QCM : Les formes narratives de l’intime (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal des récits de l’intime, souvent écrits à la première personne ?

L’exploration du moi, de l’intériorité et de la conscience
La description des coutumes d’une société à une époque donnée
La reconstitution de la vie de plusieurs générations familiales
La présentation des institutions et des événements politiques

L’exploration du moi, de l’intériorité et de la conscience

Explication

Les récits de l’intime examinent le moi, la vie intérieure et la conscience, souvent à travers une narration à la première personne. La présentation des événements politiques correspond davantage à une démarche centrée sur l’histoire publique.

2. Quel ensemble rassemble des genres relevant du récit de soi ?

Conte, nouvelle, théâtre, légende et récit de voyage
Biographie, essai, correspondance, reportage et pamphlet
Mémoires, souvenirs, autobiographie, journal intime et autofiction
Chronique, épopée, tragédie, fable et roman historique

Mémoires, souvenirs, autobiographie, journal intime et autofiction

Explication

Les Mémoires, les souvenirs, l’autobiographie, le journal intime et l’autofiction font partie des genres du récit de soi. Une biographie porte sur la vie d’une personne racontée par quelqu’un d’autre et ne figure pas dans cette liste.

3. Quelle caractéristique définit les Mémoires comme récit rétrospectif ?

L’auteur raconte sa vie en privilégiant les faits historiques auxquels il a assisté ou pris part
L’auteur expose ses sentiments privés sans accorder une place notable aux événements historiques
L’auteur relate la vie d’une autre personne à partir de témoignages et de documents
L’auteur imagine un personnage dont le récit reproduit la forme d’une confession personnelle

L’auteur raconte sa vie en privilégiant les faits historiques auxquels il a assisté ou pris part

Explication

Dans les Mémoires, l’auteur revient sur sa vie en mettant en avant les faits historiques dont il a été témoin ou acteur. Un récit centré sur les sentiments privés et la personnalité correspond plutôt à l’autobiographie.

4. Quelle distinction oppose principalement les Mémoires à l’autobiographie ?

Les Mémoires analysent la personnalité de l’auteur, l’autobiographie privilégie ses actes publics et leur contexte historique
Les Mémoires racontent une vie fictive, l’autobiographie rapporte les événements vécus par un témoin
Les Mémoires soulignent le contexte historique et les actes de l’auteur, l’autobiographie sa vie privée et sa personnalité
Les Mémoires compilent des documents sans récit personnel, l’autobiographie se limite à une chronologie publique

Les Mémoires soulignent le contexte historique et les actes de l’auteur, l’autobiographie sa vie privée et sa personnalité

Explication

Les Mémoires mettent l’accent sur l’histoire et les actes de l’auteur, alors que l’autobiographie s’intéresse davantage à sa vie privée et à sa personnalité. Inverser ces deux orientations revient à confondre leurs traits distinctifs.

5. Quel rôle les Mémoires et les souvenirs jouent-ils dans le roman au XIXe siècle ?

Leur développement influence le roman, notamment par des récits attribués à des personnages fictifs
Leur essor transforme le roman en compilation de documents historiques sans personnages inventés
Leur influence conduit les romanciers à abandonner les formes narratives rétrospectives
Leur recul détourne le roman du passé et favorise les récits limités à l’actualité politique

Leur développement influence le roman, notamment par des récits attribués à des personnages fictifs

Explication

Au XIXe siècle, les Mémoires et les souvenirs connaissent un fort développement et influencent le roman, notamment avec des récits présentés comme ceux de personnages fictifs. L’idée qu’ils écartent les personnages inventés contredit précisément cet exemple.

6. Pourquoi de nombreux acteurs de la Fronde rédigent-ils leurs souvenirs autour de 1675 ?

Exilés avant la Fronde par Anne d’Autriche, ils rédigent leurs récits pour retrouver la cour
Jeunes courtisans promus par Louis XIV, ils consignent leurs projets pour la monarchie
Vieillissants et écartés par Louis XIV, ils se tournent vers l’écriture de leurs souvenirs
Chargés par Mazarin d’écrire l’histoire officielle, ils compilent les archives de la régence

Vieillissants et écartés par Louis XIV, ils se tournent vers l’écriture de leurs souvenirs

Explication

Autour de 1675, des acteurs vieillissants de la Fronde, mis à l’écart par Louis XIV, rédigent leurs souvenirs. La rédaction de ces textes n’est pas présentée comme une mission officielle confiée par Mazarin.

