QCM : Réformes et Révolution française (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle période et quelle caractéristique désigne l’expression « Ancien Régime » ?

La période du XVIe siècle au XIXe siècle, désignée par un terme neutre propre à la France
La période du XVIe siècle à 1789, désignée par un terme péjoratif propre à la France
La période du Moyen Âge au XVIe siècle, désignée par un terme péjoratif propre à la France
La période du XVIe siècle à 1789, désignée par un terme péjoratif commun à l’Europe

La période du XVIe siècle à 1789, désignée par un terme péjoratif propre à la France

Explication

L’Ancien Régime désigne la période allant du XVIe siècle à 1789, et cette expression péjorative est propre à la France. La confusion avec le Moyen Âge déplace la période, celle avec le XIXe siècle prolonge sa fin, et l’extension à l’Europe efface son caractère français.

2. Un roi veut modifier librement les règles qui déterminent la transmission de la couronne. Quelle règle s’impose à lui ?

Les décisions des États généraux, règles coutumières qui régissent la dévolution du pouvoir
Les lois du roi, règles coutumières qui régissent la dévolution du pouvoir
Les lois fondamentales du royaume, règles coutumières qui régissent la dévolution du pouvoir
Les lois fondamentales du royaume, actes législatifs que le roi modifie librement

Les lois fondamentales du royaume, règles coutumières qui régissent la dévolution du pouvoir

Explication

Les lois fondamentales sont des règles coutumières de dévolution qui s’imposent au roi. Les lois du roi sont des actes de législation royale, tandis qu’un conseil ou une décision des États généraux ne correspond pas à cette définition.

3. Quels principes déterminent la dévolution de la couronne ?

L’hérédité, l’élection, la masculinité, l’indisponibilité et la catholicité
L’hérédité, la primogéniture, la masculinité, l’indisponibilité et la féodalité
L’hérédité, la primogéniture, la masculinité, l’indisponibilité et la catholicité
L’hérédité, la primogéniture, la masculinité, la révocabilité et la catholicité

L’hérédité, la primogéniture, la masculinité, l’indisponibilité et la catholicité

Explication

La dévolution de la couronne repose sur l’hérédité, la primogéniture, la masculinité, l’indisponibilité et la catholicité. L’élection, la révocabilité et la féodalité remplacent chacune à tort l’un de ces principes.

4. Un prétendant est un homme, mais ses droits à la couronne lui viennent de sa mère. Quel principe l’écarte de la succession ?

La masculinité, qui exclut les droits à la couronne transmis par une femme
L’hérédité, qui valide les droits à la couronne transmis par une femme
La primogéniture, qui exclut les droits à la couronne transmis par une femme
La catholicité, qui exclut les droits à la couronne transmis par une femme

La masculinité, qui exclut les droits à la couronne transmis par une femme

Explication

Le principe de masculinité exclut les femmes de la succession et empêche un homme de transmettre des droits à la couronne qu’il tient d’une femme. La primogéniture départage les héritiers selon leur rang de naissance, la catholicité concerne la religion et l’hérédité ne supprime pas cette exclusion.

5. Dans une monarchie, le roi détient en théorie l’intégralité des pouvoirs et exerce son autorité sans entraves. Comment qualifier ce régime ?

Un absolutisme monarchique
Une autorité institutionnellement limitée
Une souveraineté partagée
Une monarchie constitutionnelle

Un absolutisme monarchique

Explication

L’absolutisme désigne un pouvoir royal théoriquement sans entraves, dans lequel le roi détient l’intégralité des pouvoirs. Une souveraineté partagée ou une monarchie constitutionnelle suppose au contraire une répartition ou une limitation institutionnelle du pouvoir.

6. Quel auteur et quel ouvrage, publié en 1576, associent de manière indissociable la souveraineté à l’État ?

Machiavel, dans Les Six Livres de la République
Bossuet, dans Les Six Livres de la République
Jean Bodin, dans Le Prince
Jean Bodin, dans Les Six Livres de la République

Jean Bodin, dans Les Six Livres de la République

Explication

Jean Bodin lie la souveraineté à l’État dans Les Six Livres de la République, publiés en 1576. Machiavel est associé à une réflexion sur le prince affranchi de la tradition, tandis que Bossuet soutient une théorie du droit divin ; Le Prince est l’œuvre de Machiavel.

7. Quelle définition de la souveraineté correspond à la conception de Jean Bodin ?

La puissance absolue, partagée et perpétuelle d’une République
La puissance absolue, indivisible et perpétuelle d’une République
La puissance consultative, indivisible et perpétuelle d’une République
La puissance absolue, indivisible et limitée à la vie du roi dans une République

La puissance absolue, indivisible et perpétuelle d’une République

Explication

Pour Bodin, la souveraineté est absolue, indivisible et perpétuelle : elle ne se partage pas et ne s’éteint pas à la mort du roi. Le partage contredit son indivisibilité, la limitation à la vie du roi contredit sa perpétuité, et une fonction consultative n’est pas une puissance souveraine.

8. Un roi envisage de créer un nouvel impôt sans convoquer les États généraux. Quelle analyse correspond aux limites de l’absolutisme selon Bodin ?

Le projet respecte ses limites : un pouvoir absolu autorise le nouvel impôt sans consentement
Le projet respecte ses limites : les lois divines remplacent le consentement des États généraux
Le projet dépasse ses limites : un nouvel impôt exige le consentement des États généraux
Le projet dépasse ses limites : les lois fondamentales interdisent tout nouvel impôt

Le projet dépasse ses limites : un nouvel impôt exige le consentement des États généraux

Explication

Chez Bodin, le pouvoir royal n’est pas sans limites : le roi doit respecter les lois fondamentales et divines, et obtenir le consentement des États généraux pour créer un nouvel impôt. Dire que le pouvoir absolu autorise l’impôt sans consentement confond absolutisme et absence de limites ; les lois fondamentales n’interdisent pas tout nouvel impôt.

9. Un roi confie à un officier viager et inamovible la direction de la justice royale : quelle fonction cet officier exerce-t-il également au sein de l’administration centrale ?

