QCM : Guerres, conflits et paix (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quand le comportement d’un acteur porte atteinte aux intérêts d’un autre acteur, quelle situation peut apparaître ?

Une opposition entre au moins deux acteurs
Un état intermédiaire entre paix et guerre
Une disparition des causes de la violence
Une violence armée entre deux États

Une opposition entre au moins deux acteurs

Explication

Un conflit naît d’une opposition entre au moins deux acteurs, déclenchée lorsqu’un comportement porte atteinte aux intérêts d’un autre. Une violence armée entre États est une forme plus spécifique de conflit, et non sa définition générale.

2. Comment caractériser la conflictualité par rapport à la guerre ?

Elle désigne des états intermédiaires entre la paix et la guerre, parfois marqués par une violence collective sans guerre manifeste.
Elle désigne une lutte armée entre des acteurs qui cherchent à régler un différend ou conquérir un territoire.
Elle désigne toute opposition entre acteurs, même lorsqu’aucun comportement ne porte atteinte à leurs intérêts.
Elle désigne la fin des violences obtenue sans supprimer les éléments qui opposent les belligérants.

Elle désigne des états intermédiaires entre la paix et la guerre, parfois marqués par une violence collective sans guerre manifeste.

Explication

La conflictualité recouvre des états intermédiaires entre paix et guerre, dont certaines formes de violence collective ne constituent pas une guerre manifeste. Une lutte armée relève de la guerre, qui est une forme de conflit armé.

3. Deux acteurs recourent aux armes pour régler un différend et faire triompher une idée : quelle notion décrit le mieux cette situation ?

La guerre, forme la plus violente du conflit
La conflictualité, état situé entre paix et guerre
La paix négative, fin des violences sans règlement des oppositions
La paix positive, éradication des causes de la violence

La guerre, forme la plus violente du conflit

Explication

La guerre est une lutte armée entre au moins deux acteurs visant notamment à régler un différend ou à faire triompher une idée. La conflictualité peut rester en deçà de la guerre et ne suppose pas nécessairement une lutte armée.

4. Après l’arrêt des violences, les causes profondes de l’opposition entre belligérants subsistent : de quel type de paix s’agit-il ?

D’une paix positive, qui repose sur l’éradication des causes de la violence
D’une conflictualité, qui correspond à un état intermédiaire entre paix et guerre
D’une guerre, qui maintient une lutte armée pour régler le différend
D’une paix négative, qui met fin aux violences sans supprimer les éléments d’opposition

D’une paix négative, qui met fin aux violences sans supprimer les éléments d’opposition

Explication

La paix négative met fin aux violences sans faire disparaître les éléments qui opposent les belligérants. La paix positive correspond plutôt à l’éradication des causes de la violence.

5. Pour comparer l’intensité de deux conflits, quels éléments faut-il notamment prendre en compte ?

Les moyens engagés et les conséquences, comme les soldats, les victimes et les destructions
Le type de régime politique et les objectifs idéologiques des acteurs
La nature des frontières et le statut juridique de chaque groupe belligérant
Le nombre d’États concernés et la durée nécessaire à la reconnaissance diplomatique

Les moyens engagés et les conséquences, comme les soldats, les victimes et les destructions

Explication

L’intensité s’évalue notamment à partir des moyens engagés, tels que les armes et les soldats, et des conséquences, telles que les victimes, les réfugiés et les destructions. Le nombre d’États concernés sert plutôt à caractériser l’espace ou le type du conflit.

6. Un conflit oppose des groupes situés dans un même État, mais ses belligérants agissent aussi au-delà des frontières nationales : quelle caractérisation convient ?

Il est intraétatique par son opposition interne et interétatique par son dépassement des frontières.
Il est transnational par son opposition interne et interétatique par son dépassement des frontières.
Il est intraétatique par son opposition interne et transnational par son dépassement des frontières.
Il est interétatique par son opposition interne et intraétatique par son dépassement des frontières.

Il est intraétatique par son opposition interne et transnational par son dépassement des frontières.

Explication

Une guerre intraétatique oppose des groupes au sein d’un même État, tandis qu’un conflit transnational voit ses belligérants dépasser les frontières nationales. La présence d’acteurs au-delà des frontières ne suffit pas à faire de l’opposition interne une guerre interétatique.

