QCM : Fondations du droit romain (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment la conception grecque de la loi se distingue-t-elle d’une conception directement divine ?

Elle est une révélation divine transmise oralement par les prêtres.
Elle est une décision royale inspirée par une divinité protectrice.
Elle est une œuvre humaine exprimant par écrit la volonté collective.
Elle est une coutume familiale conservée par les chefs religieux.

Elle est une œuvre humaine exprimant par écrit la volonté collective.

Explication

La conception grecque présente la loi comme une création humaine qui met par écrit la volonté collective. La loi n’y est donc pas décrite comme l’expression directe de la volonté des dieux, même si la religion reste présente dans les sociétés antiques.

2. Quel rôle le roi joue-t-il dans l’organisation des sociétés antiques protégées par les dieux de la cité ?

Il remplace les dieux dans le gouvernement de l’univers.
Il est considéré comme une divinité gouvernant directement la cité.
Il sert de médiateur humain entre les dieux et la cité.
Il rédige seul les lois sans référence à un ordre religieux.

Il sert de médiateur humain entre les dieux et la cité.

Explication

Le roi est présenté comme un intermédiaire humain par lequel les dieux fournissent à la cité son organisation sociale et politique. Il ne constitue pas lui-même une divinité, ce qui distingue sa fonction politique de la nature divine des protecteurs de la cité.

3. Dans la généalogie d’Hésiode, quelle fonction Thémis exerce-t-elle auprès de Zeus ?

Elle conserve les précédents judiciaires établis par les anciens rois.
Elle transforme les rituels religieux en règles du droit civique.
Elle incarne la justice en rendant à chacun ce qui lui revient.
Elle maintient l’ordre du monde et permet la succession des saisons.

Elle maintient l’ordre du monde et permet la succession des saisons.

Explication

Thémis est la femme de Zeus et contribue au maintien de l’ordre cosmique, notamment à la succession des saisons. L’incarnation de la justice et de la répartition due à chacun relève de Diké, ce qui permet de distinguer les deux figures.

4. Que représente Diké dans la pensée grecque ancienne ?

La parole divine qui autorise les rituels accomplis devant les juges.
La force qui maintient l’ordre du monde et règle le retour des saisons.
L’incarnation de la justice consistant à rendre à chacun ce qui lui revient.
La mémoire des décisions judiciaires répétées par les rois de la cité.

L’incarnation de la justice consistant à rendre à chacun ce qui lui revient.

Explication

Diké est la fille de Zeus et de Thémis et personnifie une justice qui attribue à chacun ce qui lui est dû. Le maintien général de l’ordre cosmique appartient à Thémis, et non à Diké.

5. Dans la cité grecque archaïque, comment la répétition des jugements contribue-t-elle à l’apparition de la Diké ?

Elle fait disparaître les précédents judiciaires au profit d’une justice individuelle.
Elle remplace la bénédiction divine par une loi écrite adoptée par l’assemblée.
Elle transforme les décisions royales en règles produites par un rituel religieux.
Elle forme une coutume appelée Thémis, qui doit ensuite produire la Diké.

Elle forme une coutume appelée Thémis, qui doit ensuite produire la Diké.

Explication

Les jugements rendus par le roi et conservés dans les mémoires forment, par leur répétition, une coutume appelée Thémis. Cette Thémis doit ensuite produire la Diké, c’est-à-dire la justice issue de cet ordre coutumier.

6. Que désigne le terme Fas dans la Rome archaïque ?

Ce qui résulte d’une loi commune adoptée par les citoyens de la République.
Ce qui est produit par un rituel religieux avant de devenir un droit autonome.
Ce qui est dit par les dieux, conformément à sa racine signifiant « dire ».
Ce qui correspond à un serment judiciaire engageant la responsabilité du perdant.

Ce qui est dit par les dieux, conformément à sa racine signifiant « dire ».

Explication

Fas désigne la parole ou la prescription divine dans la Rome archaïque, et son sens est lié à une racine signifiant « dire ». Le produit du rituel religieux relève du Jus archaïque, tandis que le serment judiciaire correspond à une pratique distincte.

7. Dans la Rome archaïque, comment le Jus est-il produit ?

Il provient d’une loi commune adoptée par les citoyens de la République.
Il repose sur un serment dont le perdant doit répondre par un sacrifice.
Il résulte d’un rituel religieux sans constituer encore un droit autonome de la religion.
Il exprime directement la parole divine transmise par les Pontifes au roi.

