QCM : Hiroshima et la mémoire atomique (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle représentation de la société japonaise après 1945 les études sur les résistances civiles cherchent-elles à remettre en cause ?

L’image d’une population favorable aux politiques de réarmement national
L’image d’une population fataliste et passive face aux événements
L’image d’une population mobilisée et unifiée autour des autorités
L’image d’une population principalement tournée vers les revendications économiques

L’image d’une population fataliste et passive face aux événements

Explication

L’étude des résistances et des protestations vise à déconstruire l’image de Japonais fatalistes et passifs. L’idée d’une mobilisation unifiée autour des autorités ne correspond pas à cette représentation remise en cause.

2. Quel enchaînement chronologique caractérise les mobilisations de la société civile japonaise abordées ?

Luttes environnementales dès la fin des années 1950, opposition au nucléaire à la fin des années 1960, mobilisation étudiante dès les années 1970, puis opposition aux armements après Fukushima
Opposition aux armements nucléaires dès la fin des années 1950, mobilisation étudiante à la fin des années 1960, luttes environnementales dès les années 1970, puis opposition au nucléaire après Fukushima
Mobilisation étudiante dès la fin des années 1950, opposition aux armements nucléaires à la fin des années 1960, luttes environnementales après Fukushima, puis opposition au nucléaire dès les années 1970
Opposition aux armements nucléaires après Fukushima, mobilisation étudiante dès les années 1970, luttes environnementales à la fin des années 1960, puis opposition au nucléaire dès les années 1950

Opposition aux armements nucléaires dès la fin des années 1950, mobilisation étudiante à la fin des années 1960, luttes environnementales dès les années 1970, puis opposition au nucléaire après Fukushima

Explication

Les mobilisations se succèdent dans l’ordre indiqué : opposition aux armements nucléaires, mouvement étudiant, luttes environnementales, puis opposition au nucléaire après Fukushima. L’autre séquence qui commence par les étudiants inverse les deux premières étapes et déplace les suivantes.

3. Quel ensemble d’éléments explique pourquoi Hiroshima était considérée comme un objectif militaire ?

Un quartier général de division, un port, des chantiers navals, des installations ferroviaires et industrielles, des dépôts de munitions et un aérodrome militaire
Un quartier général naval, des bases sous-marines, des usines chimiques, des dépôts de carburant et des aérodromes civils
Un palais impérial, un port de pêche, des chantiers civils, des gares voyageurs et des réserves alimentaires, sans aérodrome militaire
Un centre gouvernemental, des quartiers résidentiels, des hôpitaux militaires, des ateliers d’artillerie et un port exclusivement commercial

Un quartier général de division, un port, des chantiers navals, des installations ferroviaires et industrielles, des dépôts de munitions et un aérodrome militaire

Explication

Hiroshima regroupait notamment le quartier général de la 5e division, un port, des chantiers navals, des zones de triage, des usines, des dépôts de munitions et un aérodrome militaire. L’option évoquant des bases sous-marines et des aérodromes civils ne reprend pas les installations caractérisant la ville dans cette description.

4. Que mettait en balance la justification américaine du bombardement comme « mal nécessaire » ?

Le largage de la bombe et une invasion japonaise, considérée comme le seul moyen de mettre fin au conflit
Le largage de la bombe et la poursuite de la guerre, qui aurait coûté la vie à des milliers de soldats américains
Le largage de la bombe et la poursuite de la guerre, censée épargner les soldats américains grâce à l’affaiblissement du Japon
Le largage de la bombe et un blocus économique, présenté comme la cause certaine de pertes américaines plus lourdes

Le largage de la bombe et la poursuite de la guerre, qui aurait coûté la vie à des milliers de soldats américains

Explication

La justification du « mal nécessaire » opposait le bombardement à la poursuite de la guerre et aux pertes de milliers de soldats américains. Le blocus économique constitue plutôt une issue possible évoquée dans la critique de cette justification.

5. Quelle estimation correspond au nombre total de morts à Hiroshima et Nagasaki présenté dans les bilans du bombardement ?

