Fiche de révision : Histoire de l'Europe et du Monde (1945-1989)

Plan du Cours

  1. Les résistances et répressions dans les régimes communistes d’Europe de l’Est (1948-1961
  2. La soviétisation de l’Europe centrale et orientale après 1945
  3. Les tensions et la détente dans la guerre froide en Europe (1956-1975
  4. La construction européenne : de la CECA aux premiers élargissements de la CEE (1950-1986
  5. La première vague de décolonisation en Asie et la partition de l’Inde (1945-1950
  6. Les guerres coloniales françaises et la décolonisation en Indochine et en Afrique du Nord
  7. Le tiers-monde : mouvements de non-alignement, organisations régionales et enjeux économiques
  8. Les difficultés économiques et politiques des États issus de la décolonisation dans le
  9. Le rôle des superpuissances dans la décolonisation et les conflits du tiers-monde
  10. Les conflits israélo-arabes et leurs conséquences internationales (1956-1973
  11. L’intervention soviétique en Afghanistan, la résistance islamiste et la chute des talibans
  12. La montée du terrorisme islamiste avec Al-Qaïda et ses implications internationales

1. Les résistances et répressions dans les régimes communistes d’Europe de l’Est (1948-1961

Notions clés & Définitions

  • Doctrine de la souveraineté limitée : Doctrine politique formulée par Brejnev qui justifie l’intervention de l’URSS lorsqu’un État du bloc s’écarte du communisme ou du Pacte de Varsovie.
  • Europe centrale et orientale : Ensemble de pays que l’URSS occupe après 1945 et qu’elle a « libérés », comprenant la Pologne, l’Allemagne de l’Est, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie.
  • Dans les démocraties populaires : Les initiatives de Gorbatchev en URSS encouragent les populations dans les démocraties populaires à réclamer plus de libertés et de participation politique auprès de leurs propres dirigeants politiques.

Points essentiels

  • En Pologne, l’insurrection d’octobre 1956 est réprimée par les forces polonaises, mais elle permet le retour au pouvoir de Gomulka.
  • En Hongrie, Imre Nagy annonce des élections libres et demande le retrait de la Hongrie du Pacte de Varsovie, ce qui provoque l’intervention des blindés soviétiques le 4 novembre 1956.
  • L’Occident proteste à plusieurs reprises mais n’intervient pas militairement.
  • Il annonce des élections libres et réclame le retrait de la Hongrie du Pacte de Varsovie, des revendications inacceptables pour Moscou.
  • En Pologne, une insurrection éclate en octobre 1956.

À retenir

En Pologne, l’insurrection d’octobre 1956 est réprimée par les forces polonaises, mais elle permet le retour au pouvoir de Gomulka.

2. La soviétisation de l’Europe centrale et orientale après 1945

Notions clés & Définitions

  • Politique : Démocratie populaire avec une dictature de parti unique vs.
  • Pacte de Varsovie : Mais les troupes du Pacte de Varsovie répriment la révolte de Prague en août 1968.

