QCM : Histoire de l’architecture ancienne (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle approche caractérise l’histoire globale de l’architecture ?

Étudier les styles architecturaux en laissant de côté leurs évolutions et leurs influences
Étudier principalement les monuments occidentaux et leurs influences sur les autres régions
Étudier les évolutions, techniques, réalisations et influences à travers le temps et l’espace, dans une perspective transnationale
Étudier les techniques de construction d’une seule période dans un espace national donné

Étudier les évolutions, techniques, réalisations et influences à travers le temps et l’espace, dans une perspective transnationale

Explication

L’histoire globale analyse l’architecture à travers le temps et l’espace et dépasse une perspective centrée sur l’Occident. La réduction aux monuments occidentaux, à une seule période ou aux seuls styles écarte une partie de cette approche.

2. Une équipe doit choisir un planisphère pour comparer fidèlement les superficies des régions du monde, même si leurs formes sont légèrement déformées. Quelle projection répond à ce besoin ?

La projection de Mercator, qui conserve les superficies réelles
La projection Equal Earth, qui conserve les superficies réelles
La projection Equal Earth, qui conserve exactement les formes et les angles
La projection de Mercator, qui déforme fortement les superficies

La projection Equal Earth, qui conserve les superficies réelles

Explication

Equal Earth conserve les superficies réelles, au prix de formes légèrement déformées. Mercator privilégie les formes et les angles, tandis que l’attribution de cette propriété à Mercator ou à la conservation exacte des formes dans Equal Earth confond les caractéristiques des projections.

3. Dans un climat froid où des animaux représentent une menace, quel habitat paléolithique naturel offre un abri protecteur ?

Un campement temporaire installé à découvert
Un village sédentaire organisé autour de rues
Une hutte en branchages recouverte de peaux
Une grotte ou un abri sous roche

Une grotte ou un abri sous roche

Explication

Les grottes et les abris sous roche protègent du froid et des animaux. La hutte est un habitat construit, tandis qu’un campement à découvert ou un village planifié ne correspond pas à cet abri naturel.

4. Un groupe paléolithique de chasseurs-cueilleurs se déplace selon les ressources disponibles. Quelle organisation de l’habitat correspond à ce mode de vie ?

Des villages sédentaires organisés selon un plan urbain
Des campements temporaires sans planification urbaine
Des campements permanents avec des rues planifiées
Des habitats fixes réservés aux activités agricoles

Des campements temporaires sans planification urbaine

Explication

Les campements paléolithiques de chasseurs-cueilleurs sont temporaires et ne présentent pas de planification urbaine. Les villages sédentaires planifiés relèvent de l’organisation néolithique, et la mobilité n’implique pas un habitat permanent.

5. Lors de la reconstitution d’un habitat de Pushkari I, quelle combinaison de matériaux et d’espaces intérieurs faut-il retenir ?

Des branchages sans couverture, avec des zones de foyer, de stockage et d’abri
Des briques crues recouvertes de peaux, avec des zones de foyer, de stockage et d’abri
Des os et défenses de mammouth recouverts de peaux, avec des rues et des espaces agricoles
Des os et défenses de mammouth recouverts de peaux, avec des zones de foyer, de stockage et d’abri

Des os et défenses de mammouth recouverts de peaux, avec des zones de foyer, de stockage et d’abri

Explication

La cabane allongée de Pushkari I était faite d’os et de défenses de mammouth recouverts de peaux et comportait des zones de foyer, de stockage et d’abri. La brique crue, les rues ou l’absence de couverture ne correspondent pas à cette description.

6. Quel changement caractérise la révolution néolithique ?

Le passage de la chasse et de l’agriculture à l’élevage et au commerce
Le passage de la cueillette et de l’élevage à la chasse et à l’agriculture
Le passage de la chasse et de la cueillette à l’agriculture et à l’élevage
Le passage de l’agriculture et de l’élevage à la chasse et à la cueillette

Le passage de la chasse et de la cueillette à l’agriculture et à l’élevage

Explication

La révolution néolithique correspond au passage d’une économie de prédation, fondée sur la chasse et la cueillette, à une économie de production, fondée sur l’agriculture et l’élevage. L’inversion des économies confond les deux notions, le commerce remplace à tort l’agriculture et l’association de l’élevage à la prédation mélange les catégories.

