QCM : Les figures de style essentielles (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans « Ses yeux brillent comme des étoiles », quelle figure rapproche explicitement deux réalités à l’aide d’un outil grammatical ?

La métaphore, par rapprochement sans outil
La personnification, par attribution d’un trait humain
L’allégorie, par représentation concrète d’une idée abstraite
La comparaison, grâce à l’outil « comme »

La comparaison, grâce à l’outil « comme »

Explication

La comparaison rapproche ici les yeux et les étoiles au moyen de l’outil grammatical « comme ». La métaphore établit aussi un rapprochement, mais sans outil de comparaison.

2. Un poème développe sur plusieurs vers l’image d’un navire pour évoquer la vie, sans employer d’outil de comparaison : quelle figure est filée ?

Une allégorie filée, qui met en scène un personnage représentant une idée
Une comparaison filée, construite avec plusieurs outils grammaticaux
Une personnification filée, qui donne des gestes humains au navire
Une métaphore filée, poursuivie sur plusieurs vers sans outil comparatif

Une métaphore filée, poursuivie sur plusieurs vers sans outil comparatif

Explication

Une métaphore rapproche deux réalités sans outil grammatical et devient filée lorsque l’image se poursuit sur plusieurs vers. Une comparaison nécessiterait un outil tel que « comme ».

3. Dans « La vieille maison gémit sous le vent », quelle figure apparaît si la maison est présentée comme capable d’un comportement humain ?

Une métaphore, qui remplace la maison par une réalité sans outil comparatif
Une personnification, qui attribue un trait humain à un objet inanimé
Une allégorie, qui représente concrètement une idée abstraite par un symbole
Une comparaison, qui rapproche la maison d’une personne avec un outil grammatical

Une personnification, qui attribue un trait humain à un objet inanimé

Explication

La personnification attribue des caractéristiques humaines à une chose inanimée, comme le fait l’image de la maison qui gémit. Une métaphore établit un rapprochement, mais n’implique pas nécessairement un trait humain.

4. Pour éviter de répéter « le Soleil », un auteur écrit « l’astre du jour » : quelle figure de substitution emploie-t-il ?

Une métonymie, qui remplace un terme par un autre terme lié
Une paronomase, qui rapproche des mots aux sonorités voisines
Une synecdoque, qui désigne le tout par une de ses parties
Une périphrase, qui remplace un terme par une expression équivalente

Une périphrase, qui remplace un terme par une expression équivalente

Explication

« L’astre du jour » est une expression équivalente qui remplace le terme « Soleil » : c’est une périphrase. La métonymie repose plutôt sur un lien logique ou de proximité entre deux termes.

5. Dans « lire un auteur » pour dire « lire les œuvres d’un auteur », quel mécanisme explique cette substitution ?

La paronomase, qui rapproche des mots de sens différents et de sons proches
La synecdoque, qui nomme le tout au moyen d’une partie incluse
La métonymie, qui remplace un terme par un autre lié à lui
La périphrase, qui remplace le terme par une expression équivalente

La métonymie, qui remplace un terme par un autre lié à lui

Explication

L’auteur est associé à ses œuvres par un lien logique ; cette substitution relève de la métonymie. Une périphrase utiliserait une expression équivalente plutôt qu’un terme lié.

6. Dans « cent voiles apparurent à l’horizon » pour désigner cent navires, quel rapport caractérise la figure employée ?

Un rapport d’inclusion où une partie désigne le tout
Un rapprochement de mots aux sonorités semblables et aux sens différents
Une relation de proximité entre deux termes sans rapport d’inclusion
Une relation d’équivalence entre un terme et une expression qui le remplace

Un rapport d’inclusion où une partie désigne le tout

Explication

La voile est une partie du navire et sert ici à désigner le tout : cette relation d’inclusion caractérise la synecdoque. La métonymie peut reposer sur un lien de proximité, mais la synecdoque correspond précisément au rapport partie-tout.

7. Dans « Il parle avec douceur, mais agit avec brutalité », quelle figure rapproche deux idées opposées au sein du même énoncé ?

