QCM : Figures de style essentielles (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle figure rapproche explicitement deux réalités distinctes à l’aide d’un outil grammatical comme « comme » ou « tel » ?

La comparaison, qui marque le rapprochement par un outil grammatical
La métaphore, qui rapproche les réalités sans outil grammatical
La personnification, qui prête des traits humains à une chose
La métaphore filée, qui prolonge une image sur plusieurs vers

La comparaison, qui marque le rapprochement par un outil grammatical

Explication

La comparaison signale explicitement le rapprochement entre deux réalités avec un outil grammatical. La métaphore est un distracteur plausible, mais elle établit ce rapprochement sans cet outil.

2. Dans la phrase « Le vent gémit dans la nuit », quelle figure attribue une caractéristique humaine à un élément inanimé ?

La métaphore filée, qui développe l’image du vent sur plusieurs vers
La personnification, qui prête un comportement humain au vent
La métaphore, qui identifie le vent à une autre réalité sans outil
La comparaison, qui rapproche le vent d’une autre réalité avec un outil

La personnification, qui prête un comportement humain au vent

Explication

La personnification attribue ici au vent, élément inanimé, une action humaine, celle de gémir. La métaphore est une figure voisine, mais elle rapproche deux réalités sans nécessairement leur attribuer un trait humain.

3. Quelle figure remplace un terme par une expression équivalente, comme « la Ville Lumière » pour désigner Paris ?

La métonymie, qui substitue au terme un élément lié par proximité
La comparaison, qui rapproche deux réalités avec un outil grammatical
La synecdoque, qui désigne un tout par l’une de ses parties
La périphrase, qui substitue au terme une expression équivalente

La périphrase, qui substitue au terme une expression équivalente

Explication

La périphrase remplace un terme par une expression qui lui est équivalente. La métonymie peut aussi substituer une expression à un terme, mais elle s’appuie sur un lien de proximité ou un lien logique.

4. Dans « cent voiles apparurent à l’horizon » pour désigner cent navires, quelle figure repose sur un rapport d’inclusion entre la partie et le tout ?

La périphrase, qui remplace un terme par une expression équivalente
La synecdoque, qui désigne le tout par une partie qui lui appartient
La comparaison, qui rapproche deux réalités au moyen d’un outil grammatical
La métonymie, qui désigne un élément par un terme lié logiquement

La synecdoque, qui désigne le tout par une partie qui lui appartient

Explication

La synecdoque repose sur un rapport d’inclusion : les voiles, parties des navires, désignent ici les navires entiers. La métonymie repose sur un lien de proximité ou logique, mais ne désigne pas nécessairement le tout par une de ses parties.

5. Qu’est-ce qu’un oxymore ?

Le rapprochement d’idées opposées au sein d’un même énoncé
La répétition d’une construction grammaticale dans plusieurs segments
La présentation de deux éléments syntaxiques selon un ordre en miroir
L’association de mots de sens contraire dans un même groupe syntaxique

L’association de mots de sens contraire dans un même groupe syntaxique

Explication

L’oxymore réunit des mots contraires dans un même groupe syntaxique. L’antithèse rapproche bien des idées opposées, mais à l’échelle d’un énoncé plutôt que d’un groupe syntaxique.

6. Quelle figure de style atténue une idée ou un sentiment en le formulant avec des mots moins directs ?

La litote, qui suggère une réalité plus forte par une tournure atténuée
L’hyperbole, qui exagère les traits mis en évidence
L’euphémisme, qui adoucit l’expression d’une idée ou d’un sentiment
La gradation, qui organise des termes selon leur intensité croissante ou décroissante

L’euphémisme, qui adoucit l’expression d’une idée ou d’un sentiment

Explication

L’euphémisme adoucit une idée ou un sentiment grâce à une formulation moins directe. La litote emploie elle aussi une tournure atténuée, mais pour laisser entendre une réalité plus forte.

7. Quel est le rôle de l’anaphore dans une phrase, un vers ou une proposition ?

Accumuler les conjonctions de coordination dans une énumération
Reprendre un ou plusieurs mots au début pour les mettre en valeur
Supprimer les mots de liaison entre plusieurs propositions
Répéter une même construction grammaticale dans plusieurs segments

Reprendre un ou plusieurs mots au début pour les mettre en valeur

Explication

L’anaphore met en valeur des mots en les reprenant au début d’une phrase, d’un vers ou d’une proposition. Le parallélisme répète plutôt une construction grammaticale, sans exiger la reprise de mots en position initiale.

8. En quoi une métaphore diffère-t-elle d’une comparaison dans le rapprochement de deux réalités distinctes ?

La métaphore remplace un terme par une expression équivalente, tandis que la comparaison rapproche deux réalités.
La métaphore établit le rapprochement sans outil grammatical de comparaison, tandis que la comparaison en emploie un.
La métaphore attribue des qualités humaines, tandis que la comparaison relie des idées opposées.
La métaphore associe des mots contraires dans un même groupe, tandis que la comparaison utilise des termes de même nature.

La métaphore établit le rapprochement sans outil grammatical de comparaison, tandis que la comparaison en emploie un.

Explication

La métaphore rapproche deux réalités sans outil grammatical, alors que la comparaison s’appuie sur un marqueur tel que « comme » ou « tel ». L’attribution de qualités humaines relève de la personnification, et non de la comparaison.

9. Pourquoi peut-on qualifier la synecdoque de forme particulière de métonymie ?

Parce qu’elle désigne un élément par un autre qui entretient avec lui un rapport d’inclusion.
Parce qu’elle rapproche deux réalités distinctes à l’aide d’un outil de comparaison.
Parce qu’elle associe des mots de sens contraire dans un même groupe syntaxique.
Parce qu’elle remplace un terme par une expression équivalente qui le décrit.

Parce qu’elle désigne un élément par un autre qui entretient avec lui un rapport d’inclusion.

Explication

Le rapport d’inclusion, par exemple la partie qui désigne le tout, fait de la synecdoque un cas particulier de métonymie. La métonymie au sens large repose sur une proximité ou un lien logique, sans exiger cette inclusion.

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Quel outil grammatical rapproche deux réalités dans une comparaison ?

Un outil comme « comme », « tel » ou « aussi… que ».

Quand une métaphore est-elle dite filée ?

Lorsqu’elle se poursuit sur plusieurs lignes ou vers.

Qu’est-ce qu’une périphrase ?

Une expression équivalente qui remplace un terme.

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