QCM : Géopolitique et cyberdéfense (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition du cyberespace selon l’ANSSI :

Le cyberespace associe des équipements de traitement automatisé de données numériques en réseau mondial.
Le cyberespace désigne l’interconnexion mondiale de réseaux dédiés au transport de données analogiques.
Le cyberespace est un espace de communication constitué d’équipements interconnectés à l’échelle mondiale.
Le cyberespace correspond à l’interconnexion mondiale d’équipements traitant automatiquement des données numériques.
Le cyberespace est défini comme un espace de communication reliant mondialement des équipements numériques.

Le cyberespace associe des équipements de traitement automatisé de données numériques en réseau mondial. · Le cyberespace est un espace de communication constitué d’équipements interconnectés à l’échelle mondiale. · Le cyberespace correspond à l’interconnexion mondiale d’équipements traitant automatiquement des données numériques. · Le cyberespace est défini comme un espace de communication reliant mondialement des équipements numériques.

Explication

L’ANSSI définit le cyberespace comme un espace de communication fondé sur l’interconnexion mondiale d’équipements traitant automatiquement des données numériques. La substitution des données numériques par des données analogiques ne correspond pas à cette définition.

2. À propos de la naissance d’ARPANET :

En 1969, ARPANET permet le transfert de fichiers entre ordinateurs grâce au financement de la DARPA.
En 1969, la DARPA finance ARPANET, premier réseau numérique destiné à diffuser des émissions télévisées.
En 1982, la DARPA finance ARPANET, premier réseau numérique permettant le transfert de fichiers entre ordinateurs.
En 1969, la DARPA finance ARPANET, premier réseau numérique permettant le transfert de fichiers entre ordinateurs.
Le financement de la DARPA en 1969 accompagne la création d’ARPANET pour transférer des fichiers informatiques.

En 1969, ARPANET permet le transfert de fichiers entre ordinateurs grâce au financement de la DARPA. · En 1969, la DARPA finance ARPANET, premier réseau numérique permettant le transfert de fichiers entre ordinateurs. · Le financement de la DARPA en 1969 accompagne la création d’ARPANET pour transférer des fichiers informatiques.

Explication

En 1969, la DARPA finance ARPANET, réseau numérique permettant le transfert de fichiers entre ordinateurs. La diffusion télévisée est une finalité substituée, et la date de 1982 concerne la naissance d’Internet, non le financement initial d’ARPANET.

3. En quelle année le réseau devient-il mondial et ouvert à tous, marquant la naissance d’Internet ?

La naissance d’Internet est marquée en 1982 par l’ouverture mondiale du réseau à tous.
En 1982, l’ouverture du réseau à tous et son extension mondiale marquent la naissance d’Internet.
L’année 1982 correspond à la transformation du réseau en un système mondial ouvert à tous.
En 1982, le réseau devient mondial et ouvert à tous, marquant la naissance d’Internet.
En 1969, le réseau devient mondial et ouvert à tous, marquant la naissance d’Internet.

La naissance d’Internet est marquée en 1982 par l’ouverture mondiale du réseau à tous. · En 1982, l’ouverture du réseau à tous et son extension mondiale marquent la naissance d’Internet. · L’année 1982 correspond à la transformation du réseau en un système mondial ouvert à tous. · En 1982, le réseau devient mondial et ouvert à tous, marquant la naissance d’Internet.

Explication

La naissance d’Internet est située en 1982, lorsque le réseau devient mondial et ouvert à tous. L’année 1969 correspond au financement d’ARPANET par la DARPA.

4. Selon le rapport sénatorial de 2019, la souveraineté numérique désigne :

La capacité de l’État à exercer une action dans le cyberespace.
La souveraineté numérique correspond à l’aptitude de l’État à agir dans le cyberespace.
La capacité de l’État à agir dans le cyberespace.
La capacité des plateformes à agir dans le cyberespace au nom des collectivités territoriales.
La capacité étatique d’intervenir dans le cyberespace constitue la souveraineté numérique.

La capacité de l’État à exercer une action dans le cyberespace. · La souveraineté numérique correspond à l’aptitude de l’État à agir dans le cyberespace. · La capacité de l’État à agir dans le cyberespace. · La capacité étatique d’intervenir dans le cyberespace constitue la souveraineté numérique.