Points essentiels

  • Les démocraties populaires sont intégrées dans un bloc dominé par Moscou et placées sous surveillance.
  • Les réformistes à l’intérieur des partis communistes sont encouragés à tenter des changements, mais dans des limites étroites.
  • La surveillance policière, les menaces d’emprisonnement et l’usage de la force servent à museler les oppositions.
  • L’appartenance au Pacte de Varsovie devient un instrument de contrôle politique du bloc.
  • (traité 4+2), qui entre en vigueur le 3 octobre 1990 (depuis c’est la fête nationale de l’Allemagne). La chute de l’Union Soviétique Alors que la nouvelle politique de Gorbatchev est saluée avec enthousiasme dans le monde occidental et dans les démocraties populaires, elle n’est guère appréciée en URSS même. Les contradictions entre l’économie planifiée et la perestroïka reposant sur des principes capitalistes ont mené à une grave crise d’approvisionnement, à une explosion du chômage et à une flambée des prix. Après la dissolution du bloc de l’Est en 1989, c’est le tour des républiques soviétiques de faire sécession. En effet, elles ont souffert pendant des décennies de la politique de russification que Moscou a imposée, malgré une égalité officielle des droits des peuples composant l’URSS. En 1990, les républiques soviétiques baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) proclament leur indépendance. En août 1991 des communistes conservateurs tentent un putsch contre Gorbatchev. Boris Eltsine, président de la république soviétique de Russie, le sauve, mais prend les choses en main. Il décide avec les onze autres républiques restantes de dissoudre l’Union Soviétique pour former la Communauté des États Indépendants (CEI). Le 25 décembre 1991 Gorbatchev est poussé à démissionner de la présidence de l’URSS. 11 B. L’Europe de l’Ouest (1945-1989) L’idée européenne à l’issue de la Seconde
  • En 1946 Winston Churchill parle du « rideau de fer » qui s’est abattu sur l’Europe.1 En 1947 c’est la rupture :
    • le président des États-Unis Truman définit la doctrine du « containment », pour stopper l’expansion de l’URSS et du communisme en Europe
    • c’est dans ce cadre que les Américains lancent le plan Marshall pour reconstruire l’Europe et réduire l’influence communiste, mais Staline interdit aux pays sous son influence d’accepter cette aide financière
    • les partis communistes de l’Est et de l’Ouest sont regroupés dans le Kominform, dominé par le PCUS (Parti communiste de l’Union Soviétique)
    • les partis communistes occidentaux quittent les gouvernements là où ils y participaient (France, Italie, Belgique, Luxembourg…), suivant la volonté de Staline et sous la pression des Américains
    • suivant la doctrine Jdanov, le monde est désormais divisé en deux camps hostiles, celui des « impérialistes » et celui des « antiimpérialistes » (=> URSS et ses alliés, appelés bientôt « États satellites » par l’Ouest ou « démocraties populaires » par l’Est)
    • l’espionnage et le contre-espionnage témoignent de la méfiance réciproque Cette rupture correspond à l’antagonisme entre le communisme et le libéralisme capitaliste, déjà très réel dans l’entre-deux-guerres.

À retenir

Après 1945, l’URSS met en place en Europe centrale et orientale un bloc de démocraties populaires uniformisé et dominé par Moscou. Cet encadrement repose sur la surveillance politique, la contrainte policière et le contrôle militaire.

3. Les tensions et la détente dans la guerre froide en Europe (1956-1975

Notions clés & Définitions

  • La CEE : Le temps des projets et des premières réalisations (1954-1986) a.
  • Détente : L’Ouest et le retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan qui montrent que l’URSS renonce à toute politique impérialiste ;
  • Printemps de Prague : Mouvement de réforme lancé en 1968 par Dubcek en Tchécoslovaquie, qui prône un « socialisme à visage humain », plus libre et ouvert au multipartisme, avant d’être réprimé par les troupes du Pacte de Varsovie en août 1968.

Points essentiels

  • Les engagements pris à Helsinki en 1975 servent de référence aux populations de l’Est qui réclament davantage de libertés fondamentales, de participation politique et de meilleures conditions de vie.
  • Le Printemps de Prague se termine par la répression d’août 1968, le renvoi de Dubcek et la mise en place d’une normalisation du régime communiste.

À retenir

La détente reste limitée : elle n’efface ni la rivalité Est-Ouest ni les interventions soviétiques dans les pays de l’Est. Les crises de Prague, de Hongrie et les revendications nées après Helsinki montrent que la confrontation politique demeure forte jusqu’à la fin de la guerre froide.

4. La construction européenne : de la CECA aux premiers élargissements de la CEE (1950-1986

Notions clés & Définitions

  • Parlement européen : Institution européenne dont les députés sont élus au suffrage universel depuis 1979 et dont les pouvoirs sont élargis en 1986 dans les domaines budgétaire et législatif.
  • Union européenne : Construction politique née avec Maastricht en 1992, fondée sur une citoyenneté européenne, une monnaie commune gérée par une banque centrale indépendante et une coordination des politiques économiques des États membres.
  • La CEE : Le temps des projets et des premières réalisations (1954-1986) a.
  • Construction européenne : La guerre froide et la construction européenne (1949-1954) a.