Il est révocable par le roi et commande les gouverneurs.
Il choisit la composition du Conseil et tranche les affaires.
Il préside le Conseil du Roi et garde le sceau royal.
Il dirige les finances provinciales et fixe les impôts.

Il préside le Conseil du Roi et garde le sceau royal.

Explication

Le chancelier dirige la justice royale, préside le Conseil du Roi, garde le sceau royal et s’occupe de la Librairie. Le commissaire révocable relève d’un autre statut, tandis que la gestion des finances provinciales et le choix de la composition du Conseil ne sont pas ses fonctions.

10. Un roi veut remplacer un agent chargé d’une mission administrative sans devoir racheter sa charge à ses héritiers : quel statut correspond à cet agent ?

Un officier dont la charge passe à ses héritiers.
Un officier inamovible détenteur de sa charge.
Un magistrat propriétaire de son office.
Un commissaire révocable par le roi.

Un commissaire révocable par le roi.

Explication

Les commissaires sont révocables par le roi, contrairement aux officiers inamovibles. La transmission aux héritiers et la propriété de l’office caractérisent les offices, non la charge de commissaire.

11. En 1610, un officier décède et son fils hérite de sa charge sans intervention du roi : quel changement institutionnel rend cette transmission possible ?

Depuis 1604, les commissions sont devenues vénales et héréditaires.
Depuis 1604, les offices sont devenus vénaux et héréditaires.
Depuis le milieu du XVIIIe siècle, les offices sont devenus héréditaires.
Depuis 1604, le Conseil du Roi transmet les charges aux fils.

Depuis 1604, les offices sont devenus vénaux et héréditaires.

Explication

À partir de 1604, les offices deviennent vénaux et héréditaires, ce qui réduit la capacité du pouvoir royal à choisir ses agents. La révocabilité concerne les commissaires, et le Conseil du Roi n’est pas l’instance qui transmet les offices.

12. Au milieu du XVIIIe siècle, une province doit recevoir un représentant royal chargé de la justice, de la police et des finances : quelle organisation est prévue ?

Plusieurs intendants sont présents dans chaque province.
Un intendant est présent dans chaque province.
Un chancelier est présent dans chaque province.
Un gouverneur est présent dans chaque province.

Un intendant est présent dans chaque province.

Explication

À partir du milieu du XVIIIe siècle, les intendants, commissaires chargés de la justice, de la police et des finances, sont présents à raison d’un par province. Le gouverneur, le chancelier et la présence de plusieurs intendants ne correspondent pas à cette organisation.

13. Pour classer une société composée du clergé, de la noblesse et du tiers état selon des statuts juridiques distincts, quelle notion convient ?

Une société fonctionnelle, répartie selon les activités.
Une société de classes, fondée sur les revenus.
Une société de métiers, organisée par spécialités.
Une société d’ordres, hiérarchisée et inégalitaire.

Une société d’ordres, hiérarchisée et inégalitaire.

Explication

La société d’ordres répartit les individus entre le clergé, la noblesse et le tiers état selon des statuts juridiques et dans une organisation hiérarchisée et inégalitaire. Les classes sociales constituent des subdivisions au sein des ordres, et non ces trois statuts.

14. Dans le poème adressé au roi Robert, quelles fonctions Adalbéron de Laon associe-t-il aux trois ordres ?

Prier, combattre et travailler.
Prier, gouverner et commercer.
Clergé, noblesse et tiers état.
Gouverner, commercer et administrer.

Prier, combattre et travailler.

Explication

Adalbéron de Laon présente les fonctions des trois ordres comme complémentaires : prier, combattre et travailler. « Clergé, noblesse et tiers état » désigne les ordres eux-mêmes, tandis que gouverner et commercer ne figurent pas dans cette répartition.

15. Un membre du clergé est accusé d’une infraction, tandis qu’un litige concerne le mariage d’un couple. Quelle juridiction est compétente, selon les règles applicables au clergé ?

Les tribunaux ecclésiastiques pour le clerc et pour l’affaire matrimoniale
Les tribunaux seigneuriaux pour le clerc et pour l’affaire matrimoniale
Les tribunaux ordinaires pour le clerc et pour l’affaire matrimoniale
Les tribunaux ecclésiastiques pour le clerc, les tribunaux ordinaires pour le mariage

Les tribunaux ecclésiastiques pour le clerc et pour l’affaire matrimoniale

Explication

Le clergé relève des tribunaux ecclésiastiques, compétents aussi pour certaines affaires comme le mariage. La compétence des tribunaux ordinaires confond les juridictions, tandis que leur compétence limitée au mariage ou le recours aux tribunaux seigneuriaux ne correspond pas à cette règle.

16. Une communauté religieuse doit financer l’assistance aux pauvres et l’éducation de ses membres. Quelle combinaison de statut et de ressource correspond au rôle du clergé ?

Paiement d’impôts et d’armes, avec versement d’un don au roi
Exemption d’armes, mais paiement d’impôts et perception de la dîme
Exemption d’impôts et d’armes, avec perception de la dîme
Exemption d’impôts et d’armes, avec perception de l’impôt du sang

Exemption d’impôts et d’armes, avec perception de la dîme

Explication

Le clergé est exempté du port des armes et du paiement des impôts, et prélève la dîme pour financer ses fonctions d’assistance et d’éducation. L’impôt du sang relève de la noblesse, tandis que le don négocié au roi n’est pas la dîme.

17. Un noble est dispensé de l’impôt ordinaire en raison de la fonction militaire associée à son ordre. Quelle contrepartie justifie cette exemption ?

L’impôt du sang lié à sa fonction militaire
La dîme prélevée sur les fidèles
Le travail qui nourrit les autres ordres
L’assistance aux pauvres et l’éducation

L’impôt du sang lié à sa fonction militaire

Explication

L’exemption fiscale de la noblesse est présentée comme la contrepartie de l’impôt du sang associé à sa fonction militaire. La dîme et l’assistance caractérisent le clergé, tandis que le travail est la fonction commune du tiers état.

18. Dans une société d’ordres, une personne ne relève ni du clergé ni de la noblesse et exerce un métier pour gagner sa vie. À quel ordre appartient-elle ?