7. Quel constat décrit la présence actuelle des conflits intraétatiques ?

Ils sont aujourd’hui les plus présents, et certains acquièrent une dimension internationale.
Ils sont aujourd’hui les moins présents, et certains perdent toute dimension nationale.
Ils opposent généralement plusieurs États et restent sans prolongement au-delà de leurs frontières.
Ils concernent principalement des armées nationales engagées dans des affrontements conventionnels.

Ils sont aujourd’hui les plus présents, et certains acquièrent une dimension internationale.

Explication

Les conflits intraétatiques sont aujourd’hui les plus présents, et certains prennent une dimension internationale. Le fait qu’ils acquièrent une dimension internationale ne change pas le constat de leur origine ou de leur nature intraétatique.

8. Quelle situation correspond à une guerre interétatique ?

Un affrontement entre deux ou plusieurs États, généralement mené par leurs armées régulières
Un affrontement entre l’armée d’un État et un groupe rebelle situé sur son territoire
Un affrontement entre deux groupes non étatiques à l’intérieur d’un même pays
Un affrontement entre acteurs dont les forces sont déséquilibrées, quel que soit leur statut

Un affrontement entre deux ou plusieurs États, généralement mené par leurs armées régulières

Explication

Une guerre interétatique oppose deux ou plusieurs États, généralement par l’affrontement de leurs armées régulières. Un affrontement entre l’armée d’un État et un groupe rebelle relève plutôt d’une guerre intraétatique.

9. Une armée régulière affronte un groupe rebelle dont les moyens militaires sont très différents des siens : quelle caractéristique définit ce conflit ?

Une guerre intraétatique, caractérisée par une opposition entre deux États voisins
Une guerre asymétrique, caractérisée par un déséquilibre des forces entre les acteurs
Une guerre interétatique, caractérisée par une opposition entre plusieurs États
Une guerre conventionnelle, caractérisée par l’affrontement équilibré de forces similaires

Une guerre asymétrique, caractérisée par un déséquilibre des forces entre les acteurs

Explication

Une guerre asymétrique oppose des acteurs dont les forces sont déséquilibrées, par exemple une armée régulière et un groupe rebelle. La notion de guerre interétatique porte sur l’identité des acteurs étatiques, et non sur l’équilibre de leurs forces.

10. À l’intérieur d’un État, deux groupes non étatiques prennent les armes l’un contre l’autre : comment classer ce conflit ?

Comme une guerre asymétrique, définie par l’opposition de deux États
Comme une guerre interétatique opposant deux États par leurs armées régulières
Comme une guerre intraétatique opposant deux groupes non étatiques
Comme une guerre transnationale, définie par l’affrontement de groupes internes

Comme une guerre intraétatique opposant deux groupes non étatiques

Explication

Une guerre intraétatique peut opposer, à l’intérieur d’un État, deux groupes non étatiques. Une guerre interétatique suppose une opposition entre États, tandis que l’asymétrie désigne un déséquilibre des forces.

11. Quel ensemble correspond à des causes politiques possibles d’un conflit ?

Le piratage informatique, les virus et la diffusion de fausses informations
Le contrôle des ressources, la réduction d’une dépendance et la recherche d’une autonomie économique
Le prosélytisme, l’incapacité à coexister et l’imposition d’une conception religieuse
La conquête d’un territoire, l’imposition d’un leadership et l’usage de la propagande

La conquête d’un territoire, l’imposition d’un leadership et l’usage de la propagande

Explication

La conquête ou la récupération d’un territoire, l’imposition d’un leadership et la propagande relèvent des causes politiques. Le contrôle des ressources correspond plutôt à des causes socio-économiques.

12. Un mouvement cherche à imposer sa conception religieuse et mène des activités de prosélytisme. À quelle catégorie de causes ces objectifs se rattachent-ils ?

Aux causes socio-économiques liées aux ressources
Aux causes politiques liées à la conquête territoriale
Aux causes informationnelles fondées sur les cyberattaques
Aux causes idéologiques, religieuses et culturelles

Aux causes idéologiques, religieuses et culturelles

Explication

L’imposition d’une conception religieuse et le prosélytisme font partie des causes idéologiques, religieuses et culturelles. La conquête territoriale relève plutôt des causes politiques.

13. Laquelle de ces organisations appartient aux acteurs conventionnels des conflits ?

Une armée professionnelle relevant d’un État
Un groupe rebelle opérant en marge des forces étatiques
Un réseau clandestin diffusant de fausses informations
Une milice locale refusant une chaîne de commandement officielle

Une armée professionnelle relevant d’un État

Explication

Les armées professionnelles font partie des acteurs conventionnels, aux côtés des alliances militaires et des organisations internationales. Un groupe rebelle est plutôt un acteur non conventionnel.