Points essentiels

  • La CEE s’inscrit dans une logique d’approfondissement économique et institutionnel.
  • Le Parlement européen, élu au suffrage universel depuis 1979, voit ses pouvoirs élargis en 1986 dans les domaines budgétaire et législatif.
  • L’Acte unique de 1986 établit un marché unique fondé sur la libre circulation des biens et des services.
  • Schengen marque une étape vers la suppression des contrôles aux frontières entre certains États européens.
  • L’élargissement a. La fin de la guerre froide : contexte favorable et nouveaux défis Pendant la période de la guerre froide, les peuples d’Europe centrale et orientale n’ont pu rejoindre les Communautés européennes. Avec la suppression du rideau de fer en 1989, cette frontière qui séparait l’Europe disparaît. Les anciens membres du CAEM (Conseil d’assistance économique mutuelle ou Comecon) ainsi que les ex-républiques soviétiques devenues indépendantes désirent rejoindre la CEE qui soutient la transition vers la démocratie et l’économie de marché avec des moyens importants. En 1990, l’ancienne RDA est absorbée par la République fédérale d’Allemagne, membre fondateur des Communautés européennes. La rapidité de la réunification allemande ne permet pas aux nouveaux Länder de profiter d’une période transitoire avant d’être intégrés dans l’Union européenne. L’effondrement du bloc de l’Est équivaut à un immense succès pour le monde occidental. En 1999 et 2004, les anciens pays satellites de l’URSS adhèrent à l’OTAN, et, en 2004 et 2007, deviennent membres de l’Union Européenne. La démocratie parlementaire se met peu à peu en place. Mais la décommunisation s’avère difficile et délicate. Souvent, les anciennes élites communistes continuent d’occuper des postes clé dans l’État et dans l’économie. Au niveau économique, la transition vers l’économie de marché est parfois douloureuse
  • Guerre mondiale (1945-1949) a. Construire l’Europe pour garantir la paix Les tensions internationales qui résultent des traités de paix de 1919 n’ont pas permis de couronner de succès les initiatives du ministre français des Affaires étrangères Aristide Briand et des autres partisans d’une unification européenne. En 1945, la situation internationale a complètement changé par rapport à celle de 1918. Désormais les États-Unis et l’Union soviétique dominent un monde où l’influence de l’Europe occidentale a été fortement diminuée par la guerre. Les États européens sont désormais obligés de se rapprocher s’ils veulent éviter un nouveau conflit, reconstruire leurs pays détruits et exister entre les deux Grands. b. Un projet contesté L’idée de construire une Europe unie est partagée par les principaux courants politiques européens qui jouent un rôle important au lendemain de la guerre en Europe occidentale : la démocratie chrétienne et la social-démocratie. Leur projet européen commun, qui est pourtant de promouvoir la démocratie, empêcher les guerres et favoriser le progrès économique et social, les oppose aux adversaires de l’unification européenne. Les partis communistes s’opposent ainsi à une Europe qui serait alignée sur le modèle américain et donc hostile à l’Union soviétique. D’autre part, bien qu’il soit favorable à une Europe unifiée, le Royaume-Uni veut prioritairement

À retenir

La construction européenne progresse par étapes, de la CECA à la CEE puis à Schengen et à l’Acte unique. Elle combine l’élargissement des compétences communes et la réduction progressive des frontières internes.

5. La première vague de décolonisation en Asie et la partition de l’Inde (1945-1950

Notions clés & Définitions

  • Théodore Herzl : Dirigeant politique à l’origine du lancement officiel du mouvement sioniste en 1896, qui revendique un retour dans la patrie historique juive.
  • Première vague : Première phase de la décolonisation qui touche d’abord une grande partie de l’Asie, y compris le Moyen-Orient, avant de concerner ensuite la plus grande partie de l’Afrique.
  • Vague de décolonisation : Processus de sortie de la domination coloniale qui peut être pacifique ou violent, et qui s’accompagne souvent de conflits sanglants après le départ des puissances coloniales.
  • Première Guerre : Conflit mondial antérieur à la Première Guerre mondiale, mentionné comme repère chronologique pour l’autonomie de certaines colonies britanniques devenues dominions avant 1914.