Il résulte d’un rituel religieux sans constituer encore un droit autonome de la religion.

Explication

Le Jus archaïque désigne ce qui est produit par un rituel religieux, à une époque où le droit n’est pas encore autonome par rapport à la religion. La parole divine relève du Fas, tandis que la loi commune caractérise une étape républicaine ultérieure.

8. Quelle distinction décrit correctement l’anomie et l’eunomie dans la crise grecque ?

L’anomie exprime l’absence d’ordre légal, tandis que l’eunomie rétablit un ordre juste par une loi commune.
L’anomie correspond à l’autorité d’un tyran, tandis que l’eunomie décrit le pouvoir religieux des magistrats.
L’anomie désigne une loi mesurée, tandis que l’eunomie renvoie à une justice fondée sur les coutumes.
L’anomie établit une règle publique, tandis que l’eunomie maintient les lois dans le secret des familles.

L’anomie exprime l’absence d’ordre légal, tandis que l’eunomie rétablit un ordre juste par une loi commune.

Explication

L’anomie suspend l’ordre légal, alors que l’eunomie désigne sa restauration par une loi commune et juste. Confondre l’eunomie avec l’autorité tyrannique revient à attribuer le rétablissement de l’ordre à un pouvoir personnel plutôt qu’à une législation commune.

9. Selon Solon, quelle cause principale explique la crise de la cité athénienne et quel remède peut la sauver ?

La faiblesse des magistrats provoque la crise, que le pouvoir personnel d’un tyran peut surmonter.
La rivalité entre les cultes provoque la crise, que la domination des prêtres peut surmonter.
L’orgueil et l’injustice des hommes provoquent la crise, que l’obéissance aux lois peut surmonter.
Le manque de richesse provoque la crise, que l’expansion militaire de la cité peut surmonter.

L’orgueil et l’injustice des hommes provoquent la crise, que l’obéissance aux lois peut surmonter.

Explication

Solon attribue la crise aux vices humains, notamment l’orgueil et l’injustice, et présente l’obéissance aux lois comme le moyen de sauver la cité. Le tyran prétend aussi rétablir l’ordre, mais cette solution ne correspond pas au remède légal défendu par Solon.

10. Pourquoi les législateurs grecs écrivent-ils et affichent-ils les lois sur l’agora ?

Pour que les magistrats puissent adapter la règle aux intérêts de chaque famille.
Pour que les prêtres conservent la maîtrise des formules juridiques traditionnelles.
Pour que chacun connaisse la règle selon laquelle il pourra être jugé.
Pour que les citoyens délèguent aux militaires l’interprétation des décisions publiques.

Pour que chacun connaisse la règle selon laquelle il pourra être jugé.

Explication

L’écriture et l’affichage sur l’agora rendent la règle publique et permettent à chacun de connaître le droit applicable à son jugement. La publicité de la loi réduit ainsi la maîtrise d’un savoir juridique réservé à certains groupes.

11. Quel événement caractérise l’établissement de la loi des Douze Tables à Rome ?

En -451, les Pontifes réservent sur le Forum le droit public aux familles patriciennes.
En -450, les consuls font recopier dans les temples les formules de la procédure civile.
En -449, les comices rédigent sur le Forum un recueil consacré aux affaires agricoles.
En -451, les décemvirs font graver sur le Forum une première législation écrite.

En -451, les décemvirs font graver sur le Forum une première législation écrite.

Explication

En -451, les décemvirs font graver les Douze Tables sur le Forum, constituant la première législation écrite romaine. Cette publication rend le droit public et privé accessible comme texte commun, plutôt que de le laisser dans un savoir oral réservé aux Pontifes.

12. Quelle fonction les décemvirs exercent-ils dans l’élaboration des Douze Tables ?

Ils forment dix prêtres chargés de conserver les formules juridiques dans les temples.
Ils forment dix magistrats chargés d’organiser la rédaction et la publication des lois.
Ils forment dix tribuns chargés de modifier les décisions prises par les comices.
Ils forment dix consuls chargés de juger les affaires privées sans publier les règles.

Ils forment dix magistrats chargés d’organiser la rédaction et la publication des lois.

Explication

Les décemvirs sont dix magistrats chargés d’ordonner la rédaction et la publication des lois sur douze tables. Les Pontifes, en revanche, conservaient auparavant le savoir juridique, ce qui explique la confusion fréquente entre les deux fonctions.

13. Quel changement la publication des Douze Tables introduit-elle dans le droit romain ?

Elle rend le droit religieux et réservé, tout en conservant intactes les coutumes antérieures.
Elle rend le droit profane et commun, tout en modifiant aussi une partie de la coutume existante.
Elle rend le droit militaire et temporaire, tout en supprimant les règles des affaires privées.
Elle rend le droit familial et secret, tout en transférant son interprétation aux Pontifes.

Elle rend le droit profane et commun, tout en modifiant aussi une partie de la coutume existante.

Explication

La publication transforme le droit en une réalité profane et commune, mais les décemvirs ne se limitent pas à transcrire la coutume à droit constant. Ils modifient également certaines règles existantes, ce qui distingue leur œuvre d’une simple mise par écrit.

14. Que comprend l’imperium détenu par les magistrats supérieurs romains ?

Un pouvoir religieux de conserver les formules, d’interpréter les rites et de conseiller les familles.
Un pouvoir économique de contrôler les terres, de gérer les esclaves et d’organiser les récoltes.
Un pouvoir souverain de commander, d’administrer la cité et de rendre la justice.
Un pouvoir électoral de proposer les lois, de réunir les comices et de modifier leurs votes.

Un pouvoir souverain de commander, d’administrer la cité et de rendre la justice.

Explication

L’imperium est le pouvoir magistral total, souverain et illimité qui comprend le commandement, l’administration de la cité et la justice. Il ne se réduit donc ni à une fonction religieuse ni à la gestion économique des biens.

15. Quelle limite la loi des Douze Tables impose-t-elle au pouvoir des consuls sur la vie d’un citoyen ?

Une mise à mort exige désormais l’accord préalable des Pontifes réunis dans les temples.
Une mise à mort exige désormais une décision des citoyens réunis en assemblée.
Une mise à mort exige désormais l’autorisation du Sénat réunissant les anciens de la cité.
Une mise à mort exige désormais une décision des décemvirs réunis après le procès.

Une mise à mort exige désormais une décision des citoyens réunis en assemblée.

Explication

La loi des Douze Tables impose l’intervention de l’assemblée citoyenne lorsqu’un consul veut porter atteinte à la vie d’un citoyen. Auparavant, l’imperium permettait au magistrat d’exercer ce pouvoir, tandis que la loi écrite en limite l’usage arbitraire.

16. Dans quel ordre une loi est-elle élaborée sous la République romaine ?

Un magistrat prend l’initiative, le Sénat donne son avis, puis les comices approuvent ou rejettent.
Les comices prennent l’initiative, les Pontifes conseillent, puis les consuls publient le texte adopté.
Un magistrat prend l’initiative, les comices rédigent, puis le Sénat modifie et ratifie le texte.
Le Sénat prend l’initiative, les magistrats rédigent, puis les comices discutent et amendent le texte.

Un magistrat prend l’initiative, le Sénat donne son avis, puis les comices approuvent ou rejettent.

Explication

La procédure comprend l’initiative d’un magistrat, l’avis préalable du Sénat, puis le vote d’approbation ou de rejet par les comices. Les citoyens ne discutent ni n’amendent le texte, ce qui distingue cette procédure d’une délibération législative moderne.

17. Quelle périodisation correspond à l’histoire du droit romain ?

Une période archaïque jusqu’au IIe siècle après J.-C., une période classique jusqu’au Ve siècle, puis une période impériale
Une période royale jusqu’au IIIe siècle avant J.-C., une période républicaine jusqu’au IIe siècle après J.-C., puis une période médiévale
Une période archaïque jusqu’au Ier siècle avant J.-C., une période classique jusqu’au IIIe siècle après J.-C., puis une période féodale
Une période archaïque jusqu’au IIIe siècle avant J.-C., une période classique jusqu’au IIe siècle après J.-C., puis une période post-classique

Une période archaïque jusqu’au IIIe siècle avant J.-C., une période classique jusqu’au IIe siècle après J.-C., puis une période post-classique

Explication

L’histoire du droit romain comprend la période archaïque jusqu’au IIIe siècle avant J.-C., la période classique jusqu’au IIe siècle après J.-C., puis la période post-classique. Les autres propositions déplacent les limites chronologiques ou emploient des périodes qui ne correspondent pas à cette périodisation.

18. Quelle distinction décrit correctement le droit civil et le droit prétorien à Rome ?

Le droit civil est légiféré pour les citoyens romains, tandis que le droit prétorien adapte le droit aux besoins nouveaux
Le droit civil règle les procès particuliers, tandis que le droit prétorien organise les institutions politiques
Le droit civil est élaboré par le préteur, tandis que le droit prétorien est voté par les citoyens romains
Le droit civil provient des jurisconsultes, tandis que le droit prétorien résulte des décisions rendues par le judex

Le droit civil est légiféré pour les citoyens romains, tandis que le droit prétorien adapte le droit aux besoins nouveaux

Explication

Le droit civil est le droit légiféré par et pour les citoyens romains, alors que le préteur produit le droit prétorien pour l’adapter aux besoins nouveaux. La procédure du préteur contribue au droit prétorien, mais celui-ci ne se réduit pas à des jugements du judex.

19. Quels acteurs ont principalement coopéré pour faire évoluer le droit romain ?

Les magistrats militaires et les parties au procès qui négocient les usages juridiques
Le préteur détenteur de l’imperium et les jurisconsultes qui maîtrisent et enseignent le droit
Le préteur responsable des lois et les citoyens réunis pour interpréter les règles anciennes
Le législateur chargé des réformes et le judex qui prononce les sentences civiles

Le préteur détenteur de l’imperium et les jurisconsultes qui maîtrisent et enseignent le droit

Explication

L’évolution du droit romain résulte principalement de la coopération entre le préteur, détenteur de l’imperium, et les jurisconsultes, experts de la maîtrise et de l’enseignement du droit. Le législateur peut intervenir, mais il n’est pas présenté comme le principal moteur de cette adaptation.

20. Quel changement la Lex Aebutia introduit-elle au IIIe siècle avant J.-C. ?

Elle supprime la procédure en deux phases et confie le procès au préteur jusqu’à la sentence
Elle crée la procédure formulaire en conservant deux phases et en allégeant la phase initiale
Elle remplace les actions civiles par un examen direct des faits devant les jurisconsultes
Elle transfère la rédaction de la formula au judex et renforce l’instruction devant le magistrat

Elle crée la procédure formulaire en conservant deux phases et en allégeant la phase initiale

Explication

La Lex Aebutia crée la procédure formulaire tout en maintenant la division entre les phases in jure et in judicio, avec une phase initiale allégée. Elle ne supprime donc pas la structure en deux étapes et ne confie pas la sentence au préteur.

21. Quelle répartition des fonctions entre les deux phases de la procédure formulaire est correcte ?

In jure sert à prononcer la sentence, puis in judicio sert à désigner le judex et les moyens de défense
In jure se déroule devant le judex pour examiner les faits, puis in judicio devant le préteur pour préparer la défense
In jure se déroule devant le préteur pour préparer le procès, puis in judicio devant le judex pour trancher le fond
In jure concerne l’exécution du jugement, puis in judicio concerne l’admission de l’action par le magistrat

In jure se déroule devant le préteur pour préparer le procès, puis in judicio devant le judex pour trancher le fond

Explication

La phase in jure se déroule devant le préteur et concerne la mise en état procédurale, tandis que la phase in judicio se déroule devant le judex et porte sur le fond du litige. La désignation du judex et l’organisation de l’action relèvent donc de la première phase.

22. Quel est le rôle de la formula dans la procédure formulaire ?

C’est un acte écrit du préteur qui désigne le judex et fixe le cadre du jugement
C’est la sentence orale du judex qui clôt le procès après l’examen des preuves
C’est la liste générale des actions que les magistrats peuvent accorder dans l’édit
C’est la demande initiale du demandeur exposant les faits sans intervention du magistrat

C’est un acte écrit du préteur qui désigne le judex et fixe le cadre du jugement

Explication

La formula est rédigée par le préteur et désigne le judex tout en fixant les arguments, les défenses, les pouvoirs d’instruction et les sentences possibles. Elle ne se confond donc ni avec la sentence prononcée par le judex ni avec l’édit général du préteur.

23. Comment Papinien définit-il le droit prétorien ?

Comme une procédure judiciaire destinée à organiser l’instruction conduite par le judex
Comme le droit introduit par les préteurs pour aider, corriger ou suppléer le droit civil
Comme l’ensemble des lois votées par les citoyens pour remplacer les règles civiles anciennes
Comme le droit produit par les jurisconsultes afin de résoudre les litiges entre particuliers

Comme le droit introduit par les préteurs pour aider, corriger ou suppléer le droit civil

Explication

Papinien présente le droit prétorien comme un droit introduit par les préteurs pour aider le droit civil, le corriger ou le suppléer. Il s’agit donc d’un complément ou d’un correctif du droit civil, et non d’une simple procédure ou d’un ensemble de lois votées.

24. Quelle intervention est attribuée au préteur Octavius au Ier siècle avant J.-C. ?

Il crée une fiction juridique permettant d’assimiler un étranger à un citoyen romain
Il introduit dans la formula une exception permettant de se défendre contre un contrat obtenu par dol
Il établit une action in factum pour sanctionner une atteinte non qualifiée par le droit civil
Il supprime l’action civile afin de confier au judex l’appréciation directe du dol contractuel

Il introduit dans la formula une exception permettant de se défendre contre un contrat obtenu par dol

Explication

Octavius introduit une exception dans la formula afin de permettre au défendeur de résister à un contrat obtenu par dol. Cette mesure concerne donc un moyen de défense procédural précis, et non la création d’une fiction ou d’une action in factum.

25. Dans quel but le préteur utilise-t-il une fiction juridique ?

Il écarte une règle civile en laissant au judex le soin de définir la qualité des parties
Il crée une action fondée sur des faits que le droit civil ne qualifie par aucune règle
Il modifie une action civile existante en adaptant directement ses conditions au litige
Il présume vrai un élément faux pour étendre une action civile à une situation non couverte

Il présume vrai un élément faux pour étendre une action civile à une situation non couverte

Explication

La fiction juridique permet au préteur de tenir pour vrai un élément qu’il sait faux afin d’étendre une action civile à une situation normalement exclue. L’action in factum, contrairement à la fiction, repose directement sur des faits non qualifiés par le droit civil.

26. Quelle distinction oppose correctement l’action utile et l’action in factum ?

L’action utile appartient au droit civil, tandis que l’action in factum est prononcée directement par le judex
L’action utile repose sur une fiction, tandis que l’action in factum ajoute une exception à la formula
L’action utile est créée à partir de faits nouveaux, tandis que l’action in factum transforme une action civile existante
L’action utile adapte une action civile existante, tandis que l’action in factum est créée à partir de faits non qualifiés

L’action utile adapte une action civile existante, tandis que l’action in factum est créée à partir de faits non qualifiés

Explication

L’action utile modifie une action civile déjà existante, tandis que l’action in factum est créée directement par le préteur à partir de faits que le droit civil ne qualifie pas. La distinction porte donc sur le rapport de chaque action au modèle civil préexistant.

27. Dans la Rome classique, que désigne principalement le terme « jurisprudence » ?

La procédure suivie devant les tribunaux civils
La science du droit élaborée par les jurisconsultes
L’ensemble des décisions rendues par les juridictions
La compilation officielle des lois impériales

La science du droit élaborée par les jurisconsultes

Explication

Dans la Rome classique, la jurisprudence correspond à la science du droit construite par les jurisconsultes. Elle ne désigne donc pas principalement les décisions judiciaires, sens plus proche de l’usage moderne.

28. Quelle distinction décrit correctement les jurisperiti, les jurisconsulti et les prudentes ?

Les jurisperiti enseignent la rhétorique, les jurisconsulti administrent les provinces et les prudentes dirigent les tribunaux
Les jurisperiti interprètent les auspices, les jurisconsulti commandent l’armée et les prudentes contrôlent les finances
Les jurisperiti rendent les jugements, les jurisconsulti rédigent les lois et les prudentes plaident devant le préteur
Les jurisperiti maîtrisent l’art juridique, les jurisconsulti sont consultés et les prudentes jouissent d’une autorité reconnue

Les jurisperiti maîtrisent l’art juridique, les jurisconsulti sont consultés et les prudentes jouissent d’une autorité reconnue

Explication

Les jurisperiti sont les connaisseurs de l’art juridique, les jurisconsulti sont consultés sur les problèmes de droit et les prudentes sont des jurisconsultes reconnus pour leur science et leur vertu civile. Les autres descriptions attribuent à ces catégories des fonctions qui ne correspondent pas à leur rôle juridique.

