QCM : L’émigration et ses désillusions (61 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle équipe et quel joueur suscitent particulièrement l’admiration de Madické ?

L’équipe néerlandaise et un défenseur italien.
L’équipe italienne et Paolo Maldini.
L’équipe néerlandaise et Paolo Maldini.
L’équipe italienne et un attaquant néerlandais.

L’équipe italienne et Paolo Maldini.

Explication

Madické est un fervent supporter de l’équipe italienne et admire particulièrement Paolo Maldini. Les autres réponses confondent soit l’équipe italienne avec les Pays-Bas, soit Maldini avec un joueur adverse.

2. En imaginant son frère courant aux côtés de Maldini sur le sable de Niodior, que comprend finalement la narratrice ?

Madické s’entraîne réellement avec Maldini sur la plage.
Le Maldini rêvé représente Madické poursuivant lui-même son rêve.
La narratrice comprend que son frère veut abandonner le football.
Madické imagine que Maldini rêve de devenir un joueur de Niodior.

Le Maldini rêvé représente Madické poursuivant lui-même son rêve.

Explication

La narratrice comprend que le Maldini de son frère est une image de Madické lui-même courant vers son rêve. Lire la scène comme une rencontre réelle ou comme un simple entraînement manque cette projection personnelle.

3. Une personne décrit sa marche en Europe comme orientée vers des objectifs définis et la performance, contrairement à une marche africaine guidée par le hasard et un espoir infini. Quelle opposition reprend-elle ?

La marche africaine vise des objectifs et la performance, tandis que l’européenne suit le hasard et l’espoir.
La marche africaine suit le hasard et l’espoir, tandis que l’européenne vise des objectifs et la performance.
La marche africaine suit le hasard et la performance, tandis que l’européenne privilégie un espoir sans limite.
Les deux marches suivent des objectifs définis, mais seule la marche africaine repose sur la performance.

La marche africaine suit le hasard et l’espoir, tandis que l’européenne vise des objectifs et la performance.

Explication

La narratrice oppose le hasard et l’espoir infini associés à la marche africaine aux objectifs définis et à la performance de la marche européenne. Les autres réponses inversent ou mélangent ces caractéristiques.

4. À Niodior, un ancien émigré est consulté sur de nombreuses affaires et les habitants le traitent avec déférence. Quel statut cela illustre-t-il ?

Un emblème local de l’émigration réussie, dont l’avis est respecté.
Un responsable officiel chargé d’administrer le village.
Un commerçant prospère dont la réussite reste sans portée collective.
Un chef religieux consulté pour guider les pratiques spirituelles.

Un emblème local de l’émigration réussie, dont l’avis est respecté.

Explication

L’homme de Barbès est devenu un emblème de l’émigration réussie à Niodior, et les villageois sollicitent son avis tout en respectant son statut. Le récit décrit un prestige social, pas une charge administrative ou religieuse.

5. Quel parcours décrit l’ascension de l’homme de Barbès, depuis ses débuts à Dakar jusqu’à son installation définitive au village ?

Il travaille dans les cales du port de Dakar, part en France et y ouvre une boutique avant de revenir vivre au village.
Il travaille dans les cales du port de Dakar, part en France, envoie des mandats, revient, bâtit une maison et ouvre une boutique avant de s’installer au village.
Il travaille dans les cales du port de Dakar, part en France, puis revient vivre aussitôt au village sans bâtir de maison ni ouvrir de boutique.
Il part en France, travaille ensuite dans les cales de Dakar, puis bâtit une maison et ouvre une boutique avant de s’installer au village.

Il travaille dans les cales du port de Dakar, part en France, envoie des mandats, revient, bâtit une maison et ouvre une boutique avant de s’installer au village.

Explication

Son ascension passe par le travail dans les cales du port de Dakar, le départ en France, les mandats et les retours, puis la construction d’une maison et l’ouverture d’une boutique avant son installation définitive. Les autres parcours déplacent ou suppriment des étapes importantes.

6. Dans le village, qu’est-ce que le télécentre ?

Une maison privée où une famille reçoit les appels de ses proches
Un bureau où les habitants viennent retirer les mandats envoyés de l’étranger
Une boutique où les commerçants inscrivent les achats faits à crédit
Une petite pièce avec un téléphone partagé, où les habitants paient pour appeler

Une petite pièce avec un téléphone partagé, où les habitants paient pour appeler

Explication

Le télécentre est une petite pièce du village où les habitants utilisent un téléphone partagé en échange de quelques pièces. Le commerce renvoie aux carnets d’impayés, le téléphone privé déforme le partage de l’appareil et le retrait de mandats ne définit pas ce lieu.

7. Un commerçant note dans son carnet le prix d’achats que des habitants n’ont pas encore payé; une famille attend aussi un mandat promis par un proche. Quelle distinction s’applique ?

Les deux sommes sont déjà reçues par le commerçant et peuvent être dépensées
Les achats inscrits sont des dettes contractées, tandis que le mandat reste incertain
Les deux sommes sont des promesses sans lien avec des dettes ou des paiements
Les achats inscrits sont hypothétiques, tandis que le mandat constitue une dette contractée

Les achats inscrits sont des dettes contractées, tandis que le mandat reste incertain

Explication

Les impayés du carnet correspondent à des dettes déjà contractées, alors que le mandat attendu reste hypothétique. Dire que les achats sont hypothétiques inverse la distinction; qualifier le mandat de dette due ou les deux sommes de paiements reçus confond les statuts financiers.

8. Lors d’un appel, Madické veut d’abord parler du match Italie-Pays-Bas, tandis que sa sœur cherche à obtenir des nouvelles de la famille. Quel sujet Madické privilégie-t-il en premier ?