7. Quelle période correspond à la datation du Néolithique retenue dans le cours ?

D’environ 9500 à 4000 av. J.-C.
D’environ 10 000 à 4000 av. J.-C.
D’environ 9500 à 5000 av. J.-C.
D’environ 10 000 à 5000 av. J.-C.

D’environ 9500 à 5000 av. J.-C.

Explication

Le Néolithique est daté d’environ 9500 à 5000 av. J.-C. La date de 10 000 av. J.-C. renvoie à la fin de la dernière glaciation, tandis que les deux autres propositions modifient les bornes de la période.

8. Un groupe agricole récolte régulièrement davantage de nourriture qu’il n’en consomme et peut conserver ses réserves. Quelle conséquence ce mécanisme favorise-t-il ?

La réduction des déplacements grâce aux prises de chasse
La réduction des déplacements grâce aux surplus stockés
L’abandon des réserves au profit de récoltes immédiates
L’intensification des déplacements pour suivre les récoltes

La réduction des déplacements grâce aux surplus stockés

Explication

Une production régulière permet de constituer et de stocker des surplus, ce qui contribue à réduire le nomadisme. L’intensification des déplacements inverse cet effet, la chasse ne correspond pas au mécanisme décrit et l’abandon des réserves contredit le rôle du stockage.

9. Quel ensemble de caractéristiques correspond à Göbekli Tepe ?

Un village turc lié à des agriculteurs sédentaires et à des piliers mégalithiques sans relief
Un village turc d’agriculteurs sédentaires et de maisons circulaires sans sanctuaire
Un sanctuaire turc lié à des chasseurs-cueilleurs semi-nomades et à des piliers sculptés en bas-relief
Un sanctuaire syrien lié à des chasseurs-cueilleurs semi-nomades et à des maisons circulaires

Un sanctuaire turc lié à des chasseurs-cueilleurs semi-nomades et à des piliers sculptés en bas-relief

Explication

Göbekli Tepe est un sanctuaire monumental situé en Turquie, associé à des groupes semi-nomades de chasseurs-cueilleurs et à des piliers mégalithiques sculptés en bas-relief. Le village agricole sédentaire confond les étapes, les maisons circulaires renvoient à Jerf el Ahmar et les piliers sans relief omettent leur sculpture.

10. Des archéologues découvrent un site daté d’environ 9700 av. J.-C., doté de constructions permanentes et organisé pour des rituels, mais sans agriculture sédentaire. Quelle interprétation convient à ce cas ?

Une agriculture sédentaire ayant précédé l’habitat permanent et les rituels
Une agriculture sédentaire et un habitat permanent apparus vers 5000 av. J.-C.
Une coordination rituelle et un habitat permanent avant l’agriculture sédentaire
Une coordination agricole sans habitat permanent ni pratique rituelle

Une coordination rituelle et un habitat permanent avant l’agriculture sédentaire

Explication

Göbekli Tepe, daté d’environ 9700 av. J.-C., témoigne de constructions permanentes et d’une coordination rituelle du travail avant l’apparition de l’agriculture sédentaire. Faire précéder le site par l’agriculture inverse cette relation, l’organisation agricole ne correspond pas à l’indice rituel et 5000 av. J.-C. est une datation erronée.

11. Un groupe se déplace encore régulièrement et doit bâtir rapidement un abri. Quelle forme de maison convient le mieux à cette situation ?

Une maison circulaire, rapide à construire
Une maison circulaire, conçue pour une occupation durable
Une maison rectangulaire, stable et durable
Une maison rectangulaire, divisée en pièces spécialisées

Une maison circulaire, rapide à construire

Explication

La maison circulaire convient aux groupes proches du nomadisme, car elle est rapide à construire. La forme rectangulaire correspond plutôt à une sédentarisation durable, à la stabilité et à la différenciation des espaces.

12. Quelle description correspond à la maison danubienne de Postoloprty, en Bohême ?

Une longue maison de bois, torchis et chaume, accueillant une famille élargie et ses réserves
Un abri mobile en pierre, destiné à un petit groupe sans réserves
Une maison courte de bois et pierre, réservée à une famille nucléaire
Un bâtiment de torchis et chaume destiné au stockage collectif, sans espace familial

Une longue maison de bois, torchis et chaume, accueillant une famille élargie et ses réserves

Explication

La maison de Postoloprty était une maison longue en bois, torchis et chaume, qui pouvait dépasser 30 mètres et abriter une famille élargie avec ses réserves. L’abri mobile temporaire confond cette habitation sédentaire avec un logement de groupe nomade.