Explication

Le rapport de la commission d’enquête du Sénat de 2019 définit la souveraineté numérique comme la capacité de l’État à agir dans le cyberespace. Les plateformes et les collectivités territoriales ne sont pas les entités auxquelles cette définition attribue cette capacité.

5. Concernant les grandes plateformes numériques et la réglementation des usages :

Les grandes plateformes numériques concurrencent les États dans la réglementation des usages par leurs conditions d’utilisation.
Les GAFAM étasuniens et les BATX chinois dominent les plateformes et concurrencent les États en fixant leurs conditions d’utilisation.
Les GAFAM chinois et les BATX étasuniens dominent les plateformes et concurrencent les États en fixant leurs conditions d’utilisation.
Les États fixent les conditions d’utilisation des services des GAFAM et des BATX pour réglementer les usages.
Les GAFAM étasuniens et les BATX chinois fixent les conditions d’utilisation de leurs services.

Les grandes plateformes numériques concurrencent les États dans la réglementation des usages par leurs conditions d’utilisation. · Les GAFAM étasuniens et les BATX chinois dominent les plateformes et concurrencent les États en fixant leurs conditions d’utilisation. · Les GAFAM étasuniens et les BATX chinois fixent les conditions d’utilisation de leurs services.

Explication

Les GAFAM étasuniens et les BATX chinois dominent les grandes plateformes et concurrencent les États en fixant les conditions d’utilisation de leurs services. Les origines nationales des deux groupes sont inversées dans une proposition, et ce sont les plateformes, non les États, qui fixent les conditions de leurs services.

6. Les pratiques frauduleuses du web comprennent notamment :

Les rançongiciels, les chevaux de Troie, les logiciels espions et publicitaires, le chiffrement légitime et les réseaux zombies.
Les rançongiciels, les chevaux de Troie, les logiciels espions et publicitaires, l’hameçonnage et les réseaux de serveurs autonomes.
Les logiciels malveillants, dont les rançongiciels, ainsi que l’hameçonnage et les ordinateurs zombies contrôlés à distance.
Les rançongiciels, les chevaux de Troie, les logiciels espions et publicitaires, l’hameçonnage et les réseaux zombies.
Les logiciels malveillants, l’hameçonnage et les réseaux d’ordinateurs zombies contrôlés localement par leurs propriétaires.

Les logiciels malveillants, dont les rançongiciels, ainsi que l’hameçonnage et les ordinateurs zombies contrôlés à distance. · Les rançongiciels, les chevaux de Troie, les logiciels espions et publicitaires, l’hameçonnage et les réseaux zombies.

Explication

Les pratiques frauduleuses comprennent ces types de logiciels malveillants, l’hameçonnage et les réseaux zombies contrôlés à distance. Le chiffrement légitime n’est pas cité comme pratique frauduleuse, et le contrôle local par les propriétaires contredit la notion de réseau zombie contrôlé à distance.

7. Les cyberattaques étatiques se répartissent en quelles catégories ?

Le sabotage, l’espionnage et l’hameçonnage constituent les trois catégories de cyberattaques étatiques.
Le sabotage, l’espionnage et la subversion constituent les trois catégories de cyberattaques étatiques.
Les cyberattaques étatiques relèvent du sabotage, de l’espionnage ou de la subversion.
Le sabotage, l’espionnage et la subversion structurent la classification des cyberattaques étatiques.
La classification des cyberattaques étatiques comprend le sabotage, l’espionnage et la subversion.

Le sabotage, l’espionnage et la subversion constituent les trois catégories de cyberattaques étatiques. · Les cyberattaques étatiques relèvent du sabotage, de l’espionnage ou de la subversion. · Le sabotage, l’espionnage et la subversion structurent la classification des cyberattaques étatiques. · La classification des cyberattaques étatiques comprend le sabotage, l’espionnage et la subversion.

Explication

Les trois catégories de cyberattaques étatiques sont le sabotage, l’espionnage et la subversion. L’hameçonnage est une pratique frauduleuse du web, mais ne remplace pas la subversion dans cette classification.

