QCM : Histoire de l’orthographe française (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle les Serments de Strasbourg jouent-ils dans l’histoire du français écrit ?

Ils marquent, en 842, le remplacement du proto-français parlé par le latin écrit
Ils fixent, en 1430, la première orthographe française diffusée par l’imprimerie
Ils consacrent, au quatrième millénaire avant notre ère, l’apparition de l’écriture
Ils marquent, en 842, le passage de la langue parlée vers la langue écrite

Ils marquent, en 842, le passage de la langue parlée vers la langue écrite

Explication

Les Serments de Strasbourg, datés de 842, marquent le passage de la langue parlée vers la langue écrite. La date de 1430 est associée au développement de l’imprimerie, non aux Serments.

2. Quelle position Léon Bourgeois défend-il en 1891 au sujet des graphies employées par les élèves ?

Une simplification obligatoire des graphies avant leur enseignement dans les écoles.
Une harmonisation du pluriel des mots étrangers dans les travaux des élèves.
Une tolérance pédagogique permettant d’admettre certaines variantes sans sanctionner les élèves.
Une norme de référence imposant la même graphie à tous les élèves dans chaque exercice.

Une tolérance pédagogique permettant d’admettre certaines variantes sans sanctionner les élèves.

Explication

Léon Bourgeois défend une tolérance pédagogique afin que les élèves ne soient pas sanctionnés pour certaines variantes graphiques. Cette tolérance se distingue d’une norme qui fixe des graphies de référence.

3. Quelle orientation orthographique caractérise le dictionnaire de l’Académie française paru en 1680 ?

Il privilégie les consonnes historiques et écarte toute simplification graphique.
Il conserve des graphies étymologiques tout en simplifiant certaines consonnes.
Il abandonne les graphies étymologiques et maintient toutes les consonnes.
Il adopte une orthographe entièrement moderne et supprime les lettres historiques.

Il conserve des graphies étymologiques tout en simplifiant certaines consonnes.

Explication

Le dictionnaire de 1680 associe la conservation de graphies étymologiques à la simplification de certaines consonnes. Garder des lettres historiques ne signifie donc pas que toutes les consonnes sont maintenues.

4. Une école souhaite appliquer les rectifications orthographiques de 1990 dans ses travaux écrits : quelle règle doit-elle suivre ?

Elle doit imposer les nouvelles graphies, qui remplacent les formes anciennes.
Elle doit choisir les formes anciennes, car les nouvelles graphies ne sont pas admises.
Elle peut les recommander, mais les formes anciennes deviennent incorrectes.
Elle peut les recommander, tandis que l’ancienne et la nouvelle orthographe restent acceptées.

Elle peut les recommander, tandis que l’ancienne et la nouvelle orthographe restent acceptées.

Explication

Les rectifications sont recommandées sans être obligatoires, et les deux orthographes sont acceptées. L’idée qu’elles imposent les nouvelles graphies confond une recommandation avec une réforme contraignante.

5. Quel changement orthographique distingue la troisième édition du dictionnaire de l’Académie française, publiée en 1740 ?

Elle ajoute des lettres grecques et développe le principe morphologique.
Elle simplifie fortement les graphies et introduit des accents, comme dans « fenêtre ».
Elle renforce les graphies étymologiques et supprime les accents de certains mots.
Elle adopte l’ordre alphabétique et conserve les formes anciennes de « oi ».

Elle simplifie fortement les graphies et introduit des accents, comme dans « fenêtre ».

Explication

L’édition de 1740 simplifie fortement les graphies et introduit des accents, notamment dans « fenêtre » et « répondre ». L’ajout de lettres grecques et le développement du principe morphologique caractérisent plutôt l’édition de 1835.

6. Dans les graphies médiévales, quelle situation correspond à une lettre muette ?

Une lettre écrite qui correspond à un son entendu dans la forme prononcée
Une lettre qui indique une variante graphique sans modifier l’histoire du mot
Une lettre écrite qui n’est pas prononcée dans la forme orale
Une lettre absente de l’écrit parce qu’elle ne figure pas dans la prononciation

Une lettre écrite qui n’est pas prononcée dans la forme orale

Explication

Une lettre muette est présente dans la graphie sans être prononcée, et les formes médiévales pouvaient aussi admettre plusieurs graphies pour une même forme prononcée. Une lettre correspondant à un son entendu n’est pas muette.