Au clergé
Au tiers état
À la noblesse
À la catégorie des ruraux

Au tiers état

Explication

Le tiers état regroupe ceux qui n’appartiennent ni au clergé ni à la noblesse; sa fonction commune est de travailler. Le clergé et la noblesse sont des ordres distincts, et les ruraux ne forment qu’une partie du tiers état.

19. Une personne du tiers état vit dans une province où son corps bénéficie d’une exonération particulière. Quelle conclusion générale reste valable au sujet de sa situation fiscale ?

Le tiers état est en principe exempté d’impôts, sauf pour les taxes indirectes
Le tiers état acquitte uniquement des prélèvements seigneuriaux, sans impôt royal
Le tiers état est soumis à l’impôt du sang plutôt qu’aux impôts directs
Le tiers état est en principe assujetti à des impôts directs et indirects, malgré certaines exonérations

Le tiers état est en principe assujetti à des impôts directs et indirects, malgré certaines exonérations

Explication

Le tiers état est soumis à des impôts directs et indirects, notamment au profit du roi et des seigneurs, même si des exonérations peuvent dépendre des corps ou des provinces. Une exonération particulière ne signifie pas une exemption générale; l’impôt du sang concerne la noblesse.

20. Un serf cherche à quitter la terre à laquelle il est attaché et à transmettre un héritage financier. Quelle description de sa condition s’applique ?

Il peut quitter la terre et transmettre un héritage financier
Il ne peut quitter la terre, mais peut transmettre un héritage financier
Il ne peut quitter la terre et ne peut transmettre un héritage financier
Il peut quitter la terre, mais ne peut transmettre un héritage financier

Il ne peut quitter la terre et ne peut transmettre un héritage financier

Explication

Le servage implique l’attachement du serf à une terre, qu’il ne peut quitter, ainsi que l’impossibilité de transmettre un héritage financier. Les réponses qui lui accordent l’une ou l’autre de ces libertés ne correspondent pas à cette condition.

21. Quelle évolution oppose la période féodale à la reprise du pouvoir législatif royal à partir du XVIe siècle ?

Les rois renforcent leur pouvoir législatif après son recul au profit des seigneurs.
Les seigneurs renforcent leur pouvoir législatif après son recul au profit des rois.
Les rois abandonnent leur pouvoir législatif au profit des seigneurs.
Les Parlements renforcent le pouvoir législatif royal en remplaçant les seigneurs.

Les rois renforcent leur pouvoir législatif après son recul au profit des seigneurs.

Explication

La féodalité correspond au recul du pouvoir royal au profit des seigneurs, tandis qu’à partir du XVIe siècle les rois renforcent leur pouvoir législatif. L’option sur le renforcement des seigneurs inverse cette évolution, celle qui attribue ce renforcement aux Parlements confond les acteurs, et celle qui évoque un abandon royal nie la reprise du pouvoir.

22. Un roi veut adopter une règle générale applicable sur tout le territoire, puis un texte visant une partie de la population, et enfin un texte qui précise ces règles. Quels types de textes correspondent à ces trois fonctions, dans cet ordre ?

Un édit, une ordonnance, une déclaration.
Une ordonnance, un édit, une déclaration.
Une ordonnance, une déclaration, un édit.
Une déclaration, un édit, une ordonnance.

Une ordonnance, un édit, une déclaration.

Explication

L’ordonnance a une portée générale, l’édit un objet plus restreint et la déclaration précise ou interprète les deux autres types de texte. L’option qui place l’édit en premier confond portée générale et objet restreint, celle qui place la déclaration en deuxième lui attribue la mauvaise fonction, et celle qui commence par une déclaration confond interprétation et règle générale.

23. Un Parlement estime qu’un édit royal est inopportun et formule des remontrances. Le roi maintient son texte sans modification et exige son enregistrement : quelle étape peut-il employer ?

Adresser des lettres de jussion exigeant l’enregistrement sans changement.
Laisser l’édit applicable sans qu’il soit enregistré par le Parlement.
Rendre un arrêt de règlement afin d’imposer l’application de l’édit.
Modifier l’édit pour reprendre les remontrances formulées par le Parlement.

Adresser des lettres de jussion exigeant l’enregistrement sans changement.

Explication

Après des remontrances, le roi peut répondre par des lettres de jussion qui exigent l’enregistrement sans changement; l’enregistrement rend le texte applicable. Modifier le texte correspond à l’acceptation des remontrances, un arrêt de règlement relève du pouvoir parlementaire, et l’absence d’enregistrement ne rend pas l’édit applicable.

24. Un Parlement résiste encore après que le roi a exigé l’enregistrement d’un texte royal. Quel moyen permet au roi d’imposer cet enregistrement ?

Envoyer des lettres de jussion sans se présenter devant le Parlement.
Tenir un lit de justice en se présentant devant le Parlement.
Adresser une remontrance supplémentaire au Parlement.
Demander au Parlement de rendre un arrêt de règlement.

Tenir un lit de justice en se présentant devant le Parlement.

Explication

En cas de résistance persistante, le roi peut imposer l’enregistrement lors d’un lit de justice où il se rend devant le Parlement. Une remontrance exprime l’avis du Parlement, les lettres de jussion exigent l’enregistrement mais ne constituent pas le moyen final décrit ici, et l’arrêt de règlement relève du Parlement.

25. À la fin du XVIIIe siècle, quelle tension caractérise la société d’ordres ?

La société d’ordres valorise l’individualisme tandis que le mérite perd en importance.
Les privilèges de naissance disparaissent tandis que la société d’ordres reste inchangée.
Une hiérarchie fondée sur le mérite persiste tandis que progressent les privilèges de naissance.
Une hiérarchie fondée sur la naissance persiste tandis que progressent le mérite et l’individualisme.

Une hiérarchie fondée sur la naissance persiste tandis que progressent le mérite et l’individualisme.

Explication

La société reste hiérarchisée et inégalitaire, avec des privilèges souvent liés à la naissance, alors que progressent l’individualisme, le mérite et la valeur économique. L’option qui fonde la hiérarchie sur le mérite inverse les notions, celle qui annonce la disparition des privilèges confond évolution des idées et changement social accompli, et celle qui attribue l’individualisme aux ordres renverse la tension.

