QCM : Histoire du genre à Rome (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la distinction entre sexe et genre :

Le sexe renvoie aux rôles sociaux, tandis que le genre désigne les données biologiques individuelles.
Le sexe renvoie aux caractéristiques biologiques et anatomiques, le genre aux modèles culturels.
Le sexe désigne les comportements culturels, tandis que le genre correspond aux caractéristiques anatomiques.
Le sexe désigne les modèles culturels féminins et masculins, tandis que le genre renvoie à l’anatomie.
Le sexe et le genre désignent deux catégories de caractéristiques biologiques et anatomiques.

Le sexe renvoie aux caractéristiques biologiques et anatomiques, le genre aux modèles culturels.

Explication

Le sexe concerne les caractéristiques biologiques et anatomiques, tandis que le genre renvoie aux modèles culturels. Les autres formulations inversent ces notions ou réduisent le genre à la biologie.

2. L’histoire du genre se caractérise par les démarches suivantes :

Elle se limite à documenter les expériences des femmes sans examiner les hommes.
Elle analyse les modèles culturels qui attribuent des rôles aux femmes et aux hommes.
Elle explique les rôles sociaux par les seules caractéristiques biologiques des individus.
Elle étudie les rapports entre les femmes et les hommes dans les sociétés.
Elle prolonge l’histoire des femmes en élargissant les questions étudiées.

Elle analyse les modèles culturels qui attribuent des rôles aux femmes et aux hommes. · Elle étudie les rapports entre les femmes et les hommes dans les sociétés. · Elle prolonge l’histoire des femmes en élargissant les questions étudiées.

Explication

L’histoire du genre prolonge l’histoire des femmes, étudie les rapports entre les sexes et examine les modèles culturels d’attribution des rôles. Elle ne se limite pas aux femmes et ne réduit pas ces rôles à la biologie.

3. Dans les sociétés antiques, les doubles standards sexuels impliquent que :

Les hommes doivent se limiter à leur épouse, tandis que les femmes peuvent avoir plusieurs partenaires.
Les hommes peuvent avoir plusieurs partenaires, tandis que les femmes sont limitées à leur mari.
Les hommes et les femmes sont soumis à la même règle concernant leurs partenaires.
Dans le modèle romain, un homme libre peut être passif sexuellement.
Les femmes sont limitées à leur maître, tandis que les hommes sont limités à leur épouse.

Les hommes peuvent avoir plusieurs partenaires, tandis que les femmes sont limitées à leur mari.

Explication

Le double standard décrit autorise les hommes à avoir plusieurs partenaires, alors que les femmes doivent se limiter à leur mari. Les hommes ne sont donc pas limités à leur épouse, et les femmes ne peuvent pas avoir plusieurs partenaires. Les deux sexes ne suivent pas la même règle, et le modèle romain attend d’un homme libre qu’il soit actif sexuellement.

4. Dans le modèle romain décrit pour les personnes libres et les esclaves :

Les esclaves échappent aux rôles de genre attendus des personnes libres.
Un esclave peut occuper une position sexuellement passive.
Une esclave est présentée comme choisissant librement les partenaires de son maître.
Une esclave peut subir les partenaires sexuels imposés par son maître.
Un homme romain libre est présenté comme pouvant être passif dans ce modèle.

Les esclaves échappent aux rôles de genre attendus des personnes libres. · Un esclave peut occuper une position sexuellement passive. · Une esclave peut subir les partenaires sexuels imposés par son maître.

Explication

Une esclave peut subir les partenaires imposés par son maître et un esclave peut être passif ; les esclaves échappent ainsi aux rôles attendus des personnes libres. Le modèle de l’homme romain libre exige une position active, et les partenaires imposés ne relèvent pas du choix de l’esclave.

5. Que décrit la théorie des humeurs attribuée à Hippocrate ?

La santé dépend de l’équilibre entre le cœur, le cerveau, le foie et les reins, associés aux quatre saisons.
La santé dépend de l’équilibre du sang, de la bile, de l’atrabile et du flegme, associés au chaud, au froid, à l’humide et au sec.
La santé dépend de la proportion entre les aliments, les exercices, le sommeil et les émotions selon l’âge.
La santé dépend de l’équilibre entre les éléments terre, eau, air et feu, sans distinction de qualités corporelles.

La santé dépend de l’équilibre du sang, de la bile, de l’atrabile et du flegme, associés au chaud, au froid, à l’humide et au sec.

Explication

Cette théorie relie la santé à l’équilibre de quatre humeurs, chacune qualifiée selon les oppositions du chaud, du froid, de l’humide et du sec. L’association des quatre organes aux saisons relève d’un autre modèle et ne définit pas les humeurs mentionnées ici.

6. Quel événement marque le passage des filles romaines à l’âge adulte et s’accompagne de l’abandon de leurs jouets au temple de Vénus ?

