la redécouverte de l’Antiquité produit-elle sur l’éducation du corps à la Renaissance ?

Elle privilégie l’entraînement militaire au détriment des comportements sociaux
Elle sépare l’éducation corporelle de la formation morale et intellectuelle
Elle renforce la brutalité physique comme qualité centrale du chevalier
Elle favorise la maîtrise de soi et l’idéal du courtisan

Elle favorise la maîtrise de soi et l’idéal du courtisan

Explication

La redécouverte de l’Antiquité favorise une éducation du corps orientée vers la maîtrise de soi et l’idéal du courtisan. La brutalité valorisée chez le chevalier médiéval correspond précisément à la conception opposée.

3. Quelles disciplines forment le trio maître de l’éducation du gentilhomme à la Renaissance ?

La lutte, la chasse et la natation
L’équitation, l’escrime et la danse
La danse, la poésie et la peinture
L’escrime, le chant et la navigation

L’équitation, l’escrime et la danse

Explication

L’éducation du gentilhomme réunit l’équitation, l’escrime et la danse. La danse n’est donc pas une activité isolée, et les autres regroupements proposés remplacent à tort certaines de ces disciplines.

4. Que montre principalement le fait de savoir danser à la Renaissance ?

La volonté de se divertir en dehors des pratiques réservées à la noblesse
La capacité à tenir son corps, maîtriser ses gestes et afficher son rang
L’aptitude à improviser des mouvements sans respecter les codes sociaux
La possession d’une force physique supérieure et d’une expérience du combat

La capacité à tenir son corps, maîtriser ses gestes et afficher son rang

Explication

Savoir danser signifie contrôler sa posture et ses gestes tout en manifestant son rang social. L’improvisation sans codes ne rend pas compte de cette fonction de maîtrise et de représentation.

5. Quel événement de 1453 marque le début de l’Époque moderne ?

La victoire française de Marignan en Italie
La prise de Constantinople par les Ottomans
La découverte des routes maritimes vers les Amériques
La publication des premiers traités humanistes imprimés

La prise de Constantinople par les Ottomans

Explication

En 1453, la prise de Constantinople par les Ottomans marque la chute de l’Empire romain d’Orient et le début de l’Époque moderne. La victoire de Marignan appartient à l’année 1515 et ne correspond donc pas à cette rupture chronologique.

6. En quoi l’imprimerie transforme-t-elle la diffusion du savoir ?

Elle réserve la circulation des textes aux institutions religieuses et politiques
Elle produit des copies variables selon chaque atelier de fabrication
Elle reproduit les textes à l’identique et les rend plus accessibles
Elle remplace les livres par une transmission orale plus rapide

Elle reproduit les textes à l’identique et les rend plus accessibles

Explication

L’imprimerie permet de reproduire un même texte ou livre à l’identique, ce qui élargit l’accès au savoir. Les copies variables relèvent davantage de la copie manuscrite que de la production imprimée.

7. Quel rôle les mécènes italiens jouent-ils au XVIe siècle ?

Ils organisent la disparition des pratiques artistiques inspirées de l’Antiquité
Ils donnent un élan décisif aux arts, notamment à la danse
Ils financent principalement les attaques religieuses contre les spectacles
Ils limitent leur soutien aux œuvres privées sans effet sur la création artistique

Ils donnent un élan décisif aux arts, notamment à la danse

Explication

Les mécènes italiens soutiennent fortement les arts en général et la danse en particulier au XVIe siècle. Les attaques religieuses qui condamnent parfois la danse constituent une opposition au mécénat, et non sa fonction.

8. Quelle relation la redécouverte des œuvres antiques encourage-t-elle entre les arts ?

Une priorité accordée à la peinture dans l’organisation des spectacles
Une séparation stricte entre les arts du langage et les arts du mouvement
Une réflexion sur les rapports entre poésie, musique et danse
Une réduction de la danse à un accompagnement indépendant de la musique

Une réflexion sur les rapports entre poésie, musique et danse

Explication

La redécouverte des œuvres antiques conduit à réfléchir aux liens entre poésie, musique et danse. Elle ne propose donc pas de dissocier ces pratiques ni de réduire la danse à un rôle indépendant.

9. Comment définir la danse mesurée ?

Une pratique où la musique accompagne les mouvements sans tenir compte des syllabes
Une pratique où les mouvements traduisent la métrique musicale liée à la métrique poétique
Une pratique où les danseurs improvisent sans rapport avec la structure du texte chanté
Une pratique où chaque geste correspond à une figure géométrique indépendante du rythme

Une pratique où les mouvements traduisent la métrique musicale liée à la métrique poétique

Explication

La danse mesurée fait correspondre les mouvements du corps à la métrique musicale, elle-même accordée à la métrique poétique. Une danse sans rapport avec la structure syllabique ne relève donc pas de ce principe.

