QCM : Guerre et conflictualités (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Deux groupes s’opposent ouvertement au sujet d’un projet, sans recourir aux armes. Comment qualifier cette situation ?

Une situation de paix entre deux acteurs
Une conflictualité armée entre deux groupes
Un conflit entre deux acteurs
Une guerre entre deux groupes

Un conflit entre deux acteurs

Explication

Un conflit est une lutte ouverte entre au moins deux acteurs et peut prendre des formes autres que la guerre armée. La « guerre » suppose un conflit armé, la « paix » l’absence de conflit, et la « conflictualité armée » confond violence et guerre ouverte.

2. Deux groupes humains s’affrontent par les armes pendant une période et dans une zone délimitées, avec des pertes parmi leurs forces armées. Quelle notion correspond à cette situation ?

Une paix troublée entre groupes humains
Une guerre entre groupes humains
Un conflit sans qualification armée
Une conflictualité entre groupes humains

Une guerre entre groupes humains

Explication

La guerre est un conflit armé entre au moins deux groupes humains, limité dans le temps et l’espace et causant des pertes parmi les forces armées. La « conflictualité » désigne une situation intermédiaire, le « conflit sans qualification armée » omet le recours aux armes, et la « paix troublée » ne décrit pas une guerre.

3. Dans une société où l’on cesse les conflits et le recours à la force armée, tout en aspirant à la concorde, quelle notion est décrite ?

La conflictualité comme étape vers une guerre ouverte
La guerre comme conflit armé limité dans le temps
La paix comme absence de conflits et idéal de concorde
La guerre juste comme moyen de préserver l’ordre

La paix comme absence de conflits et idéal de concorde

Explication

La paix désigne à la fois l’absence de conflits et d’usage de la force armée, et l’idéal d’un monde de concorde. La « conflictualité » comporte des violences, tandis que la « guerre » et la « guerre juste » impliquent le recours à la force armée.

4. Un penseur explique que, sans pouvoir politique, des individus libres et égoïstes se trouvent dans une guerre permanente de tous contre tous. À qui cette conception est-elle associée ?

Thomas Hobbes
Carl von Clausewitz
John Locke
Jean-Jacques Rousseau

Thomas Hobbes

Explication

Pour Hobbes, l’être humain est libre et égoïste à l’état naturel, ce qui conduit à une guerre de tous contre tous. « Locke » décrit l’être humain naturel comme bon et social, tandis que « Rousseau » fait naître la guerre de la société plutôt que de la nature; « Clausewitz » est associé à une réflexion sur la guerre comme acte de violence.

5. Quel penseur considère l’être humain comme bon, social et libre par nature ?

Jean-Jacques Rousseau
Carl von Clausewitz
John Locke
Thomas Hobbes

John Locke

Explication

Locke considère que l’être humain est bon, social et libre par nature. « Hobbes » le décrit comme égoïste à l’état naturel, « Rousseau » insiste sur sa corruption par la société, et « Clausewitz » n’est pas le penseur visé par cette conception.

6. Un projet de contrat social confie à l’État la violence légitime et le droit de punir pour régler les conflits, tout en préservant la liberté individuelle. Quel principe de Locke met-il en œuvre ?

Le rejet de règles publiques au profit de la liberté naturelle
Le monopole étatique de la violence au service de règles communes
La domination de l’individu par une société qui le corrompt
La guerre permanente de tous contre tous sans pouvoir politique

Le monopole étatique de la violence au service de règles communes

Explication

Pour Locke, le contrat social donne à l’État le monopole de la violence et le droit de punir afin de régler les conflits et d’établir des règles, sans porter atteinte à la liberté individuelle. La « limitation de la liberté » déforme cette condition, la « guerre permanente » renvoie à Hobbes, et le « retour à l’état naturel » n’est pas le principe décrit.

7. Deux collectivités entrent en guerre à propos de la propriété et d’enjeux sociaux. Quelle interprétation correspond à la pensée de Rousseau ?

La guerre naît de la bonté naturelle et de la liberté individuelle
La guerre naît de l’état naturel et de l’égoïsme des individus
La guerre naît de l’absence de règles imposées par un État
La guerre naît de la société et de ses enjeux, notamment de la propriété

La guerre naît de la société et de ses enjeux, notamment de la propriété

Explication

Pour Rousseau, la guerre naît de la société plutôt que de la nature, notamment en raison des enjeux et de la propriété. L’« état naturel et l’égoïsme » renvoient à Hobbes, le « monopole étatique » au contrat social de Locke, et la « bonté naturelle » ne suffit pas à expliquer l’origine sociale de la guerre.