Points essentiels

  • La Déclaration Balfour de 1917 promet un foyer national juif en Palestine.
  • La diaspora juive s’installe en Palestine sous l’Empire ottoman puis sous mandat britannique.
  • La découverte des camps d’extermination en 1945 renforce la cause sioniste et accélère les arrivées juives en Palestine.
  • La partition de l’Inde appartient à la première vague de décolonisation en Asie.

À retenir

La Déclaration Balfour de 1917 promet un foyer national juif en Palestine.

6. Les guerres coloniales françaises et la décolonisation en Indochine et en Afrique du Nord

Notions clés & Définitions

  • Puissances coloniales : Ces pays se heurte alors à une forte résistance anticoloniale.
  • Troupes françaises : Forces du corps expéditionnaire français qui contrôlent les villes et les principales routes en Indochine, mais ne parviennent pas à vaincre la guérilla du Vietminh.

Points essentiels

  • Les guerres coloniales françaises montrent que la décolonisation peut prendre la forme d’un affrontement militaire prolongé.
  • En Indochine, la décolonisation passe par une guerre contre la puissance coloniale française.
  • En Afrique du Nord, la décolonisation s’inscrit aussi dans des conflits violents contre la domination française.
  • Ces guerres accélèrent la remise en cause de l’empire colonial français.
  • Les mouvements nationalistes anticoloniaux y gagnent en légitimité politique.

À retenir

La fin de l’empire colonial français ne résulte pas d’une simple négociation, mais d’une rupture violente et coûteuse. En Indochine comme en Algérie, les conflits prolongés affaiblissent la domination française et renforcent les mouvements nationalistes.

7. Le tiers-monde : mouvements de non-alignement, organisations régionales et enjeux économiques

Notions clés & Définitions

  • Tiers-monde : La scène internationale L’accès à l’ONU des pays décolonisés donne au tiers-monde une large majorité à l’Assemblée générale au début des années 60.
  • Non-alignement : Ce mouvement va s’étendre au début des années 1960 aux pays d’Afrique récemment décolonisés et les nombreux États d’Amérique latine qui ont exprimé le même désir de non-alignement et de développement économique.
  • Chocs pétroliers : En conséquence ces pays jouissent rapidement d’un poids politique et économique mondial notamment lors des chocs pétroliers en 1973 et 1979.

Points essentiels

  • Le tiers-monde cherche à s’affirmer entre les deux blocs par des stratégies de non-alignement.
  • Des organisations régionales apparaissent comme instruments de coopération et de solidarité entre États nouvellement indépendants.
  • Les chocs pétroliers modifient les rapports de force internationaux et renforcent certaines tensions régionales.
  • La montée des courants islamistes influence les équilibres politiques dans plusieurs régions du tiers-monde.
  • Les États-Unis et l’URSS interviennent de plus en plus, par la diplomatie comme par les armes.
  • La division du tiers-monde On assiste à l’éclatement du tiers-monde en des tiers-monde dans les années 1970 et 1980.

À retenir

Le tiers-monde n’est pas un bloc homogène : il s’affirme par le non-alignement, des coopérations régionales et des revendications économiques communes. Mais il reste traversé par des dépendances, des interventions des grandes puissances et des tensions internes qui empêchent toute unité durable.

8. Les difficultés économiques et politiques des États issus de la décolonisation dans le

Notions clés & Définitions

  • Social : Égalité des salaires et travail obligatoire vs disparités sociales sans garantie d’emploi ;
  • Culturel : Art officiel et censure vs création et expressions culturelles libres (art, littérature, sciences…), glorification du paradis des travailleurs vs « American Way of Life ».
  • Nelson Mandela : Dirigeant sud-africain libéré en 1990 après vingt-sept ans de prison, puis élu premier président noir de l’Afrique du Sud en 1994.
  • Congrès national africain : Dans les années 1950 à 1970, l’ANC, le Congrès national africain, le principal mouvement de lutte noire, tente de résister à l’apartheid d’abord de façon pacifique, puis violente.
  • États issus : Le tiers-monde – de l’union à l’éclatement Les difficultés matérielles et politiques des États issus de la décolonisation Les difficultés, auxquelles les États issus de la colonisation sont confrontés au départ, sont multiformes.