13. Une société possède un territoire identifiable, une organisation sociale et économique, des techniques développées et un sentiment collectif d’appartenance. Quel concept ces caractéristiques permettent-elles de définir ?

Un village planifié
Une économie agricole
Une communauté religieuse
Une civilisation

Une civilisation

Explication

Une civilisation associe une localisation géographique, une société structurée, une organisation économique et technique ainsi qu’une conscience collective d’appartenance. La communauté religieuse ne représente qu’un aspect possible de cette appartenance, notamment dans les sociétés anciennes.

14. Un établissement possède une population dense et des habitations permanentes en matériaux durables, mais n’a ni artisans à plein temps ni périmètre fortifié. Peut-il répondre à la définition d’une ville proto-urbaine ?

Oui, car il satisfait déjà plusieurs conditions possibles
Oui, mais seulement si des artisans à plein temps sont présents
Non, car une enceinte est requise dès qu’il y a des habitations durables
Non, car il ne réunit pas les cinq conditions

Oui, car il satisfait déjà plusieurs conditions possibles

Explication

La définition admet qu’une ville proto-urbaine satisfasse une ou plusieurs des cinq conditions. Exiger les cinq critères confond cette définition avec une caractérisation plus complète de la ville.

15. Quel ensemble de caractéristiques décrit Jéricho durant sa phase précéramique, vers 9000–7500 av. J.-C. ?

De petites maisons circulaires en argile et briques de paille séchées au soleil, avec une fortification de pierre épaisse de 3,5 m
De grandes maisons circulaires en briques cuites, protégées par une enceinte épaisse de 3,5 m
Des maisons rectilignes en briques de boue autour d’une cour, sans fortification de pierre
Des maisons rectangulaires en argile et paille, entourées d’une fortification de pierre épaisse de 5 m

De petites maisons circulaires en argile et briques de paille séchées au soleil, avec une fortification de pierre épaisse de 3,5 m

Explication

Durant la phase précéramique, Jéricho possédait de petites habitations circulaires en argile et briques de paille séchées au soleil, ainsi qu’une fortification de pierre de 3,5 m d’épaisseur. Les bâtiments rectilignes autour d’une cour appartiennent à une phase ultérieure.

16. À quelle période et à quelle population approximative associe-t-on Çatal Hüyük ?

Vers 7000–6000 av. J.-C., avec environ 6000 habitants
Vers 6500–4500 av. J.-C., avec environ 6000 habitants
Vers 9000–7500 av. J.-C., avec environ 6000 habitants
Vers 7000–6000 av. J.-C., avec environ 600 habitants

Vers 7000–6000 av. J.-C., avec environ 6000 habitants

Explication

Çatal Hüyük, en Anatolie, est datée d’environ 7000–6000 av. J.-C. et comptait environ 6000 habitants. La période 9000–7500 av. J.-C. correspond à la phase précéramique de Jéricho.

17. Un visiteur arrive dans un établissement où les maisons rectangulaires en briques crues sont accolées et où aucune rue ne les sépare. Comment accède-t-il aux habitations et circule-t-il à Çatal Hüyük ?

En traversant des passages aménagés dans les murs mitoyens
En empruntant des rues entre les maisons
En passant par les toits plats
En longeant une voie périphérique au pied des habitations

En passant par les toits plats

Explication

À Çatal Hüyük, les maisons rectangulaires en briques crues étaient accolées sans rues, et l’accès ainsi que la circulation s’effectuaient par les toits plats. L’idée de rues au sol transpose à ce site un modèle urbain différent.

18. Une cité mésopotamienne cherche un fleuve adapté à l’irrigation et à la navigation. Quel cours d’eau correspond le mieux à ces besoins ?

Le Tigre, au cours lent et aux rives basses
Le Tigre, au cours rapide et aux rives profondes
Le Nil, au cours lent et aux rives basses
L’Euphrate, au cours lent et aux rives basses

L’Euphrate, au cours lent et aux rives basses

Explication

L’Euphrate, plus lent et bordé de rives basses, se prête à l’irrigation et à la navigation. Le Tigre est rapide et difficile à irriguer; les rives basses ne caractérisent pas le Tigre, et le Nil appartient à l’Égypte.