8. Dans la conception de Clausewitz, quel est le but de l’acte de violence que constitue la guerre ?

Contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté
Détruire les forces de l’adversaire pour occuper son territoire
Défendre son territoire contre toute intervention extérieure
Obtenir un accord entre les acteurs par la négociation

Contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté

Explication

Pour Clausewitz, la violence de la guerre vise à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté. La destruction et l’occupation réduisent ce but à un résultat militaire particulier, tandis que la négociation relève d’un autre moyen politique.

9. Un gouvernement recourt à la violence armée pour peser sur une relation politique avec un autre acteur. Quelle interprétation correspond à la pensée de Clausewitz ?

La violence armée constitue à elle seule toute la relation politique
La guerre prolonge la politique par un moyen violent supplémentaire
La guerre met fin à la politique dès que les combats commencent
La guerre remplace la politique par une relation sans objectif politique

La guerre prolonge la politique par un moyen violent supplémentaire

Explication

Pour Clausewitz, la guerre prolonge la politique par d’autres moyens : la violence armée est un moyen supplémentaire au sein d’une relation politique, et non cette relation entière. La réduire à la seule violence confond le moyen avec le cadre politique qui lui donne son sens.

10. Des groupes en lutte s’affrontent à l’intérieur du territoire reconnu d’un État, sans que le conflit oppose deux États. De quel type de conflit s’agit-il ?

Un conflit interétatique
Un conflit intrétatique
Un conflit défini par ses modes d’action
Un conflit entre coalitions étatiques

Un conflit intrétatique

Explication

Un conflit intrétatique se déroule à l’intérieur du territoire reconnu d’un État entre des groupes en lutte. Un conflit interétatique oppose des États ou des coalitions d’États; le critère des modes d’action constitue une autre façon de distinguer les conflits.

11. Un affrontement prend la forme d’une guérilla plutôt que d’une bataille rangée. À quelle catégorie correspond-il dans la distinction entre grande et petite guerre ?

À la grande guerre
À la guerre de haute intensité
À la petite guerre
À la guerre régulière

À la petite guerre

Explication

Dans cette distinction, la petite guerre est associée à la guérilla, tandis que la grande guerre renvoie à la bataille rangée. La guerre régulière concerne les forces régulières et leurs combattants en uniforme, et l’intensité constitue un autre critère de classement.

12. Deux armées régulières s’affrontent en uniforme et respectent les règles de la guerre. Quelle typologie correspond à ce conflit ?

Une guerre asymétrique
Une guerre grise
Une guerre non conventionnelle
Une guerre conventionnelle

Une guerre conventionnelle

Explication

Une guerre conventionnelle oppose des adversaires habituels qui respectent les règles de la guerre. La guérilla renvoie à un autre type de conflit, la guerre non conventionnelle est illustrée par le terrorisme, et une guerre grise se définit par l’absence de début ou de fin officiellement proclamés.

13. Un conflit se poursuit sans qu’aucun début ni aucune fin n’aient été officiellement proclamés. Comment le qualifier ?

Une guerre conventionnelle
Un conflit sans combats
Une guerre grise
Une guerre formellement déclarée

Une guerre grise

Explication

Une guerre grise se déroule sans début ni fin officiellement proclamés. Une guerre formellement déclarée comporte une proclamation, la guerre conventionnelle concerne le respect des règles par des adversaires habituels, et l’absence de proclamation ne signifie pas l’absence de combats.

14. Après la fin des combats directs entre deux pays, les blessures du conflit restent ouvertes et aucune réconciliation n’a encore eu lieu. De quelle forme de paix s’agit-il ?

La paix par l’équilibre des puissances
La paix positive
La paix par l’apaisement mutuel
La paix négative

La paix négative

Explication

La paix négative correspond à la fin d’une guerre ou d’un conflit direct alors que des blessures restent ouvertes. La paix positive suppose notamment réconciliation et coopération; l’équilibre des puissances et l’apaisement mutuel désignent d’autres formes de paix.

