QCM : Histoire de l’enseignement en France (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que transfère l’Assemblée constituante aux autorités administratives en 1789 ?

La direction des petites écoles aux congrégations
La gestion des écoles aux familles
La formation des maîtres aux communes
Les pouvoirs de l’Église sur l’école

Les pouvoirs de l’Église sur l’école

Explication

En 1789, l’Assemblée constituante transfère aux autorités administratives les pouvoirs que l’Église exerçait sur l’école. Cette décision ne signifie toutefois pas que les petites écoles cessent immédiatement d’être surveillées par des responsables religieux.

2. Quelle situation caractérise l’enseignement élémentaire pendant la Révolution ?

Les établissements religieux restent ouverts dans tous les cas, tandis que les écoles élémentaires sont placées sous une administration nationale uniforme.
Les établissements religieux sont transformés en lycées, tandis que les écoles élémentaires sont confiées aux autorités militaires.
Les établissements religieux et les écoles élémentaires ferment ensemble, car la Révolution supprime toute instruction confessionnelle.
Les établissements religieux sont fermés s’ils refusent la Constitution, tandis que les écoles élémentaires se maintiennent largement sous des directions religieuses ou privées.

Les établissements religieux sont fermés s’ils refusent la Constitution, tandis que les écoles élémentaires se maintiennent largement sous des directions religieuses ou privées.

Explication

La fermeture concerne les établissements religieux qui n’adhèrent pas à la Constitution, alors que de nombreuses écoles élémentaires continuent de fonctionner sous la direction de congrégations, d’ordres religieux ou de particuliers. Assimiler ces deux évolutions revient à confondre fermeture de certains établissements et disparition de l’enseignement élémentaire.

3. Quel objectif les révolutionnaires assignent-ils principalement à l’éducation ?

Libérer le citoyen en fondant l’enseignement sur la liberté, l’égalité et la fraternité
Préserver l’autorité religieuse en transmettant les traditions, les dogmes et les hiérarchies
Former des élites administratives en privilégiant la discipline, la sélection et l’obéissance
Développer l’économie nationale en orientant l’école vers l’apprentissage technique et commercial

Libérer le citoyen en fondant l’enseignement sur la liberté, l’égalité et la fraternité

Explication

Les révolutionnaires conçoivent l’éducation comme un moyen de libérer le citoyen et placent la liberté, l’égalité et la fraternité au cœur de l’enseignement. La formation spécialisée des élites correspond davantage à d’autres projets scolaires ou à la période napoléonienne.

4. Comment s’organisent les trois degrés d’enseignement prévus par le projet de Talleyrand en 1791 ?

Les écoles de canton accueillent les adultes, les écoles de district forment les maîtres et les écoles départementales instruisent les enfants.
Les écoles de canton accueillent tous les enfants, les écoles de district dispensent une culture générale et les écoles départementales forment les élites professionnelles.
Les écoles de canton forment les élites, les écoles de district accueillent tous les enfants et les écoles départementales dispensent une culture générale.
Les écoles de canton dispensent une culture générale, les écoles de district forment les élites et les écoles départementales accueillent tous les enfants.

Les écoles de canton accueillent tous les enfants, les écoles de district dispensent une culture générale et les écoles départementales forment les élites professionnelles.

Explication

Le projet de Talleyrand va du degré le plus largement accessible au degré destiné aux élites professionnelles : canton, district, puis département. La confusion principale consiste à attribuer la formation des élites au premier degré plutôt qu’au troisième.

5. Quelle position le projet de Talleyrand adopte-t-il concernant l’accès à l’école primaire ?

La Nation réserve l’école primaire aux enfants sélectionnés selon leurs résultats et leur origine sociale.
La Nation impose l’instruction à tous les enfants dès 6 ans, avec des sanctions prévues pour les familles absentes.
La Nation offre l’instruction à tous, avec une entrée possible dès 7 ans, sans rendre la scolarité obligatoire.
La Nation confie l’instruction primaire aux congrégations, sans fixer d’âge d’entrée ni principe d’accès général.

La Nation offre l’instruction à tous, avec une entrée possible dès 7 ans, sans rendre la scolarité obligatoire.

Explication

Talleyrand affirme que la Nation doit offrir l’instruction à tous sans l’imposer, et prévoit l’entrée à l’école primaire à partir de 7 ans. Le projet ne transforme donc pas cette possibilité d’accès en obligation scolaire.