19. Dans une cité mésopotamienne, des responsables coordonnent les travaux hydrauliques et suivent les terres, les ressources et les échanges. Quel rôle joue ici la gestion de l’eau ?

Elle sert seulement à augmenter les récoltes
Elle organise uniquement la circulation des bateaux
Elle détermine les seuls rites du sanctuaire
Elle structure l’administration de la cité

Elle structure l’administration de la cité

Explication

La gestion de l’eau permet de contrôler les terres, d’organiser les travaux et d’enregistrer ressources et transactions, ce qui structure l’administration. La réduire aux rites, à la navigation ou aux récoltes néglige ces fonctions administratives.

20. Vers 3500 av. J.-C., un scribe d’Uruk doit noter les réserves de blé et de bétail ainsi que des échanges entre marchands. Quel outil répond à ces besoins ?

L’écriture cunéiforme
Un récit mythologique sans notation comptable
Une carte du paysage urbain
Un registre oral des transactions

L’écriture cunéiforme

Explication

Apparue vers 3500 av. J.-C., l’écriture cunéiforme sert notamment à enregistrer les stocks et les mouvements de ressources ainsi qu’à soutenir les échanges. La carte décrit un espace, tandis que réduire l’écriture aux récits ou à la transmission orale ignore sa fonction comptable.

21. Quel ensemble associe correctement les trois civilisations fluviales et leurs fleuves ?

Mésopotamie–Nil, Égypte–Indus, Harappéenne–Tigre et Euphrate
Mésopotamie–Tigre et Euphrate, Égypte–Nil, Harappéenne–Indus
Mésopotamie–Tigre et Euphrate, Égypte–Indus, Harappéenne–Nil
Mésopotamie–Indus, Égypte–Tigre et Euphrate, Harappéenne–Nil

Mésopotamie–Tigre et Euphrate, Égypte–Nil, Harappéenne–Indus

Explication

La Mésopotamie est associée au Tigre et à l’Euphrate, l’Égypte au Nil et la civilisation harappéenne à l’Indus. Les autres associations intervertissent les fleuves entre ces civilisations.

22. Une cité-État mésopotamienne datée d’environ 4500–3000 av. J.-C. compte près de 30 000 habitants et possède des murailles de briques très épaisses. De quelle cité s’agit-il ?

Uruk
Éanna
Une ziggurat mésopotamienne ultérieure
Le Temple blanc

Uruk

Explication

Uruk est une cité-État majeure de cette période, comptant entre 20 000 et 50 000 habitants, avec des murs de briques pouvant dépasser 10 m d’épaisseur. Éanna désigne un complexe de temples, le Temple blanc un sanctuaire et non la cité entière.

23. Quel sanctuaire d’Uruk, dédié au dieu Anu, se distingue par une plateforme monumentale en briques crues et un revêtement de plâtre blanc ?

Le Temple blanc
Une muraille de la cité
Un espace de stockage des surplus
Le complexe du temple d’Éanna

Le Temple blanc

Explication

Le Temple blanc est le sanctuaire d’Uruk dédié à Anu, construit sur une plateforme monumentale en briques crues et recouvert de plâtre blanc. Éanna est un complexe religieux et économique; la muraille et les espaces de stockage remplissent d’autres fonctions.

24. À Uruk, quel complexe prend en charge à la fois les surplus agricoles, l’organisation du travail et le commerce dans un cadre religieux ?

Les murs de briques d’Uruk
Les terres agricoles intégrées à la cité
Le Temple blanc
Le complexe du temple d’Éanna

Le complexe du temple d’Éanna

Explication

Le complexe d’Éanna est un centre religieux et économique qui organise les surplus agricoles, le travail et le commerce. Le Temple blanc est un sanctuaire dédié à Anu; les murs défendent la cité et les terres agricoles ne sont pas un complexe institutionnel.

25. En observant le plan d’Ur, quelle configuration des canaux explique que la ville ait l’apparence d’une île protégée ?

Un canal longe les remparts et un autre s’arrête à l’extérieur.
Un canal traverse la ville et un autre longe seulement ses remparts.
Un canal entoure la ville et un autre la traverse.
Deux canaux entourent la ville sans la traverser.