L’état de santé des grands-parents
Les nouvelles des habitants du village
Le récit des tirs au but du match
Les difficultés de la vie en France

Le récit des tirs au but du match

Explication

Madické réclame d’abord le récit des tirs au but avant que la narratrice puisse obtenir des nouvelles de la famille. Les nouvelles familiales représentent la priorité de la narratrice, et les difficultés en France ne sont pas le sujet qu’il demande d’abord.

9. Quelle représentation de la vie de la narratrice en France Madické semble-t-il avoir, alors que son expérience est marquée par le divorce ?

Il l’imagine comme un éden, malgré sa solitude, sa précarité et ses études difficiles
Il la croit isolée et précaire, mais pense que ses études y sont devenues faciles
Il l’imagine sans difficulté matérielle, mais empêchée d’étudier par la distance familiale
Il la croit prospère grâce à ses études, mais éprouvée par la solitude de l’exil

Il l’imagine comme un éden, malgré sa solitude, sa précarité et ses études difficiles

Explication

Madické idéalise la France, tandis que la narratrice y connaît la solitude, la précarité et des difficultés à poursuivre ses études après son divorce. Les autres réponses mêlent certains éléments de cette expérience à une représentation erronée de ce que Madické imagine.

10. Après l’arrivée de la première télévision dans un village, les jeunes délaissent les matchs joués sur place et suivent ceux diffusés à l’écran. Quel changement cette arrivée entraîne-t-elle ?

Elle détourne les jeunes des matchs locaux et les familiarise avec le football français
Elle transforme les matchs télévisés en compétitions organisées dans le village
Elle renforce l’intérêt des jeunes pour les matchs locaux et leurs joueurs
Elle permet aux équipes du village de remplacer les clubs français à l’écran

Elle détourne les jeunes des matchs locaux et les familiarise avec le football français

Explication

La première télévision détourne les jeunes spectateurs des matchs locaux et les familiarise avec le football français. La fidélisation aux équipes locales inverse cet effet; l’organisation de compétitions ou le remplacement des clubs à l’écran n’en découle pas.

11. Dans un village, les habitants associent la réussite à la France parce que la télévision, les études, les postes importants et plusieurs modèles sportifs y sont liés. Quelle interprétation rend compte de cette association ?

Une concurrence sportive qui oppose les clubs français aux équipes locales
Une forme de colonisation mentale qui fait de la France un modèle de réussite
Une influence médiatique qui concerne les loisirs sans toucher aux modèles sociaux
Une migration économique qui réserve la réussite aux personnes parties en France

Une forme de colonisation mentale qui fait de la France un modèle de réussite

Explication

L’association de la réussite à la France dans plusieurs domaines traduit une forme de colonisation mentale. La concurrence sportive est trop limitée, la migration économique ne résume pas le phénomène et l’influence décrite dépasse les seuls loisirs.

12. Quel club et quel joueur Madické prend-il pour modèles, au point d’adopter le surnom que ses camarades lui donnent ?

Le Milan AC et Paolo Maldini
L’Olympique de Marseille et un joueur de son équipe
Le Paris-Saint-Germain et Michel Platini
L’équipe nationale et son entraîneur français

Le Milan AC et Paolo Maldini

Explication

Madické soutient le Milan AC, imite son capitaine Paolo Maldini et adopte avec fierté le surnom de Maldini. Les autres choix substituent des clubs français, un autre modèle sportif ou l’équipe nationale à cette association précise.

13. Quel rôle Ndetare occupe-t-il dans le village depuis près d’un quart de siècle ?

Élu municipal chargé de l’éducation et des syndicats
Instituteur sans fonction de direction à l’école primaire
Instituteur coranique et directeur d’une école religieuse
Instituteur syndicaliste et directeur de l’école primaire

Instituteur syndicaliste et directeur de l’école primaire

Explication

Ndetare est instituteur syndicaliste et dirige l’école primaire du village depuis près d’un quart de siècle. L’école coranique renvoie à un autre cadre, l’élu municipal lui attribue une fonction politique, et l’instituteur sans direction omet son rôle de directeur.

14. À qui la narratrice attribue-t-elle la possibilité d’aller à l’école et d’apprendre à lire, à écrire et le français ?

À sa famille, qui lui a appris les bases avant l’école
À Ndetare, qui lui a ouvert l’accès à l’instruction
À son frère, qui lui a transmis le français et l’écriture
À sa grand-mère, qui lui a enseigné les lettres à la maison

À Ndetare, qui lui a ouvert l’accès à l’instruction

Explication

La narratrice attribue à Ndetare son accès à l’école et à l’instruction, ainsi que ses premiers apprentissages de la lecture, de l’écriture et du français. La grand-mère a un rôle familial, tandis que la famille et le frère ne sont pas présentés comme ses premiers éducateurs.

15. Une enfant commence par assister clandestinement aux cours, copie lettres et chiffres et répète les exercices de la méthode CLAD. Quelle étape marque ensuite son intégration officielle aux activités de la classe ?

L’enfant quitte la classe puis revient comme élève sans inscription
La grand-mère l’inscrit et lui fait copier les lettres à la maison
Ndetare l’inscrit sur sa liste et lui donne les exercices des autres élèves
Ndetare lui permet de répéter les mots sans l’inscrire sur sa liste

Ndetare l’inscrit sur sa liste et lui donne les exercices des autres élèves

Explication

Après sa participation clandestine aux exercices, Ndetare l’inscrit sur la liste et lui fait faire le travail des autres élèves. Répéter avant cette inscription ne constitue pas encore son intégration officielle, et c’est Ndetare, non sa grand-mère, qui l’inscrit.

16. Pour convaincre la grand-mère de scolariser la narratrice, quel argument Ndetare associe-t-il aux bénéfices concrets de l’instruction ?