15. Quelle caractéristique distingue une paix positive entre nations ?

La réconciliation politique, la sécurité et la coopération
L’équilibre militaire entre des forces opposées
La fin des combats directs malgré des blessures ouvertes
La domination d’un empire assurant la coexistence

La réconciliation politique, la sécurité et la coopération

Explication

La paix positive repose sur la réconciliation politique, la sécurité, la coopération et des relations non violentes entre les nations. La fin des combats avec des blessures ouvertes caractérise la paix négative, tandis que l’empire et l’équilibre militaire correspondent à d’autres conceptions de la paix.

16. Après une victoire militaire, les adversaires sollicitent l’ONU pour faciliter un accord politique. Quelle modalité de retour à la paix est mise en œuvre ?

La victoire militaire elle-même
L’intervention d’un acteur extérieur
L’établissement d’un régime de sécurité
La médiation politique

La médiation politique

Explication

La médiation politique, notamment par l’ONU ou de grandes puissances, peut contribuer au retour à la paix après une victoire militaire. La victoire elle-même et l’intervention d’un acteur extérieur sont d’autres modalités, tandis qu’un régime de sécurité est un élément de la paix durable collective.

17. Qu’est-ce qui fonde une paix durable collective entre des forces opposées ?

La domination d’une force et l’obéissance des autres
La fin des combats directs et des blessures encore ouvertes
Une médiation politique sans règles ni intérêt partagé
Un régime de sécurité, des règles et un intérêt partagé

Un régime de sécurité, des règles et un intérêt partagé

Explication

La paix durable collective repose sur un régime de sécurité, des règles de sécurité et un intérêt partagé entre des forces opposées. Un cessez-le-feu correspond à la fin des combats directs, la domination ne traduit pas l’intérêt partagé, et la médiation seule ne réunit pas les conditions énoncées.

18. Pourquoi la guerre de Sept Ans est-elle considérée comme l’une des premières guerres mondiales ?

Ses opérations se déroulent sur plusieurs continents, mais uniquement sur terre.
Ses opérations se déroulent sur plusieurs continents, sur terre et sur mer.
Ses opérations se déroulent principalement en Europe et sur les mers voisines.
Ses opérations se déroulent en Amérique et aux Antilles, sans autre théâtre majeur.

Ses opérations se déroulent sur plusieurs continents, sur terre et sur mer.

Explication

La guerre s’étend à l’Europe, à l’Amérique, aux Antilles, à l’Asie et à l’Afrique, et se déroule sur terre comme sur mer. La limitation à l’Europe, la réduction aux seules Amériques et l’exclusion des opérations maritimes contredisent cette ampleur.

19. Un historien constate qu’un conflit de l’Ancien Régime mobilise des forces sur plusieurs continents, mais que les armées cherchent surtout à obtenir des gains pour peser sur les négociations. Comment caractériser ce conflit ?

Une guerre d’anéantissement, visant la destruction complète de l’adversaire.
Une guerre limitée, menée par manœuvres en vue de négociations favorables.
Une guerre totale, visant la mobilisation complète des sociétés engagées.
Une guerre sans objectif politique, menée indépendamment de négociations.

Une guerre limitée, menée par manœuvres en vue de négociations favorables.

Explication

Malgré son ampleur, la guerre de Sept Ans reste une guerre limitée de l’Ancien Régime, fondée sur les manœuvres et l’obtention de gains en vue de négociations favorables. La guerre totale confond ampleur et nature du conflit, l’anéantissement contredit la recherche de gains négociables, et l’absence d’objectif politique ignore cette logique.

20. Que désigne une culture de paix ?

Un ensemble de mesures qui maintiennent l’ordre en imposant des décisions par la contrainte.
Une stratégie qui décourage les conflits en renforçant les capacités militaires des États.
Une période sans combats directs, même lorsque les tensions qui les ont provoqués persistent.
Un ensemble de valeurs et de pratiques qui préviennent les conflits en traitant leurs causes par le dialogue et la négociation.

Un ensemble de valeurs et de pratiques qui préviennent les conflits en traitant leurs causes par le dialogue et la négociation.

Explication

La culture de paix réunit des valeurs, attitudes, comportements et modes de vie qui règlent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs causes profondes par le dialogue et la négociation. L’absence de combats ne traite pas nécessairement les causes, tandis que la contrainte et la dissuasion militaire ne définissent pas cette culture.

