QCM : Génocides et construction des mémoires — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le déclenchement et l’ampleur du génocide des Tutsi au Rwanda :

Le génocide correspond à une guerre ordinaire entre deux armées régulières.
L’avion présidentiel est abattu après l’achèvement des principaux massacres.
L’assassinat de Juvénal Habyarimana déclenche les massacres génocidaires.
Le génocide provoque entre 80 000 et 100 000 morts en plusieurs années.
Le génocide se déroule au printemps 1994 pendant une période d’environ 100 jours.

L’assassinat de Juvénal Habyarimana déclenche les massacres génocidaires. · Le génocide se déroule au printemps 1994 pendant une période d’environ 100 jours.

Explication

Le génocide se déroule au printemps 1994 et fait entre 800 000 et 1 million de victimes en 100 jours. Il est déclenché par l’assassinat de Juvénal Habyarimana, dont l’avion est abattu à l’atterrissage.

2. À propos des groupes de population et de l’organisation du génocide au Rwanda :

Les Tutsi constituent la majorité démographique du Rwanda en 1994.
Le gouvernement rwandais orchestre l’extermination de la minorité tutsi.
Les Hutu forment la minorité ciblée par les massacres génocidaires.
Les Tutsi représentent environ 14 % de la population rwandaise.
Les Hutu représentent environ 85 % de la population rwandaise.

Le gouvernement rwandais orchestre l’extermination de la minorité tutsi. · Les Tutsi représentent environ 14 % de la population rwandaise. · Les Hutu représentent environ 85 % de la population rwandaise.

Explication

Le gouvernement rwandais organise l’extermination de la minorité tutsi, qui représente 14 % de la population. Les Hutu constituent la majorité, avec 85 % de la population.

3. Concernant les facteurs ayant favorisé la radicalisation au Rwanda :

Les discriminations résultent d’un équilibre durable entre les groupes ethniques.
La hiérarchisation ethnique apparaît après la fin des massacres de 1994.
La RTLM et des journaux diffusent des messages de haine sociale.
Les médias contribuent à la radicalisation progressive de la population.
Les autorités belges renforcent les catégories ethniques par des cartes d’identité.

La RTLM et des journaux diffusent des messages de haine sociale. · Les médias contribuent à la radicalisation progressive de la population. · Les autorités belges renforcent les catégories ethniques par des cartes d’identité.

Explication

La hiérarchisation ethnique est issue de la colonisation allemande et renforcée par les Belges grâce aux cartes d’identité ethniques. La RTLM et les journaux diffusent ensuite la haine et favorisent la radicalisation.

4. Concernant les institutions judiciaires mises en place après le génocide rwandais :

Le TPIR juge principalement les principaux responsables des crimes.
Le TPIR contribue à qualifier juridiquement les crimes commis.
La Gacaca juge principalement les dirigeants internationaux éloignés du Rwanda.
La Gacaca organise une justice locale et participative dans les villages.
Le TPIR est une justice villageoise reposant sur la participation des habitants.

Le TPIR juge principalement les principaux responsables des crimes. · Le TPIR contribue à qualifier juridiquement les crimes commis. · La Gacaca organise une justice locale et participative dans les villages.

Explication

Le TPIR est une juridiction internationale chargée de juger les principaux responsables et de qualifier juridiquement les crimes. La Gacaca correspond à une justice locale et participative organisée dans les villages.

5. Les procès du Tribunal pénal international pour le Rwanda visent à :

Reconnaître juridiquement les crimes commis pendant le génocide.
Remplacer l’établissement des faits par une démarche de réconciliation sociale.
Fonder les décisions judiciaires sur la mémoire collective des survivants.
Produire une vérité judiciaire fondée sur des preuves et témoignages.
Fixer les responsabilités individuelles à partir d’éléments établis.

Reconnaître juridiquement les crimes commis pendant le génocide. · Produire une vérité judiciaire fondée sur des preuves et témoignages. · Fixer les responsabilités individuelles à partir d’éléments établis.

Explication

Les procès du TPIR établissent les responsabilités à partir de preuves et de témoignages. La mémoire peut contribuer au récit collectif, mais elle ne constitue pas à elle seule une preuve judiciaire.

6. Quelle distinction caractérise le TPIR et la Gacaca au Rwanda ?

Le TPIR constitue une justice internationale éloignée des populations locales.
Le TPIR repose principalement sur la participation quotidienne des habitants des villages.
La Gacaca est une justice locale organisée à l’échelle des villages.
Le TPIR est une procédure longue et coûteuse concernant peu de personnes.
La Gacaca est une juridiction internationale spécialisée dans les principaux responsables.