Elle pourrait devenir joueuse régionale et apprendre le français par le sport
Elle pourrait obtenir un emploi public et financer les études de sa famille
Elle pourrait réussir le certificat et lire seule des indications et des documents
Elle pourrait confier ses papiers à autrui et éviter les démarches en ville

Elle pourrait réussir le certificat et lire seule des indications et des documents

Explication

Ndetare fait valoir que la narratrice pourrait réussir le certificat d’études et que l’instruction lui permettrait de lire les numéros de bus, les noms de rues et des documents administratifs. Un emploi public et une carrière sportive ne sont pas les arguments avancés, et dépendre d’un tiers va à l’encontre de l’intérêt qu’il souligne.

17. Après avoir délaissé l’école coranique à l’adolescence, à quelles activités Madické consacre-t-il notamment son temps ?

À la pêche, aux travaux des champs, au football et au français
Aux cours de Ndetare, aux travaux des champs, à la lecture et au théâtre
Au football, au commerce, aux études secondaires et à la musique
À la pêche, aux études coraniques, au commerce et à l’arabe

À la pêche, aux travaux des champs, au football et au français

Explication

Après avoir abandonné l’école coranique à l’adolescence, Madické s’adonne à la pêche, aux activités champêtres, au football et à l’apprentissage du français. Les études coraniques ne sont plus son activité centrale, et les cours de Ndetare évoqués dans ce parcours sont ceux que souhaite la narratrice.

18. Madické rêve de partir en France après avoir entendu parler de joueurs sénégalais qui y jouent, de Ndetare qui y a étudié et des séjours parisiens racontés au village. Quelle interprétation explique le mieux cette orientation de ses rêves ?

La décision de son père de l’envoyer à Paris détermine son projet
La possibilité de jouer en Italie constitue son principal idéal de réussite
Plusieurs modèles et récits associés à la France alimentent son idéal
L’apprentissage du français l’oriente vers un pays sans lien avec ses modèles

Plusieurs modèles et récits associés à la France alimentent son idéal

Explication

Les joueurs sénégalais en France, les études françaises de Ndetare et les récits de l’homme de Barbès convergent pour orienter les rêves de Madické vers la France. L’Italie est explicitement écartée, son père n’est pas présenté comme organisant son départ, et l’apprentissage du français s’inscrit ici dans un imaginaire lié à la France.

19. Un homme raconte aux jeunes une France prospère, mais passe sous silence les conditions misérables qu’il a connues pendant son séjour. Quelle caractéristique de ses récits cette situation illustre-t-elle ?

Il décrit fidèlement la précarité qu’il a vécue en France
Il raconte une réussite économique fondée sur son séjour parisien
Il présente une France prospère en effaçant sa propre misère
Il parle de la France sans avoir connu la vie sur place

Il présente une France prospère en effaçant sa propre misère

Explication

L’homme de Barbès peint une France prospère tout en effaçant la vie misérable qu’il y a menée. Un récit fidèle de sa précarité ne correspond pas à cette omission, et l’image brillante racontée ne prouve pas qu’il ait personnellement réussi économiquement.

20. Un homme raconte son parcours avant de devenir vigile : quelle suite d’étapes correspond à son expérience en France ?

La faim et la manche, puis un squat, le travail au noir et des déplacements avec un faux titre de séjour
Un squat et des déplacements réguliers, puis la manche et un emploi déclaré sur les marchés
La faim et la manche, puis un emploi de vigile, avant un squat et des déplacements sans papiers
Le travail déclaré sur les marchés, puis la faim, un logement stable et un titre de séjour régulier

La faim et la manche, puis un squat, le travail au noir et des déplacements avec un faux titre de séjour

Explication

Avant de devenir vigile, il a connu la faim et la manche, trouvé un squat, travaillé au noir sur des marchés et des chantiers, puis circulé avec un faux titre de séjour. L’ordre « squat avant la manche » inverse les étapes, l’emploi déclaré nie le travail au noir, et le titre régulier contredit le faux document.

21. Qu’est-ce qui vaut à l’homme de Barbès les bonnes grâces de son chef dans la grande surface ?

Vendre des produits aux immigrés dans les allées du magasin
Former des chiens de garde après être devenu maître-chien
Repérer des sportifs talentueux pour son chef de rayon
Repérer des voleurs parmi les immigrés après être devenu vigile

Repérer des voleurs parmi les immigrés après être devenu vigile

Explication

Après avoir travaillé comme maître-chien, il devient vigile et repère des voleurs parmi les immigrés, ce qui plaît à son chef. « Former des chiens » confond son ancien métier avec son poste, tandis que le sport et la vente ne sont pas les raisons de cette faveur.

22. Au village, l’homme de Barbès tait ses épreuves françaises et raconte des souvenirs glorieux : quel est l’objectif de cette sélection ?

Préserver le prestige qu’il a acquis auprès des villageois
Donner aux villageois un récit fidèle de son quotidien français
Obtenir une aide financière en décrivant sa vie difficile
Convaincre son ancien chef de lui proposer un nouvel emploi

Préserver le prestige qu’il a acquis auprès des villageois

Explication

Il ne raconte que les souvenirs qui entretiennent son prestige auprès des villageois afin de cacher la dureté de son expérience. L’aveu de ses difficultés irait à l’encontre de cette mise en scène; l’exactitude du récit et l’approbation d’un ancien chef ne sont pas son but.

23. Lors d’un débat, Awa affirme que le football vaut pour le plaisir de participer et le dépassement de soi; Boubacar le présente comme un moyen de gagner de l’argent et de partir en France. Qui défend quelle conception ?