26. En 1781, un candidat sans quatre degrés de noblesse postule à un grade supérieur de l’armée. Quelle conséquence prévoit l’édit de Ségur pour sa candidature ?

Il satisfait à la condition dès lors qu’il possède une expérience militaire.
Il est exclu des grades subalternes, mais reste admissible aux grades supérieurs.
Il ne satisfait pas à la condition de noblesse pour obtenir ce grade.
Il satisfait à la condition si sa candidature est soutenue par la bourgeoisie.

Il ne satisfait pas à la condition de noblesse pour obtenir ce grade.

Explication

L’édit de Ségur réserve les grades supérieurs aux candidats ayant quatre degrés de noblesse; un candidat qui n’atteint pas ce seuil ne remplit donc pas la condition. L’expérience militaire et le soutien bourgeois ne remplacent pas cette exigence, et la règle mentionnée concerne les grades supérieurs, non les grades subalternes.

27. Sur une terre relevant de la propriété partagée, un paysan en détient la propriété utile. À qui revient la propriété éminente et quelle obligation découle de la propriété utile ?

Le paysan détient la propriété utile, sans taxe due au seigneur.
Le paysan détient la propriété éminente, et le seigneur paie une taxe au paysan.
Le seigneur détient la propriété éminente, et le paysan paie une taxe au seigneur.
Le seigneur détient la propriété utile, et le paysan paie une taxe au seigneur.

Le seigneur détient la propriété éminente, et le paysan paie une taxe au seigneur.

Explication

Dans cette propriété partagée, le seigneur possède la propriété éminente tandis que le paysan détient la propriété utile, qui entraîne le paiement d’une taxe au seigneur. L’inversion des propriétaires et de la taxe confond leurs rôles, l’option qui attribue la propriété utile au seigneur inverse les termes, et la propriété utile n’exempte pas le paysan de taxe.

28. Une bourgeoisie dotée d’une forte puissance économique et culturelle se sent insuffisamment reconnue dans la société d’ordres. Quelle aspiration et quelle sensibilité caractérisent ce groupe ?

Conserver les privilèges nobiliaires et rejeter les revendications de mérite.
Renoncer à la reconnaissance sociale et défendre la hiérarchie des ordres.
Préserver les privilèges de naissance et s’opposer aux idées des Lumières.
Accéder notamment à la noblesse et se montrer sensible aux idées des Lumières.

Accéder notamment à la noblesse et se montrer sensible aux idées des Lumières.

Explication

La bourgeoisie, puissante économiquement et culturellement mais en quête de reconnaissance, souhaite notamment accéder à la noblesse et se montre sensible aux idées des Lumières. Défendre les privilèges nobiliaires ou rejeter les Lumières ne correspond pas à cette aspiration, et sa puissance ne signifie pas qu’elle ait déjà obtenu l’anoblissement.

29. Un élève affirme que, sous l’absolutisme de Louis XV, les organes administratifs détiennent une part autonome de la souveraineté. Quelle correction convient ?

Les Parlements détiennent la souveraineté, tandis que le roi exerce une fonction d’arbitrage.
Le roi exerce une autorité religieuse, tandis que les organes administratifs gouvernent en son absence.
Les organes administratifs partagent la souveraineté avec le roi au titre de leurs fonctions.
Le roi concentre les pouvoirs en principe, tandis que les organes agissent par délégation ou assistance.

Le roi concentre les pouvoirs en principe, tandis que les organes agissent par délégation ou assistance.

Explication

Dans le principe absolutiste, le roi concentre les pouvoirs et les organes l’assistent ou exercent une autorité déléguée. Le partage de la souveraineté confond délégation et autonomie, la souveraineté parlementaire attribue aux Parlements un pouvoir qu’ils ne détiennent pas, et l’autorité religieuse seule réduit à tort le rôle du roi.

30. À la fin de l’Ancien Régime, un intendant constate que certaines régions conservent des usages et des autonomies locales distincts. Que révèle cette situation sur la centralisation royale ?

Elle est achevée, les différences locales étant sans portée politique.
Elle a disparu, les autorités locales ayant remplacé le pouvoir royal.
Elle demeure incomplète, malgré les efforts de centralisation.
Elle est devenue représentative, les régions parlant par leurs Parlements.

Elle demeure incomplète, malgré les efforts de centralisation.

Explication

La persistance de disparités territoriales et d’autonomies locales montre que la centralisation n’a pas été complète. L’achèvement de la centralisation confond efforts et résultat, la disparition de l’autorité royale exagère la portée des autonomies, et la représentation parlementaire est une autre question.

31. En 1725, un groupe demande la réunion des États généraux sans que le roi l’ait convoquée. Quelle règle institutionnelle s’applique ?

Les Parlements décident de leur convocation lorsqu’ils revendiquent la représentation nationale.
Les trois ordres peuvent les réunir de leur propre initiative pour représenter la nation.
Le roi doit les convoquer régulièrement, car ils sont consultés depuis 1714.
Le roi décide seul de leur convocation, et ils ne sont plus consultés depuis 1714.

Le roi décide seul de leur convocation, et ils ne sont plus consultés depuis 1714.

Explication

Les États généraux réunissent les trois ordres, mais leur convocation dépend du roi et ils ne sont plus consultés à partir de 1714 jusqu’après la Révolution. Le droit autonome des ordres confond composition et convocation, la compétence des Parlements transpose leur revendication, et la convocation régulière contredit l’interruption des consultations.

32. En 1771, quelle mesure un magistrat du Parlement de Paris aurait-il constatée dans le cadre de la réforme de Maupeou ?

Le ressort est divisé en six circonscriptions, les offices cessent d’être vénaux et les magistrats sont rémunérés et inamovibles.
Le ressort est réuni en une circonscription, les offices cessent d’être vénaux et les magistrats sont rémunérés et révocables.
Le ressort est divisé en six circonscriptions, les offices cessent d’être vénaux et les magistrats sont rémunérés et révocables.
Le ressort est divisé en six circonscriptions, les offices restent vénaux et les magistrats sont rémunérés et révocables.