7. Quelle chronologie caractérise la rédaction et la publication des *Mémoires d’outre-tombe* de Chateaubriand ?

Rédigés entre 1811 et 1848, ils sont publiés en 1848.
Rédigés entre 1811 et 1848, ils sont publiés en 1811.
Rédigés entre 1830 et 1848, ils sont publiés en 1830.
Rédigés entre 1800 et 1814, ils sont publiés en 1814.

Rédigés entre 1811 et 1848, ils sont publiés en 1848.

Explication

Chateaubriand rédige cette œuvre entre 1811 et 1848, et elle paraît en 1848, à titre posthume. La période 1830-1848 correspond à sa carrière de retraité rédigeant ses Mémoires, et non à l’ensemble de la rédaction.

8. Quel statut littéraire caractérise les *Mémoires d’outre-tombe* ?

Ils relèvent de l’autobiographie et du journal intime quotidien.
Ils relèvent des Mémoires et du roman historique fictif.
Ils relèvent de l’autobiographie et de la biographie écrite par autrui.
Ils relèvent à la fois de l’autobiographie et des Mémoires.

Ils relèvent à la fois de l’autobiographie et des Mémoires.

Explication

L’œuvre associe le récit de soi propre à l’autobiographie et la dimension mémorielle des Mémoires. Le journal intime se distingue par son écriture au jour le jour et sa destination personnelle.

9. Quelle définition correspond à l’autobiographie ?

Le récit d’un individu raconté par lui-même, qu’il soit écrivain ou non.
Le récit quotidien d’un individu, destiné à consigner ses pensées personnelles.
Le récit fictif d’un individu raconté par un narrateur sans identité commune.
Le récit d’un individu raconté par un proche à partir de ses souvenirs.

Le récit d’un individu raconté par lui-même, qu’il soit écrivain ou non.

Explication

L’autobiographie est le récit qu’un individu fait de lui-même, sans que la qualité d’écrivain soit requise. Un récit composé par un proche est plutôt une biographie, car le sujet ne s’y raconte pas lui-même.

10. Quelle distinction oppose l’autobiographie au journal intime ?

L’autobiographie raconte une vie par un proche, tandis que le journal raconte cette vie par son auteur pour ses contemporains.
L’autobiographie revient rétrospectivement sur la vie et s’adresse à autrui, tandis que le journal fait le point au jour le jour pour soi-même.
L’autobiographie consigne les événements au jour le jour pour soi-même, tandis que le journal revient rétrospectivement sur une vie destinée à autrui.
L’autobiographie relate des événements fictifs, tandis que le journal rapporte des faits réels destinés à la postérité.

L’autobiographie revient rétrospectivement sur la vie et s’adresse à autrui, tandis que le journal fait le point au jour le jour pour soi-même.

Explication

L’autobiographie propose un regard rétrospectif destiné aux contemporains et à la postérité, alors que le journal intime accompagne le quotidien et s’adresse à soi-même. L’option qui attribue l’écriture quotidienne à l’autobiographie inverse précisément cette distinction.

11. Qu’est-ce que le pacte autobiographique suppose entre l’auteur, le narrateur et le personnage ?

Une identité commune entre les trois, affirmée par un pacte autobiographique préalable.
Une identité commune entre l’auteur et le personnage, le narrateur demeurant extérieur.
Une identité commune entre le narrateur et le personnage, sans engagement de l’auteur.
Une identité commune entre l’auteur et le narrateur, le personnage restant distinct.

Une identité commune entre les trois, affirmée par un pacte autobiographique préalable.

Explication

Le pacte autobiographique repose sur l’identité de l’auteur, du narrateur et du personnage, établie préalablement. Une identité limitée au narrateur et au personnage ne suffit pas à garantir que l’auteur raconte sa propre vie.

