QCM : Guerres et construction de la paix (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution générale caractérise les conflits depuis la fin de la Guerre froide en 1991 ?

Les conflits intraétatiques disparaissent, tandis que les affrontements entre États se maintiennent.
Les guerres civiles diminuent, tandis que les guerres interétatiques deviennent plus fréquentes.
Les guerres interétatiques et les morts directs diminuent, tandis que les guerres civiles se multiplient.
Les tensions frontalières augmentent, tandis que le nombre de morts directs reste stable.

Les guerres interétatiques et les morts directs diminuent, tandis que les guerres civiles se multiplient.

Explication

Depuis 1991, les guerres interétatiques et les morts directs suivent une tendance à la baisse, alors que les guerres civiles se multiplient. La confusion la plus plausible consiste à inverser ces tendances en affirmant que les guerres civiles diminuent.

2. Pourquoi de nombreux conflits intraétatiques contemporains entraînent-ils des crises humanitaires particulièrement graves ?

Ils sont généralement déclenchés par des alliances militaires entre grandes puissances, sans intervention dans les affaires intérieures.
Ils sont souvent aggravés par des ingérences étrangères, notamment dans les conflits du Moyen-Orient après les Printemps arabes.
Ils résultent surtout de la baisse des tensions régionales et du retrait des acteurs étrangers.
Ils opposent principalement des États voisins dans des guerres frontalières qui épargnent les populations civiles.

Ils sont souvent aggravés par des ingérences étrangères, notamment dans les conflits du Moyen-Orient après les Printemps arabes.

Explication

Les guerres civiles et conflits intraétatiques, notamment au Moyen-Orient après les Printemps arabes, sont souvent aggravés par des ingérences étrangères et des désastres humanitaires. Les guerres frontalières entre États relèvent plutôt de conflits interétatiques et ne décrivent pas ce mécanisme.

3. Quelle caractéristique distingue les guerres irrégulières des guerres interétatiques classiques ?

Elles opposent principalement des armées régulières sur des fronts établis et appliquent davantage le droit de la guerre.
Elles sont conduites par des gouvernements reconnus et se déroulent selon des frontières militaires stables.
Elles reposent sur des affrontements entre États qui respectent les protections accordées aux civils et aux prisonniers.
Elles sont souvent menées par des groupes non étatiques, sans fronts ni frontières clairement définis, et protègent moins civils et prisonniers.

Elles sont souvent menées par des groupes non étatiques, sans fronts ni frontières clairement définis, et protègent moins civils et prisonniers.

Explication

Les guerres irrégulières impliquent souvent des groupes non étatiques, se déroulent sans fronts ni frontières et respectent moins le droit protégeant civils et prisonniers. Les affrontements d’armées régulières sur des fronts établis correspondent davantage aux guerres interétatiques classiques.

4. Que révèlent les attentats du 11 septembre 2001 sur les conflits transnationaux ?

Ils marquent la fin de la violence terroriste transnationale et le renforcement de l’invulnérabilité américaine.
Ils montrent l’internationalisation du terrorisme et la fragilité relative de l’hyperpuissance américaine.
Ils illustrent la réduction des conflits aux frontières nationales et l’affaiblissement des réseaux terroristes.
Ils démontrent que les attaques terroristes proviennent principalement d’affrontements entre armées régulières.

Ils montrent l’internationalisation du terrorisme et la fragilité relative de l’hyperpuissance américaine.

Explication

Les attentats du 11 septembre mettent en évidence l’internationalisation du terrorisme ainsi que la fragilité relative des États-Unis, malgré leur statut d’hyperpuissance. Ils ne marquent pas la fin du terrorisme transnational, mais soulignent au contraire sa portée internationale.

5. Quel projet caractérise notamment Al-Qaïda et Daech ?

Rétablir des États laïques en limitant leur action aux frontières des pays où ils sont implantés.
Défendre un objectif nationaliste local sans associer de dimension religieuse à leur projet politique.
Instaurer des régimes islamistes rigoristes et étendre dans le monde un projet fondé sur un islam radical et guerrier.
Promouvoir une coexistence religieuse en renonçant à l’usage de la violence pour atteindre des objectifs politiques.

Instaurer des régimes islamistes rigoristes et étendre dans le monde un projet fondé sur un islam radical et guerrier.

Explication

Al-Qaïda et Daech se réclament d’un islam radical et guerrier et visent notamment des régimes islamistes rigoristes ainsi que l’expansion mondiale de leur projet. Un objectif nationaliste local sans dimension religieuse correspond à une autre forme de terrorisme politique.

6. Que désigne la notion clausewitzienne de guerre absolue ?

Une stratégie diplomatique qui cherche à contraindre l’adversaire sans recourir à la guerre.
Un conflit limité par des objectifs politiques et un contexte qui freinent les destructions.
Un idéal de guerre visant l’extermination totale de l’adversaire, quel qu’en soit le coût.
Une guerre menée par des armées permanentes sous l’autorité directe d’un souverain.

Un idéal de guerre visant l’extermination totale de l’adversaire, quel qu’en soit le coût.

Explication

La guerre absolue est un concept idéalisé dans lequel l’objectif est d’exterminer totalement l’adversaire, indépendamment du coût. La limitation par des objectifs politiques et le contexte caractérise plutôt la guerre réelle.

7. Un gouvernement mène une guerre dont l’intensité et les destructions sont limitées par ses objectifs politiques et le contexte : comment Clausewitz la qualifierait-il ?

Une guerre irrégulière, définie par l’absence de fronts et l’action de groupes non étatiques.
Une guerre absolue, qui vise l’extermination totale sans tenir compte des objectifs politiques.
Une guerre réelle, intégrée aux stratégies politiques et limitée par leurs objectifs et leur contexte.
Une guerre transnationale, déterminée par l’expansion internationale d’un mouvement terroriste.

Une guerre réelle, intégrée aux stratégies politiques et limitée par leurs objectifs et leur contexte.

Explication

La guerre réelle s’inscrit dans des stratégies politiques, et ses objectifs ainsi que son contexte en limitent l’intensité et les destructions. La guerre absolue, au contraire, est l’idéal d’une extermination totale de l’adversaire.

8. Comment Clausewitz caractérise-t-il le rôle de la guerre dans la politique ?

Elle remplace la politique et vise principalement la destruction sans objectif de contrainte.
Elle poursuit la politique par d’autres moyens et contraint l’adversaire à se plier à une volonté.
Elle sert à protéger les affinités entre alliés plutôt qu’à poursuivre des intérêts politiques.
Elle constitue un phénomène indépendant de la volonté des acteurs et des stratégies politiques.

Elle poursuit la politique par d’autres moyens et contraint l’adversaire à se plier à une volonté.

Explication

Pour Clausewitz, la guerre continue la politique par d’autres moyens et sert de moyen de contrainte pour faire plier l’adversaire à sa volonté. La présenter comme indépendante des stratégies politiques contredit précisément cette conception.

9. Pourquoi les guerres napoléoniennes peuvent-elles être qualifiées de guerres de masse ?

Elles mobilisent des moyens gigantesques pour défendre la Nation contre d’autres États-nations.
Elles reposent sur l’intervention des deux superpuissances dans des guerres civiles.
Elles opposent principalement des communautés civiles sur un territoire contesté.
Elles mobilisent jusqu’à 650 000 hommes dans la Grande Armée.

Elles mobilisent jusqu’à 650 000 hommes dans la Grande Armée.

Explication

La Grande Armée peut compter jusqu’à 650 000 hommes, une mobilisation qui justifie la qualification de guerre de masse. La mobilisation gigantesque pour défendre la Nation caractérise plutôt la Première Guerre mondiale comme guerre totale.

10. Au nom de quels objectifs politiques les armées napoléoniennes combattent-elles, au-delà de la fidélité à un souverain ?

Pour défendre les idéaux de la Révolution française et mettre fin à l’Ancien Régime.
Pour rétablir l’autorité du Saint-Empire et préserver ses frontières historiques.
Pour garantir l’indépendance des Provinces-Unies et de la Suisse.
Pour imposer le communisme et soutenir les partisans du bloc de l’Ouest.

Pour défendre les idéaux de la Révolution française et mettre fin à l’Ancien Régime.

Explication

Les armées napoléoniennes combattent aussi pour diffuser les idéaux révolutionnaires et mettre fin à l’Ancien Régime. Leur mobilisation ne se réduit donc pas à la défense des intérêts d’un souverain, contrairement à ce que suggère cette interprétation.

11. Quel élément permet de qualifier la Première Guerre mondiale de guerre totale ?

La Grande Armée rassemble jusqu’à 650 000 hommes pour diffuser les idéaux révolutionnaires.
La dimension idéologique provoque des violences sans précédent contre les civils.
La défense de la Nation devient un objectif suprême et entraîne la mobilisation de moyens gigantesques.
Les deux superpuissances soutiennent des camps opposés dans des guerres civiles.

La défense de la Nation devient un objectif suprême et entraîne la mobilisation de moyens gigantesques.

Explication

La Première Guerre mondiale oppose des États-nations et place la défense de la Nation au premier plan, ce qui mobilise des moyens gigantesques et en fait une guerre totale. Les violences idéologiques particulièrement fortes contre les civils caractérisent plutôt la Seconde Guerre mondiale.

12. Pendant la Guerre froide, comment les deux superpuissances influencent-elles parfois l’issue des guerres civiles ?

Elles interviennent parfois pour soutenir des camps liés au communisme ou au bloc de l’Ouest.
Elles imposent des pratiques d’épuration ethnique pour faire disparaître des communautés.
Elles organisent systématiquement des partitions territoriales négociées entre les camps.
Elles reconnaissent la souveraineté des États en mettant fin à leurs guerres civiles.

Elles interviennent parfois pour soutenir des camps liés au communisme ou au bloc de l’Ouest.

Explication

Durant la Guerre froide, les guerres civiles opposent souvent des partisans du communisme à ceux du bloc de l’Ouest, et les superpuissances interviennent parfois pour peser sur leur issue. Une partition territoriale correspond à une séparation d’un territoire, et non à la forme d’intervention décrite ici.

13. Quelle conséquence accompagne l’éclatement de la Yougoslavie en 1991 ?

Des affrontements entre les deux blocs pour défendre la Nation contre un État ennemi.
La reconnaissance de nouvelles frontières sans violences entre les communautés.
De violents combats entre communautés et des pratiques d’épuration ethnique.
Une partition territoriale organisée entre les superpuissances pendant la Guerre froide.

De violents combats entre communautés et des pratiques d’épuration ethnique.

Explication

L’éclatement de la Yougoslavie après la Guerre froide entraîne de violents combats entre communautés et des pratiques d’épuration ethnique. Les partitions entre blocs relèvent plutôt de la bipolarité propre à la Guerre froide.

14. À quelle date les traités de Westphalie sont-ils signés, et quels conflits prennent-ils fin ?

Le 24 octobre 1648, la guerre de Trente Ans et les guerres napoléoniennes.
Le 24 octobre 1649, la guerre de Quatre-Vingts Ans et la guerre de Trente Ans.
Le 24 octobre 1648, la guerre de Quatre-Vingts Ans et la guerre de Trente Ans.
Le 30 janvier 1648, la guerre de Quatre-Vingts Ans et la guerre de Trente Ans.

Le 24 octobre 1648, la guerre de Quatre-Vingts Ans et la guerre de Trente Ans.

Explication

Signés le 24 octobre 1648, les traités mettent fin à la guerre de Quatre-Vingts Ans et à la guerre de Trente Ans. La fin des guerres napoléoniennes ne fait pas partie des conséquences de ces traités.

15. Que signifie le principe de souveraineté dans les relations entre États ?

Chaque État reconnaît une autorité commune qui peut annuler ses décisions territoriales.
Chaque État est reconnu comme légitime sur son territoire, sans autorité supérieure aux autres.
Chaque territoire contesté peut être séparé en plusieurs zones gouvernées par des puissances rivales.
Chaque État doit obtenir l’aval d’un souverain étranger pour gouverner son territoire.

Chaque État est reconnu comme légitime sur son territoire, sans autorité supérieure aux autres.

Explication

La souveraineté reconnaît la légitimité de chaque État sur son territoire et exclut qu’une autorité soit supérieure aux autres. L’obligation d’obtenir l’aval d’un souverain étranger décrit plutôt les contraintes rencontrées par les plénipotentiaires lors des négociations.

16. Quel principe justifie que des États forment des alliances afin d’empêcher l’ascension d’une superpuissance ?

La souveraineté, qui garantit l’autorité de chaque État sur son territoire
L’équilibre des puissances, qui légitime les alliances entre États
La neutralité, qui écarte les États des rivalités entre puissances
La sécurité collective, qui confie la défense aux institutions internationales

L’équilibre des puissances, qui légitime les alliances entre États

Explication

L’équilibre des puissances justifie les alliances destinées à éviter qu’une superpuissance ne domine les autres États. La souveraineté concerne l’autorité d’un État sur son territoire et ne désigne pas ce mécanisme d’alliance.

17. Pourquoi un traité de paix peut-il rester fragile lorsque certains belligérants ne sont pas pris en compte dans les négociations ?

Parce que la démobilisation peut retarder l’application du traité, même lorsque tous les belligérants ont participé aux négociations
Parce que les décisions peuvent ne pas tenir compte des intérêts des parties absentes, comme la France sans Napoléon au Congrès de Vienne
Parce que les États absents perdent automatiquement leur souveraineté dès que le traité est signé
Parce que les alliances conclues après la guerre empêchent les États de reconnaître les frontières fixées par le traité

Parce que les décisions peuvent ne pas tenir compte des intérêts des parties absentes, comme la France sans Napoléon au Congrès de Vienne

Explication

La paix peut être fragile si les intérêts d’un belligérant ne sont pas représentés dans les négociations, comme le montre l’exemple de la France au Congrès de Vienne sans Napoléon. La démobilisation peut elle aussi poser des difficultés, mais elle ne constitue pas ici le problème lié à l’absence d’une partie aux négociations.

18. Quelle faiblesse de la SDN a limité sa capacité à empêcher la Seconde Guerre mondiale ?

Elle limitait son action à la défense des frontières et refusait le recours aux pressions internationales
Elle confiait son pouvoir militaire à un conseil de sécurité composé de membres permanents et non permanents
Elle ne disposait pas de moyens militaires pour faire appliquer ses décisions et n’invitait pas les puissances vaincues
Elle ne disposait pas d’une assemblée où chaque État pouvait exprimer sa position et excluait les puissances victorieuses

Elle ne disposait pas de moyens militaires pour faire appliquer ses décisions et n’invitait pas les puissances vaincues

Explication

La SDN ne pouvait pas imposer ses décisions par la force et n’invitait pas les puissances vaincues, ce qui contribuait à son incapacité à prévenir la guerre. Le Conseil de sécurité doté d’un pouvoir militaire appartient à l’ONU, et non à la SDN.

19. Quand et où la Charte des Nations Unies a-t-elle été approuvée, donnant naissance à l’ONU ?

Le 26 juin 1945, à San Francisco
Le 24 octobre 1945, à New York
Le 11 novembre 1918, à Versailles
Le 10 janvier 1920, à Genève

Le 26 juin 1945, à San Francisco

Explication

La Charte des Nations Unies est approuvée le 26 juin 1945 à San Francisco et donne naissance à l’ONU. Le 24 octobre 1945 correspond à une date associée à l’entrée en vigueur de la Charte, mais ce n’est pas la date d’approbation demandée.

20. Quelle répartition des rôles distingue l’Assemblée générale du Conseil de sécurité à l’ONU ?

L’Assemblée générale rassemble les cinq membres permanents, tandis que le Conseil de sécurité réunit les dix membres non permanents
L’Assemblée générale détient le pouvoir militaire, tandis que le Conseil de sécurité donne une voix à chaque État membre
L’Assemblée générale choisit les États fondateurs, tandis que le Conseil de sécurité fixe une voix pondérée selon la population
L’Assemblée générale donne une voix à chaque État, tandis que le Conseil de sécurité détient le pouvoir militaire et compte cinq membres permanents et dix non permanents

L’Assemblée générale donne une voix à chaque État, tandis que le Conseil de sécurité détient le pouvoir militaire et compte cinq membres permanents et dix non permanents

Explication

Chaque État dispose d’une voix à l’Assemblée générale, alors que le Conseil de sécurité détient le pouvoir militaire et comprend cinq membres permanents et dix membres non permanents. La confusion entre ces deux organes inverse leurs rôles respectifs.

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Depuis 1991, quelle évolution touche le nombre de guerres interétatiques ?

Elles sont moins nombreuses.

Depuis 1991, quelle tendance suit le nombre de morts directs dans les conflits ?

Il suit une tendance à la baisse.

Après les Printemps arabes, où les conflits intraétatiques se multiplient-ils notamment ?

Au Moyen-Orient.

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