De 150 000 à 246 000 morts au total, avec 96 000 à 166 000 à Hiroshima et 60 000 à 80 000 à Nagasaki
De 96 000 à 166 000 morts au total, avec 60 000 à 80 000 à Hiroshima et 36 000 à 86 000 à Nagasaki
De 150 000 à 246 000 morts au total, avec 60 000 à 80 000 à Hiroshima et 96 000 à 166 000 à Nagasaki
De 156 000 à 246 000 morts au total, avec 96 000 à 166 000 à Hiroshima et 60 000 à 80 000 à Nagasaki

De 150 000 à 246 000 morts au total, avec 96 000 à 166 000 à Hiroshima et 60 000 à 80 000 à Nagasaki

Explication

Les estimations donnent 96 000 à 166 000 morts à Hiroshima et 60 000 à 80 000 à Nagasaki, soit 150 000 à 246 000 au total. L’estimation de 156 000 à 246 000 reprend les fourchettes par ville, mais son minimum total est supérieur au minimum présenté.

6. Quel rôle le Civil Censorship Detachment exerçait-il sous l’autorité américaine au Japon ?

Organiser la diffusion des témoignages japonais, tout en écartant les articles portant sur la reconstruction des villes
Interdire les photographies de l’explosion, tout en laissant paraître les articles consacrés aux bombardements
Censurer la presse japonaise, notamment en interdisant les images de victimes et les articles sur les bombardements
Superviser les journaux japonais, tout en autorisant les images de victimes et en limitant les informations militaires

Censurer la presse japonaise, notamment en interdisant les images de victimes et les articles sur les bombardements

Explication

Le Civil Censorship Detachment censurait la presse japonaise, notamment les images de victimes et les articles sur les bombardements. La distinction entre photos interdites et articles autorisés est erronée, puisque les deux catégories étaient visées.

7. Jusqu’à quand les autorités américaines ont-elles censuré les photographies de l’explosion atomique et les articles scientifiques ?

Les photographies jusqu’en 1952 et les articles scientifiques jusqu’en 1951
Les photographies jusqu’en 1951 et les articles scientifiques jusqu’en 1949
Les photographies jusqu’en 1949 et les articles scientifiques jusqu’en 1951
Les photographies jusqu’en 1949 et les articles scientifiques jusqu’en 1952

Les photographies jusqu’en 1949 et les articles scientifiques jusqu’en 1951

Explication

La censure des photographies de l’explosion a duré jusqu’en 1949, tandis que celle des articles scientifiques s’est poursuivie jusqu’en 1951. L’option qui inverse les deux dates attribue à chaque catégorie la durée de l’autre.

8. Jusqu’à quelle distance de l’épicentre des brûlures pouvaient-elles toucher des personnes, alors que les soignants manquaient de moyens et de connaissances ?

Jusqu’à 4 km de l’épicentre
Jusqu’à 10 km de l’épicentre
Jusqu’à 2 km de l’épicentre
Jusqu’à 6 km de l’épicentre

Jusqu’à 4 km de l’épicentre

Explication

Des personnes pouvaient subir des brûlures jusqu’à 4 km de l’épicentre, tandis que les soignants manquaient d’équipement et de connaissances pour traiter les victimes. La limite de 2 km correspond à certains critères légaux de reconnaissance, et non à la portée des brûlures.

9. Quelle différence distinguait le traitement des blessures visibles de la prise en charge des effets profonds de la radioactivité ?

Les effets radioactifs pouvaient être soignés, mais les blessures visibles restaient sans traitement.
Les effets radioactifs étaient identifiés, mais les médecins ignoraient les blessures immédiates.
Les blessures visibles pouvaient être soignées, mais les mécanismes des effets radioactifs restaient mal compris.
Les blessures visibles et les cancers étaient soignés selon des mécanismes bien compris.

Les blessures visibles pouvaient être soignées, mais les mécanismes des effets radioactifs restaient mal compris.