14. Quelle distinction décrit correctement la capitulation et le cessez-le-feu ?

La capitulation suspend les combats sans reconnaître de défaite, tandis que le cessez-le-feu impose les conditions du vainqueur.
La capitulation laisse théoriquement le contrôle du territoire au vaincu, tandis que le cessez-le-feu fixe les conditions d’une paix politique.
La capitulation reconnaît une défaite et accepte les conditions du vainqueur, tandis que le cessez-le-feu suspend les hostilités sans régler nécessairement le conflit.
La capitulation déclare officiellement la fin de la guerre par traité, tandis que le cessez-le-feu transfère le contrôle du territoire.

La capitulation reconnaît une défaite et accepte les conditions du vainqueur, tandis que le cessez-le-feu suspend les hostilités sans régler nécessairement le conflit.

Explication

La capitulation implique la reconnaissance d’une défaite militaire et l’acceptation des conditions du vainqueur, alors que le cessez-le-feu suspend les hostilités. Confondre le cessez-le-feu avec une capitulation revient à lui attribuer une reconnaissance de défaite qu’il n’implique pas.

15. Quel accord met fin aux hostilités selon des conditions acceptées par le vaincu, tout en lui laissant théoriquement le contrôle de son territoire ?

Une capitulation reconnaissant la défaite militaire
Un traité de paix signé par les dirigeants des États
Un cessez-le-feu suspendant les combats
Un armistice conclu entre les belligérants

Un armistice conclu entre les belligérants

Explication

Un armistice est un accord entre belligérants qui met fin aux hostilités selon des conditions que le vaincu doit accepter, tout en lui laissant théoriquement son territoire. Un traité de paix déclare officiellement la fin de la guerre par un accord politique formel.

16. Quelle caractéristique distingue un traité de paix d’une simple suspension des combats ?

Il s’agit d’une reconnaissance de défaite par un camp qui accepte les conditions imposées par son adversaire.
Il s’agit d’une décision temporaire de suspendre les combats sans régler nécessairement le conflit.
Il s’agit d’un accord politique formel signé par les dirigeants des États belligérants, qui déclare la fin de la guerre.
Il s’agit d’un accord entre commandants militaires qui suspend les hostilités tout en préservant le contrôle territorial du vaincu.

Il s’agit d’un accord politique formel signé par les dirigeants des États belligérants, qui déclare la fin de la guerre.

Explication

Le traité de paix est un accord politique formel signé par les dirigeants des États belligérants et déclare officiellement la fin de la guerre. Une suspension des combats peut interrompre les hostilités sans apporter ce règlement politique formel.

17. Quelle situation illustre une manière dont la paix peut être soutenue par un acteur international ?

Un vainqueur militaire impose les conditions à son adversaire
L’ONU intervient sous mandat international pour soutenir la paix
Des coalitions étrangères cherchent à favoriser un règlement
Un groupe armé refuse d’engager des négociations

L’ONU intervient sous mandat international pour soutenir la paix

Explication

La paix peut être soutenue par l’ONU dans le cadre d’un mandat international. L’imposition des conditions par un vainqueur constitue une autre manière d’établir la paix, mais ne décrit pas ce rôle de l’ONU.

18. Pourquoi le règlement des conflits armés devient-il de plus en plus multilatéral ?

Parce que les conflits sont réglés par un nombre toujours plus réduit d’acteurs étrangers
Parce que les accords de paix relèvent principalement des armées professionnelles
Parce que les acteurs locaux remplacent les organisations internationales dans les négociations
Parce que la mondialisation s’accompagne d’une internationalisation accrue des conflits

Parce que la mondialisation s’accompagne d’une internationalisation accrue des conflits

Explication

Dans un monde mondialisé, les conflits sont davantage internationalisés, ce qui rend leur règlement de plus en plus multilatéral. La mondialisation ne signifie pas que le règlement revient à un nombre réduit d’acteurs.

19. Dans un conflit où aucun camp ne parvient à l’emporter et où la communauté internationale est divisée, quel facteur peut encore bloquer la résolution ?