Awa défend la conception de Garoualé; Boubacar, le rêve de Madické
Awa défend la conception de Ndétare; Boubacar, celle de Garoualé
Awa défend la conception de Garoualé; Boubacar, celle de Ndétare
Awa défend le rêve de Madické; Boubacar, celui de Ndétare

Awa défend la conception de Ndétare; Boubacar, celle de Garoualé

Explication

Ndétare défend un sport désintéressé, fondé sur le plaisir de participer et le dépassement de soi; Garoualé voit le football comme un moyen de gagner de l’argent et de partir en France. Attribuer la conception financière à Ndétare ou la conception désintéressée à Garoualé inverse leurs positions, et le dépassement de soi n’est pas le projet de départ.

24. À vingt ans, Moussa quitte son village pour chercher fortune : quel parcours le conduit au recrutement par Jean-Charles Sauveur ?

Il travaille comme matelot à M’Bour, part directement en France, puis rejoint l’équipe locale
Il rejoint l’équipe de Dakar, devient matelot, puis est recruté par Sauveur
Il rejoint l’équipe locale, part pour Dakar comme matelot, puis rencontre Sauveur au village
Il travaille comme matelot à M’Bour, rejoint l’équipe locale, puis est repéré par Sauveur

Il travaille comme matelot à M’Bour, rejoint l’équipe locale, puis est repéré par Sauveur

Explication

Moussa part à M’Bour, y travaille comme matelot, rejoint ensuite l’équipe de football locale et attire l’attention de Jean-Charles Sauveur. Inverser les deux activités change l’ordre; Dakar et le départ direct du village ne correspondent pas à ce parcours.

25. Un stagiaire subit le froid et le racisme, reste souvent sur le banc ou joue à des postes inadaptés, puis livre des résultats décevants. Quelle décision prend le centre de formation ?

Le centre renonce à le garder
Le centre lui garantit une place dans l’équipe première
Le centre prolonge sa formation jusqu’à son retour au pays
Le centre le conserve comme entraîneur des juniors

Le centre renonce à le garder

Explication

Les conditions difficiles, les occasions de jeu limitées ou mal adaptées et les résultats décevants conduisent le centre à renoncer à garder Moussa. La promesse initiale ne garantit pas une place durable; l’argent envoyé à la famille et un poste d’entraîneur ne déterminent pas cette décision.

26. Le père de Moussa lui reproche de n’avoir envoyé aucun argent depuis son départ : quel projet de vie lui rappelle-t-il ?

Respecter les coutumes, poursuivre sa carrière en France et installer sa famille en Europe
Respecter les coutumes, aider sa famille, travailler, économiser et rentrer au pays
Aider sa famille en rentrant immédiatement, sans chercher de travail ni économiser
Travailler pour le club, financer son départ et rester en France après sa formation

Respecter les coutumes, aider sa famille, travailler, économiser et rentrer au pays

Explication

Son père lui rappelle ses devoirs envers les coutumes et sa famille, ainsi que le travail, l’épargne et le retour au pays; le reproche porte aussi sur l’absence d’argent envoyé. S’installer en France, ignorer le travail et l’épargne, ou privilégier le club ne reprend pas ce projet.

27. Après la remise à Moussa d’une OQTF, quelle suite immédiate connaît-il ?

Il est transféré à M’Bour par avion soixante-douze heures plus tard
Il est renvoyé à Dakar par avion soixante-douze heures plus tard
Il reçoit une autorisation de séjour et reste en France soixante-douze heures plus tard
Il est renvoyé à Dakar par avion un mois plus tard

Il est renvoyé à Dakar par avion soixante-douze heures plus tard

Explication

Après la remise de l’OQTF, Moussa est renvoyé à Dakar par avion soixante-douze heures plus tard. Le délai d’un mois altère la durée, M’Bour n’est pas sa destination de renvoi et une autorisation de séjour contredit l’expulsion.

28. Malgré les avertissements de Ndétaré, pourquoi de jeunes footballeurs envisagent-ils l’émigration comme une voie vers une vie meilleure ?

Ils suivent Ndétaré, qui les encourage à chercher leur avenir ailleurs.
Ils veulent surtout obtenir l’admiration des villageois en perpétuant les traditions.
Ils partent parce que leurs familles leur imposent de quitter le village.
Ils espèrent conquérir leur dignité face à la pauvreté et aux charges familiales.

Ils espèrent conquérir leur dignité face à la pauvreté et aux charges familiales.

Explication

La pauvreté et les charges familiales conduisent ces jeunes à voir l’émigration comme un moyen de conquérir leur dignité, malgré les mises en garde de Ndétaré. L’admiration des traditions confond leur projet avec une autre motivation, l’obligation familiale invente une contrainte, et l’encouragement de Ndétaré inverse sa position.

29. Quel parcours explique le surnom d’El-Hadji porté par Wagane Yaltiqué, devenu un riche citadin propriétaire de villas et de pirogues motorisées ?

Il est revenu d’un pèlerinage à La Mecque après avoir émigré.
Il est revenu de France après avoir achevé ses études.
Il est revenu de France sous le nom de l’homme de Barbès.
Il a reçu ce surnom en devenant propriétaire de ses pirogues.

Il est revenu d’un pèlerinage à La Mecque après avoir émigré.

Explication

Wagane Yaltiqué est surnommé El-Hadji à son retour du pèlerinage à La Mecque; il est aussi un ancien émigré devenu riche citadin. Le retour de France confond pèlerinage et émigration, la richesse n’explique pas le surnom, et l’homme de Barbès est un autre personnage.

30. Dans le conflit entre les attentes familiales et les aspirations de Sankélé, quelle opposition décrit le mieux le rôle du mariage ?

Rapprocher des familles correspond au choix amoureux libre que Sankélé revendique.
Décider seule de son mariage correspond aux stratégies d’alliance du clan.
Célébrer un amour choisi s’oppose aux intérêts personnels de Sankélé.
Rapprocher des familles selon leurs intérêts s’oppose à l’amour libre qu’elle veut choisir.