Explication

Les brûlures et les blessures pouvaient être soignées, contrairement aux effets profonds de la radioactivité, notamment les cancers et les leucémies, dont les mécanismes étaient alors inconnus des médecins. L’idée que les effets radioactifs étaient déjà bien compris confond leur constatation avec la connaissance de leurs mécanismes.

10. Quel rôle l’American Atomic Casualty Commission (ABCC), créée en 1946, jouait-elle auprès des survivants ?

Elle indemnisait les survivants et déterminait leur reconnaissance légale.
Elle étudiait les retombées radioactives et communiquait ses résultats aux hôpitaux.
Elle soignait les survivants et transmettait leurs dossiers aux médecins japonais.
Elle recueillait des données et examinait les survivants sans leur fournir de traitement.

Elle recueillait des données et examinait les survivants sans leur fournir de traitement.

Explication

L’ABCC recueillait des données et examinait systématiquement les survivants, mais ne leur fournissait pas de traitement et ne communiquait pas ses résultats aux médecins japonais. Son rôle d’observation ne constituait donc pas un service de soins ni un programme d’indemnisation.

11. Qui était reconnu comme hibakusha au sens de la loi japonaise de 1957 ?

Toute personne ayant subi une maladie après la guerre, sans condition de reconnaissance légale.
Toute personne ayant participé aux secours dans les villes bombardées pendant l’attaque.
Une personne reconnue comme victime des bombardements atomiques selon les critères de cette loi.
Une personne reconnue comme victime selon les critères médicaux établis par l’ABCC.

Une personne reconnue comme victime des bombardements atomiques selon les critères de cette loi.

Explication

Le terme hibakusha désignait les personnes reconnues comme victimes des bombardements atomiques selon les critères de la loi japonaise de 1957. Une maladie apparue après la guerre ne suffisait pas, à elle seule, à établir cette reconnaissance légale.

12. Quelle personne pouvait répondre à l’un des critères de reconnaissance prévus par la loi japonaise de 1957 ?

Une personne née après l’attaque, sans lien avec une femme enceinte exposée.
Une personne entrée dans la zone un mois après l’attaque.
Une personne entrée dans la zone dans les deux semaines suivant l’attaque.
Une personne présente à 2,5 km de l’épicentre lors de l’attaque.

Une personne entrée dans la zone dans les deux semaines suivant l’attaque.

Explication

La loi reconnaissait notamment les personnes entrées dans la zone dans les deux semaines suivant l’attaque, ainsi que celles présentes dans un rayon de 2 km et les enfants de femmes enceintes exposées. Une entrée un mois plus tard ne répond pas au critère temporel de deux semaines.

13. Pourquoi certains hibakusha coréens pouvaient-ils être exclus de la reconnaissance légale et d’autres victimes hésiter à se déclarer ?

La loi était réservée aux nationaux japonais, et la discrimination sociale dissuadait certaines victimes.
La loi excluait les personnes entrées après l’attaque, et les soins médicaux étaient réservés aux victimes déclarées.
La loi exigeait une résidence dans la zone pendant plusieurs années, et les familles décourageaient les déclarations.
La loi reposait sur l’avis de l’ABCC, et les survivants ignoraient les critères de distance.

La loi était réservée aux nationaux japonais, et la discrimination sociale dissuadait certaines victimes.

Explication

La loi de 1957 était réservée aux nationaux japonais, ce qui excluait notamment des hibakusha coréens, tandis que la discrimination sociale rendait certaines victimes réticentes à se déclarer. Les critères légaux et l’attitude de la société sont deux obstacles distincts, et la discrimination pouvait persister même pour une personne reconnue.

14. Quel fut le travail de John Hersey à Hiroshima en mai 1946 ?

Il recueillit six récits de militaires, puis les publia en version censurée au Japon.
Il interrogea six survivants, puis publia intégralement son enquête dans le New Yorker.
Il interrogea six médecins, puis publia son enquête dans une revue médicale japonaise.
Il interrogea six survivants, puis publia son enquête sous forme de livre en 1947.