8. Concernant les obligations imposées par la loi chinoise sur la cybersécurité :

Les entreprises de l’énergie doivent stocker en Chine les données de leurs utilisateurs chinois.
Les entreprises du transport doivent conserver en Chine les données de leurs utilisateurs chinois.
Les entreprises de la finance doivent stocker en Chine les données de leurs utilisateurs étrangers.
Les entreprises de l’eau doivent stocker sur le territoire chinois les données de leurs utilisateurs chinois.
Les entreprises des télécommunications doivent stocker en Chine les données de tous leurs utilisateurs étrangers.

Les entreprises de l’énergie doivent stocker en Chine les données de leurs utilisateurs chinois. · Les entreprises du transport doivent conserver en Chine les données de leurs utilisateurs chinois. · Les entreprises de l’eau doivent stocker sur le territoire chinois les données de leurs utilisateurs chinois.

Explication

La loi vise les entreprises de l’énergie, du transport et de l’eau pour les données de leurs utilisateurs chinois. Elle ne vise pas les données des utilisateurs étrangers dans les deux formulations proposées.

9. Parmi les propositions suivantes concernant la Convention de Budapest, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Adoptée en 2001, elle établit des règles communes de lutte internationale contre la cybercriminalité.
En 2024, cette convention réunissait 63 pays et avait été signée par 67 États.
La Convention de Budapest réunissait 67 pays en 2024.
La Convention de Budapest avait été signée par 63 pays lors de son adoption en 2001.
Cette convention définit des règles communes pour agir contre les cyberattaques étatiques.

Adoptée en 2001, elle établit des règles communes de lutte internationale contre la cybercriminalité. · La Convention de Budapest réunissait 67 pays en 2024. · La Convention de Budapest avait été signée par 63 pays lors de son adoption en 2001.

Explication

La convention date de 2001, fournit des règles communes contre la cybercriminalité et comptait 67 pays en 2024. Les 63 pays correspondent au nombre de signataires indiqué, non au nombre de membres en 2024; son objet est la cybercriminalité, pas les cyberattaques étatiques.

10. Les positions défendues par les acteurs internationaux sur la gouvernance du cyberespace se distinguent ainsi :

Les États-Unis et la Chine défendent ensemble la souveraineté absolue des États sur leurs réseaux.
Les États-Unis défendent un cyberespace ouvert assorti de mesures de protection.
La Chine défend un cyberespace ouvert régulé, comme le font les États-Unis.
La Russie défend la souveraineté absolue des États sur leurs réseaux.
L’Union européenne soutient un espace ouvert encadré par des mesures de protection.

Les États-Unis défendent un cyberespace ouvert assorti de mesures de protection. · La Russie défend la souveraineté absolue des États sur leurs réseaux. · L’Union européenne soutient un espace ouvert encadré par des mesures de protection.

Explication

Les États-Unis et l’Union européenne défendent un espace ouvert assorti de protections, tandis que la Chine et la Russie défendent la souveraineté absolue des États sur leurs réseaux. La Chine n’est donc pas alignée sur la position américaine, et les États-Unis ne défendent pas la souveraineté absolue.

11. À propos du lancement de l’Appel de Paris :

Le lancement s’est déroulé à l’UNESCO lors du Forum de Paris sur la Paix.
L’Appel de Paris a été lancé en 2017 lors du Forum de Paris sur la Paix.
Le lancement a eu lieu lors du Forum sur la gouvernance de l’internet.
Emmanuel Macron a lancé l’Appel de Paris le 12 novembre 2018 à l’UNESCO.
Emmanuel Macron a lancé l’Appel de Paris le 12 novembre 2018 au siège de l’ONU.

Le lancement s’est déroulé à l’UNESCO lors du Forum de Paris sur la Paix. · Le lancement a eu lieu lors du Forum sur la gouvernance de l’internet. · Emmanuel Macron a lancé l’Appel de Paris le 12 novembre 2018 à l’UNESCO.

Explication

Emmanuel Macron a lancé l’Appel le 12 novembre 2018 à l’UNESCO, lors du Forum sur la gouvernance de l’internet et du Forum de Paris sur la Paix. Le lieu n’était pas le siège de l’ONU et l’année n’était pas 2017.

12. La directive européenne SRI de 2016 prévoit notamment :

L’adoption de stratégies nationales de sécurité des réseaux et systèmes d’information.
La notification des incidents par les seuls États membres, sans obligation pour les opérateurs concernés.
La suppression des stratégies nationales de sécurité des réseaux et systèmes d’information.
La gestion des risques par les opérateurs essentiels et les fournisseurs numériques.
Le renforcement de la coopération entre les États membres en cybersécurité.

