QCM : Éducation dans la Chine antique (24 questions)
Questions et réponses du QCM
1. À quelle période les documents écrits font-ils remonter l’histoire de l’éducation en Chine ?
À la dynastie Shang, vers le XVIe–XIe siècle avant notre ère
À la dynastie Zhou, vers le XIe–IIIe siècle avant notre ère
À la dynastie Qin, vers le IIIe siècle avant notre ère
À la dynastie Xia, vers le XXIIe–XVIIe siècle avant notre ère
À la dynastie Xia, vers le XXIIe–XVIIe siècle avant notre ère
Explication
Les documents écrits situent les origines de l’éducation chinoise sous les Xia, vers le XXIIe–XVIIe siècle avant notre ère. La période Shang est proche dans l’histoire ancienne, mais elle ne correspond pas à la datation indiquée.
2. Jusqu’aux Zhou occidentaux, quel principe caractérise l’organisation de l’enseignement officiel ?
L’enseignement est organisé par l’État, selon le principe xue zai guanfu.
L’enseignement est organisé par les cultes locaux, selon le principe de formation sacerdotale.
L’enseignement est organisé par les familles, selon le principe de transmission domestique.
L’enseignement est organisé par les communautés marchandes, selon le principe d’apprentissage professionnel.
L’enseignement est organisé par l’État, selon le principe xue zai guanfu.
Explication
Jusqu’aux Zhou occidentaux, l’État organise l’enseignement officiel selon le principe xue zai guanfu, « l’enseignement dans les administrations ». La transmission familiale relève d’un autre cadre et ne décrit pas l’organisation officielle mentionnée.
3. Quelle combinaison de finalités caractérise l’éducation antique en Chine ?
Former les jeunes aux cultes, à la médecine et à la transmission familiale
Former les jeunes à l’administration, aux cultes et aux rites communautaires
Former les jeunes au commerce, à la diplomatie et aux rites funéraires
Former les jeunes à l’agriculture, à la guerre et aux échanges marchands
Former les jeunes à l’administration, aux cultes et aux rites communautaires
Explication
L’éducation antique prépare les jeunes à l’administration, aux cultes du Ciel, de la Terre et des ancêtres, ainsi qu’aux rites communautaires. La formation militaire et agricole peut paraître plausible, mais elle ne rend pas compte de l’ensemble de ces finalités.
4. Dans la gradation du Xueji du Liji, à quel niveau administratif correspond le Xiang 庠 ?
Au canton
À la famille
À l’État
À la province
Au canton
Explication
Le Xueji du Liji associe le Xiang au canton, entre le Shu familial et le Xu provincial. La province correspond au Xu, ce qui constitue une confusion plausible entre ces deux niveaux.
5. Quel type de formation distingue le Xu 序 parmi les lieux d’apprentissage ?
Une formation rituelle, consacrée aux sacrifices et aux cultes ancestraux
Une formation musicale, centrée sur les instruments du cérémonial de cour
Une formation militaire, comprenant notamment le tir à l’arc adapté aux capacités des jeunes
Une formation administrative, axée sur la rédaction des ordonnances officielles
Une formation militaire, comprenant notamment le tir à l’arc adapté aux capacités des jeunes
Explication
Le Xu est un lieu d’apprentissage militaire où les jeunes s’exercent notamment au tir à l’arc en fonction de leurs capacités. La musique appartient à la description du Chengjun et ne caractérise pas le Xu.
6. Quelle fonction caractérise le Mingtang dans la vie politique et rituelle ?
Les princes y sélectionnent les élèves destinés aux fonctions administratives.
Les anciens y transmettent aux jeunes les expériences et les rites locaux.
Le roi y forme les jeunes aux rites communautaires et aux cultes ancestraux.
Le Fils du Ciel y reçoit les princes et promulgue les ordonnances mensuelles.
Le Fils du Ciel y reçoit les princes et promulgue les ordonnances mensuelles.
Explication
Le Mingtang est un lieu rituel et politique où le Fils du Ciel rencontre les princes et promulgue les ordonnances mensuelles. La transmission des expériences par les personnes âgées est plutôt associée au Xiang.
7. Quel objectif les ordonnances mensuelles poursuivent-elles dans l’ordre cosmique ?
Accorder les activités humaines aux habitudes de la nature et aux souffles saisonniers
Organiser la formation des jeunes selon leurs capacités et leurs responsabilités
Adapter les rites communautaires aux cérémonies des ancêtres et des souverains
Répartir les fonctions politiques selon les rangs des princes et les territoires
Accorder les activités humaines aux habitudes de la nature et aux souffles saisonniers
Explication
Les ordonnances mensuelles visent à harmoniser les activités humaines avec les habitudes de la nature et les souffles propres aux saisons. Leur objectif n’est pas de répartir les fonctions politiques selon les rangs des princes.