Points essentiels

  • L’apartheid repose sur un héritage colonial de discrimination raciale et sur des mesures d’humiliation et d’expropriation contre la population noire.
  • Les populations non blanches sont strictement séparées, confinées dans des townships pauvres et sous-équipés, avec éducation séparée, professions réservées et interdiction du mariage interethnique et de la mixité quotidienne.
  • Nelson Mandela est libéré en 1990 après vingt-sept ans de prison et devient le premier président noir de l’Afrique du Sud en 1994.
  • L’Afrique du Sud réintègre le Commonwealth après la fin de l’apartheid.
  • Le pays reste confronté à de graves difficultés sociales et économiques comme le chômage, la pauvreté, le sida, la criminalité et la corruption.
  • Dans les années suivantes, l’Afrique du Sud sort de l’isolation internationale, réintègre le Commonwealth et cherche à réconcilier Noirs et Blancs sud- africains.
  • Jusqu’à nos jours le pays doit faire face à de graves difficultés : chômage, pauvreté, SIDA, criminalité, corruption...

À retenir

Le pays reste confronté à de graves difficultés sociales et économiques comme le chômage, la pauvreté, le sida, la criminalité et la corruption.

9. Le rôle des superpuissances dans la décolonisation et les conflits du tiers-monde

Notions clés & Définitions

  • Résistance antisoviétique : Le régime prosoviétique afghan s’écroule en 1992 sans pour autant donner la paix au pays exsangue, puisque les organisations de résistance antisoviétiques ne parviennent pas à s’entendre et continuent la guerre civile.
  • Dans un contexte de guerre : La création de l’État Israël sur le territoire de la Palestine en 1948 va entraîner les premiers conflits armés dans un contexte de Guerre froide et de décolonisation.
  • Dans les années : Les colonies portugaises d’Afrique sont les dernières à accéder à l’indépendance dans les années 1970 à la suite d’une épuisante guerre coloniale.
  • Union Soviétique : L'Union soviétique soutient le nouveau régime et intervient massivement pour reprendre le contrôle des zones rebelles.

Points essentiels

  • Les superpuissances interviennent dans les crises du tiers-monde en combinant pression diplomatique et action militaire.
  • L’URSS mène en Afghanistan une politique qui finit par échouer et se retire unilatéralement en 1989.
  • Le Pakistan soutient les talibans dans leur combat contre la présence soviétique puis dans la guerre civile afghane.
  • Les organisations de résistance antisoviétiques ne parviennent pas à s’entendre après le départ soviétique.
  • (traité 4+2), qui entre en vigueur le 3 octobre 1990 (depuis c’est la fête nationale de l’Allemagne). La chute de l’Union Soviétique Alors que la nouvelle politique de Gorbatchev est saluée avec enthousiasme dans le monde occidental et dans les démocraties populaires, elle n’est guère appréciée en URSS même. Les contradictions entre l’économie planifiée et la perestroïka reposant sur des principes capitalistes ont mené à une grave crise d’approvisionnement, à une explosion du chômage et à une flambée des prix. Après la dissolution du bloc de l’Est en 1989, c’est le tour des républiques soviétiques de faire sécession. En effet, elles ont souffert pendant des décennies de la politique de russification que Moscou a imposée, malgré une égalité officielle des droits des peuples composant l’URSS. En 1990, les républiques soviétiques baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) proclament leur indépendance. En août 1991 des communistes conservateurs tentent un putsch contre Gorbatchev. Boris Eltsine, président de la république soviétique de Russie, le sauve, mais prend les choses en main. Il décide avec les onze autres républiques restantes de dissoudre l’Union Soviétique pour former la Communauté des États Indépendants (CEI). Le 25 décembre 1991 Gorbatchev est poussé à démissionner de la présidence de l’URSS. 11 B. L’Europe de l’Ouest (1945-1989) L’idée européenne à l’issue de la Seconde
  • Soutenus par le Pakistan dans le combat contre la présence soviétique (1979-1988), les talibans sortent victorieux de la guerre civile des années 1990.