Un canal entoure la ville et un autre la traverse.

Explication

L’association d’un canal périphérique et d’un canal traversant donne à Ur l’apparence d’une île protégée. L’option qui place le canal traversant au bord des remparts confond les deux tracés; celle des deux canaux périphériques omet la traversée; celle d’un canal extérieur supprime l’enceinte hydraulique.

26. Lorsqu’un visiteur compare le quartier résidentiel d’Ur à son centre cérémoniel, quel contraste spatial observe-t-il ?

Un habitat vaste et ordonné face à un centre cérémoniel réservé aux habitations.
Un habitat dense et labyrinthique face à un vaste espace cérémoniel central.
Un habitat vaste et monumental face à un centre cérémoniel dense et labyrinthique.
Un habitat dense et labyrinthique face à un centre cérémoniel de même échelle.

Un habitat dense et labyrinthique face à un vaste espace cérémoniel central.

Explication

À Ur, le tissu résidentiel est dense et labyrinthique, tandis que le centre cérémoniel est vaste et concentre les fonctions des temples. L’inversion des échelles renverse le contraste; l’égalité d’échelle l’efface; le centre résidentiel lui attribue une fonction domestique.

27. Un relevé architectural d’une ziggurat d’Ur indique une base rectangulaire d’environ 64×4664 \times 46 m et une hauteur initiale estimée à 3030 m. Quelle disposition des terrasses correspond à cette construction ?

Trois terrasses superposées, probablement cinq à l’origine.
Quatre terrasses superposées, probablement trois à l’origine.
Deux terrasses superposées, probablement trois à l’origine.
Trois terrasses superposées, probablement quatre à l’origine.

Trois terrasses superposées, probablement quatre à l’origine.

Explication

La ziggurat possède trois terrasses superposées, et quatre sont considérées comme probables à l’origine. L’option qui inverse trois et quatre confond l’état décrit avec la reconstruction probable; les autres propositions modifient le nombre de niveaux sans correspondre aux données de la ziggurat.

28. Dans une maison d’Ur, quelle organisation permet d’éclairer et d’aérer les pièces tout en servant de centre aux activités quotidiennes ?

Une cour intérieure autour de laquelle la maison s’organise.
Une rue étroite autour de laquelle les pièces de la maison s’organisent.
Un toit-terrasse autour duquel les pièces de la maison s’organisent.
Des fenêtres donnant sur la rue, autour desquelles les pièces s’organisent.

Une cour intérieure autour de laquelle la maison s’organise.

Explication

Les maisons d’Ur s’organisent autour d’une cour intérieure, qui apporte lumière et air et sert de centre aux activités quotidiennes. La rue étroite relève de l’organisation du quartier; les fenêtres sur rue contredisent leur absence dans les maisons; le toit-terrasse ne constitue pas le centre domestique décrit.

29. Dans une région où les crues du Nil rendent les terres fertiles, quel effet cette fertilité favorise-t-elle à l’échelle de l’Égypte ancienne ?

Elle stimule les échanges maritimes et le commerce extérieur, sans organiser le travail agricole.
Elle soutient l’agriculture, mais laisse la centralisation politique et les chantiers indépendants du Nil.
Elle favorise la centralisation politique et les chantiers, mais sans soutenir l’agriculture.
Elle soutient l’agriculture, la centralisation politique et l’organisation du travail agricole et architectural.

Elle soutient l’agriculture, la centralisation politique et l’organisation du travail agricole et architectural.

Explication

La fertilité du Nil soutient à la fois l’agriculture, la centralisation politique et l’organisation du travail agricole et architectural. La réduire aux récoltes écarte ses effets politiques et organisationnels; invoquer l’isolement géographique ne rend pas compte de ce lien; les échanges maritimes ne sont pas le mécanisme décrit.

30. Pour quelle raison une tombe égyptienne est-elle conçue comme une demeure du défunt ?

Pour entreposer les biens du défunt sans recevoir de pratiques rituelles.
Pour accueillir des offrandes et des prières continues des vivants.
Pour accueillir les autorités et organiser les affaires de l’État.
Pour loger les vivants chargés de protéger les sépultures.

Pour accueillir des offrandes et des prières continues des vivants.

Explication

La tombe est pensée comme la demeure du défunt, où les vivants entretiennent des offrandes et des prières. La fonction administrative confond tombe et centre de pouvoir; le simple dépôt de biens omet les rites; le logement des gardiens ne correspond pas à la demeure du défunt.