8. Dans le Zuozhuan, quelles activités constituent les affaires de l’État ?
L’agriculture et le commerce
La justice et la diplomatie
Le rite et l’action militaire
L’étude des classiques et l’administration
Le rite et l’action militaire
Explication
Le Zuozhuan présente le rite et l’action militaire comme les affaires de l’État. L’agriculture et le commerce sont des activités importantes, mais elles ne sont pas les deux domaines désignés ici.
9. Comment s’organise le cycle annuel des sacrifices rituels ?
Ils suivent les règnes des souverains et sont offerts au Ciel, aux ancêtres et aux héros militaires.
Ils suivent les vingt-quatre souffles saisonniers et sont offerts au Ciel, à la Terre et aux ancêtres.
Ils suivent les mois lunaires et sont offerts aux souverains, aux fonctionnaires et aux sages.
Ils suivent les récoltes et sont offerts aux montagnes, aux fleuves et aux esprits locaux.
Ils suivent les vingt-quatre souffles saisonniers et sont offerts au Ciel, à la Terre et aux ancêtres.
Explication
Les sacrifices ont lieu toute l’année selon les vingt-quatre souffles saisonniers et s’adressent au Ciel, à la Terre et aux ancêtres. Le cycle des récoltes et les esprits locaux ne correspondent pas aux repères et aux destinataires indiqués.
10. Quel idéal humain l’éducation confucéenne cherche-t-elle à former à travers le ren ?
La bienveillance intérieure et extérieure
La maîtrise des rites et des institutions
L’habileté dans les affaires publiques
L’érudition fondée sur les écrits anciens
La bienveillance intérieure et extérieure
Explication
Le ren désigne la bienveillance intérieure et extérieure et constitue l’idéal humain visé par l’éducation confucéenne. L’érudition peut contribuer à l’apprentissage, mais elle ne définit pas à elle seule le ren.
11. Dans la chaîne de transformation décrite par le Daxue, quelle démarche conduit du travail sur les connaissances à la transformation du monde ?
Étudier les rites, gouverner le pays, ordonner la famille, puis développer les connaissances et se perfectionner.
Développer les connaissances, ordonner la famille, étudier la nature des choses, gouverner le pays, puis se perfectionner.
Étudier la nature des choses, développer les connaissances, se perfectionner, ordonner la famille, puis bien gouverner.
Se perfectionner, étudier la nature des choses, gouverner le pays, développer les connaissances, puis ordonner la famille.
Étudier la nature des choses, développer les connaissances, se perfectionner, ordonner la famille, puis bien gouverner.
Explication
Le Daxue décrit un enchaînement qui va de l’étude de la nature des choses au développement des connaissances, puis au perfectionnement de soi, à l’ordre familial et au bon gouvernement. Commencer par gouverner le pays inverse le rapport entre la formation personnelle et l’action politique.
12. Une personne apprend pour obtenir un poste avantageux, sans chercher à modifier sa conduite : quel objectif de l’apprentissage confucéen cette démarche néglige-t-elle ?
Acquérir une compétence professionnelle utile à la vie quotidienne
Accroître la curiosité intellectuelle et multiplier les domaines de savoir
Améliorer sa position sociale grâce à la connaissance des classiques
Façonner l’être humain et orienter son action vers la moralité
Façonner l’être humain et orienter son action vers la moralité
Explication
Pour Confucius, apprendre vise surtout la formation de l’être humain et l’action morale. La recherche d’un avantage professionnel ou matériel relève précisément des objectifs réducteurs auxquels cette conception ne se ramène pas.
13. Quels quatre domaines Confucius réunit-il dans le résumé de son enseignement ?
Les connaissances, le comportement, la loyauté et la sincérité
Les rites, la musique, la piété filiale et l’administration de l’État
La littérature, la prudence, le courage et l’obéissance au souverain
Les documents anciens, la vertu, la loyauté et la sincérité fidèle à sa parole
Les documents anciens, la vertu, la loyauté et la sincérité fidèle à sa parole
Explication
Confucius résume son enseignement par l’étude des documents anciens, la pratique de la vertu, la loyauté et la sincérité fidèle à sa parole. Les connaissances et le comportement appartiennent aux quatre enseignements confucéens, mais ne constituent pas ce résumé précis.