6. Quelle structure correspond au plan éducatif de Condorcet ?

Trois degrés : écoles de canton, écoles de district et écoles départementales
Quatre catégories : écoles primaires, collèges religieux, lycées militaires et universités nationales
Deux niveaux : écoles communales pour tous et académies réservées aux élites
Cinq catégories : écoles primaires, écoles secondaires, instituts, lycées et Société nationale des sciences et des arts

Cinq catégories : écoles primaires, écoles secondaires, instituts, lycées et Société nationale des sciences et des arts

Explication

Condorcet distingue cinq catégories d’établissements, auxquelles s’ajoute une Société nationale des sciences et des arts. La structure en trois degrés appartient au projet de Talleyrand et ne doit pas être attribuée à Condorcet.

7. Quelles mesures le projet de Lakanal prévoit-il pour l’enseignement primaire ?

Une école pour 500 habitants, avec une instruction payante et obligatoire jusqu’à l’adolescence, sans sanction civile.
Une école départementale pour les élites, avec une instruction gratuite réservée aux garçons de 6 à 8 ans.
Une école pour chaque canton, avec une instruction gratuite à partir de 7 ans, sans obligation ni sanction familiale.
Une école pour 1 000 habitants, avec une instruction gratuite et obligatoire de 6 à 8 ans, assortie de sanctions envers les parents.

Une école pour 1 000 habitants, avec une instruction gratuite et obligatoire de 6 à 8 ans, assortie de sanctions envers les parents.

Explication

Le projet de Lakanal prévoit une école pour 1 000 habitants et rend l’enseignement primaire gratuit et obligatoire de 6 à 8 ans. Les parents peuvent être sanctionnés par des amendes et une privation de leurs droits civiques, ce qui le distingue du projet non obligatoire de Talleyrand.

8. Quelle fonction la loi de mai 1802 attribue-t-elle principalement aux lycées ?

Accueillir les enfants défavorisés dans un enseignement gratuit, tandis que les lycées deviennent des établissements communaux.
Former les maîtres des écoles élémentaires, tandis que l’État réserve les études secondaires aux congrégations religieuses.
Dispenser l’instruction primaire à tous les enfants, tandis que les communes prennent en charge les formations militaires.
Former l’élite militaire et administrative de Napoléon, tandis que l’enseignement primaire reste principalement confié aux communes.

Former l’élite militaire et administrative de Napoléon, tandis que l’enseignement primaire reste principalement confié aux communes.

Explication

La loi de mai 1802 crée les lycées pour former l’élite militaire et administrative napoléonienne. En parallèle, l’école primaire est principalement laissée aux communes, ce qui révèle une priorité donnée à l’enseignement secondaire des élites.

9. Quelle évolution caractérise l’enseignement secondaire sous Napoléon ?

Il devient obligatoire et gratuit pour tous, tout en étant administré principalement par les communes.
Il gagne la gratuité, l’obligation et la neutralité religieuse, et devient principalement destiné aux classes populaires.
Il perd la gratuité, l’obligation et la neutralité religieuse, et profite principalement à la bourgeoisie.
Il conserve la gratuité et la neutralité religieuse, mais devient principalement réservé aux communautés religieuses.

Il perd la gratuité, l’obligation et la neutralité religieuse, et profite principalement à la bourgeoisie.

Explication

Sous Napoléon, l’enseignement secondaire abandonne la gratuité, l’obligation et la neutralité religieuse, et bénéficie surtout à la bourgeoisie. Il ne s’agit donc pas d’une généralisation immédiate de l’accès secondaire à l’ensemble de la population.

10. Quelle mesure l’ordonnance de la Restauration du 29 février 1816 prend-elle concernant l’école primaire ?

Elle remplace les comités locaux par une administration scolaire entièrement nationale
Elle renforce le rôle de l’Église et crée un comité de surveillance cantonal
Elle confie la surveillance scolaire à des représentants élus par les instituteurs
Elle retire aux autorités religieuses toute responsabilité dans l’enseignement primaire

Elle renforce le rôle de l’Église et crée un comité de surveillance cantonal

Explication

L’ordonnance de 1816 renforce l’influence de l’Église et établit dans chaque canton un comité composé de trois ou quatre notables. Elle ne réduit donc pas l’autorité religieuse dans l’école primaire, contrairement à certains projets révolutionnaires.