10. Quel ensemble de qualités caractérise le comportement recherché chez le courtisan de la Renaissance ?

La bravoure, la force, l’endurance et la discipline
L’habileté, la précision, la légèreté et l’élégance
La maîtrise des armes, la conquête, l’audace et la puissance
La ferveur religieuse, l’érudition, l’ascèse et l’obéissance

L’habileté, la précision, la légèreté et l’élégance

Explication

Le courtisan est formé aux usages de la cour, aux exercices physiques et à la vie mondaine, ce qui valorise l’élégance et la maîtrise du comportement. La maîtrise des armes définit plutôt l’idéal chevaleresque fondé sur le métier des armes.

11. Quelle transformation concerne les pratiques de l’équitation et de l’escrime à la Renaissance ?

L’équitation reste liée aux batailles et l’escrime s’oriente vers l’apprentissage de la danse.
L’équitation devient une pratique artistique et l’escrime retrouve une fonction principalement militaire.
L’équitation acquiert une dimension mondaine et l’escrime devient aussi esthétique et démonstrative.
L’équitation se destine aux cérémonies et l’escrime abandonne sa dimension corporelle.

L’équitation acquiert une dimension mondaine et l’escrime devient aussi esthétique et démonstrative.

Explication

À la Renaissance, l’équitation dépasse son usage militaire, tandis que l’escrime devient également une pratique esthétique et démonstrative. L’escrime ne perd donc pas sa dimension corporelle et ne se réduit pas à une fonction guerrière.

12. Dans quel contexte apparaissent les premiers traités italiens de danse ?

En Italie au XVe siècle, avec notamment Domenico da Piacenza, Guglielmo Ebreo et Antonio Cornazzano.
En France au XVe siècle, avec notamment Michel Toulouze, Domenico da Piacenza et Thoinot Arbeau.
En Italie au XVIe siècle, avec notamment Thoinot Arbeau, Michel Toulouze et Antonio Cornazzano.
En France au XVIe siècle, avec notamment Guglielmo Ebreo, Michel Toulouze et Jehan Tabourot.

En Italie au XVe siècle, avec notamment Domenico da Piacenza, Guglielmo Ebreo et Antonio Cornazzano.

Explication

Les premiers traités de danse apparaissent en Italie au XVe siècle, notamment autour de Domenico da Piacenza, Guglielmo Ebreo et Antonio Cornazzano. Michel Toulouze appartient à une étape française plus tardive, et Thoinot Arbeau écrit au XVIe siècle.

13. Quel effet les traités de danse produisent-ils sur une pratique dansée ?

Ils la maintiennent orale, improvisée, locale et difficilement transmissible.
Ils la rendent décrite, nommée, transmissible et finalement reconstituable.
Ils la transforment en spectacle musical sans description des mouvements.
Ils la réservent aux maîtres de cour en supprimant sa dimension corporelle.

Ils la rendent décrite, nommée, transmissible et finalement reconstituable.

Explication

Les traités font passer la danse d’une pratique vécue à une danse observée, décrite, nommée et transmise, donc potentiellement reconstituable. Ils ne suppriment pas la dimension corporelle et ne la réduisent pas à un spectacle musical.

14. Quelle est la nature de L’Orchésographie publiée en 1589 ?

Un traité de civilité décrivant les usages mondains de la cour de Venise.
Un traité pédagogique, musical et chorégraphique de Thoinot Arbeau, pseudonyme de Jehan Tabourot.
Un manuel de pas destiné à l’entraînement militaire et attribué à Michel Toulouze.
Un recueil de danses françaises consacré à la pratique de l’escrime.

Un traité pédagogique, musical et chorégraphique de Thoinot Arbeau, pseudonyme de Jehan Tabourot.

Explication

L’Orchésographie paraît en 1589 sous le nom de Thoinot Arbeau, pseudonyme de Jehan Tabourot, et associe pédagogie, musique et chorégraphie. Il ne s’agit pas d’un simple manuel de pas ni d’un traité de civilité.

15. Dans le système de l’Orchésographie, comment la musique et les lettres se complètent-elles ?

La musique présente le costume et les lettres organisent les échanges entre danseurs.
La musique nomme le pas à exécuter et les lettres indiquent le moment de commencer.
La musique décrit la posture du danseur et les lettres règlent la vitesse musicale.
La musique indique le moment où danser et les lettres indiquent le pas à exécuter.

La musique indique le moment où danser et les lettres indiquent le pas à exécuter.

Explication

Dans l’Orchésographie, la musique sert de repère temporel, tandis que les lettres placées sous la musique indiquent l’action dansée. Les lettres ne remplacent donc pas la fonction temporelle de la musique.

16. Quelle opposition distingue le mieux la pavane de la gaillarde ?

La pavane se danse en ronde fermée, tandis que la gaillarde se danse en chaîne alternée.
La pavane repose sur cinq mouvements, tandis que la gaillarde accompagne l’ouverture des bals.
La pavane est lente et majestueuse, tandis que la gaillarde est rapide, sautée et virtuose.
La pavane est rapide et sautée, tandis que la gaillarde est lente, glissée et majestueuse.