Les rites de purification et de nomination célébrés au huitième jour après la naissance.
Le début de l’école secondaire, période où les filles sont moins nombreuses que les garçons.
Le mariage, vers 14 ou 15 ans, qui s’accompagne aussi du passage de la toge à la stola.
Le port de la toge virile à 16 ans, suivi de l’accès au vote à 17 ans.

Le mariage, vers 14 ou 15 ans, qui s’accompagne aussi du passage de la toge à la stola.

Explication

Pour les filles, le mariage vers 14 ou 15 ans marque l’entrée dans l’âge adulte ; elles déposent alors leurs jouets au temple de Vénus et portent la stola. Le port de la toge virile à 16 ans concerne le parcours des garçons, et non celui des filles.

7. Quel rôle la gravitas joue-t-elle dans le modèle de masculinité attendu des hommes aristocrates romains ?

Elle caractérise la pudeur associée aux femmes mariées.
Elle désigne leur compétence dans la transmission des héritages.
Elle exprime la maîtrise de soi attendue d’eux.
Elle marque leur appartenance juridique à la catégorie des affranchis.

Elle exprime la maîtrise de soi attendue d’eux.

Explication

La gravitas, associée à la virtus, est une qualité virile particulièrement exigée des hommes aristocrates et renvoie à la maîtrise de soi. La pudeur correspond plutôt à la pudicitia, vertu associée aux femmes.

8. À quelle période Valère Maxime affirme-t-il que des esclaves bien entraînés peuvent être aussi bons soldats que les citoyens ?

Vers 30 de notre ère
Au début de l’Empire
À la fin de la République
Vers la fin du IIe siècle de notre ère

Vers 30 de notre ère

Explication

Vers 30 de notre ère, Valère Maxime met en avant que l’entraînement peut permettre à des esclaves d’égaler les citoyens comme soldats, illustrant l’acquisition de la virtus. La fin de la République correspond plutôt à l’élargissement du sens de la virtus au contrôle de soi, à la justice et à la prudence.

9. En quoi les deux conceptions romaines de la pudeur diffèrent-elles dans l’évaluation d’une femme agressée sexuellement ?

La logique de la honte met l’accent sur la souillure du corps, tandis que la logique de la faute prend en compte l’intention de la femme.
La logique de la honte concerne les hommes, tandis que la logique de la faute s’applique aux femmes libres.
La logique de la honte évalue l’intention de l’agresseur, tandis que la logique de la faute s’attache à la souillure du corps.
La logique de la honte sanctionne l’absence de consentement, tandis que la logique de la faute ignore toute intention.

La logique de la honte met l’accent sur la souillure du corps, tandis que la logique de la faute prend en compte l’intention de la femme.

Explication

La logique de la honte considère la souillure corporelle indépendamment de l’intention, alors que la logique de la faute accorde de l’importance à l’intention de la femme. La logique de la honte n’évalue pas l’intention de l’agresseur, contrairement à ce que suggère un distracteur.

10. Quel contraste caractérise les idéaux romains d’apparence corporelle pour les hommes et les femmes ?

L’homme est valorisé pour un corps mou, la femme pour un corps entraîné au Champ de Mars.
L’homme est valorisé pour une peau lisse, la femme pour un corps athlétique et hâlé.
L’homme est valorisé pour le maquillage, la femme pour une apparence naturelle et sans parure.
L’homme est valorisé pour un corps athlétique, la femme pour un corps non sportif et paré.

L’homme est valorisé pour un corps athlétique, la femme pour un corps non sportif et paré.

Explication

L’idéal masculin privilégie un corps athlétique et naturel, tandis que l’idéal féminin valorise un corps non sportif et la parure. L’association de la peau lisse à l’homme inverse notamment les caractéristiques genrées décrites.

11. Quelle conséquence le port de la toge avait-il sur la manière dont un citoyen romain se présentait en public ?

Il pouvait couvrir sa tête, marquant ainsi son appartenance à la matrone.
Il signalait son statut d’affranchi, en remplaçant les vêtements de laine.
Il devait maîtriser ses mouvements, affichant ainsi la gravitas du citoyen.
Il indiquait son entrée dans l’âge adulte, en remplaçant la stola.

Il devait maîtriser ses mouvements, affichant ainsi la gravitas du citoyen.

Explication

La toge limitait l’aisance des mouvements, et son port contribuait ainsi à manifester la gravitas attendue du citoyen. La palla pouvait couvrir la tête, mais elle appartenait à la tenue des matrones et n’était pas la toge.

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Que désigne le sexe dans la distinction entre sexe et genre ?

Les caractéristiques biologiques et anatomiques.

Quelle formule de Simone de Beauvoir exprime la construction de la féminité ?

« On ne naît pas femme, on le devient. »

Dans le modèle romain du cours, à quoi les esclaves échappent-ils ?

Aux rôles de genre attendus des personnes libres.

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