Le TPIR constitue une justice internationale éloignée des populations locales. · La Gacaca est une justice locale organisée à l’échelle des villages. · Le TPIR est une procédure longue et coûteuse concernant peu de personnes.

Explication

Le TPIR est une justice internationale éloignée, longue et coûteuse, qui juge peu de personnes. La Gacaca est au contraire une justice locale organisée par les villages.

7. Parmi les fonctions attribuées aux procès de Gacaca figurent :

La reconstitution des faits grâce aux témoignages recueillis.
La contribution à la réconciliation entre les membres de la communauté.
La participation directe de la population locale aux procédures.
La désignation des coupables par une juridiction internationale éloignée.
La recherche des corps et l’identification des victimes.

La reconstitution des faits grâce aux témoignages recueillis. · La contribution à la réconciliation entre les membres de la communauté. · La participation directe de la population locale aux procédures. · La recherche des corps et l’identification des victimes.

Explication

Les procès de Gacaca favorisent la participation de la population, les témoignages et la reconstitution des faits. Ils permettent aussi de rechercher les corps, d’identifier victimes et coupables et de favoriser la réconciliation.

8. Concernant la formation et le maintien de l’unité yougoslave :

La Yougoslavie rassemble des populations partageant toutes la même religion.
Josip Broz Tito dirige la Yougoslavie sous un régime communiste.
La Yougoslavie est créée après la Seconde Guerre mondiale.
La mort de Tito renforce durablement l’équilibre entre les communautés.
Elle regroupe plusieurs peuples et religions des Balkans.

Josip Broz Tito dirige la Yougoslavie sous un régime communiste. · La Yougoslavie est créée après la Seconde Guerre mondiale. · Elle regroupe plusieurs peuples et religions des Balkans.

Explication

La Yougoslavie, créée après la Seconde Guerre mondiale, rassemble plusieurs peuples et religions des Balkans. Tito en maintient l’unité grâce à la direction communiste, tandis que sa mort fragilise cet équilibre.

9. Après la mort de Tito, quels facteurs fragilisent l’équilibre yougoslave ?

La disparition de Tito supprime les tensions nationales dans les Balkans.
Le régime de Tito maintient alors plus efficacement l’unité yougoslave.
La constitution complexe participe aux difficultés de fonctionnement de l’État.
La crise économique aggrave les tensions entre les composantes de la fédération.
La montée du nationalisme rend l’unité politique plus fragile.

La constitution complexe participe aux difficultés de fonctionnement de l’État. · La crise économique aggrave les tensions entre les composantes de la fédération. · La montée du nationalisme rend l’unité politique plus fragile.

Explication

Après la mort de Tito, la crise économique, la centralisation institutionnelle et la montée du nationalisme fragilisent l’équilibre yougoslave. Le régime de Tito parvenait auparavant à maintenir l’unité.

10. À propos du rôle de Slobodan Milošević dans l’aggravation des tensions yougoslaves :

Il exploite la peur suscitée par les autres communautés.
Il abandonne la communication politique pour apaiser les tensions nationales.
Il utilise le contrôle des médias pour influencer la population.
Il renforce l’unité fédérale en limitant les discours nationalistes.
Il recourt à la propagande dans sa stratégie politique.

Il exploite la peur suscitée par les autres communautés. · Il utilise le contrôle des médias pour influencer la population. · Il recourt à la propagande dans sa stratégie politique.

Explication

Milošević renforce les tensions par le contrôle des médias, la propagande, la peur des autres communautés et la communication politique. Ces instruments alimentent les oppositions nationales.

11. Concernant les événements de 1991 liés à la désintégration yougoslave :

Les Serbes refusent la disparition de la Yougoslavie.
La Slovénie déclare son indépendance en 1991.
Les républiques yougoslaves reportent leurs déclarations d’indépendance après 1995.
Les Serbes soutiennent leurs compatriotes vivant dans les autres États.
La Croatie déclare son indépendance en 1991.

Les Serbes refusent la disparition de la Yougoslavie. · La Slovénie déclare son indépendance en 1991. · Les Serbes soutiennent leurs compatriotes vivant dans les autres États. · La Croatie déclare son indépendance en 1991.

Explication

En 1991, la Slovénie et la Croatie déclarent leur indépendance. Les Serbes refusent la disparition de la Yougoslavie et soutiennent les Serbes vivant dans les autres États.