11. Quelle condition l’ordonnance de 1816 impose-t-elle généralement aux instituteurs laïques ?

Suivre une formation dans une école normale avant toute nomination
Présenter une recommandation émise par le comité de surveillance cantonal
Recevoir une autorisation directement accordée par le curé de leur paroisse
Obtenir un brevet de capacité délivré par le recteur après un examen

Obtenir un brevet de capacité délivré par le recteur après un examen

Explication

L’ordonnance de 1816 instaure un brevet de capacité délivré par le recteur après examen pour les instituteurs laïques. Les congréganistes bénéficient, eux, d’une dispense de cette exigence.

12. Que prévoit la loi Guizot du 28 juin 1833 pour les communes de plus de 500 habitants ?

L’ouverture d’une école de garçons et la création d’une école normale par département
La fermeture des écoles confessionnelles et la nomination d’un instituteur par commune
L’ouverture d’une école de filles et la création d’un collège secondaire par canton
L’obligation d’enseigner la religion et la création d’une université dans chaque région

L’ouverture d’une école de garçons et la création d’une école normale par département

Explication

La loi Guizot impose une école de garçons dans les communes dépassant 500 habitants et prévoit une école normale dans chaque département. Elle ne concerne donc pas l’ouverture obligatoire d’écoles de filles.

13. Quelle orientation caractérise la loi Falloux du 15 mars 1850 ?

Elle consacre la liberté d’enseignement et accorde une place importante à l’Église catholique
Elle impose une école de garçons dans chaque commune dépassant 500 habitants
Elle rend obligatoire la présence d’instituteurs laïcs dans toutes les écoles publiques
Elle réserve l’enseignement secondaire aux établissements contrôlés par l’État

Elle consacre la liberté d’enseignement et accorde une place importante à l’Église catholique

Explication

La loi Falloux de 1850 reconnaît la liberté de l’enseignement primaire et secondaire tout en donnant une place importante à l’Église catholique. Les obligations relatives aux écoles de garçons relèvent de la loi Guizot, tandis que la présence d’instituteurs laïcs est associée à la loi Duruy.

14. Quelle distinction caractérise l’école du peuple et l’école des notables avant les lois Ferry ?

La première vise la majorité et les apprentissages fondamentaux, tandis que la seconde sélectionne une minorité privilégiée
La première accueille les garçons aisés, tandis que la seconde est destinée aux enfants des campagnes
La première dépend des études secondaires, tandis que la seconde se limite à la lecture et au calcul
La première forme les élites administratives, tandis que la seconde apprend les bases scolaires à la majorité

La première vise la majorité et les apprentissages fondamentaux, tandis que la seconde sélectionne une minorité privilégiée

Explication

Avant les lois Ferry, l’école du peuple s’adresse à la majorité et transmet principalement les apprentissages fondamentaux, alors que l’école des notables est réservée à une minorité privilégiée. La confusion vient du fait que la seconde sélectionne les élites plutôt qu’elle ne généralise les bases.

15. Quelle proportion approximative de la population masculine accède à l’enseignement secondaire au début des années 1800 ?

Environ 40 à 50 %, car l’enseignement secondaire devient accessible aux familles modestes
Environ 10 à 12 %, car les collèges accueillent déjà une large majorité
Environ 2 à 3 %, car cet enseignement reste très coûteux
Environ 25 à 30 %, car les études secondaires se diffusent dans les campagnes

Environ 2 à 3 %, car cet enseignement reste très coûteux

Explication

Au début des années 1800, l’enseignement secondaire ne concerne qu’environ 2 à 3 % de la population masculine et demeure très coûteux. Il ne faut pas confondre cette formation réservée à une minorité avec l’école du peuple destinée à la majorité.

16. Comment le calendrier agricole influence-t-il la fréquentation scolaire dans les campagnes ?

Elle augmente en hiver, lorsque les enfants travaillent moins à la ferme, puis diminue en été
Elle augmente en été, lorsque les travaux agricoles facilitent le déplacement vers l’école
Elle diminue en hiver, lorsque les conditions climatiques empêchent généralement les cours
Elle reste stable toute l’année, car les travaux agricoles sont répartis régulièrement

Elle augmente en hiver, lorsque les enfants travaillent moins à la ferme, puis diminue en été

Explication

Dans les campagnes, les enfants fréquentent davantage l’école en hiver, période où ils sont moins sollicités par les travaux agricoles. La fréquentation baisse en été, lorsque les besoins de main-d’œuvre à la ferme augmentent.

17. Quel mode d’enseignement fait intervenir des élèves-adjoints pour encadrer de petits groupes ?

Le mode mutuel
Le mode magistral
Le mode individuel
Le mode simultané

Le mode mutuel

Explication

Le mode mutuel repose sur des élèves-adjoints qui encadrent de petits groupes sous la direction du maître. Le mode individuel fait travailler le maître avec les élèves un par un, tandis que le mode simultané regroupe les élèves par niveau.

18. Quelle action Victor Duruy entreprend-il après sa nomination comme ministre de l’Instruction publique en 1863 ?

Il remplace les écoles confessionnelles par un réseau national d’établissements laïques
Il impose la gratuité immédiate de toutes les écoles primaires communales
Il crée les écoles normales départementales destinées à former les instituteurs de garçons
Il fonde l’enseignement secondaire féminin en retirant progressivement sa formation au contrôle exclusif du clergé

Il fonde l’enseignement secondaire féminin en retirant progressivement sa formation au contrôle exclusif du clergé

Explication

Victor Duruy développe l’enseignement secondaire féminin en soustrayant progressivement la formation des filles au contrôle exclusif du clergé. Son action ne correspond pas encore à l’instauration générale de la gratuité ni au remplacement complet des établissements confessionnels.

19. Quelle revendication caractérise le mouvement du Sou contre l’ignorance lancé dans le sillage de l’appel de Jean Macé en 1866 ?

La gratuité, l’obligation et la laïcité de l’enseignement
Le renforcement de l’autorité du clergé dans les écoles communales
La sélection précoce des élèves destinés à l’enseignement secondaire
La priorité donnée aux études classiques dans les établissements urbains

La gratuité, l’obligation et la laïcité de l’enseignement

Explication

Après l’appel de Jean Macé à créer la Ligue de l’enseignement en octobre 1866, le mouvement du Sou contre l’ignorance défend la gratuité, l’obligation et la laïcité. Il ne cherche donc pas à renforcer le contrôle religieux ni à réserver l’école aux études classiques.

20. Pourquoi les lois de Jules Ferry constituent-elles surtout une révolution qualitative de l’école primaire ?

Parce qu’elles créent une scolarisation primaire jusque-là réservée à une minorité sociale
Parce qu’elles transforment profondément une école déjà fréquentée par la majorité des Français
Parce qu’elles concentrent la fréquentation scolaire dans les établissements privés religieux
Parce qu’elles remplacent l’enseignement primaire par une formation professionnelle spécialisée

Parce qu’elles transforment profondément une école déjà fréquentée par la majorité des Français

Explication

Les lois Ferry modifient surtout la nature et les principes de l’école, car la grande majorité des Français fréquente déjà l’enseignement primaire avant 1880. L’idée d’une création ex nihilo de la scolarisation primaire ne correspond donc pas à la situation antérieure.

21. Quelle mesure la loi du 16 juin 1881 instaure-t-elle dans l’enseignement primaire public ?

La laïcité du personnel enseignant des écoles publiques
L’obligation d’instruction des enfants âgés de six à treize ans
La transformation des instituteurs en fonctionnaires rémunérés par l’État
La gratuité de l’enseignement primaire public par la suppression de la rétribution scolaire

La gratuité de l’enseignement primaire public par la suppression de la rétribution scolaire

Explication

La loi du 16 juin 1881 supprime la rétribution scolaire et établit ainsi la gratuité de l’enseignement primaire public. L’obligation et l’exclusion de l’instruction religieuse relèvent de la loi de 1882, tandis que la laïcisation du personnel intervient en 1886.

22. Quelle combinaison décrit correctement la loi du 28 mars 1882 ?

Elle rend l’école gratuite et impose un personnel enseignant laïque dans les établissements publics
Elle transforme les instituteurs en fonctionnaires et rétablit l’enseignement religieux scolaire
Elle rend l’instruction obligatoire de six à treize ans et écarte l’instruction religieuse de l’école publique
Elle impose la fréquentation des écoles publiques et supprime les établissements privés confessionnels

Elle rend l’instruction obligatoire de six à treize ans et écarte l’instruction religieuse de l’école publique

Explication

La loi du 28 mars 1882 rend l’instruction obligatoire de six à treize ans et exclut l’instruction religieuse de l’école publique au nom de la liberté de conscience. Elle ne traite donc pas principalement de la gratuité, du statut des instituteurs ou de la disparition des écoles privées.