14. Quelle association décrit correctement les quatre enseignements confucéens ?
Wen : comportement et action ; xing : connaissances et écrits ; zhong : sincérité ; xin : loyauté
Wen : sincérité ; xing : comportement et action ; zhong : loyauté ; xin : connaissances et écrits
Wen : connaissances et écrits ; xing : comportement et action ; zhong : loyauté ; xin : sincérité
Wen : connaissances et écrits ; xing : loyauté ; zhong : comportement et action ; xin : sincérité
Wen : connaissances et écrits ; xing : comportement et action ; zhong : loyauté ; xin : sincérité
Explication
Les quatre enseignements associent wen aux connaissances et aux écrits, xing au comportement et à l’action, zhong à la loyauté et xin à la sincérité. Une confusion plausible consiste à intervertir zhong et xin, mais leurs significations respectives sont distinctes.
15. Pourquoi le wen ne suffit-il pas, à lui seul, à former un homme de bien ?
Parce que l’étude des textes doit céder la place à l’expérience et aux relations sociales.
Parce que les connaissances doivent servir d’abord à obtenir une fonction dans l’État.
Parce que le savoir doit s’accompagner du comportement, de la loyauté et de la sincérité.
Parce que les écrits doivent être remplacés par la pratique des rites et de la musique.
Parce que le savoir doit s’accompagner du comportement, de la loyauté et de la sincérité.
Explication
Le wen apporte une base de connaissances, mais la formation morale suppose aussi le comportement, la loyauté et la sincérité. Remplacer les écrits par les rites et la musique ne rend pas compte de la complémentarité des quatre enseignements.
16. Dans quel ordre l’éducation confucéenne envisage-t-elle l’engagement envers la société et l’État ?
L’engagement envers l’État vient d’abord, puis conduit au perfectionnement personnel et aux relations avec autrui.
L’étude des institutions vient d’abord, puis mène à l’engagement envers l’État et au perfectionnement intérieur.
Le perfectionnement intérieur de soi vient d’abord, puis s’étend à autrui et à l’État.
L’action envers autrui vient d’abord, puis rend possible l’engagement politique et la formation de soi.
Le perfectionnement intérieur de soi vient d’abord, puis s’étend à autrui et à l’État.
Explication
L’éducation confucéenne commence par le perfectionnement intérieur, qui conditionne ensuite l’engagement envers autrui et l’État. Placer l’action politique avant la formation de soi inverse l’ordre proposé.
17. Quelle fonction le Dasiyue exerce-t-il dans l’école impériale ?
Il dirige les instructeurs retraités chargés de l’éducation des familles nobles dans les territoires.
Il organise les examens provinciaux et les cérémonies de remise des diplômes aux jeunes nobles.
Il supervise l’apprentissage des caractères et les cours de calcul destinés aux futurs fonctionnaires.
Il dirige l’éducation nationale et les officiers de musique associés aux cérémonies de la Cour et du temple des ancêtres.
Il dirige l’éducation nationale et les officiers de musique associés aux cérémonies de la Cour et du temple des ancêtres.
Explication
Le Dasiyue dirige l’éducation nationale et les officiers de musique liés aux cérémonies de la Cour et du temple des ancêtres. La supervision des instructeurs territoriaux relève de l’organisation provinciale, et non de cette fonction.
18. Quelles formations le Dasiyue dispense-t-il aux jeunes princes en vue de la bonne gouvernance ?
La politesse, la sagesse et la retenue.
La danse des plumes, la flûte traversière et les trois conduites.
La lecture des caractères, le calcul et l’administration territoriale.
La vertu, le langage musical et la danse musicale.
La vertu, le langage musical et la danse musicale.
Explication
Les jeunes princes reçoivent du Dasiyue une formation en vertu, langage musical et danse musicale, considérés comme fondamentaux pour gouverner correctement. La politesse, la sagesse et la retenue sont des principes de l’éducation provinciale, pas ces trois enseignements.
19. Un élève doit reconnaître les six méthodes de formation des caractères. Quelle série les réunit ?
Xiangxing, proportion, Huiyi, Xingsheng, Zhuanzhu et équation.
Yunmen, Zhishi, Huiyi, Daxia, Zhuanzhu et Jiajie.
Xiangxing, Zhishi, Huiyi, Xingsheng, Zhuanzhu et Jiajie.
Xiangxing, Zhishi, Huiyi, Xingsheng, planimétrie et Jiajie.
Xiangxing, Zhishi, Huiyi, Xingsheng, Zhuanzhu et Jiajie.
Explication
Les six méthodes sont Xiangxing, Zhishi, Huiyi, Xingsheng, Zhuanzhu et Jiajie. La planimétrie et l’équation appartiennent aux méthodes mathématiques plutôt qu’à la formation des caractères.
20. Dans un cours suivant les neuf méthodes mathématiques, quel ensemble comprend des opérations de calcul des travaux, des impôts et des transports ?