Rapprocher des familles selon leurs intérêts s’oppose à l’amour libre qu’elle veut choisir.

Explication

Le mariage sert principalement à nouer des alliances entre familles, tandis que Sankélé aspire à choisir librement son amour. L’amour choisi comme objectif du clan confond les deux logiques, l’inversion attribue à Sankélé les intérêts communautaires, et la décision individuelle ne rend pas compte de la fonction familiale du mariage.

31. Quel mariage la famille de Sankélé organise-t-elle alors qu’elle a à peine dix-sept ans ?

Une union avec Wagane, ancien émigré devenu riche citadin.
Une union avec Ndétaré, instituteur qu’elle a choisi par amour.
Une union avec l’homme de Barbès, émigré revenu de France et jugé bon parti.
Une union avec un jeune homme qu’elle a elle-même désigné comme bon parti.

Une union avec l’homme de Barbès, émigré revenu de France et jugé bon parti.

Explication

À peine âgée de dix-sept ans, Sankélé est promise sans consultation à l’homme de Barbès, émigré revenu de France que sa famille considère comme un bon parti. Ndétaré est l’homme qu’elle aime, elle n’a pas choisi son fiancé, et Wagane est un autre personnage.

32. Le fiancé de Sankélé repart pour deux ans et son père prévoit de célébrer le mariage à son retour. Quel est le comportement de Sankélé face à cette décision ?

Elle obtient de son père qu’il renonce au mariage prévu au retour du fiancé.
Elle accepte le mariage après les supplications de son père.
Elle refuse le mariage et supplie son père, qui maintient sa décision.
Elle accepte le fiancé parce qu’elle aime Ndétaré.

Elle refuse le mariage et supplie son père, qui maintient sa décision.

Explication

Sankélé refuse le mariage imposé et supplie son père, mais celui-ci maintient son projet de célébrer l’union au retour du fiancé. L’acceptation confond la pression avec le consentement, l’abandon contredit la décision du père, et son amour pour Ndétaré explique son refus plutôt qu’une acceptation.

33. Après la noyade du nouveau-né, comment Ndétaré organise-t-il la fuite de Sankélé hors de l’île ?

Il la déguise en homme, lui donne ses économies et sollicite un piroguier.
Il lui donne ses économies, mais elle quitte l’île sans déguisement ni aide.
Il la confie à son père, qui l’accompagne en pirogue jusqu’au large.
Il demande à son fiancé de la ramener en France à son retour.

Il la déguise en homme, lui donne ses économies et sollicite un piroguier.

Explication

Ndétaré aide Sankélé à fuir en la déguisant en homme, en lui donnant ses économies et en organisant son départ avec un piroguier. Le père est l’auteur du meurtre du bébé, le départ sans déguisement ni piroguier omet les moyens prévus, et le fiancé n’organise pas cette fuite. **

34. Dix mois après son mariage avec El-Hadji, quelle nouvelle réjouit celui-ci et sa belle-famille ?

La naissance d’une fille
La naissance d’un garçon
Le retour d’El-Hadji de Finela
L’arrivée d’une troisième épouse

La naissance d’un garçon

Explication

Gnarelle donne naissance à un garçon dix mois après son mariage, ce qui réjouit son époux et sa belle-famille. La naissance de filles renvoie à Simane, tandis que la troisième épouse et le séjour à Finela sont des événements distincts.

35. Pour quelle raison le paysan de Finela propose-t-il à El-Hadji d’épouser sa fille de seize ans ?

Pour neutraliser une dette qu’il lui doit
Pour aider Gnarelle à reconquérir son mari
Pour nouer une alliance sans lien avec une dette
Pour désigner Gnarelle comme sa troisième épouse

Pour neutraliser une dette qu’il lui doit

Explication

Le paysan propose sa fille de seize ans afin d’éteindre la dette importante qu’il doit à El-Hadji. La démarche de reconquête vient de Gnarelle et de sa mère, et Gnarelle est la deuxième épouse, non la troisième.

36. Une épouse suit les prescriptions du marabout peul pour tenter de reconquérir son mari. Quelle conduite correspond à son ordonnance ?

Porter une cordellette, ajouter trois pincées de poudre au dîner chaque soir pendant une semaine dès un vendredi, et employer prudemment un liquide parfumé
Porter une cordellette, ajouter trois pincées de poudre au dîner chaque soir pendant une semaine dès un lundi, et employer prudemment un liquide parfumé
Porter une cordellette, ajouter trois pincées de poudre au dîner chaque soir pendant une semaine dès un vendredi, et employer le liquide parfumé sans précaution particulière
Porter une cordellette, prendre les trois pincées de poudre en une seule fois le vendredi, et employer prudemment un liquide parfumé

Porter une cordellette, ajouter trois pincées de poudre au dîner chaque soir pendant une semaine dès un vendredi, et employer prudemment un liquide parfumé

Explication

L’ordonnance associe le port d’une cordellette, trois pincées de poudre dans le dîner chaque soir pendant une semaine à partir d’un vendredi, et l’usage prudent d’un liquide auquel on ajoute du parfum. Le lundi décale le début, la prise unique supprime la répétition quotidienne, et l’emploi sans prudence déforme la consigne.

37. Pendant le rite sur la natte, quelle tâche Salie doit-elle accomplir sous la contrainte de Coumba ?

Stimuler manuellement le marabout pendant qu’il récite ses incantations
Réciter les incantations pendant que le marabout stimule Gnarelle
S’allonger sur la natte pendant que le marabout récite ses incantations
Réciter les incantations pendant que Gnarelle stimule le marabout

Stimuler manuellement le marabout pendant qu’il récite ses incantations

Explication

Salie est contrainte de stimuler manuellement le marabout, qui récite ses incantations tandis que Gnarelle est allongée sur la natte. Les autres réponses attribuent à Salie les incantations, la place de Gnarelle ou une tâche confiée à quelqu’un d’autre.

