QCM : Histoire du droit romain et médiéval (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le droit objectif dans une société ?

Une faculté morale que chacun choisit d’exercer sans reconnaissance juridique
Une décision rendue par un juge pour résoudre un litige entre deux personnes
Un ensemble de règles de conduite édictées socialement et sanctionnées, qui s’imposent aux membres de la société
Une prérogative individuelle reconnue par le droit, permettant à son titulaire d’agir ou d’interdire

Un ensemble de règles de conduite édictées socialement et sanctionnées, qui s’imposent aux membres de la société

Explication

Le droit objectif rassemble des règles communes édictées socialement et assorties de sanctions. La prérogative individuelle décrite dans une autre réponse relève du droit subjectif, et non du droit objectif.

2. Une personne peut invoquer un droit reconnu par les règles juridiques pour agir ou s’opposer à une action : de quelle notion s’agit-il ?

De la jurisprudence, qui désigne l’ensemble des décisions rendues par les tribunaux
De la coutume sociale, qui établit des usages sans leur reconnaître de sanction juridique
Du droit subjectif, qui confère une prérogative individuelle à son titulaire
Du droit objectif, qui rassemble les règles applicables aux membres de la société

Du droit subjectif, qui confère une prérogative individuelle à son titulaire

Explication

Le droit subjectif est une prérogative individuelle reconnue et sanctionnée par le droit, qui permet d’agir ou d’interdire. Le droit objectif correspond plutôt à l’ensemble des règles communes applicables dans la société.

3. Dans la conception mésopotamienne du droit, comment s’articulent l’origine des lois et leur mise en œuvre ?

Les lois sont présentées comme d’origine divine, tandis que les hommes en assurent la conduite concrète
Les lois sont élaborées par les hommes, tandis que les dieux en assurent directement l’application
Les lois sont présentées comme des décisions humaines, sans lien avec une autorité divine
Les lois sont révélées par les dieux et appliquées directement par eux, sans intervention humaine

Les lois sont présentées comme d’origine divine, tandis que les hommes en assurent la conduite concrète

Explication

Dans le droit mésopotamien, les lois sont présentées comme venant des dieux, mais les hommes les dirigent concrètement. L’idée que les dieux en assurent eux-mêmes l’application confond leur origine divine avec leur conduite humaine.

4. Dans l’Iliade et l’Odyssée, quelle forme le droit prend-il notamment, à travers les figures de Thémis et de Diké ?

Une révélation divine formulant une loi archaïque sans décision humaine
Une sentence ou un jugement associé à des figures liées à la justice
Un contrat entre particuliers réglant les échanges et les successions
Un code écrit regroupant les règles de la vie familiale et économique

Une sentence ou un jugement associé à des figures liées à la justice

Explication

Thémis et Diké sont liées à la justice et au droit, qui apparaît notamment sous la forme d’une sentence ou d’un jugement. Une révélation divine de la loi ne rend pas compte de cette manifestation par une décision humaine.

5. Que désigne la « res publica » dans la pensée romaine ?

La science juridique développée par les consultations des juristes
La communauté politique, littéralement la « chose publique »
L’ensemble des provinces administrées par les gouverneurs romains
Le droit propre aux citoyens romains et à leurs magistrats

La communauté politique, littéralement la « chose publique »

Explication

La res publica signifie littéralement « chose publique » et désigne la communauté politique. Le droit propre aux citoyens romains correspond plutôt au ius civile.

6. Quelle tradition ancestrale structure le droit archaïque romain ?

Le ius civile, qui régit les citoyens romains
La lex rogata, soumise au vote du peuple
Le ius gentium, qui règle les rapports entre peuples
Le mos maiorum, qui transmet les usages des ancêtres

Le mos maiorum, qui transmet les usages des ancêtres

Explication

Le mos maiorum désigne la tradition ancestrale qui structure le droit archaïque romain. Le ius gentium concerne plutôt les rapports impliquant différents peuples ou des étrangers.

7. Quel rôle la mise par écrit des règles dans la loi des Douze Tables joue-t-elle dans le conflit entre patriciens et plébéiens ?

Elle confie aux magistrats patriciens le pouvoir de rédiger seuls les règles applicables.
Elle rend les règles plus accessibles et déplace l’autorité juridique des pontifes vers le législateur.
Elle supprime le ius et transfère aux assemblées populaires l’ensemble du pouvoir judiciaire.
Elle remplace le droit romain par un ensemble de règles empruntées aux peuples étrangers.

Elle rend les règles plus accessibles et déplace l’autorité juridique des pontifes vers le législateur.

Explication

La mise par écrit répond notamment au secret des règles appliquées par les magistrats patriciens et transforme surtout leur accessibilité ainsi que l’autorité qui les énonce. Elle ne supprime pas le ius, contrairement à l’idée d’une disparition complète du droit antérieur.

8. À quelle période la loi des Douze Tables a-t-elle fixé par écrit des règles romaines ?

Au IIIe siècle, pendant la montée du pouvoir impérial
En 254 av. J.-C., au début de l’enseignement public du droit
En 451-450 av. J.-C., au début de la République romaine
En 287 av. J.-C., lors de la reconnaissance des plébiscites

En 451-450 av. J.-C., au début de la République romaine

Explication

La loi des Douze Tables est datée de 451-450 av. J.-C. et constitue une étape importante de la mise par écrit du droit romain. La date de 287 av. J.-C. correspond plutôt à la loi Hortensia, qui rend les plébiscites obligatoires pour tous les citoyens.

9. Quelle différence distingue la lex data de la lex rogata dans la procédure d’adoption d’une loi ?

La lex data est votée par le peuple, tandis que la lex rogata est donnée par un magistrat.
La lex data est donnée par un magistrat, tandis que la lex rogata est soumise au vote du peuple.
La lex data relève du droit privé, tandis que la lex rogata relève du droit public.
La lex data est un plébiscite, tandis que la lex rogata est une décision des pontifes.

La lex data est donnée par un magistrat, tandis que la lex rogata est soumise au vote du peuple.

Explication

La lex data est édictée par un magistrat, alors que la lex rogata est présentée au vote du peuple, dont le rôle se limite à voter. La confusion la plus plausible inverse les deux procédures en attribuant au peuple la lex data.

10. Quelle conséquence le principe « le droit par l’action » entraîne-t-il pour une personne qui veut faire reconnaître un droit en procès ?

Elle doit faire confirmer son droit par une consultation impériale.
Elle doit obtenir l’accord préalable du préteur sur le fond du litige.
Elle doit disposer d’une action correspondant au droit invoqué.
Elle doit prouver que le juge a déjà tranché une affaire similaire.

Elle doit disposer d’une action correspondant au droit invoqué.

Explication

Dans la procédure romaine, un droit ne peut être reconnu en procès que s’il existe une action correspondante. L’accord du préteur sur le fond ne remplace pas cette action : le préteur contribue plutôt à organiser la procédure et à formuler les prétentions.

11. Un empereur veut rétablir une interprétation uniforme du droit dans son Empire et préserver l’héritage juridique romain : quelle mesure correspond à cet objectif ?

Réglementer par la loi des citations l’usage des œuvres des juristes
Faire réaliser une codification rassemblant le droit romain sous Justinien
Accorder le ius respondendi à davantage de jurisconsultes
Confier aux préteurs la création de formules adaptées aux litiges

Faire réaliser une codification rassemblant le droit romain sous Justinien

Explication

La codification de Justinien vise à restaurer l’unité et la sécurité juridique de l’Empire tout en préservant la tradition romaine. La loi des citations réglemente l’usage des œuvres des juristes, mais ne correspond pas à ce vaste projet de codification.

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Quelles règles constituent le droit objectif ?

Des règles de conduite socialement édictées et sanctionnées qui s’imposent aux membres d’une société.

Quelle formule Cicéron emploie-t-il pour résumer le lien entre société et droit ?

« Là où il y a société il y a du droit. »

Quelle est l’origine attribuée aux lois mésopotamiennes ?

Une origine divine.

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