12. Concernant les guerres et la justice dans les Balkans :

Ce tribunal poursuit les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide.
Le siège de Sarajevo commence en 1992 et dure 3 ans, 8 mois et 9 jours.
La guerre de Bosnie oppose les Serbes de Bosnie aux Croates et aux Bosniaques.
Le massacre de Srebrenica, en 1995, est qualifié de génocide.
Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie est créé en 1993.

Ce tribunal poursuit les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide. · Le siège de Sarajevo commence en 1992 et dure 3 ans, 8 mois et 9 jours. · La guerre de Bosnie oppose les Serbes de Bosnie aux Croates et aux Bosniaques. · Le massacre de Srebrenica, en 1995, est qualifié de génocide. · Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie est créé en 1993.

Explication

Les cinq éléments sont établis : la guerre oppose les Serbes de Bosnie aux Croates et aux Bosniaques ; Sarajevo est assiégée en 1992 durant 3 ans, 8 mois et 9 jours ; Srebrenica correspond en 1995 à un génocide d’environ 8 000 hommes et adolescents ; le TPIY est créé en 1993 ; il poursuit les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide.

13. À propos de la reconnaissance des génocides et des responsabilités historiques :

L’Union européenne reconnaît le génocide des Tsiganes en 1998.
L’Union européenne reconnaît le génocide des Tsiganes en 2021.
Le chancelier allemand Schmidt reconnaît en 1998 le génocide des Tsiganes.
Jacques Chirac reconnaît en 1995 la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d’Hiv.
La loi Gayssot appartient aux lois mémorielles adoptées dans les années 1990.

L’Union européenne reconnaît le génocide des Tsiganes en 2021. · Le chancelier allemand Schmidt reconnaît en 1998 le génocide des Tsiganes. · Jacques Chirac reconnaît en 1995 la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d’Hiv. · La loi Gayssot appartient aux lois mémorielles adoptées dans les années 1990.

Explication

Jacques Chirac reconnaît en 1995 la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d’Hiv. En 1998, le chancelier allemand Schmidt reconnaît le génocide des Tsiganes, puis l’Union européenne le reconnaît en 2021 ; la loi Gayssot appartient aux lois mémorielles.

14. Concernant la loi Gayssot et les politiques mémorielles, quelles sont les réponses exactes ?

Des dispositifs comparables existent en Allemagne et en Belgique.
Le négationnisme désigne une politique publique de préservation des preuves.
La loi Gayssot encadre la construction de la mémoire collective.
La loi Gayssot s’inscrit parmi les lois mémorielles.
La loi Gayssot est adoptée dans les années 1990.

Des dispositifs comparables existent en Allemagne et en Belgique. · La loi Gayssot encadre la construction de la mémoire collective. · La loi Gayssot s’inscrit parmi les lois mémorielles. · La loi Gayssot est adoptée dans les années 1990.

Explication

La loi Gayssot encadre la construction de la mémoire et s’inscrit parmi les lois mémorielles ; des dispositifs comparables existent en Allemagne et en Belgique. Le négationnisme ne constitue pas cette loi : il consiste à refuser ou réécrire les événements.

15. Parmi les propositions suivantes concernant les journées mémorielles, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le 16 juillet 1993 devient une journée consacrée à la mémoire des victimes.
Les deux dates mémorielles correspondent à des événements commémoratifs distincts.
Le 27 janvier 2002 devient la journée de la mémoire de l’Holocauste.
Le 16 juillet 1993 et le 27 janvier 2002 désignent une seule commémoration.
La journée de la mémoire de l’Holocauste est fixée au 27 janvier 2002.

Le 16 juillet 1993 devient une journée consacrée à la mémoire des victimes. · Les deux dates mémorielles correspondent à des événements commémoratifs distincts. · Le 27 janvier 2002 devient la journée de la mémoire de l’Holocauste. · La journée de la mémoire de l’Holocauste est fixée au 27 janvier 2002.

Explication

Le 16 juillet 1993 est consacré à la mémoire des victimes, tandis que le 27 janvier 2002 devient la journée de la mémoire de l’Holocauste. Il s’agit donc de deux dates mémorielles distinctes, et non d’une commémoration unique.

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Quand a eu lieu le génocide des Tutsi au Rwanda ?

Au printemps 1994.

Combien de personnes ont été tuées pendant le génocide des Tutsi ?

Entre 800 000 et 1 million.

Quelle durée a duré le génocide des Tutsi au Rwanda ?

100 jours.

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