38. Pourquoi Madické pense-t-il que sa sœur vivant en France peut financer son départ ?

Il a reçu d’elle la promesse d’un billet d’avion
Il sait qu’elle vit dans une chambre de la Sonacotra
Il croit qu’elle est devenue riche après être passée à la télévision
Il pense que son mari finance plusieurs foyers au Sénégal

Il croit qu’elle est devenue riche après être passée à la télévision

Explication

Madické associe le passage de sa sœur à la télévision à une réussite financière et croit qu’elle peut payer son départ. La chambre de la Sonacotra décrit la précarité de l’émigré, tandis que les foyers multiples et la promesse de billet relèvent d’autres éléments.

39. Un jeune homme imagine que son proche installé en France mène une vie aisée. Quelle réalité caractérise l’émigré qui nourrit les espoirs de Madické ?

Il enchaîne les emplois intérimaires et loge dans une petite chambre de la Sonacotra
Il abandonne les emplois en France et s’installe définitivement dans son village
Il vit des revenus d’une boutique bien approvisionnée à l’entrée de sa demeure
Il possède une situation stable et loge dans un appartement spacieux en France

Il enchaîne les emplois intérimaires et loge dans une petite chambre de la Sonacotra

Explication

L’émigré connaît la précarité en France : il passe d’un emploi intérimaire à l’autre et habite une minuscule chambre de la Sonacotra. Une situation stable ou une boutique prospère correspond à une image de réussite, et non à cette réalité.

40. À son arrivée au village, une narratrice apprend qu’elle doit financer un repas collectif sans avoir été consultée. Quelle logique communautaire explique cette obligation ?

Le bonheur et le malheur sont considérés comme des expériences à partager par la communauté
Le repas est considéré comme une contribution volontaire de chaque nouvel arrivant
Les ressources sont réservées aux nouveaux arrivants, sans contribution de la communauté
Le repas est exigé pour rembourser une dette personnelle contractée auprès du village

Le bonheur et le malheur sont considérés comme des expériences à partager par la communauté

Explication

La communauté considère que bonheur et malheur se partagent, ce qui explique qu’elle impose à la narratrice de financer le repas collectif sans la consulter. Une contribution volontaire ou le remboursement d’une dette personnelle ne correspond pas à cette logique de partage.

41. Un groupe organise une dégustation d’attaya et prend le temps de préparer chaque service. Combien de phases de dégustation cette tradition comporte-t-elle, chacune précédée d’une très longue préparation ?

Une phase
Trois phases
Deux phases
Quatre phases

Trois phases

Explication

L’attaya se déguste en trois phases, et chacune est précédée d’une très longue préparation. Deux phases en omettent une, tandis qu’une ou quatre phases ne correspondent pas au nombre indiqué.

42. Une première infusion d’attaya est servie fumante, avec beaucoup de thé et peu de sucre. Quel service correspond à cette préparation ?

Le thé de la mort
Le thé de l’amitié
Le thé de l’amour
Le thé à la menthe

Le thé de la mort

Explication

Le premier service, appelé thé de la mort, est fumant et très amer, car il contient beaucoup de thé et peu de sucre. Le thé de l’amour désigne la deuxième infusion, agréable à siroter, et le thé de l’amitié le dernier service, très sucré.

43. Dans une dégustation, le deuxième service contient moins de thé que le premier, davantage de sucre et de la menthe. Quel nom lui donne-t-on ?

Le thé de l’amour
Le thé à la menthe
Le thé de la mort
Le thé de l’amitié

Le thé de l’amour

Explication

Le deuxième service est le thé de l’amour : une dose de thé plus légère, davantage de sucre et de la menthe donnent une infusion agréable à siroter. Le thé de la mort est le premier service amer, et le thé de l’amitié le troisième.

44. À la fin d’une dégustation d’attaya, on sert une eau jaunâtre très sucrée qui ne garde que le souvenir du thé. De quel service s’agit-il ?

D’une infusion forte de thé
Du thé de l’amour
Du thé de la mort
Du thé de l’amitié

Du thé de l’amitié

Explication

Le troisième et dernier service, le thé de l’amitié, est une eau jaunâtre très sucrée qui ne conserve que le souvenir du thé. Le thé de la mort est la première infusion forte et amère, tandis que le thé de l’amour correspond à la deuxième infusion avec menthe.

45. Un jeune souhaite partir en France, mais il n’a ni papiers ni préparation et compte partir au hasard. Quelle recommandation reflète la position de la narratrice ?

Attendre un accueil à l’aéroport
Renoncer à tout projet de départ
Partir au hasard sans attendre
Ne pas partir dans ces conditions

Ne pas partir dans ces conditions

Explication

La narratrice ne rejette pas tout départ en France : elle estime qu’il ne faut pas y aller à n’importe quelle condition, notamment sans papiers ni préparation. Renoncer à toute émigration déforme sa position, tandis que partir au hasard va à son encontre.

46. Un candidat envisage de partir clandestinement en France sans diplôme ni qualification. Quel risque la narratrice associe-t-elle à cette situation ?

Une réussite professionnelle rapide malgré l’absence de qualification
Une régularisation garantie après l’arrivée en France
Une longue précarité et le risque d’arrestation puis d’expulsion
Une recherche d’emploi brève, sans risque d’expulsion

Une longue précarité et le risque d’arrestation puis d’expulsion

Explication

Partir clandestinement sans diplôme ni qualification expose, selon la narratrice, à galérer longtemps et au risque d’être arrêté puis expulsé par charter. Une réussite rapide ou une régularisation garantie ne sont pas les conséquences qu’elle décrit.