L’oxymore, qui réunit des termes contraires dans un même groupe syntaxique
Le chiasme, qui organise deux éléments selon un schéma en miroir
L’antithèse, qui met en regard des éléments opposés dans un énoncé
L’antiphrase, qui fait entendre le contraire du propos explicite avec ironie

L’antithèse, qui met en regard des éléments opposés dans un énoncé

Explication

La douceur et la brutalité sont deux idées opposées rapprochées dans le même énoncé, ce qui forme une antithèse. L’oxymore réunirait les termes contraires à l’intérieur d’un même groupe syntaxique.

8. Quelle figure trouve-t-on dans « une obscure clarté », où deux termes de sens contraire sont réunis dans un même groupe syntaxique ?

Une antiphrase, qui exprime le contraire de ce que l’on veut faire comprendre
Un chiasme, qui dispose deux éléments selon une structure en miroir
Une antithèse, qui rapproche des idées opposées dans un énoncé
Un oxymore, qui associe des mots contraires dans un même groupe syntaxique

Un oxymore, qui associe des mots contraires dans un même groupe syntaxique

Explication

« Obscure » et « clarté » sont des termes contraires associés dans le même groupe syntaxique : c’est un oxymore. L’antithèse rapproche aussi des éléments opposés, mais pas nécessairement au sein d’un même groupe.

9. Quel schéma syntaxique caractérise le chiasme ?

Une association de deux termes contraires dans un même groupe
Une disposition en miroir de deux éléments selon l’ordre ABBA
Une opposition entre deux idées réparties dans différentes propositions
Une reprise d’un même élément au début et à la fin d’un énoncé

Une disposition en miroir de deux éléments selon l’ordre ABBA

Explication

Le chiasme organise deux éléments syntaxiques identiques en miroir selon le schéma ABBA. Une opposition entre idées peut relever de l’antithèse sans suivre cette structure inversée.

10. Un personnage s’exclame « Quelle brillante idée ! » après une décision manifestement désastreuse : quelle figure permet de comprendre le contraire du compliment explicite ?

L’antithèse, qui rapproche deux idées opposées dans le même énoncé
L’antiphrase, qui fait comprendre avec ironie le contraire de ce qui est dit
Le chiasme, qui inverse en miroir l’ordre de deux éléments syntaxiques
L’oxymore, qui associe des mots contraires dans un groupe syntaxique

L’antiphrase, qui fait comprendre avec ironie le contraire de ce qui est dit

Explication

L’antiphrase consiste à faire comprendre, généralement avec ironie, le contraire de ce qui est explicitement dit. L’antithèse met en présence des idées opposées, mais ne suppose pas que le propos signifie son contraire.

11. Quelle figure amplifie excessivement les traits d’un élément pour le mettre en évidence ?

La litote, qui atténue l’expression pour suggérer davantage
L’accumulation, qui juxtapose des termes de même nature grammaticale
La gradation, qui organise des termes selon leur intensité
L’hyperbole, qui exagère fortement les caractéristiques évoquées

L’hyperbole, qui exagère fortement les caractéristiques évoquées

Explication

L’hyperbole repose sur une amplification excessive afin de faire ressortir un trait. La gradation ordonne des termes selon leur intensité, sans que l’exagération soit son principe constitutif.

12. Une phrase juxtapose plusieurs noms de même nature grammaticale, sans progression d’intensité : quelle figure décrit ce procédé ?

Une hyperbole, car une caractéristique est exagérée pour être mise en valeur
Une litote, car une expression atténuée suggère une réalité plus forte
Une gradation, car les noms sont disposés selon une intensité croissante
Une accumulation, car des termes de même nature sont mis bout à bout

Une accumulation, car des termes de même nature sont mis bout à bout

Explication

L’accumulation met bout à bout des termes de même nature grammaticale, sans exiger une progression d’intensité. La gradation est le distracteur le plus proche, mais elle suppose un ordre croissant ou décroissant.