Le ressort est divisé en six circonscriptions, les offices cessent d’être vénaux et les magistrats sont rémunérés et révocables.

Explication

La réforme de 1771 divise le ressort du Parlement de Paris en six circonscriptions, supprime la vénalité et prévoit la rémunération de magistrats révocables. Le maintien de la vénalité inverse la mesure sur les offices, l’inamovibilité contredit la révocabilité, et la circonscription unique inverse la division du ressort.

33. Quelle caractérisation chronologique et intellectuelle convient au mouvement des Lumières ?

Il se développe au XVIIIe siècle, est généralement situé à partir de 1750 et a Montesquieu pour précurseur.
Il se développe au XVIIIe siècle, est généralement situé à partir de 1750 et a Rousseau pour précurseur.
Il se développe au XVIIIe siècle, est généralement situé à partir de 1750 et a Voltaire pour précurseur.
Il se développe au XVIIe siècle, est généralement situé à partir de 1650 et a Montesquieu pour précurseur.

Il se développe au XVIIIe siècle, est généralement situé à partir de 1750 et a Montesquieu pour précurseur.

Explication

Les Lumières se développent au XVIIIe siècle, leur essor est généralement situé vers 1750 et Montesquieu en est considéré comme le précurseur. Le XVIIe siècle avance la période, tandis que Voltaire et Rousseau sont des figures du mouvement, mais ne sont pas désignés comme son précurseur.

34. Deux philosophes des Lumières défendent des projets politiques différents. Quel point commun permet néanmoins de les rattacher à ce mouvement ?

Le rejet partagé de la structure sociale par tous les philosophes.
La contestation de l’absolutisme comme principe intellectuel commun.
La rationalité, malgré la diversité de leurs idées.
Une doctrine politique uniforme, malgré des désaccords de détail.

La rationalité, malgré la diversité de leurs idées.

Explication

Les philosophes des Lumières ne partagent pas une pensée uniforme, mais la rationalité constitue leur point commun. L’uniformité doctrinale efface la diversité des idées, la contestation de l’absolutisme caractérise une orientation de leur pensée plutôt que le point commun indiqué, et la critique de la structure sociale ne concerne que certains philosophes.

35. Un historien distingue ce qui fait qu’un régime est une monarchie de ce qui incite ses membres à agir d’une certaine manière. Comment Montesquieu nomme-t-il ces deux dimensions, dans cet ordre ?

La nature, puis le principe
La nature, puis les lois fixes
Le principe, puis la nature
Le principe, puis le ressort du régime

La nature, puis le principe

Explication

La nature caractérise ce qui fait être le gouvernement, tandis que le principe est ce qui le fait agir. Inverser nature et principe confond leurs fonctions ; les lois fixes et le ressort psychologique ne désignent pas cette distinction.

36. Dans un régime, un souverain unique gouverne en s’appuyant sur des lois fixes et établies, ainsi que sur des corps intermédiaires comme la noblesse. De quel type de gouvernement s’agit-il ?

D’une république démocratique
D’une république aristocratique
D’une monarchie
D’un despotisme

D’une monarchie

Explication

La monarchie associe le gouvernement d’un seul homme au respect de lois fixes et aux corps intermédiaires. Le despotisme repose sur le bon plaisir du souverain ; la république aristocratique confie le gouvernement à un groupe, et la vertu civique caractérise la république démocratique.

37. Une cité confie la souveraineté à l’ensemble de ses citoyens, qui font passer l’intérêt général avant leurs intérêts particuliers. Selon Montesquieu, quel principe et quelle échelle territoriale conviennent à ce régime ?

La vertu civique et un petit territoire
L’honneur et un petit territoire
La modération et un vaste territoire
La vertu civique et un vaste territoire

La vertu civique et un petit territoire

Explication

La république démocratique repose sur la vertu civique et ne peut fonctionner que sur un petit territoire. L’honneur est le principe monarchique, un vaste territoire ne convient pas à cette démocratie, et la modération est associée à la république aristocratique.

38. Un dirigeant concentre plusieurs pouvoirs et commence à en abuser. Quel principe d’organisation politique répond au risque identifié par Montesquieu ?

Faire dépendre les pouvoirs de l’obéissance au souverain
Confier le contrôle du pouvoir à la vertu personnelle du dirigeant
Faire en sorte que le pouvoir arrête le pouvoir
Faire en sorte que le pouvoir renforce le pouvoir

Faire en sorte que le pouvoir arrête le pouvoir

Explication

Puisque tout homme qui détient le pouvoir tend à en abuser, l’agencement politique doit opposer les pouvoirs afin que le pouvoir arrête le pouvoir. La vertu personnelle ne constitue pas le mécanisme proposé ; l’obéissance au souverain et le renforcement du pouvoir ne limitent pas son abus.

39. Quel ouvrage Rousseau publie-t-il en 1762 ?

Léviathan
Du contrat social
Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes
De l’esprit des lois

Du contrat social

Explication

Rousseau publie Du contrat social en 1762. Le Discours sur l’inégalité est une autre œuvre de Rousseau, De l’esprit des lois est de Montesquieu, et Léviathan est associé à Hobbes.

40. Une personne compare l’état de nature imaginé par Rousseau à la vie en société et cherche l’événement qui marque l’apparition d’une première inégalité. Quel événement doit-elle retenir ?

L’apparition de la propriété
L’établissement du contrat social
La vie heureuse à l’état de nature
La formation du corps politique

L’apparition de la propriété

Explication

Pour Rousseau, l’apparition de la propriété crée une première inégalité, tandis que l’homme est naturellement bon et heureux à l’état de nature. La formation du corps politique et le contrat social ne sont pas désignés comme l’origine de cette première inégalité ; la placer avant la propriété inverse la relation.

41. Quelle description correspond au contrat social conçu par Rousseau ?

Une entente volontaire réservée à quelques membres de la société
Une soumission imposée par la force à un souverain individuel
Un accord où chacun se place sous la volonté particulière d’un dirigeant
Un accord volontaire et égalitaire où chacun s’unit à tous sous la volonté générale

Un accord volontaire et égalitaire où chacun s’unit à tous sous la volonté générale

Explication

Le contrat social est un accord idéal, volontaire et égalitaire par lequel chacun s’unit à tous sous la direction de la volonté générale. La contrainte par la force, l’accord limité à quelques personnes et la soumission à la volonté d’un individu contredisent ces caractéristiques.

42. Dans une assemblée, des citoyens additionnent leurs préférences personnelles, même lorsque leur résultat sert les intérêts privés plutôt que l’utilité publique. Cette somme correspond-elle à la volonté générale de Rousseau ?

Non, car la volonté générale tend à l’utilité publique et ne se réduit pas aux volontés particulières
Oui, car la volonté générale est l’addition des préférences individuelles
Non, car la volonté générale peut se tromper sur l’utilité publique
Oui, car l’intérêt d’un groupe suffit à établir l’utilité publique

Non, car la volonté générale tend à l’utilité publique et ne se réduit pas aux volontés particulières

Explication

La volonté générale n’est pas la somme des volontés particulières : elle tend à l’utilité publique et, selon Rousseau, ne peut se tromper. L’addition des préférences personnelles confond les deux notions ; l’intérêt d’un groupe ne définit pas l’utilité publique, et l’erreur attribuée à la volonté générale contredit la thèse de Rousseau.

43. Quel point commun caractérise la Grande Rébellion et la Glorieuse Révolution en Angleterre ?

Elles opposent l’Église à des groupes religieux.
Elles opposent le roi au Parlement.
Elles opposent l’Angleterre à ses colonies.
Elles opposent deux souverains pour le trône.

Elles opposent le roi au Parlement.

Explication

Ces deux révolutions du XVIIe siècle sont des conflits entre le roi et le Parlement. La guerre coloniale concerne un autre contexte, tandis que la rivalité entre souverains et l’opposition religieuse ne caractérisent pas le point commun indiqué.

44. Après les conflits provoqués par les tendances absolutistes de Jacques II, quelles conditions le Parlement impose-t-il à Guillaume d’Orange et Marie II pour leur accession au trône ?

Ils doivent reconnaître les droits naturels dans le traité de Locke.
Ils doivent abolir la monarchie et établir une république.
Ils doivent instaurer une constitution fédérale séparant les pouvoirs.
Ils doivent accepter le Bill of Rights de 1689.

Ils doivent accepter le Bill of Rights de 1689.

Explication

Le Parlement place Guillaume d’Orange et Marie II sur le trône à condition qu’ils acceptent le Bill of Rights de 1689. L’abolition de la monarchie, le traité de Locke et la constitution fédérale renvoient à d’autres idées ou contextes.

45. Après l’adoption du Bill of Rights de 1689, quelle transformation caractérise le régime anglais ?

Le roi concentre le pouvoir dans une monarchie absolue.
Les pouvoirs sont répartis dans une république fédérale.
Le Parlement devient central dans une monarchie tempérée.
La royauté est supprimée au profit d’un régime républicain.

Le Parlement devient central dans une monarchie tempérée.

Explication

Le Bill of Rights fait du Parlement le centre essentiel du pouvoir et consacre une monarchie tempérée. Le pouvoir absolu du roi, le modèle fédéral et la suppression de la royauté ne décrivent pas cette transformation.

46. Quelle idée John Locke défend-il dans le Traité du gouvernement civil, publié en 1690 ?

Le pouvoir politique est légitime lorsqu’un souverain établit son autorité par la conquête.
Le pouvoir politique est légitime par le droit divin, qui confère au roi une autorité supérieure.
Le pouvoir politique est légitime par le consentement des individus, qui possèdent des droits naturels.
Le pouvoir politique est légitime lorsque le pacte social supprime les droits naturels des individus.

Le pouvoir politique est légitime par le consentement des individus, qui possèdent des droits naturels.

Explication

Locke affirme que les individus possèdent des droits naturels et que le consentement fonde la légitimité du pouvoir politique. Le droit divin, l’abandon des droits naturels et la conquête reposent sur des principes différents.

47. Un souverain européen conserve un pouvoir fort, mais gouverne en s’inspirant de la philosophie des Lumières. À quelle doctrine cette situation correspond-elle ?

À une séparation des pouvoirs.
À une limitation constitutionnelle du pouvoir.
À une monarchie parlementaire tempérée.
Au despotisme éclairé.

Au despotisme éclairé.

Explication

Le despotisme éclairé associe un pouvoir fort détenu par le souverain à une pratique inspirée des Lumières. Une limitation constitutionnelle, une séparation des pouvoirs ou une monarchie parlementaire impliquent une restriction différente du pouvoir souverain.

48. Un monarque adopte des mesures inspirées des Lumières, mais maintient une politique absolutiste. Comment faut-il caractériser cette évolution ?

L’absolutisme est aboli par l’adoption des idées des Lumières.
L’absolutisme est conservé malgré les mesures éclairées.
L’absolutisme est remplacé par une séparation des pouvoirs.
L’absolutisme est remplacé par une limitation constitutionnelle.

L’absolutisme est conservé malgré les mesures éclairées.

Explication

Les despotes éclairés peuvent mettre en œuvre des mesures inspirées des Lumières tout en conservant une politique absolutiste. Une limitation constitutionnelle ou une séparation des pouvoirs ne découle donc pas automatiquement de ces réformes.

49. Quelle conception de l’activité économique caractérise Turgot, contrôleur général des finances nommé en 1774 ?

Le commerce extérieur est la seule activité productive
L’agriculture est la seule activité productive
L’artisanat urbain est la seule activité productive
L’industrie manufacturière est la seule activité productive

L’agriculture est la seule activité productive

Explication

Turgot est un physiocrate qui considère l’agriculture comme la seule activité productive. La primauté du commerce relève d’une autre conception économique, tandis que l’industrie et l’artisanat ne sont pas l’activité productive privilégiée par les physiocrates.

50. Un ministre veut appliquer le programme économique de Turgot : quelle combinaison de mesures doit-il proposer ?

Réglementer le commerce des grains, remplacer la corvée par un impôt foncier et supprimer les corporations
Libéraliser le commerce des grains, conserver la corvée et instaurer un impôt foncier
Libéraliser le commerce des grains, remplacer la corvée par un impôt foncier et maintenir les corporations
Libéraliser le commerce des grains, remplacer la corvée par un impôt foncier et supprimer les corporations

Libéraliser le commerce des grains, remplacer la corvée par un impôt foncier et supprimer les corporations

Explication

Le programme de Turgot associe la libéralisation du commerce des grains, la suppression de la corvée au profit d’un impôt foncier et la suppression des corporations. Le contrôle des grains, le maintien de la corvée ou celui des corporations contredisent chacun un élément de ce programme.

51. Le compte rendu financier de Necker présente un budget imprécis, omet un impôt extraordinaire et révèle les rentes versées à la noblesse : quelle conséquence cette publication entraîne-t-elle ?

Un scandale suivi de la démission de Necker
Une convocation des États généraux suivie du maintien de Necker
Une approbation du budget suivie de la suppression des rentes
Un soutien accru à Necker suivi de son maintien en fonction

Un scandale suivi de la démission de Necker

Explication

Le « conte bleu » est imprécis, dissimule l’impôt extraordinaire et fait apparaître les rentes accordées à la noblesse ; cette publication provoque un scandale et la démission de Necker. L’imprécision et la révélation des rentes, plutôt qu’une approbation du budget, sont au cœur de la controverse.

52. En 1783, Calonne propose un nouvel impôt foncier : quelle caractéristique définit la subvention territoriale ?

Un impôt foncier général proportionnel aux revenus fonciers de tous les propriétaires, sans distinction d’ordres
Un impôt foncier général d’un montant identique pour les propriétaires de tous les ordres
Un impôt foncier réservé aux propriétaires nobles et proportionnel à leurs revenus fonciers
Un prélèvement général sur les transactions immobilières, sans lien avec les revenus fonciers

Un impôt foncier général proportionnel aux revenus fonciers de tous les propriétaires, sans distinction d’ordres

Explication

La subvention territoriale est un impôt foncier unique et général, proportionnel aux revenus fonciers de tous les propriétaires, sans distinction d’ordres. La réserver aux nobles, la calculer sur les transactions ou lui donner un montant uniforme dénature respectivement son champ, son assiette ou son mode de calcul.

53. L’assemblée de notables refuse la subvention territoriale en contestant sa compétence fiscale et réclame les États généraux : que révèle ce refus pour Calonne ?

Un transfert de la décision fiscale au Parlement
L’échec de son réformisme autoritaire
La réussite de son réformisme autoritaire
Un accord sur la subvention, malgré des réserves fiscales

L’échec de son réformisme autoritaire

Explication

Le refus de la subvention territoriale et la demande de convocation des États généraux marquent l’échec du réformisme autoritaire de Calonne. L’acceptation d’autres réformes ne vaut pas adoption de cet impôt, et la demande des États généraux conteste précisément la démarche du gouvernement.

54. En 1787, le Parlement s’oppose au droit de timbre fiscal proposé par Brienne : quelle démarche le ministre doit-il alors engager pour tenter de l’imposer ?

Convoquer les États généraux
Convoquer une assemblée de notables
Recourir à un lit de justice
Proposer une subvention territoriale

Recourir à un lit de justice

Explication

Face à l’opposition du Parlement en 1787, Brienne recourt à un lit de justice pour tenter d’imposer le droit de timbre. La subvention territoriale relève du projet de Calonne, tandis que l’assemblée de notables et les États généraux sont d’autres voies politiques.

55. Après que le Parlement a déclaré illégal le lit de justice de Brienne au nom des droits de la Nation, quelle issue le gouvernement finit-il par accepter ?

Maintenir la réforme et promettre les États généraux pour 1788
Abandonner la réforme et promettre les États généraux pour 1792
Abandonner la réforme et convoquer immédiatement les États généraux
Maintenir la réforme et renoncer à toute réunion des États généraux

Abandonner la réforme et promettre les États généraux pour 1792

Explication

Le Parlement soutient que le lit de justice ne peut priver la Nation de ses droits ; devant l’opposition, le gouvernement abandonne la réforme et promet la réunion des États généraux pour 1792. Une imposition maintenue ou une convocation immédiate ne correspond pas à cette issue.

56. Quelle caractéristique décrit les États généraux avant leur convocation en 1789 ?

Une institution ancienne organisée en deux ordres, avec un vote par ordre, convoquée pour la dernière fois en 1614
Une institution ancienne organisée en trois ordres, avec un vote par ordre, convoquée pour la dernière fois en 1788
Une institution ancienne organisée en trois ordres, avec un vote traditionnel par ordre, convoquée pour la dernière fois en 1614
Une institution ancienne organisée en trois ordres, avec un vote par tête, convoquée pour la dernière fois en 1614

Une institution ancienne organisée en trois ordres, avec un vote traditionnel par ordre, convoquée pour la dernière fois en 1614

Explication

Les États généraux étaient organisés selon les trois ordres et le vote se faisait traditionnellement par ordre ; leur dernière convocation avant 1789 remontait à 1614. Le vote par tête inverse le mode traditionnel, 1788 donne une date erronée et deux ordres déforment leur organisation.

57. Le Tiers État obtient deux fois plus de députés, mais les décisions restent soumises à un vote par ordre. Quelle conséquence en découle pour son poids décisionnel ?

Son poids dans les décisions n’augmente pas du fait du doublement
Son poids diminue, car les voix du clergé et de la noblesse sont renforcées
Son poids augmente parce que le doublement instaure le vote par tête
Son poids dans les décisions double, car chaque député apporte une voix

Son poids dans les décisions n’augmente pas du fait du doublement

Explication

Avec un vote par ordre, chaque ordre conserve son poids dans la décision, quelle que soit la taille de sa délégation. Assimiler les députés aux voix donne une hausse fictive, le vote par tête n’est pas instauré et le doublement ne renforce pas les voix des ordres privilégiés.