7. Quelle distinction oppose une graphie phonétique à une graphie étymologique ?

La première conserve l’histoire du mot, tandis que la seconde reproduit sa prononciation
La première reproduit ce que l’on entend, tandis que la seconde conserve des traces de l’histoire du mot
La première distingue les lettres muettes, tandis que la seconde transcrit uniquement les sons entendus
La première uniformise les variantes, tandis que la seconde multiplie les formes prononcées

La première reproduit ce que l’on entend, tandis que la seconde conserve des traces de l’histoire du mot

Explication

La graphie phonétique privilégie la prononciation, alors que la graphie étymologique maintient des traces de l’histoire du mot. L’option qui attribue ces fonctions dans l’ordre inverse confond les deux principes.

8. Quelle orientation caractérise l’édition du dictionnaire de l’Académie française publiée entre 1932 et 1935 ?

Une orientation réformatrice privilégiant des graphies simplifiées et accessibles.
Une orientation pédagogique admettant les variantes graphiques des élèves.
Une orientation très conservatrice privilégiant des graphies savantes et élitistes.
Une orientation de régularisation harmonisant les mots étrangers et leurs pluriels.

Une orientation très conservatrice privilégiant des graphies savantes et élitistes.

Explication

L’édition publiée entre 1932 et 1935 est très conservatrice et favorise des graphies savantes et élitistes. L’admission de variantes chez les élèves relève plutôt de la tolérance pédagogique défendue par Léon Bourgeois.

9. Comment l’imprimerie contribue-t-elle à la standardisation de l’orthographe ?

Elle remplace les conventions orthographiques par une transcription de chaque prononciation
Elle maintient les usages locaux en empêchant la circulation des variantes graphiques
Elle fait disparaître les lettres muettes en privilégiant la graphie phonétique
Elle encourage la diffusion à grande échelle, la sélection de variantes et une standardisation progressive

Elle encourage la diffusion à grande échelle, la sélection de variantes et une standardisation progressive

Explication

L’imprimerie permet une diffusion plus large, favorise la sélection de variantes et contribue progressivement à standardiser l’orthographe. Elle ne supprime pas les variantes en imposant une transcription phonétique de chaque prononciation.

10. Qui a proposé les rectifications orthographiques de 1990 à Genève ?

Le ministère de l’Éducation nationale et des enseignants
L’Académie française et dix-sept écrivains
L’Office québécois de la langue française et des lexicographes
Le Conseil supérieur de la langue française et dix linguistes

Le Conseil supérieur de la langue française et dix linguistes

Explication

La proposition a été élaborée à Genève par le Conseil supérieur de la langue française et dix linguistes. L’Académie française est liée à une autre entreprise de dictionnaire, mais elle n’est pas l’instance indiquée pour cette proposition.

11. Quelle évolution caractérise le proto-français par rapport au système latin ?

La fixation des cas latins et la disparition progressive des articles
La disparition des prépositions et la liberté croissante de l’ordre des mots
La disparition des cas, l’ajout de prépositions et d’articles, et la fixation de l’ordre des mots
Le maintien des cas latins et le remplacement des articles par des terminaisons

La disparition des cas, l’ajout de prépositions et d’articles, et la fixation de l’ordre des mots

Explication

Le proto-français perd les cas et recourt davantage aux prépositions et aux articles, tandis que l’ordre des mots se fixe. Le maintien des cas décrit au contraire une continuité avec le système latin.

12. Quand la langue parlée évoluait vers le proto-français tandis que l’écrit restait en latin, que devait faire une personne qui écrivait ?

Fixer l’ordre des mots latins en ajoutant des articles français
Traduire le proto-français en latin pour rédiger dans la langue écrite
Remplacer le latin écrit par le francique parlé dans tous les textes
Transcrire le proto-français en adaptant l’alphabet latin à ses sons

Traduire le proto-français en latin pour rédiger dans la langue écrite

Explication

L’écart entre la langue parlée et la langue écrite signifiait qu’écrire revenait à traduire le proto-français en latin. L’adaptation de l’alphabet latin aux sons du français relève d’un autre enjeu, celui de la notation des sons.

13. Quels éléments constituent une langue et permettent la mise en œuvre du langage ?

Des conventions orthographiques transmises par l’imprimerie
Un ensemble de signes vocaux et signés
Des procédés graphiques utilisés pour transcrire des sons
Des règles écrites fixant une forme correcte pour chaque mot

Un ensemble de signes vocaux et signés

Explication

Une langue est un ensemble de signes vocaux et signés qui permet de mettre en œuvre la faculté de langage. Les procédés graphiques concernent l’écriture, qui transcrit la langue.

14. Quel est le rôle de l’écriture par rapport à une langue ?

Elle constitue la faculté de langage à partir de signes vocaux
Elle rassemble les règles qui déterminent la forme écrite considérée comme correcte
Elle fixe la prononciation que les locuteurs doivent adopter
Elle fournit des procédés et des signes pour transcrire la langue

Elle fournit des procédés et des signes pour transcrire la langue

Explication

L’écriture est un ensemble de procédés et de signes qui transcrivent une langue. Les règles valorisées qui définissent la manière correcte de l’écrire relèvent plutôt de l’orthographe.

15. Quelle mesure l’ordonnance de Villers-Cotterêts impose-t-elle en 1539 pour les documents officiels ?

Employer le français à la place du latin
Confier la rédaction des actes à l’Académie française
Employer le latin à la place du français
Adopter une orthographe simplifiée pour les actes

Employer le français à la place du latin

Explication

L’ordonnance impose le français dans les documents officiels, en remplacement du latin. Elle ne porte pas sur une simplification générale de l’orthographe, mais sur la langue des actes.

16. Quelle évolution apparaît dans la sixième édition du dictionnaire de l’Académie française, publiée en 1835 ?

Une adoption de l’ordre alphabétique, avec la suppression des lettres d’origine grecque.
Un retour vers l’étymologie, avec l’ajout de y et le remplacement de « oi » par « ai » dans certaines formes.
Une simplification générale, avec l’ajout d’accents et le maintien de « oi » dans toutes les formes.
Une régularisation des consonnes, avec le remplacement de « ai » par « oi » dans certaines formes.

Un retour vers l’étymologie, avec l’ajout de y et le remplacement de « oi » par « ai » dans certaines formes.

Explication

L’édition de 1835 se rapproche de l’étymologie, ajoute notamment la lettre y et remplace « oi » par « ai » dans certaines formes, tout en développant le principe morphologique. Le remplacement de « ai » par « oi » inverse le changement décrit pour cette édition.

17. Que désigne l’orthographe d’une langue ?

La manière considérée comme correcte de l’écrire, avec les règles et le savoir nécessaires pour les appliquer
Un ensemble de signes vocaux et signés permettant de mettre en œuvre le langage
L’ensemble des procédés et des signes servant à transcrire une langue
La capacité de parler une langue sans tenir compte de ses conventions écrites

La manière considérée comme correcte de l’écrire, avec les règles et le savoir nécessaires pour les appliquer

Explication

L’orthographe correspond à une forme d’écriture valorisée et normée, ainsi qu’aux règles qui la régissent. L’ensemble des procédés et des signes de transcription désigne plutôt l’écriture.

18. De quelle évolution linguistique le français est-il issu ?

D’un proto-français formé après l’apparition de l’imprimerie et de l’orthographe standard
D’un latin peu influencé par les langues germaniques et fortement marqué par le gaulois
D’un francique romanisé, dont les principales traces viennent du gaulois
D’un gallo-roman germanisé, fortement influencé par le francique et portant peu de traces du gaulois

D’un gallo-roman germanisé, fortement influencé par le francique et portant peu de traces du gaulois

Explication

Le français est issu d’un gallo-roman germanisé, avec une forte influence du francique et peu de traces du gaulois. L’idée d’une forte empreinte gauloise inverse donc le poids des influences décrit.

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Qu’est-ce que l’orthographe ?

La manière jugée correcte d’écrire une langue.

Que désigne aussi l’orthographe ?

L’ensemble des règles d’écriture d’une langue.

Quelle connaissance l’orthographe comprend-elle ?

La connaissance permettant d’appliquer rigoureusement les règles d’écriture.

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