47. À M’Bour, une personne affirme que les habitants fréquentent les hôtels comme clients. Quelle description correspond à la situation évoquée par la narratrice ?

La majorité y travaille comme réceptionniste, et fréquente aussi les hôtels comme cliente
La majorité en connaît les coulisses, et y travaille comme propriétaire
La majorité y séjourne comme touristes, et peu y travaillent
La majorité en connaît la façade, et ceux qui y entrent y travaillent souvent

La majorité en connaît la façade, et ceux qui y entrent y travaillent souvent

Explication

À M’Bour, la majorité connaît surtout la façade des nombreux hôtels; ceux qui les fréquentent le font généralement en y travaillant, par exemple comme réceptionnistes ou cuisiniers. La fréquentation touristique comme cliente confond visibilité des établissements et accès à leurs services.

48. Un investisseur étranger obtient un très beau site côtier au Sénégal et verse de faibles salaires au personnel. Quelle logique la narratrice associe-t-elle à cette situation ?

L’État privilégie les salaires élevés pour attirer les visiteurs
L’État favorise les travailleurs pour redistribuer les recettes touristiques
L’État réserve les sites côtiers aux investisseurs sénégalais
L’État favorise les investisseurs étrangers pour les devises du tourisme

L’État favorise les investisseurs étrangers pour les devises du tourisme

Explication

La narratrice relie l’avantage accordé aux investisseurs étrangers et l’appropriation des beaux sites à l’importance que l’État accorde aux devises touristiques, malgré les faibles salaires. La priorité donnée aux travailleurs ou aux investisseurs locaux ne correspond pas à cette explication.

49. À son arrivée, une voyageuse se dirige vers la file des passeports européens, puis aperçoit des panneaux indiquant le contrôle des passeports étrangers. Quelle file choisit-elle ensuite ?

La file réservée aux voyageurs avec visa
La file réservée aux résidents français
La file des passeports étrangers
La file des passeports européens

La file des passeports étrangers

Explication

À la vue des panneaux de contrôle, la narratrice quitte la file européenne et rejoint celle des passeports étrangers. La file européenne correspond à son premier choix, tandis que les files pour résidents ou détenteurs de visa ne sont pas celles décrites.

50. À l’aéroport, quel problème conduit un officier à refuser le séjour à un couple africain ?

Le visa de l’homme est expiré et le passeport de sa compagne porte la photo d’une femme plus âgée.
La carte de résident de l’homme est expirée et le passeport de sa compagne porte la photo d’une femme plus âgée.
Le passeport de l’homme est expiré et la carte de résident de sa compagne porte une photo différente.
La carte de résident de l’homme est expirée et le billet de sa compagne est un aller simple.

La carte de résident de l’homme est expirée et le passeport de sa compagne porte la photo d’une femme plus âgée.

Explication

Le refus repose sur deux irrégularités distinctes : la carte de résident de l’homme a expiré et la photo du passeport de sa compagne représente une femme plus âgée. Le visa et le billet aller simple sont d’autres motifs possibles de soupçon, mais ne sont pas les raisons données ici.

51. Une voyageuse doit justifier son séjour auprès d’un agent. Quels éléments présente-t-elle pour obtenir l’autorisation de séjour ?

Un passeport, des chèques de voyage à raison de 100 francs par jour et un billet aller-retour
Un visa, une preuve d’hébergement et un billet aller-retour
Un visa, des chèques de voyage à raison de 100 francs par jour et un billet aller simple
Un visa, des chèques de voyage à raison de 100 francs par jour et un billet aller-retour

Un visa, des chèques de voyage à raison de 100 francs par jour et un billet aller-retour

Explication

La narratrice présente un visa, des chèques de voyage couvrant 100 francs français par jour de séjour et un billet aller-retour. Un billet aller simple ne correspond pas à ce qu’elle présente, et la preuve d’hébergement ou le passeport seul ne remplacent pas les éléments indiqués.

52. Une narratrice veut empêcher son frère d’émigrer clandestinement. Quelle démarche entreprend-elle pour lui proposer une solution sur leur île ?

Elle économise pour financer son propre retour sur leur île.
Elle économise pour financer une demande de naturalisation en France.
Elle économise pour financer une boutique ou un projet équivalent sur leur île.
Elle économise pour financer le départ de son frère vers la France.

Elle économise pour financer une boutique ou un projet équivalent sur leur île.

Explication

Pour dissuader son frère de partir clandestinement, elle met de l’argent de côté afin de financer une boutique ou un projet comparable sur leur île. Financer son départ reproduirait précisément l’émigration qu’elle veut éviter, tandis que son propre retour et la naturalisation ne sont pas la solution proposée.

53. En écrivant sur des souvenirs qu’elle remarquait peu autrefois, que cherche la narratrice à accomplir ?

Classer des souvenirs anciens et éviter de revenir sur les liens rompus par le voyage
Composer des récits de l’exil et tenter de renouer les liens rompus par le voyage
Composer des récits de l’exil et remplacer les liens rompus par de nouveaux souvenirs
Composer des récits de l’exil et prouver son identité par des documents officiels

Composer des récits de l’exil et tenter de renouer les liens rompus par le voyage

Explication

L’écriture transforme des faits jadis peu remarqués en récits de l’exil et sert à tenter de rafistoler les liens rompus par le voyage. Le classement sans interprétation et les documents administratifs ne rendent pas compte de cette fonction de l’écriture.

54. Une personne envisage l’exil comme une rupture géographique douloureuse, mais estime que l’ailleurs lui permet de se définir librement. Quelle interprétation correspond à cette conception ?