58. Quelle différence distingue les projets politiques des aristocrates et des patriotes ?

Les aristocrates et les patriotes veulent tous deux réformer les deux domaines, mais divergent sur le rôle du roi
Les aristocrates défendent des réformes sociales sans transformation politique, tandis que les patriotes veulent réformer les deux domaines
Les aristocrates défendent des réformes politiques sans transformation sociale, tandis que les patriotes veulent réformer les deux domaines
Les aristocrates veulent réformer les deux domaines, tandis que les patriotes défendent des réformes politiques sans transformation sociale

Les aristocrates défendent des réformes politiques sans transformation sociale, tandis que les patriotes veulent réformer les deux domaines

Explication

Les aristocrates sont libéraux sur le plan politique mais conservateurs sur le plan social, tandis que les patriotes lient réformes politiques et sociales. La réforme sociale attribuée aux aristocrates inverse leur position, et les deux autres réponses déforment le projet des patriotes ou effacent la distinction.

59. Que décide le règlement électoral publié par Louis XVI en janvier 1789 concernant le Tiers État et le mode de scrutin ?

Il maintient le nombre de représentants du Tiers État sans trancher le mode de vote
Il double les représentants du Tiers État sans trancher le mode de vote
Il double les représentants du Tiers État et confirme le vote par ordre
Il double les représentants du Tiers État et instaure le vote par tête

Il double les représentants du Tiers État sans trancher le mode de vote

Explication

Le règlement de janvier 1789 double la représentation du Tiers État, mais ne tranche pas entre vote par ordre et vote par tête. L’instauration du vote par tête et la confirmation du vote par ordre ajoutent une décision absente ; maintenir les effectifs contredit le doublement.

60. Une délégation des États généraux reproduit leur répartition approximative : combien compte-t-elle de députés du clergé, de la noblesse et du Tiers État, dans cet ordre ?

Environ 250, 250 et 500 députés
Environ 300, 600 et 300 députés
Environ 600, 300 et 300 députés
Environ 300, 300 et 600 députés

Environ 300, 300 et 600 députés

Explication

Sur environ 1 200 députés, le clergé et la noblesse en comptent chacun près de 300, tandis que le Tiers État en compte 600. Les deux répartitions qui placent 600 dans un autre ordre intervertissent les effectifs ; la dernière réduit à tort le total à 1 000.

61. Quel profil social caractérise majoritairement les députés du Tiers État ?

Des bourgeois, notamment juristes, avocats et officiers de justice
Des membres du bas clergé, accompagnés de quelques juristes et avocats
Des nobles de moyenne et petite noblesse, accompagnés de quelques officiers de justice
Des rentiers et personnalités individuelles, accompagnés de quelques bourgeois

Des bourgeois, notamment juristes, avocats et officiers de justice

Explication

La représentation du Tiers État est majoritairement bourgeoise, avec de nombreux juristes, avocats et officiers de justice ; les rentiers et les personnalités individuelles sont moins nombreux. Le bas clergé et la noblesse de moyenne et petite noblesse appartiennent à d’autres ordres, tandis que la dernière réponse inverse la place des groupes.

62. Après l’entrée en vigueur d’un traité commercial franco-anglais, une ville textile française perd de nombreux emplois face aux importations anglaises. Quel mécanisme explique cette crise ?

La réduction des tarifs douaniers sur les produits anglais importés expose davantage l’industrie textile française à la concurrence
La réduction des tarifs douaniers sur les produits agricoles français importés expose davantage l’industrie textile française à la concurrence
La hausse des tarifs douaniers sur les produits anglais importés expose davantage l’industrie textile française à la concurrence
La réduction des tarifs douaniers sur les produits anglais importés protège l’industrie textile française de la concurrence

La réduction des tarifs douaniers sur les produits anglais importés expose davantage l’industrie textile française à la concurrence

Explication

Le traité de 1786 réduit les tarifs douaniers sur les produits anglais importés, ce qui frappe fortement l’industrie textile française et entraîne notamment des pertes d’emplois à Lyon. Une hausse des tarifs inverse le mécanisme, les mauvaises récoltes ne sont pas la cause du traité et les produits concernés sont anglais, non français.

63. Un observateur décrit, pour 1788-1789, une hausse marquée des prix et de la précarité, accompagnée de pillages dans les campagnes et les villes. Quelle interprétation relie correctement ces phénomènes ?

La précarité et les prix augmentent fortement, tandis que des pillages se produisent dans les villes et les campagnes
La précarité et les prix diminuent fortement, tandis que des pillages se produisent dans les villes et les campagnes
La précarité augmente fortement, mais les prix baissent tandis que des pillages se produisent dans les villes et les campagnes
La précarité et les prix augmentent fortement, tandis que les pillages se produisent surtout dans les villes avant 1788

La précarité et les prix augmentent fortement, tandis que des pillages se produisent dans les villes et les campagnes

Explication

Entre 1788 et 1789, la précarité et les prix augmentent fortement, et des pillages ont lieu aussi bien dans les campagnes que dans les villes. La baisse des prix inverse la tendance, dater les pillages d’avant 1788 ne correspond pas à cette période, et une diminution de la précarité contredit le constat.

64. En mars 1776, face à l’opposition des parlementaires et d’une partie de la population, quel effet le lit de justice destiné à imposer les réformes de Turgot produit-il sur leur enregistrement ?

Il entraîne leur retrait après la contestation populaire.
Il obtient l’adhésion des parlementaires et de la population.
Il suspend leur enregistrement jusqu’à l’accord des parlementaires.
Il permet leur enregistrement malgré les oppositions.

Il permet leur enregistrement malgré les oppositions.

Explication

Le lit de justice permet d’enregistrer les réformes malgré l’opposition des parlementaires et d’une partie de la population. L’idée d’une suspension confond opposition et blocage de l’enregistrement, tandis que le retrait et l’adhésion populaire ne correspondent pas à cet effet.

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Quelles bornes chronologiques définit l’Ancien Régime en France ?

Du XVIe siècle à 1789.

Que régissent les lois fondamentales du royaume ?

La dévolution du pouvoir.

Quels sont les cinq principes de dévolution de la couronne ?

L’hérédité, la primogéniture, la masculinité, l’indisponibilité et la catholicité.

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