À retenir

Les superpuissances interviennent dans les crises du tiers-monde en combinant pression diplomatique et action militaire.

10. Les conflits israélo-arabes et leurs conséquences internationales (1956-1973

Notions clés & Définitions

  • Mouvement sioniste : Courant politique lancé officiellement par Théodore Herzl en 1896, qui puise sa légitimité dans l’histoire du royaume biblique d’Israël et dans l’idée d’une terre promise par Dieu à Abraham pour justifier l’installation juive en Palestine.

Points essentiels

  • Le conflit entre Juifs et Arabes s’intensifie dans les années 1930 avec une nouvelle vague d’immigration juive en Palestine.
  • Au début des années 1990, la fin de la Guerre froide, le retrait soviétique d’Afghanistan, l’issue de la première guerre du Golfe et le début d’un règlement du problème palestinien semblent annoncer une période plus calme et stable.
  • Le conflit israélo-arabe s’enracine dans l’installation progressive de Juifs en Palestine et dans l’opposition croissante avec les Arabes.
  • Le mandat britannique et la promesse d’un foyer national juif alimentent la montée des tensions.
  • La guerre du Kippour appartient à la séquence des grands conflits israélo-arabes du XXe siècle.

À retenir

Le conflit israélo-arabe s’enracine dans l’installation progressive de Juifs en Palestine et dans la montée des oppositions avec les Arabes, puis il se transforme en question palestinienne après 1948-1949. Même si le début des années 1990 semble ouvrir une phase plus stable, ce problème reste durablement international.

11. L’intervention soviétique en Afghanistan, la résistance islamiste et la chute des talibans

Notions clés & Définitions

  • Talibans : En même temps, le Conseil de sécurité des Nations Unies donne mandat aux pays de l’OTAN et à leurs partenaires de former une force d’intervention militaire, appelé ISAF (
  • Régime islamiste radical : Au pouvoir depuis 1996, ils établissent un régime islamiste radical à Kaboul, particulièrement sévère pour les femmes, exclues de l’école et du travail.
  • Guerre d’Afghanistan des États-Unis : 44 La guerre d’Afghanistan des États-Unis La guerre d’Afghanistan des États-Unis est la première grande réponse militaire aux attaques terroristes du 11 septembre 2001 qui ont frappé les États-Unis causant plus de 3000 morts.

Points essentiels

  • Le régime prosoviétique afghan s’effondre en 1992 sans ramener la paix.
  • Les organisations de résistance antisoviétiques poursuivent la guerre civile faute d’accord entre elles.
  • Les talibans prennent le contrôle de Kaboul en 1995 puis instaurent un régime islamiste radical à partir de 1996.
  • L’intervention américaine de l’automne 2001 provoque la chute du régime taliban et la mise en place d’une force internationale de stabilisation.
  • Michail Gorbatchev, aux prises avec des difficultés internes en URSS, constate l’échec de la politique soviétique en Afghanistan et décide unilatéralement de quitter le pays en 1989.
  • Le régime prosoviétique afghan s’écroule en 1992 sans pour autant donner la paix au pays exsangue, puisque les organisations de résistance antisoviétiques ne parviennent pas à s’entendre et continuent la guerre civile.

À retenir

Les talibans prennent le contrôle de Kaboul en 1995 puis instaurent un régime islamiste radical à partir de 1996.

12. La montée du terrorisme islamiste avec Al-Qaïda et ses implications internationales

Notions clés & Définitions

  • Mouvement islamiste : Huit millions d’Irakiens chiites vivant dans le sud du pays ainsi que l’appui de Téhéran aux rebelles kurdes représentent une réelle menace pour le régime du dictateur irakien.
  • Septembre 2001 : Moment des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, qui ont causé plus de 3000 morts et déclenché la première grande réponse militaire américaine en Afghanistan.
  • Terrorisme islamiste : Un terrorisme islamiste international se développe aussi, alimenté par les tensions grandissantes entre riches pays du Nord et populations pauvres du Sud.

Points essentiels

  • Les talibans hébergent Oussama Ben Laden en Afghanistan.
  • Les attentats du 11 septembre 2001 déclenchent l’intervention américaine en Afghanistan.
  • La structure réelle d’Al-Qaïda reste entourée d’une grande confusion.
  • Cette guerre se dirige, selon le gouvernement américain, à la fois contre le réseau Al-Qaïda18, que les Américains tiennent pour responsable pour les attaques de New York et de Washington, et contre le régime fondamentaliste des talibans, accusés de soutenir Oussama Ben Laden et d’autres membres dirigeants d’Al-Qaïda.
  • 42 La guerre d’Irak (2003) Suite aux attentats islamistes du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, les dirigeants américains estiment que la seule réponse au terrorisme est de frapper les ennemis potentiels là où ils sont installés.

À retenir

Al-Qaïda transforme une lutte contre l’ingérence occidentale en terrorisme transnational. Les attentats du 11 septembre 2001 en font un enjeu sécuritaire mondial et déclenchent l’intervention américaine en Afghanistan.

🧩 Compléments de couverture

  1. La révolte de Berlin-Est commence le 17 juin 1953 par une grève des ouvriers des grands chantiers de la Stalinallee contre l’augmentation des cadences.
  2. La politique de Khrouchtchev à partir de 1956 est celle de la « coexistence pacifique », qui renonce à la conquête tout en intensifiant la rivalité avec l’Ouest.
  3. Les accords d’Helsinki de 1975 sont conclus dans le cadre de la CSCE et engagent les deux blocs sur la paix, l’intégrité territoriale, les droits de l’homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
  4. L’URSS occupe après 1945 plusieurs pays d’Europe centrale et orientale qu’elle a « libérés », dont la Pologne, l’Allemagne de l’Est, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie.
  5. Lech Walesa, dirigeant de Solidarnosc, reçoit le prix Nobel de la paix en 1983.
  6. Gorbatchev devient secrétaire général du PCUS en 1985 et lance la glasnost, la perestroika, le désarmement et le retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan.
  7. La révolution de velours en Tchécoslovaquie porte Vaclav Havel à la présidence après le renversement de Husak.
  8. En 1989, la chute du mur de Berlin symbolise la fin de la domination soviétique en Europe centrale et orientale et la fin de la guerre froide.
  9. La RDA est déstabilisée par l’ouverture du rideau de fer par la Hongrie, puis par les manifestations pacifiques du lundi à Leipzig à partir du 25 septembre.
  10. Les traités de Rome sont signés le 25 mars 1957 par les six États de la CECA et créent la CEE et Euratom.
  11. La CEE adopte un tarif douanier extérieur commun après une période de transition de 12 ans.
  12. La CEE vise à devenir un grand marché où circulent librement hommes, biens et services.
  13. La PAC est obtenue par la France dans le cadre de la construction européenne.
  14. Les puissances coloniales européennes sont affaiblies par la guerre et perdent leur prestige après les succès de l’armée nippone.
  15. La propagande antioccidentale japonaise touche notamment l’Indochine, la Malaisie, l’Indonésie et la Birmanie.
  16. Le Commonwealth of Nations est créé en 1931 comme communauté d’États souverains gardant des liens commerciaux et moraux avec l’ancienne métropole.
  17. De la révolte à Berlin-Est à la construction du mur (1953-1961) Le 17 juin 1953, les travailleurs des grands chantiers de la Stalinallee se mettent en grève pour protester contre l’augmentation des cadences de travail.
  18. En 1963 et 1967, le général de Gaulle refuse l’adhésion de la Grande-Bretagne à la CEE considérant que ce pays est le « cheval de Troie » des États- Unis.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1945occupation soviétique de l’Europe centrale et orientale
1956crises de Pologne et de Hongrie
1968répression du Printemps de Prague
1975référence d’Helsinki pour les libertés à l’Est
1979élection du Parlement européen au suffrage universel
1983prix Nobel de la paix pour Lech Walesa

Tableaux de Synthèse

Bloc de l’Est : contrôle et résistances

Espace / momentForme de contrôleRéaction / issue
Europe centrale et orientale après 1945intégration dans un bloc dominé par Moscou, surveillance policière, menaces d’emprisonnement, usage de la forceréformes limitées, oppositions muselées
Pologne, octobre 1956répression par les forces polonaisesretour au pouvoir de Gomulka
Hongrie, 4 novembre 1956intervention des blindés soviétiquesfin des revendications d’Imre Nagy
Tchécoslovaquie, août 1968répression par les troupes du Pacte de Varsovierenvoi de Dubcek et normalisation

Construction européenne : étapes et approfondissement

DateÉtapeEffet
1957traités de Romecréation de la CEE et d’Euratom
1979élection du Parlement européen au suffrage universelrenforcement de la légitimité démocratique
1986Acte uniqueélargissement des pouvoirs budgétaire et législatif du Parlement européen et marché unique
1992Maastrichtnaissance de l’Union européenne

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la doctrine de la souveraineté limitée avec une liberté des États du bloc : elle justifie au contraire l’intervention soviétique.
  2. Mélanger les crises de 1956 : en Pologne, l’insurrection est réprimée par les forces polonaises, alors qu’en Hongrie l’URSS intervient le 4 novembre 1956.
  3. Prendre le Printemps de Prague pour une libéralisation durable : il se termine par la répression d’août 1968 et la normalisation.
  4. Croire que la détente supprime la rivalité Est-Ouest : le texte insiste sur le maintien des tensions et des interventions soviétiques.
  5. Confondre la CEE et l’Union européenne : la CEE naît avec les traités de Rome en 1957, l’UE avec Maastricht en 1992.
  6. Assimiler la décolonisation française à une simple négociation : en Indochine et en Afrique du Nord, elle passe par des guerres coloniales violentes.
  7. Confondre le non-alignement avec l’alignement sur un bloc : le tiers-monde cherche à s’affirmer entre les deux blocs.

Checklist Examen

  1. Savoir situer l’occupation soviétique de l’Europe centrale et orientale après 1945.
  2. Identifier la doctrine de la souveraineté limitée et son rôle dans les interventions soviétiques.
  3. Distinguer les événements de Pologne et de Hongrie en 1956.
  4. Expliquer le sens du Printemps de Prague et sa répression en août 1968.
  5. Retenir que les engagements d’Helsinki en 1975 servent de référence aux revendications de libertés à l’Est.
  6. Connaître les étapes de la construction européenne : CECA, traités de Rome, Parlement européen, Acte unique, Maastricht.
  7. Comprendre que la CEE vise un approfondissement économique et institutionnel.
  8. Montrer que la décolonisation française en Indochine et en Afrique du Nord passe par des conflits armés.
  9. Définir le tiers-monde comme un espace cherchant le non-alignement entre les deux blocs.
  10. Retenir que les chocs pétroliers de 1973 et 1979 donnent un poids accru au tiers-monde.
  11. Connaître le parcours de Nelson Mandela : libération en 1990, élection en 1994.
  12. Savoir que l’Afrique du Sud reste confrontée à de graves difficultés sociales et économiques après l’apartheid.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Histoire de l'Europe et du Monde (1945-1989) avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel est le rôle de l’insurrection d’octobre 1956 en Pologne ?

2. Quel rôle l’appartenance au Pacte de Varsovie joue-t-elle dans le bloc de l’Est ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Histoire de l'Europe et du Monde (1945-1989) avec 24 flashcards interactives.

Résistances communistes — définition ?

Opposition aux régimes soviétiques en Europe de l’Est.

Doctrine souveraineté limitée — rôle ?

Justifie l’intervention soviétique en bloc.

Europe centrale — pays occupés ?

Pologne, RDA, Tchécoslovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie.

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