21. Dans un affrontement entre deux groupes, l’un cesse d’employer la violence tandis que l’autre reste violent. Selon la définition de la guerre comme duel, que peut-on conclure ?

Le duel prend fin lorsque l’un des deux groupes est militairement vaincu.
Le duel prend fin dès que l’un des deux groupes cesse d’employer la violence.
Le duel prend fin lorsque les deux groupes cessent simultanément d’employer la violence.
Le duel prend fin lorsque les deux groupes concluent un accord politique formel.

Le duel prend fin dès que l’un des deux groupes cesse d’employer la violence.

Explication

Dans cette définition, la guerre commence avec l’emploi de la violence et se termine dès qu’un des deux acteurs cesse de l’employer. L’arrêt simultané, la défaite militaire et l’accord formel ne sont pas les critères indiqués.

22. Un gouvernement engage des forces armées pour obtenir un avantage diplomatique qu’il juge conforme à ses intérêts politiques. Quelle condition rend cette guerre rationnelle au sens de Clausewitz ?

Elle est menée sans objectif politique, afin de préserver l’autonomie militaire.
Elle est menée au nom d’un intérêt politique et repose sur un motif politique.
Elle est menée pour obtenir un avantage économique, même sans motif politique.
Elle est menée pour obtenir une supériorité militaire, même sans motif politique.

Elle est menée au nom d’un intérêt politique et repose sur un motif politique.

Explication

Pour Clausewitz, une guerre rationnelle est menée au nom de l’intérêt politique et ne peut exister sans motif politique. La seule supériorité militaire ou un avantage économique sans motif politique ne satisfait pas cette condition; l’absence d’objectif politique la contredit directement.

23. Un État adapte ses objectifs militaires aux moyens dont il dispose et renonce à anéantir son adversaire. À quelle conception de la guerre cette stratégie correspond-elle ?

À la bataille décisive, concentrée sur un affrontement en un seul coup.
À la guerre totale, mobilisant l’ensemble des ressources de la société.
À la guerre absolue, orientée vers l’anéantissement de l’adversaire.
À la guerre réelle ou limitée, proportionnée aux moyens disponibles.

À la guerre réelle ou limitée, proportionnée aux moyens disponibles.

Explication

La guerre réelle ou limitée est proportionnée aux moyens disponibles, contrairement à la tendance de la guerre absolue à anéantir l’adversaire par tous les moyens. La bataille décisive désigne une méthode de combat, tandis que la mobilisation totale ne correspond pas à la distinction définie ici.

24. Un commandant cherche à imposer sa volonté à l’ennemi en frappant directement ses forces dans un affrontement destiné à décider rapidement de l’issue. Quel objectif militaire poursuit-il ?

Une négociation politique visant à obtenir la volonté de l’ennemi sans le combattre.
Une conquête territoriale visant à occuper les positions ennemies par étapes.
Une stratégie d’usure visant à affaiblir progressivement les forces ennemies.
Une bataille décisive visant à battre les forces ennemies par les moyens les plus directs.

Une bataille décisive visant à battre les forces ennemies par les moyens les plus directs.

Explication

La bataille décisive cherche à imposer sa volonté à l’ennemi en battant ses forces par les moyens les plus directs, idéalement en un seul coup. L’usure privilégie la durée, la négociation ne vise pas à battre les forces, et la conquête territoriale ne constitue pas la définition de cet objectif.

25. Dans une guerre civile révolutionnaire où la violence et le désordre s’intensifient, quel changement caractérise le rapport entre les principes de la guerre ?

La guerre reste limitée et le principe militaire l’emporte sur les principes politique et populaire.
La guerre se rapproche de l’absolu et le principe militaire l’emporte sur les principes populaire et politique.
La guerre se rapproche de l’absolu et le principe populaire l’emporte sur les principes politique et militaire.
La guerre reste limitée et le principe politique l’emporte sur les principes populaire et militaire.

La guerre se rapproche de l’absolu et le principe populaire l’emporte sur les principes politique et militaire.

Explication

La violence et le désordre rapprochent la guerre civile révolutionnaire de la guerre absolue, tandis que le principe populaire prend le pas sur les principes politique et militaire. La primauté du politique confond cette dynamique avec celle de la guerre limitée, et la primauté militaire ou l’inversion du rapport au principe populaire déforment la hiérarchie décrite.