31. Un archéologue identifie une tombe monumentale quadrangulaire dont les murs sont inclinés et le sommet plat. De quel type de tombe s’agit-il ?

Un mastaba.
Une pyramide à faces triangulaires se rejoignant en pointe.
Une pyramide à degrés formée de terrasses superposées.
Une tombe circulaire à couverture conique.

Un mastaba.

Explication

Le mastaba est une tombe monumentale quadrangulaire à sommet plat et à murs inclinés, avec des espaces funéraires et de stockage souterrains. La pyramide à faces triangulaires se rejoint en pointe; une forme circulaire ne correspond pas à sa définition; la pyramide à degrés est une autre forme architecturale.

32. À qui attribue-t-on la pyramide à degrés de Djéser, édifiée à Saqqarah vers 2600 av. J.-C. ?

Ramsès II.
Imhotep.
Djéser.
Snéfrou.

Imhotep.

Explication

La pyramide à degrés de Djéser est attribuée à l’architecte Imhotep et résulte de la superposition de mastabas. Snéfrou est un autre souverain associé à l’architecture pyramidale; Djéser est le commanditaire, non l’architecte désigné; Ramsès II appartient à une période bien postérieure.

33. Quelles chambres sont présentes dans la Grande Pyramide de Khéops, datée d’environ 2570 av. J.-C. ?

Une chambre dite de la reine, une chambre dite du roi et un naos
Une chambre souterraine, une salle hypostyle et une chambre dite du roi
Une chambre souterraine, une chambre dite de la reine et une chambre dite du roi
Une chambre souterraine, une chambre dite du roi et une grande galerie

Une chambre souterraine, une chambre dite de la reine et une chambre dite du roi

Explication

La Grande Pyramide comprend une chambre souterraine, une chambre dite de la reine et une chambre dite du roi. La salle hypostyle et le naos appartiennent au vocabulaire des temples, tandis que la grande galerie ne remplace pas l’une des trois chambres.

34. Une équipe étudie les personnes mobilisées pour bâtir les pyramides. Quelle description correspond à leur statut ?

Des esclaves affectés aux chantiers par le pouvoir royal
Des artisans permanents recrutés dans les seuls villages proches
Des soldats mobilisés pendant les campagnes militaires
Des travailleurs spécialisés et des paysans mobilisés pendant la crue du Nil

Des travailleurs spécialisés et des paysans mobilisés pendant la crue du Nil

Explication

Les chantiers faisaient appel à des ouvriers spécialisés et à des paysans mobilisés pendant la crue du Nil. Les présenter comme des esclaves confond leur statut avec une main-d’œuvre servile; les soldats et les seuls artisans locaux ne décrivent pas cette composition.

35. Lors d’une fête dans un temple égyptien, des fidèles entrent dans la cour péristyle, mais ne peuvent poursuivre jusqu’à la statue du dieu. Quelle organisation explique cette limite ?

Un parcours circulaire mène vers la statue, avec un accès réservé à la cour péristyle
Un axe rectiligne mène vers la statue, avec un accès de plus en plus large aux pièces en enfilade
Un axe rectiligne mène vers la statue, avec un accès de plus en plus restreint aux pièces en enfilade
Un parcours ramifié mène vers la statue, avec un accès identique à toutes les pièces

Un axe rectiligne mène vers la statue, avec un accès de plus en plus restreint aux pièces en enfilade

Explication

Le temple suit un axe rectiligne et des pièces ordonnées en enfilade, dont l’accès se restreint à mesure que l’on approche de la statue du dieu. La cour peut accueillir les fidèles lors des fêtes, mais les espaces intérieurs sont réservés aux prêtres et aux initiés; l’accès ne s’élargit pas vers le naos.

36. Un architecte décrit une grande salle couverte dont le plafond repose sur plusieurs colonnes. Quel espace du temple désigne-t-il ?

La cour péristyle
Le naos
Le pylône
La salle hypostyle

La salle hypostyle

Explication

La salle hypostyle est une grande salle couverte dont le plafond est soutenu par des colonnes. Le pylône marque l’entrée, le naos est la pièce la plus sacrée et la cour péristyle est une cour entourée d’une colonnade.