13. Dans une série de termes dont l’intensité augmente progressivement, quelle figure est employée ?

La gradation, qui ordonne les termes selon une intensité croissante ou décroissante
L’euphémisme, qui adoucit une idée avec des mots moins directs
L’énumération simple, qui juxtapose des termes sans ordre d’intensité
L’hyperbole, qui exagère les traits d’un élément pour le souligner

La gradation, qui ordonne les termes selon une intensité croissante ou décroissante

Explication

La gradation est une énumération dont les termes suivent une intensité croissante ou décroissante. L’énumération simple juxtapose des termes, mais ne les organise pas selon leur intensité.

14. Quelle figure adoucit une idée ou un sentiment en recourant à des mots moins directs ?

L’hyperbole, qui amplifie fortement un trait pour le mettre en évidence
La prétérition, qui feint de taire un élément tout en en parlant
L’euphémisme, qui exprime plus doucement une idée ou un sentiment
La litote, qui atténue la formulation pour suggérer une réalité plus forte

L’euphémisme, qui exprime plus doucement une idée ou un sentiment

Explication

L’euphémisme adoucit une idée ou un sentiment en employant des mots moins directs. La litote atténue aussi l’expression, mais elle vise à faire comprendre une réalité plus forte.

15. Une personne dit « ce n’est pas mauvais » pour laisser entendre que c’est très bon : quelle figure illustre cet effet ?

L’euphémisme, qui remplace une idée directe par une formulation adoucie
La prétérition, qui annonce qu’un sujet ne sera pas évoqué tout en l’abordant
La litote, qui dit peu au moyen d’une tournure atténuée pour suggérer davantage
L’accumulation, qui met bout à bout plusieurs termes de même nature

La litote, qui dit peu au moyen d’une tournure atténuée pour suggérer davantage

Explication

La litote atténue la formulation afin de suggérer une réalité plus forte que ce qui est explicitement dit. L’euphémisme adoucit une idée, mais ne suppose pas nécessairement cette suggestion amplifiée.

16. Quelle figure de construction repose sur la répétition d’une même structure grammaticale ?

L’asyndète, qui supprime les mots de liaison entre des propositions
Le zeugma, qui rattache à un verbe des compléments de constructions différentes
Le parallélisme, qui répète une même construction grammaticale
L’anaphore, qui reprend des mots au début de plusieurs unités

Le parallélisme, qui répète une même construction grammaticale

Explication

Le parallélisme consiste à répéter une même construction grammaticale. L’anaphore est proche par son effet de reprise, mais elle répète des mots au début d’unités.

17. Un poème commence plusieurs vers par la même expression afin de la mettre en valeur : quelle figure est utilisée ?

L’anaphore, qui reprend des mots au début de plusieurs unités
Le parallélisme, qui répète une structure grammaticale semblable
L’hypallage, qui associe un terme à un autre que celui auquel il se rapporte le plus naturellement
La polysyndète, qui accumule les conjonctions de coordination dans une énumération

L’anaphore, qui reprend des mots au début de plusieurs unités

Explication

L’anaphore reprend un ou plusieurs mots au début d’une phrase, d’un vers ou d’une proposition pour les mettre en valeur. Le parallélisme répète une construction grammaticale, sans que la reprise ait nécessairement lieu au début.

18. Dans une énumération, quel procédé consiste à supprimer les mots de liaison entre plusieurs propositions ?

Le parallélisme, qui reprend une même construction grammaticale
L’asyndète, qui supprime les mots de liaison entre plusieurs propositions
L’anaphore, qui répète un ou plusieurs mots au début d’unités successives
La polysyndète, qui multiplie les conjonctions de coordination dans une énumération

L’asyndète, qui supprime les mots de liaison entre plusieurs propositions

Explication

L’asyndète supprime les mots de liaison entre plusieurs propositions. La polysyndète produit l’effet inverse en accumulant les conjonctions de coordination.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 32 flashcards sur Les figures de style essentielles.

Comment la comparaison rapproche-t-elle deux réalités distinctes ?

Elle les rapproche explicitement à l’aide d’un outil grammatical.

Quels outils grammaticaux peuvent introduire une comparaison ?

« Comme », « tel » ou « aussi… que ».

Quand une métaphore est-elle dite filée ?

Lorsqu’elle se poursuit sur plusieurs lignes ou vers.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Les figures de style essentielles.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM