★ À maîtriser
L’agriculture néolithique repose sur la sélection de plantes comme l’orge, le blé, le riz et le millet, leur regroupement et leur protection dans des champs après défrichement des bois.
Les sociétés néolithiques défrichent des forêts, détournent parfois l’eau pour irriguer les champs ou créer des viviers, et utilisent le bois pour construire, se chauffer et cuire les aliments.
📌 L’impact climatique du Néolithique reste négligeable par comparaison avec les émissions produites à partir du XIXe siècle, même si les défrichements entraînent les premières émissions de gaz à effet de serre.
Compléments
Le réchauffement climatique après une ère glaciaire, les évolutions techniques comme la pierre polie et la poterie, et le développement de l’agriculture et de l’élevage favorisent la sédentarisation en hameaux puis en villages.
Au Néolithique, les communautés s’installent sur des terres fertiles, près de l’eau et du bois, construisent des maisons et aménagent des silos, greniers et étables pour stocker récoltes et animaux.
La population passe de 8 millions à 100 millions en 7 000 ans au cours de la période néolithique.
La domestication néolithique concerne notamment le bœuf, le porc, le chien, les moutons et les chèvres, dont le mode de vie, l’alimentation, le nombre et la taille sont modifiés par la sélection, le pâturage et l’enclos.
La néolithisation se diffuse sur 7 000 ans et ne concerne pas toute l’humanité, puisque des populations de chasseurs-cueilleurs subsistent jusqu’à l’époque contemporaine, notamment les Aborigènes d’Australie et les Inuits.
Sédentarisation et emprise locale, mais impact climatique négligeable
★ À maîtriser
📌 La première révolution industrielle, de la fin du XVIIIe siècle aux années 1870, repose notamment sur l’essor du charbon et du fer, tandis que la seconde, des années 1880 à 1960, s’appuie sur le pétrole et l’électricité.
L’urbanisation industrielle transforme les paysages, notamment par l’étalement urbain et l’artificialisation des sols.
L’industrialisation provoque des pollutions de l’air et de l’eau et peut entraîner des catastrophes environnementales, comme le smog de Londres qui cause plusieurs milliers de morts en 1952.
Compléments
La seconde révolution industrielle accompagne l’essor de la production de caoutchouc destiné notamment à l’automobile.
L’industrialisation transforme les sociétés par le recul de l’agriculture, l’essor de la classe ouvrière et l’urbanisation.
De 1750 à 1950, les émissions cumulées de gaz à effet de serre de la Grande-Bretagne et des États-Unis représentent plus de la moitié des émissions mondiales cumulées.
L’hygiénisme, associé au milieu du XIXe siècle aux travaux de Pasteur, favorise une nouvelle approche de l’environnement urbain, avec des arbres et l’élargissement des rues et des trottoirs lors des travaux haussmanniens.
★ À maîtriser
📌 La forêt est une construction historique dont la définition, les représentations et les usages évoluent selon les sociétés et les époques.
Compléments
Les forêts françaises diffèrent selon les territoires et les formes forestières, notamment entre les Landes, la Corse et le Vercors, ainsi qu’entre taillis simples et futaies.
Il n’existe plus de forêt primaire en France, c’est-à-dire de forêt qui n’aurait pas subi de contact avec l’homme, et la forêt actuelle s’est développée après les dernières glaciations.
La forêt française est la quatrième plus grande surface forestière de l’Union européenne, derrière la Suède, l’Espagne et la Finlande.
★ À maîtriser
Les forêts fournissent du bois comme énergie et matériau de construction, du papier, des ressources alimentaires par l’élevage et la cueillette, ainsi que des espaces de chasse et de loisir.
La superficie forestière française baisse de façon continue de l’an 1000 à 1300, remonte jusqu’au milieu du XVe siècle, puis passe d’environ 22 millions d’hectares vers 1450 à 11 millions en 1669.
📌 Les déboisements et le manque de bois concernent surtout les espaces proches des grandes villes et des cours d’eau aménagés, tandis que certaines forêts, notamment dans les Alpes, restent abondantes ; la crise forestière est donc localisée et non globale.
Compléments
La puissance publique crée au XIIIe siècle et développe au XIVe siècle les « eaux et forêts », institution chargée d’administrer les forêts royales et de poursuivre les délinquants forestiers.
Les droits d’usage permettent de ramasser du bois, de faire paître le bétail, de chasser, de pêcher et de récolter les fruits et autres ressources forestières, contre un paiement en nature ou en argent.
📌 Les droits d’usage font primer l’utilisation de la forêt par les communautés sur la stricte propriété foncière, tout en procurant un revenu au propriétaire et des ressources de subsistance aux populations.
La superficie forestière française continue de diminuer après 1669 jusqu’à atteindre un minimum de 7,5 millions d’hectares en 1827.
Le recul forestier s’explique notamment par les défrichements et par le Petit Âge glaciaire, qui a pu limiter la croissance des arbres.
Peur de la pénurie → prise en main royale
★ À maîtriser
📌 L’ordonnance de 1669 accorde à la marine un droit de préemption sur tous les bois, renforce le pouvoir des officiers des maîtrises des Eaux et Forêts, met certaines portions de forêt en défens et organise la garde des forêts communales.
Compléments
L’ordonnance de 1669 associe conservation, répression des abus et valorisation optimale des forêts à long terme, tout en favorisant le contrôle royal de ces espaces.
Jusqu’à la Révolution, les commissaires royaux appliquent l’ordonnance de 1669 avec une célérité variable et tolèrent certains usages pour limiter les conflits avec les populations riveraines.
La Révolution abolit les privilèges forestiers et rétablit le droit commun, permettant à chacun d’exploiter le bois.
★ À maîtriser
📌 Le Code forestier de 1827 place sous le contrôle de l’État les forêts soumises au régime forestier, renforce l’administration hiérarchisée et limite les droits d’usage, notamment dans les forêts domaniales.
Compléments
Réglementation renforcée → droits d’usage réduits → conflits avec les communautés riveraines.
★ À maîtriser
📌 Au XIXe siècle, les forêts cessent d’être principalement des annexes des champs liées aux droits d’usage et sont davantage aménagées en futaies par conversion des taillis et éclaircies.
Compléments
Au XIXe siècle, l’industrie demande davantage de bois pour les poteaux de mines et de téléphone ainsi que pour des usages chimiques, tandis que le bois est moins nécessaire comme source d’énergie.
Avant l’ensemencement massif des pins, la majeure partie du territoire de la forêt des Landes était une zone humide habitée et travaillée par des éleveurs ovins selon un système agro-pastoral.
Le boisement des Landes couvre 600 000 hectares, auquel s’ajoutent les boisements de Champagne et de Sologne.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
La superficie forestière française passe de 8 à 9 millions d’hectares vers 1830 à 12 millions en 1945, puis à 17 millions en 2018.
La filière bois française représente 400 000 emplois directs ou indirects, mais 10 à 15 % de la production de bois est exportée, ce qui prive la filière aval de matières premières.
Compléments
Supprimé en 2000, le FFN a permis de boiser ou reboiser 2,3 millions d’hectares, dont 0,8 million d’hectares de bois nouveaux.
Les forestiers gèrent des espaces protégés comprenant les parcs nationaux créés en 1960, les zones d’arrêtés de biotope de 1976 et le réseau Natura 2000 de 1993, qui protège des habitats d’espèces menacées ou emblématiques et des oiseaux.
Le réseau Natura 2000 couvre 13 % du territoire national et comporte 43 % d’espaces forestiers.
Les forêts françaises couvrent un tiers du territoire national et constituent la quatrième surface forestière de l’Union européenne, derrière la Suède, l’Espagne et la Finlande.
Le volume de grumes sciées en France a été divisé par deux en dix ans et l’emploi dans les scieries a diminué de 20 %.
La France importe chaque année pour plus de 6 milliards d’euros de produits issus du bois, notamment des meubles, du parquet et de la pâte à papier.
★ À maîtriser
📌 La loi de 2001 reconnaît une triple fonctionnalité des forêts françaises.
Les forêts absorbent du CO₂, contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre et diminuent le risque de désertification dans les espaces méditerranéens métropolitains.
Les conflits d’usage opposent les fonctions forestières :
Compléments
La protection des forêts mobilise l’État, des entreprises telles que Reforest’Action, des ONG comme France Nature Environnement et des acteurs individuels, notamment autour du Projet Silva dans le Tarn, qui vise à créer une forêt d’espèces endémiques pour produire 750 tonnes d’oxygène.
La forêt française reste sous-exploitée et mal entretenue, ne permet pas l’autosuffisance et demeure vulnérable aux tempêtes et aux incendies.
Avec l’urbanisation, la fonction écologique de la forêt prend de l’importance et sa valeur est de plus en plus associée à son image de nature sauvage à protéger plutôt qu’à sa rentabilité.
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1. Quel changement caractérise la révolution néolithique ?
2. Une communauté s’installe près d’un bois et veut établir des cultures de céréales. Quelle démarche correspond à l’agriculture néolithique ?
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Que désigne la révolution néolithique ?
Le passage progressif du nomadisme de chasse et de cueillette à la sédentarité agricole et pastorale.
Comment les agriculteurs néolithiques préparent-ils leurs champs ?
Ils défrichent les bois, puis regroupent et protègent les plantes sélectionnées.
À quels usages les sociétés néolithiques emploient-elles le bois ?
À construire, se chauffer et cuire les aliments.
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