Il interrogea six survivants, puis publia intégralement son enquête dans le New Yorker.

Explication

En mai 1946, John Hersey se rendit à Hiroshima et interrogea six survivants ; son enquête fut publiée intégralement dans le New Yorker. La publication en livre en 1947 ne correspond pas à la diffusion indiquée pour son enquête.

15. Pourquoi les ouvrages de Nagai Takashi passèrent-ils la censure sans difficulté ?

Il dénonçait la responsabilité de l’armée et décrivait les souffrances dans des termes mesurés.
Il attribuait les souffrances aux retombées et demandait une indemnisation pour les victimes.
Il adoptait un ton neutre pour informer les lecteurs sans évoquer la foi ni le pardon.
Il présentait la bombe comme une grâce divine et cherchait à apaiser les victimes sans condamner personne.

Il présentait la bombe comme une grâce divine et cherchait à apaiser les victimes sans condamner personne.

Explication

Les ouvrages de Nagai Takashi passèrent la censure sans difficulté parce qu’il décrivait la bombe comme une grâce divine et cherchait à apaiser les victimes sans condamner personne. Une dénonciation de la responsabilité de l’armée caractérisait plutôt certains passages censurés d’autres œuvres.

16. Quelle trajectoire éditoriale connut Natsu no Hana, de Tamiki Hara ?

Achevé en août 1947, le livre parut en juin 1948 après la censure de passages jugés trop durs.
Achevé en août 1946, le livre parut en juin 1947 après la censure de passages jugés trop durs.
Achevé en juin 1947, le livre parut en août 1946 après la censure de passages jugés trop durs.
Achevé en août 1946, le livre parut en juin 1947 sans que des passages soient censurés.

Achevé en août 1946, le livre parut en juin 1947 après la censure de passages jugés trop durs.

Explication

Tamiki Hara acheva Natsu no Hana en août 1946 ; l’ouvrage parut en juin 1947, et certaines parties furent censurées parce qu’elles étaient jugées trop dures. L’affirmation selon laquelle aucun passage ne fut censuré omet précisément cette intervention.

17. Quel enjeu lié à la pluie noire est évoqué dans le roman *Kuroi ame* d’Ibuse Masuji ?

Les inquiétudes concernant ses effets nocifs après l’explosion
La difficulté de reconstruire les villes touchées par le bombardement
La pénurie de nourriture dans les régions voisines de Hiroshima
Les tensions entre les survivants et les autorités locales

Les inquiétudes concernant ses effets nocifs après l’explosion

Explication

Le roman évoque la pluie noire tombée après l’explosion et les inquiétudes suscitées par ses effets nocifs. La reconstruction des villes est un enjeu de l’après-guerre, mais ce n’est pas le sujet précis de cette unité.

18. Quel message et quelle représentation caractérisent le manga *Hadashi no Gen* de Keiji Nakazawa ?

Un message pacifiste associé à la représentation des atrocités commises par l’armée japonaise pendant la guerre
Un message humanitaire consacré aux difficultés de reconstruction des villes japonaises après la guerre
Un message antimilitariste centré sur les destructions causées par les bombardements alliés au Japon
Un message nationaliste associé à la représentation des combats menés par les forces japonaises pendant la guerre

Un message pacifiste associé à la représentation des atrocités commises par l’armée japonaise pendant la guerre

Explication

Le manga transmet un message pacifiste et dépeint les atrocités commises par l’armée japonaise pendant la guerre. Les destructions dues aux bombardements constituent une autre dimension de la mémoire de guerre, mais elles ne correspondent pas à la caractérisation indiquée ici.

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Quelle image des Japonais le cours cherche-t-il à déconstruire après 1945 ?

Celle d’un peuple fataliste et passif.

Quel phénomène de la société civile japonaise le cours étudie-t-il après 1945 ?

Les résistances et les protestations.

Depuis quand les mobilisations japonaises contre les armements nucléaires sont-elles abordées ?

Depuis la fin des années 1950.

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