La pavane est lente et majestueuse, tandis que la gaillarde est rapide, sautée et virtuose.

Explication

La pavane se caractérise par une allure lente, grave, glissée et majestueuse, alors que la gaillarde privilégie la rapidité, les sauts et la virtuosité. La ronde fermée correspond plutôt au branle, et l’ouverture des bals à la fonction sociale de la pavane.

17. Quelle fonction sociale la pavane remplit-elle dans un bal de la Renaissance ?

Elle ouvre le bal, manifeste la dignité, présente les costumes et favorise les échanges sociaux.
Elle organise une ronde fermée où les partenaires se tiennent par la main.
Elle accélère le bal, met en valeur les sauts et développe l’agilité des danseurs.
Elle accompagne les exercices d’escrime et démontre la maîtrise des armes.

Elle ouvre le bal, manifeste la dignité, présente les costumes et favorise les échanges sociaux.

Explication

La pavane sert à ouvrir les bals et à mettre en scène la dignité, les costumes et les relations sociales. Les sauts et l’agilité relèvent plutôt de la gaillarde, tandis que la ronde fermée caractérise le branle.

18. À partir de quelle période des compositions chorégraphiques commencent-elles à être conçues pour être regardées comme un spectacle ?

À partir de 1550, avec des compositions destinées au plaisir des spectateurs
À partir de 1450, avec des danses réservées aux cérémonies religieuses
À partir de 1750, avec des spectacles présentés devant un public payant
À partir de 1650, avec des ballets organisés par les théâtres publics

À partir de 1550, avec des compositions destinées au plaisir des spectateurs

Explication

Vers 1550, certaines compositions chorégraphiques sont conçues pour être exécutées afin de procurer du plaisir et d’être regardées, ce qui fait émerger l’idée de ballet. La création de théâtres publics et d’un public payant appartient à une évolution ultérieure.

19. Quelle transformation distingue progressivement la danse-spectacle de la danse sociale pratiquée lors d’un bal ?

La danse-spectacle est réservée aux cérémonies religieuses de la Cour
La danse-spectacle est exécutée sans préparation musicale ni organisation scénique
La danse-spectacle est organisée par un maître à danser ou un chorégraphe
La danse-spectacle est improvisée par les participants selon leur rang social

La danse-spectacle est organisée par un maître à danser ou un chorégraphe

Explication

La danse-spectacle devient une œuvre structurée sous la direction d’un maître à danser ou d’un chorégraphe. La danse sociale repose davantage sur la participation des personnes présentes, plutôt que sur une organisation artistique centralisée.

20. Dans la société de cour, que manifeste principalement la danse lorsqu’elle devient un langage du corps ?

La spontanéité individuelle, l’égalité entre les participants et leur liberté de mouvement
La ferveur religieuse, l’appartenance communautaire et la fidélité aux traditions locales
La maîtrise de soi, les qualités du danseur et son rang devant la Cour
La richesse musicale, la virtuosité des instruments et le prestige des compositeurs

La maîtrise de soi, les qualités du danseur et son rang devant la Cour

Explication

La danse corporelle rend visibles la maîtrise de soi, les qualités du danseur et son rang devant la Cour et le Prince. Elle ne sert donc pas principalement à exprimer une égalité entre les participants ou une ferveur religieuse.

21. Quelle fonction correspond le mieux au rôle du maître à danser dans les cours européennes ?

Construire les salles de spectacle, financer les troupes et vendre les billets
Enseigner les danses, former au maintien et organiser des spectacles pour la Cour
Observer les cérémonies, rédiger les chroniques et transmettre les usages mondains
Composer des partitions religieuses, diriger les offices et administrer les chapelles

Enseigner les danses, former au maintien et organiser des spectacles pour la Cour

Explication

Le maître à danser est à la fois professeur de maintien, danseur, pédagogue et parfois chorégraphe ou musicien, tout en organisant des spectacles pour la Cour. Son rôle dépasse donc celui d’un simple observateur des usages ou d’un administrateur de spectacles.

22. Quel maître à danser est associé à la volonté de donner à ses propres compositions chorégraphiques un caractère d’autorité ?

Domenico da Piacenza
Baldassarre Castiglione
Jean-Baptiste Lully
Pierre Beauchamp

Domenico da Piacenza

Explication

Domenico da Piacenza semble être le premier maître à danser à chercher une forme d’autorité pour ses propres compositions chorégraphiques. Cette démarche se distingue de la transmission de danses anonymes sans auteur identifié.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que l'humanisme prône comme retour aux sources ?

Un retour aux sources antiques grecques, romaines et chrétiennes.

Qu'impose l'humanisme vis-à-vis de l'autorité de l'Église ?

Un dégagement de l’autorité de l’Église.

Sur quoi se fonde la réflexion personnelle en humanisme ?

Sur la confiance dans les capacités humaines.

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