L’exil est une renaissance géographique, tandis que l’ailleurs impose une identité héritée.
L’exil est une rupture sans liberté, tandis que l’ailleurs efface toute possibilité de choix.
L’exil est un « suicide géographique », tandis que l’ailleurs offre une liberté d’autodétermination.
L’exil est un « suicide géographique », tandis que l’ailleurs juge selon les erreurs du destin.

L’exil est un « suicide géographique », tandis que l’ailleurs offre une liberté d’autodétermination.

Explication

La narratrice décrit l’exil comme un « suicide géographique », mais voit dans l’ailleurs un espace où elle peut être jugée selon ce qu’elle choisit d’être. L’autodétermination n’implique pas l’effacement du passé, et l’ailleurs est précisément présenté comme échappant au jugement fondé sur les erreurs du destin.

55. Pour la narratrice, quel rôle la mémoire joue-t-elle dans l’expérience de l’exil ?

Elle constitue son identité et lui permet de porter en elle les personnes aimées comme celles qu’elle détestait.
Elle entretient la nostalgie du lieu quitté sans contribuer à la construction de son identité.
Elle constitue son identité et lui permet de porter en elle les personnes aimées, mais pas celles qu’elle détestait.
Elle conserve les documents de voyage qui définissent son identité et ses liens familiaux.

Elle constitue son identité et lui permet de porter en elle les personnes aimées comme celles qu’elle détestait.

Explication

La mémoire est présentée comme l’identité de la narratrice et comme la scène intérieure où elle retrouve les siens, qu’elle ait aimé ou détesté ces personnes. La réduire à la nostalgie ou aux documents de voyage manque son rôle identitaire et sa capacité à porter les relations ambivalentes.

56. Lors du match Sénégal-Suède, quel joueur a égalisé pour le Sénégal ?

Svensson
Henri Camara
Tony Sylva
Garouwalé

Henri Camara

Explication

Henri Camara a marqué le but qui a permis au Sénégal d’égaliser. Tony Sylva est le gardien sénégalais, Svensson est un joueur suédois et Garouwalé commente le match.

57. En prolongation contre la Suède, Henri Camara inscrit le but décisif : quelle conséquence ce but en or entraîne-t-il pour le Sénégal ?

Une victoire et une qualification pour les quarts de finale
Une qualification pour les huitièmes de finale
Une égalisation et un match à rejouer
Une victoire en finale et un titre mondial

Une victoire et une qualification pour les quarts de finale

Explication

Le but en or de Camara fait gagner le Sénégal contre la Suède et lui ouvre les quarts de finale. L’égalisation ne désigne que l’étape précédente, tandis que le Sénégal ne remporte pas la finale dans cet épisode.

58. Une adolescente de Niodior apprend que vingt et un des vingt-trois joueurs sénégalais sélectionnés évoluent en France et conclut qu’elle doit émigrer pour réussir : quel effet ce constat peut-il renforcer ?

L’idée que la réussite sportive impose de quitter le football
L’idée que la réussite des joueurs ne concerne pas les jeunes
L’idée que la réussite exige de rester à Niodior
L’idée que la réussite exige de partir en France

L’idée que la réussite exige de partir en France

Explication

La forte proportion de joueurs évoluant en France peut faire croire aux jeunes qu’ils doivent eux aussi émigrer pour réussir. Présenter le constat comme un encouragement à rester au pays inverse cet effet, et le considérer comme sans influence néglige précisément le risque souligné.

59. Lors d’une rencontre avec des jeunes Sénégalais, un immigré décrit sa réussite professionnelle en France, mais tait les discriminations vécues dans les stades : que lui demanderait la narratrice ?

Évoquer les difficultés d’installation sans parler des stades
Décrire surtout les progrès de sa carrière professionnelle
Conseiller aux jeunes de renoncer à toute expérience en France
Raconter aussi les insultes et les gestes racistes subis

Raconter aussi les insultes et les gestes racistes subis

Explication

La narratrice réclame un récit franc de la vie en France, incluant le racisme, les insultes et les gestes racistes subis dans les stades. Ne raconter que les succès masque cette part amère, tandis que cette demande vise à informer les jeunes et non à les détourner systématiquement de l’Occident.

60. Madické explique à sa sœur que sa boutique marche bien, qu’il veut l’agrandir et qu’il préfère voir les joueurs sénégalais à Dakar : quelle décision exprime-t-il ?

Vendre sa boutique pour financer son départ
Rester au pays et développer son commerce
Partir en France et y ouvrir une boutique
Rejoindre les joueurs sénégalais dans leurs clubs

Rester au pays et développer son commerce

Explication

Madické ne souhaite plus partir en France : il veut agrandir une boutique qui fonctionne bien et voir les joueurs à Dakar. Le départ en France et l’installation dans les clubs contredisent ce choix, tandis que la vente de la boutique contredit son projet de développement.

61. La narratrice associe la chaleur rouge de l’Afrique au froid bleu de l’Europe et choisit le mauve : quelle conception de son identité cette préférence exprime-t-elle ?

Une identité exclusivement européenne, sans héritage africain
Une identité hybride issue de l’Afrique et de l’Europe
Une identité exclusivement africaine, sans héritage européen
Une identité qui rejette les héritages africain et européen

Une identité hybride issue de l’Afrique et de l’Europe

Explication

Le mauve symbolise pour la narratrice le mélange des héritages africain et européen, ce qui correspond à une identité hybride. Choisir une seule origine ou rejeter les deux efface ce mélange, et l’inversion des couleurs ne correspond pas à l’association décrite.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur L’émigration et ses désillusions.

Où la narratrice regarde-t-elle la demi-finale de la Coupe d’Europe ?

À la télévision.

Quel joueur Madické admire-t-il particulièrement ?

Paolo Maldini.

Que représente le « Maldini » imaginé par la narratrice ?

Madické poursuivant son rêve sur le sable de Niodior.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur L’émigration et ses désillusions.

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