La recherche d’un compromis par des coalitions étrangères, qui empêche la fin des combats
Le refus radical de négocier, qui empêche directement l’ouverture de discussions
Le soutien de l’ONU sous mandat international, qui bloque tout accord entre les camps
La multiplication des acteurs internationaux, qui rend les négociations nécessairement impossibles

Le refus radical de négocier, qui empêche directement l’ouverture de discussions

Explication

Le refus radical de négocier peut bloquer directement la résolution en empêchant les discussions, tout comme l’incapacité des camps à l’emporter dans un contexte de division internationale. La présence d’acteurs internationaux ne suffit pas, à elle seule, à rendre les négociations impossibles.

20. Quelles démarches Johan Galtung propose-t-il pour maintenir la paix entre des belligérants ?

Les désarmer, imposer un arbitrage extérieur et rétablir les frontières
Les séparer durablement et suspendre la reconstruction après le conflit
Les éloigner, régler les différends par la discussion et reconstruire
Les réunir sous une autorité commune et abolir les négociations

Les éloigner, régler les différends par la discussion et reconstruire

Explication

Galtung associe la mise à distance des belligérants, la discussion pour régler les différends et la reconstruction au maintien de la paix. L’imposition d’un arbitrage extérieur n’est pas l’ensemble de démarches présenté ici.

21. Quel domaine Johan Galtung est-il présenté comme ayant créé ?

La polémologie, consacrée à l’étude des conflits armés et de leurs causes
La diplomatique, consacrée à l’étude des traités et des relations entre États
L’irénologie, consacrée à l’étude de la paix positive et négative
La sociologie militaire, consacrée à l’étude des armées et de leur organisation

L’irénologie, consacrée à l’étude de la paix positive et négative

Explication

Galtung est présenté comme le créateur de l’irénologie, qui étudie la paix positive et la paix négative. La polémologie porte sur l’étude des conflits, et non sur le domaine qui lui est attribué ici.

22. Quel ensemble de transformations caractérise la révolution militaire associée à la naissance de l’État moderne selon Geoffrey Parker ?

Des soldats professionnels et une infanterie dominante, mais une baisse des effectifs et un recul des armes à feu
Des armées plus nombreuses mais moins professionnelles, une infanterie réduite, des armes à feu et des fortifications simplifiées
Des armées plus nombreuses et professionnelles, une infanterie dominante, des armes à feu et des fortifications transformées
Des armées moins nombreuses et plus temporaires, une cavalerie dominante, des armes blanches et des fortifications inchangées

Des armées plus nombreuses et professionnelles, une infanterie dominante, des armes à feu et des fortifications transformées

Explication

Parker relie cette révolution à la croissance des effectifs, à la professionnalisation, à la prédominance de l’infanterie, aux armes à feu et à l’évolution des fortifications. Une cavalerie dominante contredit notamment la place accordée à l’infanterie.

23. Dans l’analyse de Brian Downing, quelle capacité gouvernementale contribue à rendre possible une révolution militaire ?

Contrôler et rassembler les soldats, mobiliser des ressources et agir sur l’économie et la fiscalité
Mobiliser des ressources et intervenir dans l’économie, sans pouvoir contrôler les soldats
Déléguer aux soldats le contrôle des ressources et limiter l’action publique aux opérations militaires
Rassembler les soldats, mais laisser la mobilisation économique et fiscale aux acteurs privés

Contrôler et rassembler les soldats, mobiliser des ressources et agir sur l’économie et la fiscalité

Explication

Downing souligne qu’un gouvernement doit pouvoir contrôler et rassembler les soldats, mobiliser des ressources et intervenir dans l’économie et la fiscalité. Limiter l’action publique aux opérations militaires écarte précisément les capacités économiques et fiscales qu’il considère nécessaires.

24. Comment Clausewitz caractérise-t-il le rapport entre la guerre et la politique ?

La guerre et la politique poursuivent des fins sans rapport entre elles
La guerre est une rupture avec la politique et ses objectifs
La politique est la continuation de la guerre par des moyens militaires
La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens

La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens

Explication

Clausewitz conçoit la guerre comme la continuation de la politique par d’autres moyens. L’idée que la guerre rompt avec les objectifs politiques inverse cette relation.