26. Quel caractère distingue la guerre menée par la République révolutionnaire contre les rois absolus et les tyrans ?

Un caractère idéologique, opposant la République aux rois absolus et aux tyrans.
Un caractère limité, opposant la République à des armées sans enjeu politique.
Un caractère territorial, opposant la République aux États voisins pour leurs frontières.
Un caractère dynastique, opposant la République aux héritiers des monarchies.

Un caractère idéologique, opposant la République aux rois absolus et aux tyrans.

Explication

La guerre révolutionnaire prend un caractère idéologique en opposant la République aux rois absolus et aux tyrans. L’objectif dynastique, territorial ou dénué d’enjeu politique substitue à cette opposition idéologique d’autres logiques.

27. Un commandant napoléonien cherche à vaincre en manœuvrant rapidement, en employant son artillerie et en mettant hors de combat les forces ennemies. Quelle logique de conduite de la guerre applique-t-il ?

Occuper les territoires adverses en privilégiant la défense des positions conquises.
Détruire les armées adverses en s’appuyant notamment sur la mobilité et l’artillerie.
Obtenir un accord politique en évitant l’affrontement des armées adverses.
Épuiser les forces adverses par une attrition défensive et des positions fixes.

Détruire les armées adverses en s’appuyant notamment sur la mobilité et l’artillerie.

Explication

La conduite de la guerre sous Napoléon vise la destruction des armées adverses et s’appuie notamment sur la mobilité et l’artillerie. La négociation, l’occupation territoriale ou l’attrition défensive ne décrivent pas cette logique centrale.

28. Une recrue tirée au sort peut payer un remplaçant pour effectuer son service, avant que ce dispositif soit remplacé par une conscription limitée. Quel système décrit cette évolution ?

Une conscription limitée dès le départ, avec remplacement organisé après son adoption.
Une levée en masse appliquée partiellement, avec remplacement possible avant une conscription limitée.
Une armée de métier, avec recrutement volontaire à la place du tirage au sort.
Une levée en masse pleinement appliquée, avec service personnel sans possibilité de remplacement.

Une levée en masse appliquée partiellement, avec remplacement possible avant une conscription limitée.

Explication

La levée en masse n’est appliquée que partiellement : la levée au sort permet le remplacement, puis fait place à une conscription limitée. Présenter la conscription comme le dispositif initial inverse la chronologie, tandis que l’absence de remplacement ou le volontariat contredisent le système décrit.

29. Quelle idée résume la portée de la pensée de Clausewitz sur les différentes formes de guerre ?

Elle dissocie la guerre des objectifs politiques et se concentre sur la destruction des armées adverses.
Elle relie la guerre à des objectifs politiques précis, des guerres de masse aux conflits limités, locaux et étatiques.
Elle s’applique aux guerres de masse, mais pas aux conflits locaux ou limités.
Elle considère que les guerres limitées et locales sont dépourvues d’objectifs politiques précis.

Elle relie la guerre à des objectifs politiques précis, des guerres de masse aux conflits limités, locaux et étatiques.

Explication

Clausewitz relie la guerre à des objectifs politiques précis et sa pensée peut s’appliquer à des formes de guerre variées. La destruction des armées ne remplace pas ce lien politique, et sa réflexion ne se limite ni à la guerre de masse ni aux conflits sans enjeu politique.

30. Un commandement planifie une opération, mais des événements imprévus rendent rapidement incertaines les informations disponibles sur le terrain. Quelle notion clausewitzienne décrit le mieux cette difficulté ?

La friction, qui désigne le lien entre les opérations et les objectifs politiques.
La guerre limitée, qui rend les informations du terrain incertaines.
La guerre de masse, qui explique les changements imprévus du commandement.
Le brouillard de la guerre, qui illustre l’imprévisibilité des conflits.

Le brouillard de la guerre, qui illustre l’imprévisibilité des conflits.

Explication

Le brouillard de la guerre renvoie à l’imprévisibilité et à l’incertitude qui caractérisent les conflits. La friction est une notion voisine, tandis que la guerre limitée et la guerre de masse désignent des formes de guerre plutôt que cette incertitude.

31. Après la guerre froide, un analyste observe moins de guerres entre États et davantage de conflits qui ne reprennent pas nécessairement les formes classiques de la guerre clausewitzienne. Quelle conclusion correspond à cette évolution ?