L’adoption de stratégies nationales de sécurité des réseaux et systèmes d’information. · La gestion des risques par les opérateurs essentiels et les fournisseurs numériques. · Le renforcement de la coopération entre les États membres en cybersécurité.

Explication

La directive SRI impose des stratégies nationales, renforce la coopération et prévoit la gestion des risques ainsi que la notification des incidents par les opérateurs essentiels et les fournisseurs numériques. La notification ne relève pas des seuls États, et la directive ne supprime pas les stratégies nationales.

13. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) au sujet de la difficulté d’émergence d’un acteur européen du cyberespace ?

La difficulté d’émergence d’un acteur européen s’explique par la domination sino-américaine.
Le cyberespace est dominé par un duopole technologique sino-américain.
La domination technologique des États-Unis et de la Chine complique l’émergence d’un acteur européen.
Le cyberespace est dominé par un duopole technologique européen et américain.
Le duopole technologique chinois et russe facilite l’émergence d’un nouvel acteur européen.

La difficulté d’émergence d’un acteur européen s’explique par la domination sino-américaine. · Le cyberespace est dominé par un duopole technologique sino-américain. · La domination technologique des États-Unis et de la Chine complique l’émergence d’un acteur européen.

Explication

Le duopole technologique sino-américain domine le cyberespace et rend difficile l’émergence d’un nouvel acteur européen. Le duopole n’est ni européen-américain ni chinois-russe, et cette domination constitue un obstacle plutôt qu’un facteur facilitant.

14. Concernant les missions de l’ANSSI en matière de cyberdéfense :

L’ANSSI peut intervenir afin de stopper une attaque informatique.
L’ANSSI coordonne les actions ministérielles de défense des systèmes d’information.
L’ANSSI détecte les attaques visant le ministère des Armées et partage ses informations avec le COMCYBER.
L’ANSSI prescrit des règles de sécurité à visée préventive.
L’ANSSI coordonne les actions ministérielles de défense des systèmes d’information et peut contribuer à arrêter une attaque.

L’ANSSI peut intervenir afin de stopper une attaque informatique. · L’ANSSI coordonne les actions ministérielles de défense des systèmes d’information. · L’ANSSI prescrit des règles de sécurité à visée préventive. · L’ANSSI coordonne les actions ministérielles de défense des systèmes d’information et peut contribuer à arrêter une attaque.

Explication

L’ANSSI coordonne les actions ministérielles, prescrit des règles préventives et peut intervenir pour stopper une attaque; la formulation combinant ces responsabilités est également exacte. La détection des attaques visant le ministère des Armées et le partage d’informations avec l’ANSSI relèvent du COMCYBER.

15. À propos du rôle du COMCYBER :

Le COMCYBER partage avec l’ANSSI les informations liées aux attaques visant le ministère des Armées.
Le COMCYBER prescrit les règles préventives de sécurité applicables aux systèmes d’information ministériels.
Le COMCYBER détecte les attaques visant les systèmes des ministères civils et partage ses informations avec l’ANSSI.
Le COMCYBER détecte les attaques ciblant le ministère des Armées.
Le COMCYBER exerce une dimension opérationnelle principalement défensive.

Le COMCYBER partage avec l’ANSSI les informations liées aux attaques visant le ministère des Armées. · Le COMCYBER détecte les attaques ciblant le ministère des Armées.

Explication

Le COMCYBER détecte les attaques visant le ministère des Armées, partage ses informations avec l’ANSSI et possède une dimension opérationnelle offensive. Les attaques des ministères civils et la prescription des règles préventives relèvent d’autres responsabilités; son action opérationnelle comprend une dimension offensive.

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Selon l’ANSSI, qu’est-ce que le cyberespace ?

Un espace de communication constitué par l’interconnexion mondiale d’équipements de traitement automatisé de données numériques.

Quel réseau la DARPA a-t-elle financé en 1969 ?

ARPANET, premier réseau numérique permettant le transfert de fichiers entre ordinateurs.

Quel changement marque la naissance d’Internet en 1982 ?

Le réseau devient mondial et ouvert à tous.

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