29. Quel changement transforme une réponse juridique casuistique en véritable science du droit ?

La mémorisation de solutions anciennes sans justification supplémentaire
La rédaction de formules procédurales destinées à chaque type de procès
La substitution d’une décision politique à l’analyse du problème juridique
L’explication des raisons pour lesquelles un procès doit être tranché d’une certaine manière

L’explication des raisons pour lesquelles un procès doit être tranché d’une certaine manière

Explication

La science du droit apparaît lorsque les juristes expliquent les causes qui justifient une solution plutôt que de fournir une réponse isolée à chaque cas. La simple mémorisation de solutions ne constitue pas cette démarche explicative.

30. Quelle opposition caractérise le mieux les écoles sabinienne et proculienne ?

Les Sabiniens étudient les procès privés, tandis que les Proculiens se consacrent aux règles administratives
Les Sabiniens défendent les décisions impériales, tandis que les Proculiens refusent toute référence aux traditions juridiques
Les Sabiniens privilégient la pratique, tandis que les Proculiens s’attachent à la continuité doctrinale avec les anciens
Les Sabiniens privilégient les anciens, tandis que les Proculiens fondent leur méthode sur l’observation pratique

Les Sabiniens privilégient la pratique, tandis que les Proculiens s’attachent à la continuité doctrinale avec les anciens

Explication

Les Sabiniens adoptent une approche empiriste fondée sur la pratique, alors que les Proculiens insistent sur l’autorité des anciens et le développement organique de la doctrine. L’inversion de ces orientations constitue la confusion principale entre les deux écoles.

31. Quel type d’ouvrage appartient à la littérature juridique romaine ?

Les réponses aux consultations, les commentaires, les digesta et les manuels pour étudiants
Les traités militaires, les calendriers religieux, les annales consulaires et les cartes provinciales
Les récits historiques, les poèmes épiques, les discours politiques et les biographies impériales
Les contrats privés, les actes de naissance, les registres fiscaux et les archives militaires

Les réponses aux consultations, les commentaires, les digesta et les manuels pour étudiants

Explication

La littérature juridique romaine comprend notamment les réponses aux consultations, les ouvrages de questions, les commentaires, les digesta et les manuels comme les Institutes de Gaius. Les autres ensembles relèvent de genres historiques, administratifs, religieux ou militaires plutôt que de la littérature juridique mentionnée.

32. Lorsqu’un doute juridique existe ou qu’aucune règle ne s’applique, quelle influence l’opinion majoritaire des jurisconsultes exerce-t-elle à Rome ?

Elle remplace automatiquement le procès par une décision privée des jurisconsultes
Elle s’applique aux citoyens mais ne concerne pas les magistrats chargés de juger
Elle fournit un conseil facultatif que le juge peut écarter sans l’examiner
Elle doit être prise en compte par les juges et les plaideurs dans la résolution du litige

Elle doit être prise en compte par les juges et les plaideurs dans la résolution du litige

Explication

À la fin de la République et durant l’époque classique, l’opinion majoritaire des jurisconsultes possède une autorité qui doit guider juges et plaideurs en cas de doute ou de lacune. Elle n’est donc pas une simple opinion privée dépourvue d’effet sur l’issue du procès.

33. Quelle relation entre la règle de droit et le contentieux concret correspond à la conception romaine décrite ici ?

La règle et le contentieux produisent simultanément une norme sans priorité entre leurs fonctions
Le contentieux sert à appliquer une règle déjà complète, sans contribuer à la formation du droit
La solution juridique naît d’abord du contentieux concret, puis la règle en résume les enseignements
La règle générale produit le droit avant tout litige et détermine ensuite la solution particulière

La solution juridique naît d’abord du contentieux concret, puis la règle en résume les enseignements

Explication

Dans la conception romaine, le droit naît d’abord de la solution apportée à un contentieux concret, tandis que la règle en résume les solutions observées. La règle n’est donc pas présentée comme la source initiale et autonome de tout droit.

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Comment la conception grecque définit-elle la loi ?

La loi est une œuvre humaine et une manifestation de la volonté collective écrite.

Quel rôle jouent les dieux protecteurs dans les sociétés antiques ?

Ils gouvernent l’univers et fournissent l’organisation sociale et politique aux hommes.

Par quel intermédiaire les dieux assurent-ils l’organisation sociale dans l’Antiquité ?

Par un roi ou un chef.

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