Les guerres interétatiques reculent et les nouveaux conflits ne suivent pas nécessairement les formes clausewitziennes.
Les nouveaux conflits adoptent tous les formes classiques de la guerre entre États.
Les conflits armés disparaissent progressivement avec le recul des guerres entre États.
Les guerres interétatiques reculent parce que les conflits perdent leurs objectifs politiques.

Les guerres interétatiques reculent et les nouveaux conflits ne suivent pas nécessairement les formes clausewitziennes.

Explication

Après la guerre froide, les guerres interétatiques reculent et les nouveaux conflits ne correspondent pas nécessairement aux formes classiques de la guerre clausewitzienne. Cette évolution ne signifie ni disparition des conflits ni disparition de leurs objectifs politiques.

32. Un groupe armé sans appartenance à une armée régulière recourt à la violence, dont l’usage est théoriquement réservé à l’État ou à ses délégués. Quelle catégorie décrit le mieux cette forme de guerre ?

Une guerre conventionnelle, menée par une armée reconnue par l’État.
Un acte terroriste, défini par la seule absence d’appartenance à une armée.
Une guerre interétatique, menée par les forces régulières de deux États.
Une guerre irrégulière, menée par un acteur extérieur aux forces militaires classiques.

Une guerre irrégulière, menée par un acteur extérieur aux forces militaires classiques.

Explication

La guerre irrégulière est menée par un acteur qui n’appartient ni à une force militaire classique ni à une armée régulière, alors que l’usage de la violence est théoriquement réservé à l’État ou à ses délégués. L’absence d’appartenance à une armée ne suffit pas à définir le terrorisme, qui dépend aussi de l’intention et des cibles.

33. Un acte vise à blesser gravement des civils pour intimider une population et contraindre un gouvernement à modifier son comportement. Comment la définition de l’ONU le qualifie-t-elle ?

Un affrontement interétatique, car il cherche à modifier une décision gouvernementale.
Une guerre irrégulière, car son auteur cherche à intimider une population.
Un acte terroriste, car il vise des civils pour intimider ou contraindre.
Une opération militaire régulière, car elle peut causer des blessures graves.

Un acte terroriste, car il vise des civils pour intimider ou contraindre.

Explication

La définition de l’ONU vise les actes destinés à tuer ou blesser gravement des civils ou des non-combattants afin d’intimider une population ou de contraindre une autorité à agir ou à s’abstenir. Une opération militaire ou une guerre irrégulière n’est pas qualifiée de terroriste par le seul statut de son auteur ou par l’existence d’un objectif politique.

34. Quel contexte caractérise l’apparition de l’islamisme politique en 1979 ?

La révolution russe et l’invasion soviétique de l’Afghanistan
La révolution iranienne et une intervention américaine en Afghanistan
La révolution iranienne et l’invasion soviétique de l’Afghanistan
La révolution iranienne et le retrait soviétique d’Afghanistan

La révolution iranienne et l’invasion soviétique de l’Afghanistan

Explication

En 1979, la révolution iranienne porte l’islamisme chiite au pouvoir tandis que l’URSS envahit l’Afghanistan. La révolution russe, l’intervention américaine et le retrait soviétique ne correspondent pas à ce contexte.

35. Un mouvement religieux local et quiétiste comporte une branche djihadiste. À quelle notion cette description correspond-elle ?

À Daech
À Al-Qaïda
Au salafisme
Aux Frères musulmans

Au salafisme

Explication

Le salafisme est associé à un mouvement religieux local et quiétiste dont une branche est djihadiste. Les Frères musulmans sont présentés comme un parti politique, tandis qu’Al-Qaïda et Daech sont des organisations distinctes.

36. Dans une comparaison entre Al-Qaïda et Daech, quel groupe associe la guérilla et le terrorisme contre les civils à des batailles et des sièges de villes ?

Al-Qaïda
Le salafisme quiétiste
Daech
Les Frères musulmans

Daech

Explication

Daech combine guérilla, terrorisme contre les civils et opérations militaires de plus grande ampleur, notamment des batailles et des sièges. La guérilla en Afghanistan et le terrorisme contre l’Occident caractérisent ici Al-Qaïda.

37. Dans un conflit irrégulier, plusieurs acteurs interviennent sur de nouveaux théâtres, le front s’efface et aucune bataille décisive n’est attendue. Quelle caractéristique du modèle cela illustre-t-il ?