23. Quelle obligation la loi Goblet du 30 octobre 1886 impose-t-elle aux écoles publiques ?

Rémunérer les instituteurs directement par les communes
Accueillir gratuitement tous les enfants scolarisés
Employer un personnel enseignant laïque
Organiser l’instruction obligatoire jusqu’à treize ans

Employer un personnel enseignant laïque

Explication

La loi Goblet de 1886 impose que le personnel des écoles publiques soit laïque, ce qui achève la laïcisation de l’encadrement scolaire. La gratuité et l’obligation scolaire ont été établies par des lois antérieures, tandis que la rémunération par l’État relève de la loi de 1889.

24. Quel principe la loi de séparation des Églises et de l’État du 3 juillet 1905 affirme-t-elle ?

L’État impose une religion commune tout en autorisant des pratiques privées
L’État accorde un financement public aux cultes reconnus selon leur importance
L’État garantit la liberté de religion et ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte
L’État confie l’organisation des cultes aux établissements scolaires publics

L’État garantit la liberté de religion et ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte

Explication

La loi de 1905 garantit la liberté de religion et établit l’autonomie de l’État, qui ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte. Elle ne crée donc pas un financement public des religions ni une religion officielle.

25. Quelle transformation institutionnelle la loi de 1905 opère-t-elle par rapport au Concordat de 1802 ?

Elle maintient le Concordat tout en élargissant les privilèges des congrégations
Elle remplace la neutralité de l’État par la reconnaissance d’une religion nationale
Elle met fin à l’association entre l’État et les cultes en affirmant leur séparation
Elle renforce l’autorité des cultes sur les institutions publiques par un nouvel accord

Elle met fin à l’association entre l’État et les cultes en affirmant leur séparation

Explication

La loi de 1905 met fin au régime concordataire instauré par Napoléon en 1802 et affirme la neutralité de l’État envers les religions. Le Concordat organisait au contraire une association entre l’État et les cultes, ce qui distingue les deux régimes.

26. Quels contenus caractérisent durablement l’enseignement primaire de Ferry aux années 1960 ?

La morale civique, la lecture, l’écriture, les sciences, l’histoire, la géographie et la gymnastique
La philosophie, le latin, l’économie, le droit, la sociologie et les langues anciennes
La théologie, la liturgie, le catéchisme, le droit canonique et l’histoire ecclésiastique
La programmation, les médias, l’éducation sexuelle, la psychologie et la gestion financière

La morale civique, la lecture, l’écriture, les sciences, l’histoire, la géographie et la gymnastique

Explication

Les contenus de l’école primaire restent relativement stables et associent notamment instruction morale et civique, apprentissages fondamentaux, disciplines historiques et scientifiques, travaux manuels et gymnastique. Les autres ensembles proposés correspondent à des formations spécialisées ou à des matières qui ne définissent pas ce programme primaire.

27. Comment caractériser correctement la pédagogie de l’école primaire républicaine ?

Elle est intuitive, mémorielle et concentrique, tout en restant dirigée par l’autorité du maître
Elle est magistrale et abstraite, sans progression concentrique ni recours à la mémoire
Elle est essentiellement expérimentale et fondée sur l’autonomie complète du groupe d’élèves
Elle est intuitive, spontanée et non directive, car l’élève organise librement ses apprentissages

Elle est intuitive, mémorielle et concentrique, tout en restant dirigée par l’autorité du maître

Explication

La pédagogie républicaine combine l’intuition, la mémorisation et une reprise progressive des notions, mais elle demeure principalement directive et fondée sur l’autorité du maître. La pédagogie intuitive ne signifie donc pas que l’enseignant abandonne la direction de la classe.

28. Quelle proportion des enfants inscrits réussit le certificat d’études primaires entre 1883 et 1907 ?

Environ 62,4 % des 13 millions d’enfants inscrits
Environ 50 % des 11 millions d’enfants inscrits
Environ 27,6 % des 16,4 millions d’enfants inscrits
Environ 37 % des 16,4 millions d’enfants inscrits

Environ 27,6 % des 16,4 millions d’enfants inscrits

Explication

Entre 1883 et 1907, le certificat d’études primaires est obtenu par 27,6 % des 16,4 millions d’enfants inscrits, malgré un âge de passage situé entre onze et treize ans. Le taux de 37 % renvoie à la part des élèves accueillis par les écoles libres en 1900, dans un autre contexte.

29. Quel effet social et culturel l’enseignement primaire produit-il principalement au début de la Troisième République ?

Il réduit l’attachement national en séparant l’école des institutions publiques
Il diffuse la langue nationale et le patriotisme, tout en facilitant certaines promotions sociales
Il maintient les patois et réserve la mobilité sociale aux familles déjà favorisées
Il privilégie les langues régionales et prépare surtout aux professions commerciales

Il diffuse la langue nationale et le patriotisme, tout en facilitant certaines promotions sociales

Explication

L’enseignement primaire impose progressivement la langue nationale, renforce le patriotisme et peut ouvrir l’accès à l’armée ou à l’administration. L’idée d’un maintien des patois est erronée, car ceux-ci reculent dans l’espace scolaire.

30. Quelle formation et quelles conditions caractérisent généralement les instituteurs de cette période ?

Deux années d’apprentissage local après une recommandation, avec un salaire élevé garanti
Trois années d’école normale après un concours difficile, avec souvent un logement de fonction
Une formation universitaire longue après un examen national, sans avantage de logement
Une préparation militaire après un concours oral, avec une rémunération comparable aux hauts fonctionnaires

Trois années d’école normale après un concours difficile, avec souvent un logement de fonction

Explication

Les instituteurs, souvent issus du peuple, passent un concours difficile puis suivent trois années d’école normale et disposent généralement d’un logement de fonction. Leur revenu reste toutefois faible, ce qui écarte l’idée d’une rémunération élevée.

31. Quelle différence distingue principalement l’enseignement primaire supérieur des collèges et lycées ?

Le primaire supérieur est gratuit et professionnel, tandis que les collèges et lycées restent plus coûteux et sélectifs
Le primaire supérieur est payant et théorique, tandis que les collèges et lycées assurent une formation professionnelle gratuite
Le primaire supérieur prépare surtout aux études classiques, tandis que les collèges et lycées forment les cadres techniques
Le primaire supérieur accueille les élites urbaines, tandis que les collèges et lycées s’adressent prioritairement aux milieux populaires

Le primaire supérieur est gratuit et professionnel, tandis que les collèges et lycées restent plus coûteux et sélectifs

Explication

Les établissements primaires supérieurs et les cours complémentaires sont gratuits et forment notamment des employés, des techniciens, des cadres moyens et des instituteurs. Les collèges et lycées demeurent longtemps payants et plus sélectifs, contrairement à la deuxième proposition.

32. Quelle mesure adoptée en 1936 modifie la durée de la scolarité obligatoire ?

La scolarité obligatoire est prolongée jusqu’à quatorze ans
La scolarité obligatoire est ramenée jusqu’à douze ans
La scolarité obligatoire est prolongée jusqu’à seize ans
La scolarité obligatoire est fixée jusqu’à quinze ans

La scolarité obligatoire est prolongée jusqu’à quatorze ans

Explication

La loi de 1936 prolonge la scolarité obligatoire jusqu’à l’âge de quatorze ans. Les autres âges proposés ne correspondent pas à cette réforme.

33. Comment les réformes du Front populaire transforment-elles les rapports entre démocratisation scolaire et culture dominante ?

Elles rendent l’enseignement secondaire culturellement neutre en retirant son rôle dans la transmission sociale
Elles élargissent la mixité sociale grâce aux bourses sans supprimer la reproduction de la culture dominante
Elles suppriment les inégalités scolaires en remplaçant l’enseignement secondaire par une formation commune
Elles renforcent la sélection sociale en réservant les bourses aux élèves issus des milieux favorisés

Elles élargissent la mixité sociale grâce aux bourses sans supprimer la reproduction de la culture dominante

Explication

Les réformes associées à Jean Zay favorisent une plus grande mixité sociale, notamment grâce aux bourses, mais l’enseignement secondaire continue de transmettre la culture dominante. Elles ne suppriment donc pas sa fonction de reproduction sociale.

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Quel pouvoir l'Assemblée constituante transfère-t-elle aux autorités administratives en 1789 ?

Les pouvoirs de l’Église sur l’école

Que se passe-t-il aux établissements religieux pendant la Révolution s'ils n'adhèrent pas à la Constitution ?

Ils sont fermés

Qui maintient largement la direction des écoles élémentaires pendant la Révolution ?

Les congrégations, ordres religieux ou particuliers

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