37. Dans un temple égyptien, quelle pièce abrite la statue du dieu ou la barque sacrée et n’est accessible qu’au pharaon et aux grands prêtres ?

Le naos
La cour péristyle
Le pylône
La salle hypostyle

Le naos

Explication

Le naos est la pièce la plus sacrée du temple; il abrite la statue du dieu ou la barque sacrée et son accès est réservé au pharaon et aux grands prêtres. La salle hypostyle est soutenue par des colonnes, la cour péristyle peut accueillir les fidèles lors des fêtes et le pylône marque l’entrée.

38. Quelle combinaison de caractéristiques distingue la civilisation harappéenne de la vallée de l’Indus, vers 2600–1900 av. J.-C. ?

Une planification urbaine, des métaux standardisés et des ouvrages militaires et commerciaux
Une planification urbaine, des briques standardisées et des monuments religieux et funéraires
Une planification urbaine, des briques standardisées et des ouvrages hydrauliques et sanitaires
Des habitats dispersés, des briques variées et des ouvrages hydrauliques et agricoles

Une planification urbaine, des briques standardisées et des ouvrages hydrauliques et sanitaires

Explication

La civilisation harappéenne se caractérise par la planification des villes, la standardisation des briques et le développement d’ouvrages hydrauliques et sanitaires. Les métaux standardisés, les habitats dispersés et les monuments religieux ne correspondent pas à cette caractérisation.

39. Une cité de l’Indus datée d’environ 2600–2000 av. J.-C. accueille près de 45 000 habitants et fait face aux crues du fleuve. Quelle identification et quelle solution architecturale correspondent à ces indices ?

Mohenjo-Daro, protégée par des briques standardisées seules
Mohenjo-Daro, protégée par des puits et des latrines
Mohenjo-Daro, protégée par des plateformes et des murs
Mohenjo-Daro, protégée par des rues larges et des cours

Mohenjo-Daro, protégée par des plateformes et des murs

Explication

Mohenjo-Daro comptait entre 40 000 et 50 000 habitants et ses plateformes et murs la protégeaient des crues. Les égouts et les puits répondaient à des besoins hydrauliques et sanitaires, tandis que les rues et les cours n’étaient pas les protections contre les inondations décrites.

40. Lors de la reconstitution du plan de Mohenjo-Daro, quelle disposition faut-il retenir pour représenter son organisation urbaine ?

Un plan radial de grands îlots réguliers et des rues pouvant atteindre 8 à 9 m
Un plan concentrique de grands îlots réguliers et des rues pouvant atteindre 3 à 4 m
Une grille orthogonale de grands îlots réguliers et des rues pouvant atteindre 8 à 9 m
Une grille orthogonale de petits îlots irréguliers et des rues pouvant atteindre 5 à 6 m

Une grille orthogonale de grands îlots réguliers et des rues pouvant atteindre 8 à 9 m

Explication

Mohenjo-Daro était organisée en grille orthogonale, avec de grands îlots réguliers et des rues pouvant atteindre 8 à 9 mètres. Un plan radial ou concentrique modifie la structure, et les autres largeurs ne sont pas celles indiquées.

41. Dans une maison de Mohenjo-Daro, une latrine est reliée au réseau public souterrain, tandis que le puits doit fournir une eau protégée de la contamination. Quelle interprétation distingue correctement les deux systèmes ?

Les égouts fournissent l’eau et le puits évacue les eaux usées
Les égouts évacuent les eaux usées et le puits fournit l’eau à protéger
Les égouts et le puits servent tous deux à évacuer les eaux usées
Les égouts recueillent l’eau de pluie et le puits évacue les eaux usées

Les égouts évacuent les eaux usées et le puits fournit l’eau à protéger

Explication

Les latrines et les eaux usées des maisons sont reliées aux égouts, tandis que l’approvisionnement par puits doit être protégé contre la contamination. Inverser les fonctions, attribuer l’eau potable aux égouts ou faire du puits un système d’évacuation confond ces usages.

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Que permet d’étudier l’histoire globale de l’architecture ?

Les évolutions, techniques, réalisations et influences architecturales à travers le temps et l’espace, dans une perspective transnationale.

Quelles propriétés la projection de Mercator conserve-t-elle ?

Les formes et les angles.

Quelles propriétés la projection de Mercator déforme-t-elle fortement ?

Les surfaces.

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