La concentration des acteurs et l’extension des opérations sur un théâtre unique
La dispersion des acteurs et l’effacement du front sans bataille décisive attendue
La dispersion des acteurs et le maintien d’un front stable entre deux armées
La concentration des acteurs et la stabilisation du front autour d’une bataille décisive

La dispersion des acteurs et l’effacement du front sans bataille décisive attendue

Explication

Le modèle décrit la multiplication des acteurs, de nouveaux théâtres et une ligne de front qui tend à disparaître, sans bataille décisive attendue. Les autres réponses réintroduisent une bataille décisive, un front stable ou un théâtre unique.

38. Pourquoi la guerre de Trente Ans est-elle décrite comme particulièrement dévastatrice ?

Parce que son intensité a dépassé celle des autres guerres, malgré une durée ordinaire
Parce que sa durée a réduit les dégâts, malgré une violence comparable aux autres guerres
Parce que ses destructions résultent d’une violence jugée supérieure à celle des autres guerres
Parce que sa durée a amplifié les dégâts, sans qu’elle soit jugée plus violente que les autres guerres

Parce que sa durée a amplifié les dégâts, sans qu’elle soit jugée plus violente que les autres guerres

Explication

La guerre est décrite comme plus longue et dévastatrice du fait de sa durée, mais pas comme plus violente que les autres guerres. L’idée d’une intensité supérieure confond le bilan destructeur avec le degré de violence.

39. Une chronologie situe la fin de la guerre en Allemagne à la signature des traités de Westphalie. Quelle année faut-il inscrire ?

1659
1648
1643
1645

1648

Explication

Les traités de Westphalie mettent fin à la guerre en Allemagne en 1648. Les négociations commencent en 1643, le rassemblement a lieu en 1645, et les combats entre la France et l’Espagne se poursuivent jusqu’en 1659.

40. Quel principe institutionnel les traités de Westphalie contribuent-ils à établir pour organiser les relations entre puissances ?

Une diplomatie de congrès visant à abolir l’équilibre juridique entre puissances
Une diplomatie fondée sur la neutralité religieuse, sans négociation entre puissances
Une diplomatie de paix imposée par la victoire militaire, sans cadre juridique commun
Une diplomatie de paix négociée en congrès, encadrée par le droit pour équilibrer les puissances

Une diplomatie de paix négociée en congrès, encadrée par le droit pour équilibrer les puissances

Explication

Westphalie pose les bases d’une diplomatie fondée sur le droit, la paix négociée en congrès et un cadre juridique garantissant l’équilibre entre puissances. La paix imposée, la seule neutralité religieuse et l’abandon de l’équilibre ne rendent pas compte de ces principes.

41. Dans une crise entre plusieurs États, les gouvernements privilégient des échanges diplomatiques multilatéraux pour régler leurs désaccords. Quelle logique cette démarche illustre-t-elle ?

La sécurité collective comme garantie par une organisation commune
La multipolarité comme coexistence par la négociation
L’équilibre des puissances comme stabilisation par les forces militaires
L’intégration régionale comme rapprochement politique des États

La multipolarité comme coexistence par la négociation

Explication

La multipolarité favorise une coexistence multilatérale où la négociation et l’échange servent à traiter les conflits. La sécurité collective renvoie à une organisation commune, l’équilibre des puissances à la stabilisation entre États, et l’intégration régionale à leur rapprochement institutionnel.

42. Deux États en désaccord choisissent de recourir à la diplomatie et à la négociation afin de préserver leur coexistence. Quel principe mettent-ils en œuvre ?

Le principe de sécurité collective
Le principe d’alliance militaire défensive
Le principe d’intégration régionale
Le principe d’équilibre des puissances

Le principe d’équilibre des puissances

Explication

L’équilibre des puissances vise à maintenir la coexistence entre les États et à traiter les conflits par la diplomatie et la négociation. La sécurité collective s’appuie sur une réponse commune, tandis qu’une alliance défensive ou une institution régionale désigne un cadre différent.

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Qu’est-ce qu’un conflit ?

Une lutte ouverte entre au moins deux acteurs, individus ou groupes.

Quelles formes un conflit peut-il prendre ?

Il peut notamment prendre une forme armée.

Entre quels groupes une guerre se déroule-t-elle ?

Entre au moins deux groupes humains.

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