Le calcul des coûts de travaux et celui des impôts et transports, avec la danse musicale, les proportions, les racines carrées, l’hypothèse, l’équation et le triangle rectangle.
Le calcul des coûts de travaux et celui des impôts et transports, avec la planimétrie, la formation des caractères, les racines carrées, l’hypothèse, l’équation et le triangle rectangle.
Le calcul des coûts de travaux et celui des impôts et transports, avec la planimétrie, les proportions, les partages proportionnels, la danse des plumes, l’équation et le triangle rectangle.
Le calcul des coûts de travaux et celui des impôts et transports, avec la planimétrie, les proportions, les partages proportionnels, les racines carrées, l’hypothèse, l’équation et le triangle rectangle.
Le calcul des coûts de travaux et celui des impôts et transports, avec la planimétrie, les proportions, les partages proportionnels, les racines carrées, l’hypothèse, l’équation et le triangle rectangle.
Explication
Les neuf méthodes incluent ces deux calculs ainsi que la planimétrie, les proportions, les partages proportionnels, les racines carrées, l’hypothèse, l’équation et le calcul du triangle rectangle. La danse musicale relève des arts enseignés à l’école, et non du programme mathématique.
21. Quel âge d’entrée en petite école est prévu pour les princes, les premiers fils des ministres et grands officiers, puis les autres fils des familles nobles ?
Huit ans pour les princes, treize ans pour les premiers fils des ministres et grands officiers, et dix-huit ans pour les autres fils nobles.
Huit ans pour les princes, treize ans pour les premiers fils des ministres et grands officiers, et quinze ans pour les autres fils nobles.
Treize ans pour les princes, huit ans pour les premiers fils des ministres et grands officiers, et quinze ans pour les autres fils nobles.
Huit ans pour les princes, quinze ans pour les premiers fils des ministres et grands officiers, et treize ans pour les autres fils nobles.
Huit ans pour les princes, treize ans pour les premiers fils des ministres et grands officiers, et quinze ans pour les autres fils nobles.
Explication
Les âges d’entrée sont de huit ans pour les princes, treize ans pour les premiers fils des ministres et grands officiers, et quinze ans pour les autres fils nobles. L’âge de dix-huit ans correspond à l’entrée dans la grande école au cours du parcours scolaire décrit pour les Zhou.
22. Quel objectif social poursuivent les principes de l’éducation provinciale ?
Former les élèves aux cérémonies musicales en cultivant la vertu, le langage musical et la danse.
Préparer les élèves aux travaux agricoles en organisant des périodes de congé au solstice d’hiver.
Harmoniser les relations sociales en cultivant la politesse, la sagesse, la retenue et la courtoisie.
Structurer l’accès aux écoles en répartissant les âges d’entrée selon le rang familial.
Harmoniser les relations sociales en cultivant la politesse, la sagesse, la retenue et la courtoisie.
Explication
L’éducation provinciale vise à harmoniser les relations sociales par la politesse, la sagesse, la retenue et la courtoisie. La vertu, le langage musical et la danse sont les formations destinées aux jeunes princes par le Dasiyue.
23. Selon le Xueji du Liji, à quelles années ont lieu les examens au cours des neuf premières années d’études ?
Aux deuxième, troisième, sixième, septième et huitième années
Aux première, troisième, cinquième, septième et neuvième années
Aux deuxième, quatrième, sixième, huitième et neuvième années
Aux première, quatrième, cinquième, huitième et neuvième années
Aux première, troisième, cinquième, septième et neuvième années
Explication
Le calendrier prévoit un examen à chaque année impaire, de la première à la neuvième. Les années paires ne constituent donc pas le rythme décrit.
24. Comment sont nommées les étapes d’achèvement associées aux réussites des septième et neuvième années ?
La septième année marque le petit achèvement Xiaocheng, et la neuvième l’achèvement intermédiaire
La septième année marque l’achèvement intermédiaire, et la neuvième le grand achèvement Dacheng
La septième année marque le petit achèvement Xiaocheng, et la neuvième le grand achèvement Dacheng
La septième année marque le grand achèvement Dacheng, et la neuvième le petit achèvement Xiaocheng
La septième année marque le petit achèvement Xiaocheng, et la neuvième le grand achèvement Dacheng
Explication
Le Xueji appelle Xiaocheng la réussite de la septième année et Dacheng celle de la neuvième. Inverser les deux termes confond le petit et le grand achèvement.
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À quelle dynastie remontent les débuts documentés de l’éducation en Chine ?
À la dynastie Xia.
Jusqu’aux Zhou occidentaux, qui organise l’enseignement officiel ?
L’État.
À quoi sert l’éducation antique dans l’administration ?