25. Quelle distinction Clausewitz établit-il entre guerre absolue et guerre réelle ?

La guerre absolue est une guerre sans objectifs politiques, tandis que la guerre réelle poursuit des objectifs politiques
La guerre absolue est limitée par les circonstances, tandis que la guerre réelle atteint nécessairement ses extrêmes théoriques
La guerre absolue est un modèle théorique poussé à ses extrêmes, tandis que la guerre réelle se déroule dans des conditions concrètes
La guerre absolue décrit les opérations concrètes, tandis que la guerre réelle est un modèle théorique poussé à ses extrêmes

La guerre absolue est un modèle théorique poussé à ses extrêmes, tandis que la guerre réelle se déroule dans des conditions concrètes

Explication

La guerre absolue est une construction théorique qui pousse la guerre à ses extrêmes, alors que la guerre réelle se déroule dans des conditions concrètes. L’inversion de ces deux notions est une confusion fréquente, mais ne respecte pas cette distinction.

26. Quel mécanisme a permis aux guerres de la Révolution et de l’Empire de mobiliser un grand nombre de citoyens, notamment en 1793 ?

Le recours à des armées exclusivement composées de mercenaires
La levée de masse, qui mobilise des citoyens pour les armées
La démobilisation des citoyens au profit de troupes professionnelles
La mobilisation des seules populations des territoires conquis

La levée de masse, qui mobilise des citoyens pour les armées

Explication

La levée de masse de 1793 permet de mobiliser de nombreux citoyens dans les armées révolutionnaires. Le recours à des mercenaires décrit un modèle différent de cette mobilisation citoyenne.

27. Pourquoi les guerres napoléoniennes se rapprochent-elles de la guerre absolue sans s’y confondre entièrement ?

Elles reposent sur des affrontements peu violents, dont l’issue dépend surtout de négociations diplomatiques
Elles écartent tout objectif politique et cherchent à détruire les populations civiles comme fin en soi
Elles limitent les combats à des opérations défensives destinées à préserver les frontières impériales
Elles intensifient la violence et visent l’anéantissement de l’adversaire, tout en poursuivant un but politique lié à la survie de l’Empire

Elles intensifient la violence et visent l’anéantissement de l’adversaire, tout en poursuivant un but politique lié à la survie de l’Empire

Explication

La montée aux extrêmes, la violence et la volonté d’anéantir l’adversaire rapprochent ces guerres de la guerre absolue, mais leur objectif reste politique : la survie de l’Empire. L’absence d’objectif politique correspondrait davantage à une guerre détachée de toute finalité étatique.

28. Quelles puissances s’affrontent dans la guerre de Sept Ans, de 1756 à 1763 ?

La France et la Russie contre la Prusse, la Grande-Bretagne et l’Autriche
La France et la Prusse contre la Grande-Bretagne, l’Autriche et l’Espagne
La Grande-Bretagne et l’Autriche contre la France, la Russie et l’Espagne
La Grande-Bretagne et la Prusse contre la France, l’Autriche et la Russie

La Grande-Bretagne et la Prusse contre la France, l’Autriche et la Russie

Explication

La guerre de Sept Ans oppose la Grande-Bretagne et la Prusse à la France, à l’Autriche et à la Russie. L’alliance opposant la France et la Prusse aux autres puissances inverse les camps du conflit.

29. Quel trait distingue particulièrement la Seconde Guerre mondiale de la Première ?

Un poids plus important de l’idéologie et une volonté d’anéantir des peuples entiers
Une mobilisation comparable des idéologies, mais une volonté accrue de limiter les pertes civiles
Un rôle plus limité des idéologies et une priorité donnée aux objectifs territoriaux restreints
Une mobilisation idéologique moindre et une volonté de préserver les populations ennemies

Un poids plus important de l’idéologie et une volonté d’anéantir des peuples entiers

Explication

La Seconde Guerre mondiale se caractérise par un poids accru de l’idéologie et par la volonté d’anéantir des peuples entiers. L’idée d’une priorité à la préservation des populations ennemies contredit cette différence majeure.

30. Quelle définition caractérise le terrorisme comme acte politique ?

Une action de propagande qui vise des institutions sans recourir à la violence
Une opération militaire étatique dirigée contre des forces armées dans une guerre déclarée
Une campagne de guérilla visant des forces militaires sans cibler d’installations ni de civils
Un recours à la violence qui peut viser des installations, des civils ou des objectifs militaires

Un recours à la violence qui peut viser des installations, des civils ou des objectifs militaires

Explication

Le terrorisme est un acte politique fondé sur la violence et susceptible de viser des installations, des civils ou des objectifs militaires. Une opération militaire étatique menée dans une guerre déclarée décrit plutôt un conflit conventionnel.