12. Quel événement est associé à la naissance effective de l’autobiographie ?

La publication en 1782 du premier volume des *Mémoires d’outre-tombe* de Chateaubriand.
La publication en 1782 des six premiers volumes des *Confessions* de Rousseau.
L’introduction en France, vers 1830, du terme « autobiographie ».
La publication en 1800 des six premiers volumes des *Confessions* de Rousseau.

La publication en 1782 des six premiers volumes des *Confessions* de Rousseau.

Explication

La publication des six premiers volumes des *Confessions* de Rousseau en 1782 marque la naissance effective de l’autobiographie. L’apparition du terme en France vers 1830 est une étape lexicale ultérieure, et non l’événement désigné.

13. Qui emploie le néologisme « autofiction » en 1977, et où l’emploie-t-il ?

Serge Doubrovsky l’emploie sur la quatrième de couverture de son livre *Fils*.
Philippe Lejeune l’emploie sur la quatrième de couverture de son livre *Fils*.
Vincent Colonna l’emploie dans le corps de son livre *Fils*.
Serge Doubrovsky l’emploie dans une préface à son livre *Fils*.

Serge Doubrovsky l’emploie sur la quatrième de couverture de son livre *Fils*.

Explication

Serge Doubrovsky emploie le terme « autofiction » en 1977 sur la quatrième de couverture de *Fils*. Vincent Colonna est associé à une définition de l’autofiction comme fictionnalisation du vécu, mais pas à la création de ce néologisme.

14. Quelle différence distingue les définitions stylistique et référentielle de l’autofiction ?

La définition stylistique affirme l’identité auteur-narrateur-personnage, tandis que la définition référentielle revendique une narration fictive.
La définition stylistique examine le contenu et son rapport au réel, tandis que la définition référentielle s’appuie sur les effets du langage.
La définition stylistique repose sur la véracité des événements, tandis que la définition référentielle dépend de la forme des phrases.
La définition stylistique s’appuie sur les effets du langage, tandis que la définition référentielle examine le contenu et son rapport au réel.

La définition stylistique s’appuie sur les effets du langage, tandis que la définition référentielle examine le contenu et son rapport au réel.

Explication

L’approche stylistique s’intéresse aux effets du discours qui produisent un effet de fiction, tandis que l’approche référentielle porte sur le contenu et son rapport à la réalité. L’option qui attribue l’examen du réel à la définition stylistique inverse les deux critères.

15. Que combine le pacte oxymoronique propre à l’autofiction ?

Les trois identités autobiographiques et une revendication de fiction dans la narration et le péritexte.
L’identité du narrateur et du personnage et une revendication de fiction dans la narration seule.
Les trois identités autobiographiques et une garantie de véracité dans la narration et le péritexte.
L’identité de l’auteur et du narrateur et une revendication de fiction dans le péritexte seul.

Les trois identités autobiographiques et une revendication de fiction dans la narration et le péritexte.

Explication

Le pacte oxymoronique associe l’identité de l’auteur, du narrateur et du personnage à une revendication de fiction portée par les modalités narratives et le péritexte. Une simple affirmation de véracité correspond à une logique différente, sans cette revendication de fiction.

16. Comment l’autofiction brouille-t-elle les frontières entre fiction et réalité ?

Elle adopte l’apparence d’un récit autobiographique tout en faussant le pacte par des inexactitudes référentielles.
Elle présente un récit autobiographique dont la forme narrative exclut toute revendication de fiction.
Elle adopte l’apparence d’un récit romanesque tout en garantissant l’exactitude de chaque référence biographique.
Elle sépare clairement les faits vécus des éléments inventés en signalant chaque modification référentielle.

Elle adopte l’apparence d’un récit autobiographique tout en faussant le pacte par des inexactitudes référentielles.

Explication

L’autofiction ressemble à un récit autobiographique, mais des inexactitudes référentielles altèrent le pacte et rendent la frontière entre réalité et fiction incertaine. Un récit qui garantit l’exactitude de chaque référence biographique ne produit pas ce brouillage par le mécanisme décrit.

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Qu’explorent les récits de l’intime ?

Le moi, l’intériorité et la conscience.

À quelle personne les récits de l’intime sont-ils souvent écrits ?

À la première personne.

Quels genres comprennent les récits de soi ?

Les Mémoires, les souvenirs, l’autobiographie, le journal intime et l’autofiction.

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