31. Que cherche à imposer l’islamisme en tant que courant politique ?

Une islamisation de la société, du droit ou de l’État
Une coopération politique entre États sans référence à la religion
Une séparation accrue entre religion, société et institutions publiques
Une réforme économique de la société sans transformation du droit ni de l’État

Une islamisation de la société, du droit ou de l’État

Explication

L’islamisme est un courant politique qui vise à imposer une islamisation de la société, du droit ou de l’État. La séparation accrue entre religion et institutions publiques poursuit une orientation opposée.

32. Quel objectif distingue Al-Qaïda de Daesh dans leurs projets politiques et militaires ?

Al-Qaïda cherche à établir un califat territorial, tandis que Daesh poursuit un djihad global
Al-Qaïda poursuit un djihad global, tandis que Daesh a cherché à établir un califat sur un territoire
Al-Qaïda vise l’indépendance d’un État-nation, tandis que Daesh cherche à unifier des États par traité
Al-Qaïda défend un conflit limité à l’Afghanistan, tandis que Daesh renonce à toute ambition territoriale

Al-Qaïda poursuit un djihad global, tandis que Daesh a cherché à établir un califat sur un territoire

Explication

Al-Qaïda poursuit l’objectif d’un djihad global, alors que Daesh a cherché à établir un califat sur un territoire. Attribuer le projet de califat territorial à Al-Qaïda confond les objectifs des deux groupes.

33. Quelle caractéristique permet de distinguer les guerres irrégulières d’Al-Qaïda et de Daesh des guerres conventionnelles ?

Elles opposent des armées régulières selon des règles communes et des frontières reconnues
Elles se déroulent dans un seul État, avec une distinction stable entre civils et militaires
Elles sont menées entre États après une déclaration de guerre et respectent le droit de la guerre
Elles sont transnationales, sans déclaration de guerre, et ne respectent pas le droit de la guerre

Elles sont transnationales, sans déclaration de guerre, et ne respectent pas le droit de la guerre

Explication

Les guerres irrégulières concernées sont transnationales, sans déclaration de guerre, et ne respectent pas le droit de la guerre ni une distinction stable entre civils et militaires. Les conflits conventionnels sont davantage encadrés par ce droit, contrairement à la confusion fréquente entre les deux formes de guerre.

34. Comment expliquer que les guerres interétatiques soient moins nombreuses sans avoir disparu ?

La fin des armées nationales a remplacé les affrontements entre États par des négociations permanentes.
La mondialisation économique a supprimé les rivalités entre États et rendu les conflits impossibles.
La sécurité collective de l’ONU a transformé chaque différend entre États en conflit intérieur.
La dissuasion nucléaire et la sécurité collective de l’ONU en réduisent la fréquence, sans les éliminer.

La dissuasion nucléaire et la sécurité collective de l’ONU en réduisent la fréquence, sans les éliminer.

Explication

La dissuasion nucléaire et les mécanismes de sécurité collective de l’ONU contribuent à réduire ces guerres, mais n’empêchent pas qu’elles surviennent encore. L’idée que les rivalités entre États auraient disparu confond une diminution des conflits avec leur disparition.

35. Un État lance une cyberattaque pour perturber le contrôle d’équipements militaires d’un autre État : à quelle caractéristique des guerres interétatiques contemporaines cette situation correspond-elle ?

À une guerre préventive qui se définit par l’occupation durable du territoire adverse.
À une opération de sécurité collective de l’ONU destinée à encadrer les différends entre États.
À une forme contemporaine de guerre interétatique pouvant viser des équipements ou des données militaires.
À une intervention qui exclut le recours aux moyens numériques dans les conflits entre États.

À une forme contemporaine de guerre interétatique pouvant viser des équipements ou des données militaires.

Explication

Les guerres interétatiques contemporaines peuvent prendre la forme de cyberattaques visant notamment des données militaires ou le contrôle d’équipements. Une guerre préventive est une autre forme mentionnée, mais elle ne se définit pas par l’occupation durable d’un territoire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur Guerres, conflits et paix.

Qu’est-ce qu’un conflit ?

Une opposition entre au moins deux acteurs, déclenchée par une atteinte aux intérêts de l’un d’eux.

Que désigne la conflictualité ?

Les états intermédiaires entre la paix et la guerre, dont les violences collectives sans guerre manifeste.

Qu’est-ce qu’une guerre ?

Une lutte armée entre au moins deux acteurs destinée à régler un différend, défendre ou conquérir un territoire, ou faire triompher une idée.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Guerres, conflits et paix.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM