QCM : Histoire du sport en France — 53 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon H. I. Marrou, que permet principalement l’histoire à l’être humain ?

Expliquer les événements en recherchant leurs causes économiques
Prendre conscience de son évolution pour mieux se connaître
Reconstituer le passé vécu pour préserver les souvenirs collectifs
Comparer les institutions anciennes afin de prévoir leur avenir

Prendre conscience de son évolution pour mieux se connaître

Explication

Pour H. I. Marrou, l’histoire est un effort de prise de conscience de l’évolution humaine, qui aide chacun à mieux comprendre ce qu’il est devenu. La restitution d’un passé vécu relève davantage de la mémoire que de cette définition de l’histoire.

2. Quelle fonction l’histoire remplit-elle à la fois pour l’analyse du temps et pour l’identité collective ?

Elle remplace les récits nationaux par une mémoire commune indépendante du passé
Elle analyse le passé et le présent et contribue à ancrer une nation dans son identité
Elle décrit les événements anciens sans les relier aux enjeux du présent
Elle restitue les souvenirs personnels et transmet les expériences vécues par chaque citoyen

Elle analyse le passé et le présent et contribue à ancrer une nation dans son identité

Explication

L’histoire met en relation l’analyse du passé et du présent avec la manière dont une nation se situe et s’enracine dans son identité. La restitution des souvenirs personnels correspond plutôt à la mémoire, ce qui distingue cette fonction historique.

3. Comment Marc Bloch définit-il l’histoire ?

Comme une conservation des souvenirs vécus par les citoyens
Comme une science du changement et des différences
Comme une étude des traditions transmises par l’État
Comme une explication des événements fondée sur les récits personnels

Comme une science du changement et des différences

Explication

Marc Bloch définit l’histoire comme une science attentive aux changements et aux différences. Les souvenirs incorporés par les citoyens ou l’État renvoient à la mémoire plutôt qu’à cette définition scientifique de l’histoire.

4. Quelle distinction caractérise le mieux le rapport entre histoire et mémoire ?

L’histoire transmet les récits de l’État, tandis que la mémoire établit les faits avec une portée universelle
L’histoire vise un savoir objectif et universel, tandis que la mémoire exprime un passé vécu plus personnellement
L’histoire conserve un passé personnel, tandis que la mémoire construit un savoir objectif et universel
L’histoire explique les souvenirs collectifs, tandis que la mémoire mesure les changements entre les sociétés

L’histoire vise un savoir objectif et universel, tandis que la mémoire exprime un passé vécu plus personnellement

Explication

L’histoire cherche à produire un savoir objectif, complet et universel, alors que la mémoire correspond à un passé vécu et incorporé de façon plus personnelle. La mémoire ne se définit donc pas par la portée universelle et l’objectivité attribuées à l’histoire.

5. Un chercheur souhaite comprendre les causes et la signification d’un événement plutôt que d’en établir la simple chronologie. Quelle démarche historique privilégie-t-il ?

L’histoire événementielle, qui vise à connaître les faits
La mémoire collective, qui conserve les expériences partagées
L’histoire compréhensive, qui cherche à expliquer les faits
La mémoire individuelle, qui restitue les souvenirs personnels

L’histoire compréhensive, qui cherche à expliquer les faits

Explication

L’histoire compréhensive cherche à expliquer les faits, tandis que l’histoire événementielle vise principalement à les connaître. Établir une chronologie factuelle relèverait donc davantage de l’histoire événementielle.

6. Quelles caractéristiques définissent le sport moderne à la fin du XIXe siècle ?

Une pratique compétitive, réglementée et institutionnalisée
Une pratique personnelle, variable et indépendante des règles communes
Une activité hygiénique, spontanée et dépourvue d’organisations
Une pratique récréative, libre et principalement familiale

Une pratique compétitive, réglementée et institutionnalisée

Explication

À la fin du XIXe siècle, le sport moderne se caractérise par la compétition, la réglementation et l’institutionnalisation. Une pratique contemporaine peut être récréative ou peu institutionnalisée, mais cela ne correspond pas à cette définition historique du sport moderne.

7. Une personne pratique une activité sportive encadrée par des règles, sans appartenir à une institution, pour se divertir et entretenir sa santé. Comment cette pratique peut-elle être qualifiée ?

Un sport moderne nécessairement compétitif et institutionnalisé
Une activité compétitive dont la finalité principale est institutionnelle
Un sport actuel aux finalités récréatives et hygiéniques
Une pratique ancienne fondée sur l’absence de réglementation

Un sport actuel aux finalités récréatives et hygiéniques

Explication

Le sport actuel peut être réglementé sans être forcément institutionnalisé et poursuivre des finalités récréatives ou hygiéniques. Le sport moderne défini à la fin du XIXe siècle se distingue par son caractère compétitif et institutionnalisé.

8. Quelles sont les trois thèses qui s’opposent au sujet des origines du sport moderne ?

La tradition, la modernisation et la mondialisation
La compétition, la réglementation et l’institutionnalisation
La pratique, la performance et la professionnalisation
La continuité, la rupture et l’approche heuristique

La continuité, la rupture et l’approche heuristique

Explication

Les débats sur les origines du sport moderne s’organisent autour des thèses de la continuité, de la rupture et de la démarche heuristique. La compétition, la réglementation et l’institutionnalisation décrivent plutôt des caractéristiques du sport moderne, et non des thèses sur ses origines.

9. En quelle année les premiers concours olympiques grecs constituent-ils les premières traces de compétition sportive ?

En 393 après J.-C.
En 146 avant J.-C.
En 776 avant J.-C.
En 490 avant J.-C.

En 776 avant J.-C.

Explication

L’année 776 avant J.-C. marque les premières traces connues de compétition sportive avec les concours olympiques grecs. L’année 393 après J.-C. correspond à la fin des concours grecs sous Théodose Ier.

10. Quelle combinaison décrit le mieux les fonctions de l’activité sportive chez les Grecs ?

Spectaculaire, commerciale, judiciaire et impériale
Militaire, éducative, religieuse et communautaire
Politique, professionnelle, médicale et individuelle
Militaire, économique, coloniale et administrative

Militaire, éducative, religieuse et communautaire

Explication

Chez les Grecs, le sport prépare notamment à la guerre, forme le citoyen, accompagne les rites religieux et renforce la communauté. La dimension de spectacle et de contrôle politique caractérise davantage les jeux romains.

11. Quelle association entre concours panhellénique, lieu et divinité est correcte ?

Concours néméens, Corinthe, Poséidon
Concours isthmiques, Olympie, Zeus
Concours pythiques, Delphes, Apollon
Concours olympiques, Némée, Héraclès

Concours pythiques, Delphes, Apollon

Explication

Les concours pythiques se déroulent à Delphes en l’honneur d’Apollon. Les concours isthmiques ont lieu à Corinthe, les concours néméens à Némée et les concours olympiques à Olympie, avec des divinités différentes.

12. Quel changement distingue principalement les jeux romains des concours grecs ?

Les jeux romains remplacent les spectacles par une formation civique générale.
Les jeux romains réservent les compétitions aux citoyens aristocrates.
Les jeux romains privilégient le spectacle et le contrôle politique de la plèbe.
Les jeux romains abandonnent toute dimension militaire et religieuse.

Les jeux romains privilégient le spectacle et le contrôle politique de la plèbe.

Explication

À Rome, les jeux appelés ludi circenses deviennent des spectacles qui servent notamment au délassement, à la politique et au contrôle de la plèbe. Les concours grecs associent davantage la pratique sportive à l’éducation, à la citoyenneté et aux rites religieux.

13. Quelles pratiques caractérisent principalement les activités sportives du Moyen Âge ?

Le football réglementé, le tennis moderne et l’athlétisme scolaire
Les courses cyclistes, l’escrime fédérale et les compétitions automobiles
Les tournois, les joutes, le jeu de paume et le jeu de soule
Les concours olympiques, les courses de chars et les combats navals

Les tournois, les joutes, le jeu de paume et le jeu de soule

Explication

Les tournois, les joutes, le jeu de paume et le jeu de soule comptent parmi les principales pratiques médiévales. Elles concernent la noblesse et le peuple, avec une présence féminine très limitée.

14. Quelle différence oppose la fonction des pratiques médiévales chez les chevaliers et chez le peuple ?

Les chevaliers pratiquent pour la religion, tandis que le peuple vise une carrière professionnelle.
Les chevaliers se préparent à la guerre, tandis que le peuple y trouve distraction et exutoire.
Les chevaliers recherchent le spectacle, tandis que le peuple suit une éducation institutionnalisée.
Les chevaliers recherchent la santé, tandis que le peuple développe une formation militaire.

Les chevaliers se préparent à la guerre, tandis que le peuple y trouve distraction et exutoire.

Explication

Pour les chevaliers, les pratiques servent à la fois au divertissement et à la préparation guerrière. Pour le peuple, elles constituent surtout une distraction et un exutoire, sans la même fonction militaire.

15. Quel effet le processus de civilisation décrit par Norbert Elias et Eric Dunning produit-il sur les pratiques sportives ?

Il remplace les activités collectives par des exercices individuels orientés vers la santé.
Il transforme les pratiques populaires en cérémonies religieuses réservées aux nobles.
Il entraîne une disparition des règles et une intensification des affrontements physiques.
Il favorise une codification et une euphémisation progressive de la violence.

Il favorise une codification et une euphémisation progressive de la violence.

Explication

Le processus de civilisation conduit progressivement à encadrer les pratiques par des règles et à rendre la violence moins directement brutale. Il ne correspond donc pas à une suppression des règles ni à une intensification des affrontements.

16. Quelle opposition décrit les deux origines des sports modernes en Angleterre ?

Les gentlemen farmers contrôlent les fédérations scolaires, tandis que les public schools refusent toute institutionnalisation sportive.
Les gentlemen farmers favorisent le spectacle et la professionnalisation, tandis que les public schools privilégient l’éducation et l’amateurisme.
Les gentlemen farmers organisent des pratiques religieuses, tandis que les public schools préparent directement aux guerres féodales.
Les gentlemen farmers défendent l’éducation et l’amateurisme, tandis que les public schools développent le spectacle et la professionnalisation.

Les gentlemen farmers favorisent le spectacle et la professionnalisation, tandis que les public schools privilégient l’éducation et l’amateurisme.

Explication

Les gentlemen farmers sont associés à une logique de spectacle et de professionnalisation. Les public schools développent plutôt une logique éducative, amateur et institutionnalisée.

17. Quelle évolution caractérise l’économie et la répartition de la population française entre 1870 et 1914 ?

La part de l’industrie reste proche de 31 %, tandis que 60 % de la population vit en ville en 1911.
La part de l’industrie passe de 44 % à 31 %, tandis que 60 % de la population vit en ville en 1911.
La part de l’industrie diminue de 60 % à 31 %, tandis que 44 % de la population reste rurale en 1911.
La part de l’industrie augmente de 31 % à 60 %, tandis que 44 % de la population vit en ville en 1911.

La part de l’industrie augmente de 31 % à 60 %, tandis que 44 % de la population vit en ville en 1911.

Explication

Entre 1870 et 1914, l’industrie progresse de 31 % à 60 % du revenu national français, et 44 % de la population vit en ville en 1911. Les autres réponses inversent ou déplacent ces proportions.

18. Quelle chronologie des réformes du temps de travail est correcte ?

Repos hebdomadaire en 1912, journée de 10 heures en 1906, journée de 8 heures en 1919
Repos hebdomadaire en 1919, journée de 10 heures en 1912, journée de 8 heures en 1906
Repos hebdomadaire en 1906, journée de 10 heures en 1912, journée de 8 heures en 1919
Repos hebdomadaire en 1906, journée de 8 heures en 1912, journée de 10 heures en 1919

Repos hebdomadaire en 1906, journée de 10 heures en 1912, journée de 8 heures en 1919

Explication

Le repos hebdomadaire est instauré en 1906, la journée de travail de dix heures est généralisée en 1912, puis la durée est limitée à huit heures en 1919. Les autres chronologies intervertissent ces étapes.

19. Quelle mission caractérise l’USFSA à la Belle Époque ?

Développer, unifier et contrôler les pratiques sportives tout en défendant l’amateurisme
Remplacer les associations sportives par des établissements scolaires centrés sur la compétition
Réserver les pratiques sportives aux grandes villes tout en favorisant les fédérations autonomes
Organiser des spectacles professionnels tout en supprimant les règles communes entre les clubs

Développer, unifier et contrôler les pratiques sportives tout en défendant l’amateurisme

Explication

Créée en 1889, l’USFSA est une fédération multisport qui cherche à structurer les pratiques et à défendre l’amateurisme. Certaines fédérations autonomes évoluent au contraire vers la professionnalisation.

20. Quelle situation caractérise le mouvement sportif français en 1909 ?

La France compte 3,5 millions de licenciés, avec une répartition associative homogène entre Paris et les provinces.
La France compte 1 million de licenciés, principalement regroupés dans les zones rurales et les petites communes.
La France compte 2,5 millions de licenciés, avec une implantation associative équivalente dans toutes les régions.
La France compte 1 million de licenciés, mais les associations restent plus denses dans les villes et déséquilibrées entre Paris et les provinces.

La France compte 1 million de licenciés, mais les associations restent plus denses dans les villes et déséquilibrées entre Paris et les provinces.

Explication

En 1909, la France compte 1 million de licenciés, soit 2,5 % de la population, mais les associations sont surtout présentes dans les zones urbaines et restent inégalement réparties. La croissance du nombre de licenciés ne signifie donc pas une implantation uniforme.

21. Pendant la Première Guerre mondiale, quelle fonction le football remplit-il principalement dans les tranchées ?

Il offre aux soldats une occupation et une échappatoire à l’univers de guerre
Il sélectionne les meilleurs joueurs pour les fédérations nationales
Il sert à organiser la hiérarchie militaire entre les combattants
Il prépare les soldats aux compétitions sportives de l’après-guerre

Il offre aux soldats une occupation et une échappatoire à l’univers de guerre

Explication

Dans les tranchées, le football aide les soldats à occuper leur temps, à entretenir leur corps et leur esprit et à s’évader du contexte guerrier. L’institutionnalisation et la spectacularisation du sport caractérisent davantage l’entre-deux-guerres.

22. Quel bilan humain la France connaît-elle pendant la Grande Guerre ?

Elle perd 1,1 million de personnes et compte 2 millions de blessés
Elle perd 1,4 million de personnes et compte 3 millions de blessés
Elle perd 2,2 millions de personnes et compte 4 millions de blessés
Elle perd 900 000 personnes et compte 1,5 million de blessés

Elle perd 1,4 million de personnes et compte 3 millions de blessés

Explication

La France perd 1,4 million de personnes et compte 3 millions de blessés, parmi lesquels 1,1 million sont invalides. Les autres estimations ne correspondent pas au bilan humain indiqué.

23. Quelle transformation institutionnelle suit la disparition de l’USFSA en 1920 ?

La nationalisation des clubs et la création d’une fédération sportive unique
La fusion des clubs sportifs et la suppression du Comité National des Sports en 1922
La création d’un ministère des Sports et la dissolution des fédérations unisports
La création de fédérations unisports et la reconnaissance du Comité National des Sports en 1922

La création de fédérations unisports et la reconnaissance du Comité National des Sports en 1922

Explication

La disparition de l’USFSA favorise la création de fédérations spécialisées par sport, tandis que le Comité National des Sports est reconnu d’utilité publique en 1922. Cette évolution ne correspond ni à une fédération unique ni à une nationalisation des clubs.

24. Quelle mesure le Front populaire prend-il dans le domaine des sports et des loisirs en 1936 ?

Il confie à Jean Borotra un Commissariat général chargé de contrôler les fédérations
Il réserve les équipements sportifs aux athlètes préparant les compétitions internationales
Il confie à Léo Lagrange un Sous-Secrétariat des Loisirs et des Sports
Il crée une licence obligatoire destinée à encadrer les sportifs étrangers

Il confie à Léo Lagrange un Sous-Secrétariat des Loisirs et des Sports

Explication

En 1936, le Front populaire confie à Léo Lagrange un Sous-Secrétariat des Loisirs et des Sports, dans une politique de démocratisation du sport. La licence obligatoire et l’encadrement autoritaire des fédérations renvoient plutôt à la période de Vichy.

25. Quand le Commissariat Général à l’Éducation Générale et aux Sports est-il créé sous Vichy ?

En septembre 1958
En août 1940
En décembre 1940
En août 1945

En août 1940

Explication

Le Commissariat Général à l’Éducation Générale et aux Sports est créé en août 1940. La Charte des sports intervient ensuite en décembre 1940, tandis que 1945 et 1958 correspondent à d’autres étapes institutionnelles.

26. Quelle mesure la Charte des sports du 20 décembre 1940 impose-t-elle au mouvement sportif ?

Une licence sportive accompagnée d’un contrôle médical
Une adhésion facultative fondée sur la loi d’association de 1901
Une pratique sportive libre sans intervention des pouvoirs publics
Une délégation de pouvoir accordée aux fédérations sportives

Une licence sportive accompagnée d’un contrôle médical

Explication

La Charte des sports restructure le mouvement sportif, impose une licence et prévoit un contrôle médical, avec des dispositions ségrégatives. La délégation de pouvoir aux fédérations date de l’ordonnance du 28 août 1945.

27. Quel objectif le sport poursuit-il principalement dans le cadre de l’Éducation générale et sportive de Vichy ?

Favoriser une pratique de loisir libre organisée par les associations locales
Former une jeunesse robuste, disciplinée et patriotique grâce à neuf heures hebdomadaires
Développer une formation morale fondée sur l’autonomie des fédérations sportives
Préparer les sportifs français à représenter les clubs dans les compétitions internationales

Former une jeunesse robuste, disciplinée et patriotique grâce à neuf heures hebdomadaires

Explication

Sous Vichy, l’Éducation générale et sportive prévoit neuf heures par semaine et vise une jeunesse robuste, disciplinée et patriotique. Le sport y devient un devoir national contrôlé plutôt qu’une pratique de loisir autonome.

28. Que met en place l’ordonnance du 28 août 1945 pour organiser le mouvement sportif ?

Une licence sportive accompagnée de dispositions ségrégatives
Un programme d’équipements destiné aux Jeux olympiques de Grenoble
Un Commissariat général placé sous la direction de Jean Borotra
Un régime de délégation de pouvoir aux fédérations sportives

Un régime de délégation de pouvoir aux fédérations sportives

Explication

L’ordonnance du 28 août 1945 instaure un régime de délégation de pouvoir aux fédérations sportives. Les autres mesures appartiennent à la période de Vichy ou aux politiques d’équipement des années 1960.

29. Comment l’État français considère-t-il le sport à partir des années 1960 ?

Comme une pratique de loisir indépendante des objectifs éducatifs et sociaux
Comme un moyen d’éducation, d’épanouissement de la personnalité et de promotion humaine
Comme un instrument réservé à la préparation des équipes olympiques nationales
Comme une activité principalement destinée à contrôler les fédérations sportives

Comme un moyen d’éducation, d’épanouissement de la personnalité et de promotion humaine

Explication

À partir des années 1960, l’État attribue au sport une fonction éducative, personnelle et sociale. La préparation de l’élite constitue une autre orientation de la politique sportive, mais elle ne résume pas cette conception générale.

30. Quel objectif caractérise la politique de sport pour tous ?

Organiser une sélection progressive des sportifs selon un modèle pyramidal national
Développer prioritairement les infrastructures destinées aux Jeux olympiques
Élargir l’accès à la pratique grâce à l’éducation populaire, aux associations et au sport scolaire
Concentrer les ressources sur les athlètes capables de remporter des titres internationaux

Élargir l’accès à la pratique grâce à l’éducation populaire, aux associations et au sport scolaire

Explication

La politique de sport pour tous cherche à toucher la masse des pratiquants grâce à plusieurs structures éducatives, associatives et scolaires. La recherche de la performance internationale relève plutôt de la politique de l’élite.

31. Après les mauvais résultats français aux Jeux olympiques de Rome en 1960, quel modèle l’État adopte-t-il pour améliorer l’élite sportive ?

Un modèle pyramidal allant de la masse des pratiquants vers l’élite
Un modèle sélectif partant de l’élite pour diffuser ensuite la pratique de masse
Un modèle associatif séparant les pratiquants scolaires des sportifs fédéraux
Un modèle territorial concentrant les sportifs dans les équipements olympiques

Un modèle pyramidal allant de la masse des pratiquants vers l’élite

Explication

Après Rome, l’État cherche à renforcer l’élite selon une pyramide dont la base est constituée par la masse des pratiquants. Le sport pour tous vise l’accès général à la pratique, tandis que cette politique organise une progression vers la performance.

32. À quoi correspondent les trois lois-programmes qui structurent les équipements sportifs entre 1961 et 1975 ?

À trois réformes portant sur la formation des enseignants, les licences sportives puis le contrôle médical
À trois programmes consacrés successivement au sport scolaire, au sport féminin puis au sport professionnel
À des phases consacrées aux équipements de base, aux Jeux de Grenoble puis à un contexte de crise économique
À des plans destinés aux fédérations, aux associations affinitaires puis aux clubs municipaux

À des phases consacrées aux équipements de base, aux Jeux de Grenoble puis à un contexte de crise économique

Explication

Les trois périodes concernent d’abord les équipements de base, puis les infrastructures liées aux Jeux olympiques de Grenoble en 1968, enfin une période marquée par la crise pétrolière et l’inflation. Elles ne correspondent pas à une succession de réformes des licences ou de la formation.

33. Quels sont les deux objectifs complémentaires de la politique sportive de la Ve République ?

Soutenir le sport professionnel et limiter les pratiques libres
Accroître les équipements scolaires et réduire les compétitions
Former des entraîneurs et privatiser les installations
Développer le sport de masse et renforcer l’élite sportive

Développer le sport de masse et renforcer l’élite sportive

Explication

La politique sportive vise à élargir la pratique au plus grand nombre tout en améliorant les performances de l’élite. Confondre ces objectifs avec la seule construction d’équipements scolaires néglige la dimension internationale de cette politique.

34. Que révèle principalement le bilan français aux Jeux olympiques de Rome en 1960 ?

La progression du sport de masse, avec cinq millions de licenciés
Le succès des équipements sportifs, avec cinq nouvelles structures nationales
La domination de l’élite française, avec cinq titres olympiques remportés
La faiblesse de l’élite sportive française, avec cinq médailles sans or

La faiblesse de l’élite sportive française, avec cinq médailles sans or

Explication

La France ne remporte que cinq médailles, dont aucune en or, ce qui est alors dénoncé comme une « honte nationale ». Ce résultat concerne la faiblesse de l’élite sportive et ne fournit pas d’information sur le nombre de licenciés.

35. Quel changement institutionnel intervient en 1966 dans la politique sportive française ?

La suppression du ministère de l’Éducation nationale dans la gestion des activités sportives
Le transfert de la gestion sportive aux seules fédérations et aux collectivités locales
La création de l’INSEP, accompagnée d’une baisse des crédits consacrés au sport
La création du Ministère de la Jeunesse et des Sports, accompagnée d’une hausse budgétaire

La création du Ministère de la Jeunesse et des Sports, accompagnée d’une hausse budgétaire

Explication

En 1966, un Ministère de la Jeunesse et des Sports est créé et les crédits consacrés au sport augmentent fortement. La création de l’INSEP appartient à un autre volet du renforcement de l’encadrement sportif.

36. Par quels moyens l’État développe-t-il le sport sous la Ve République ?

Par la construction d’équipements sans développement des compétences d’encadrement
Par des structures administratives, des équipements et un encadrement renforcé
Par une réduction des formations et une délégation aux associations privées
Par la priorité donnée aux compétitions internationales et aux clubs professionnels

Par des structures administratives, des équipements et un encadrement renforcé

Explication

L’État agit simultanément sur l’administration, les équipements et la formation des encadrants, notamment grâce aux conseillers techniques, à l’INSEP, à Font-Romeu et aux brevets d’État. Construire des équipements sans former d’encadrants ne correspond donc pas à cette politique globale.

37. Quelle évolution sociale favorise directement la massification des pratiques sportives ?

La réduction du temps libre et des salaires, compensée par une meilleure couverture médiatique
La baisse des prestations sociales et la diminution de la consommation des ménages
Le développement des médias, indépendamment des transformations du niveau de vie
L’augmentation du temps libre et du niveau de vie, soutenue par les prestations sociales

L’augmentation du temps libre et du niveau de vie, soutenue par les prestations sociales

Explication

La massification est favorisée par davantage de temps libre, un niveau de vie et des salaires plus élevés, ainsi que par les prestations sociales et la société de consommation. La couverture médiatique accroît surtout la visibilité du sport, sans expliquer à elle seule l’élargissement des pratiques.

38. Comment évoluent le nombre de licenciés et leur proportion dans la population française entre 1958 et 1968 ?

Ils passent de 2,5 à 5,3 millions et de 5,7 % à 10,5 %
Ils passent de 5,3 à 10 millions et de 10,5 % à 18,5 %
Ils passent de 4,7 à 2,5 millions et de 9,4 % à 5,7 %
Ils passent de 2,5 à 4,7 millions et de 5,7 % à 9,4 %

Ils passent de 2,5 à 4,7 millions et de 5,7 % à 9,4 %

Explication

Entre 1958 et 1968, le nombre de licenciés augmente de 2,5 à 4,7 millions, tandis que leur part passe de 5,7 % à 9,4 %. Les valeurs de 5,3 millions et 10 millions correspondent à une autre période, de 1970 à 1981.

39. Quelle évolution ressort de la comparaison des enquêtes de l’INSEE de 1967 et de 1973 ?

La pratique occasionnelle et la pratique régulière progressent chacune de quatre points
La pratique occasionnelle baisse de 38 % à 34 %, tandis que la pratique régulière monte de 7 % à 18 %
La pratique occasionnelle et la pratique régulière diminuent chacune entre 1967 et 1973
La pratique occasionnelle monte de 34 % à 38 %, tandis que la pratique régulière baisse de 18 % à 7 %

La pratique occasionnelle baisse de 38 % à 34 %, tandis que la pratique régulière monte de 7 % à 18 %

Explication

L’enquête montre une baisse de la pratique occasionnelle, de 38 % à 34 %, mais une forte progression de la pratique régulière, de 7 % à 18 %. La confusion vient du fait que les deux formes de pratique n’évoluent pas dans le même sens.

40. Quelle transformation des attentes sportives apparaît dans une partie de la jeunesse après Mai 1968 ?

Le renforcement de l’autorité sportive et de l’ascétisme de la performance
La priorité accordée aux résultats internationaux au détriment des loisirs corporels
Le refus de toute activité physique au profit d’un mode de vie entièrement sédentaire
Le rejet de la compétition à outrance au profit du plaisir et d’autres finalités

Le rejet de la compétition à outrance au profit du plaisir et d’autres finalités

Explication

Après Mai 1968, une partie de la jeunesse critique la compétition excessive et l’autorité, tout en recherchant le plaisir et d’autres usages du corps. Cette remise en cause ne signifie pas l’abandon de toute activité physique.

41. Quelle distinction caractérise les nouvelles pratiques physiques apparues en réaction au modèle sportif dominant ?

Les sports de plein air privilégient l’entretien corporel, tandis que l’entretien valorise la liberté
Les sports de plein air non compétitifs recherchent la liberté, tandis que l’entretien vise la forme du corps
Les sports de plein air reposent sur l’autorité, tandis que l’entretien refuse toute attention au corps
Les sports de plein air recherchent la performance, tandis que l’entretien vise principalement la compétition

Les sports de plein air non compétitifs recherchent la liberté, tandis que l’entretien vise la forme du corps

Explication

Les sports de plein air non compétitifs sont associés à la liberté, alors que les activités physiques d’entretien se concentrent sur la forme et la beauté du corps. Les confondre revient à attribuer à chaque pratique la finalité de l’autre.

42. Pourquoi les Jeux olympiques de Grenoble en 1968 représentent-ils un enjeu économique et politique majeur pour la France ?

Ils associent l’organisation des Jeux à des succès sportifs français très visibles.
Ils remplacent les compétitions internationales par des épreuves réservées aux clubs français.
Ils dissocient la performance des athlètes français de la portée politique des Jeux.
Ils réduisent les investissements publics consacrés aux infrastructures sportives nationales.

Ils associent l’organisation des Jeux à des succès sportifs français très visibles.

Explication

Les Jeux de Grenoble prennent une dimension économique et politique grâce à leur organisation et aux succès de Killy, Goitschel et Famose. L’idée d’une réduction des investissements ne correspond pas à cette fonction stratégique des Jeux.

43. Comment le sport devient-il une tribune politique pendant la guerre froide ?

Il transforme les compétitions internationales en rencontres dépourvues d’enjeux idéologiques.
Il limite les revendications politiques aux débats internes des associations sportives.
Il met en scène la rivalité entre les États-Unis et l’URSS à travers la course aux médailles.
Il confie aux fédérations sportives la gestion des négociations diplomatiques entre les États.

Il met en scène la rivalité entre les États-Unis et l’URSS à travers la course aux médailles.

Explication

La compétition pour les médailles entre les États-Unis et l’URSS donne au sport une forte visibilité politique durant la guerre froide. Les compétitions ne sont donc pas dépourvues d’enjeux idéologiques, notamment dans le contexte des revendications de Mexico en 1968.

44. Quelle fonction les victoires sportives remplissent-elles pour les États depuis la fin des années 1950 ?

Elles permettent aux fédérations de remplacer les institutions diplomatiques dans les relations internationales.
Elles orientent les compétitions vers une coopération qui neutralise la représentation des pays.
Elles réduisent la portée internationale des résultats en les limitant à la popularité des athlètes.
Elles servent au rayonnement national et diplomatique en présentant les sportifs comme des ambassadeurs.

Elles servent au rayonnement national et diplomatique en présentant les sportifs comme des ambassadeurs.

Explication

Les victoires sportives sont utilisées pour accroître le rayonnement national et diplomatique, car les athlètes incarnent leur pays. Elles ne remplacent pas les institutions diplomatiques, même si elles peuvent contribuer à l’image internationale d’un État.

45. Quelle évolution caractérise à la fois la devise olympique et le contexte du sport international contemporain ?

La devise conserve « Citius, Altius, Fortius », tandis que le sport international se concentre sur les enjeux éducatifs.
La devise devient « Performance, Victoire, Nation », tandis que le sport s’affranchit des contraintes économiques et médiatiques.
La devise est remplacée par « Paix, Santé, Égalité », tandis que les médias perdent leur influence sur les compétitions.
La devise passe à « Excellence, Respect, Amitié », tandis que le sport est soumis à des contraintes économiques et médiatiques.

La devise passe à « Excellence, Respect, Amitié », tandis que le sport est soumis à des contraintes économiques et médiatiques.

Explication

La devise olympique évolue vers « Excellence, Respect, Amitié », dans un environnement sportif international marqué par les contraintes économiques et médiatiques. Les autres formulations attribuent à la devise ou au contexte des évolutions qui ne sont pas indiquées.

46. Quelle loi française redéfinit en 1975 les relations entre l’État et les fédérations sportives ?

Le Code du sport adopté en 2017
La loi sur le sport de juillet 1984
Le Livre blanc sur le sport de 2007
La loi Mazeaud du 29 octobre 1975

La loi Mazeaud du 29 octobre 1975

Explication

La loi Mazeaud du 29 octobre 1975 redéfinit les relations entre l’État et les fédérations et organise plusieurs domaines sportifs. La loi de 1984, le Livre blanc de 2007 et le Code du sport de 2017 correspondent à d’autres étapes de la politique sportive.

47. Quelle mesure est introduite par la loi sur le sport de juillet 1984 ?

Elle redéfinit les relations institutionnelles entre l’État et les fédérations sportives.
Elle établit une responsabilité partagée entre l’État, les collectivités et les entreprises sportives.
Elle fixe des objectifs de santé publique, d’inclusion sociale et d’égalité des chances.
Elle impose des diplômes pour rémunérer les cadres sportifs et crée le professorat de sport.

Elle impose des diplômes pour rémunérer les cadres sportifs et crée le professorat de sport.

Explication

La loi de juillet 1984 impose la qualification diplômante des cadres rémunérés et crée le professorat de sport, tout en prévoyant d’autres mesures. Les objectifs de santé relèvent notamment du Livre blanc de 2007, tandis que les deux autres propositions renvoient à d’autres textes ou dispositifs.

48. Quel principe institutionnel le Code du sport de 2017 affirme-t-il pour le développement des activités physiques et sportives ?

Il réserve aux collectivités territoriales la responsabilité des équipements et des politiques sportives locales.
Il confie la conduite du développement sportif à l’État, avec un soutien ponctuel des autres organisations.
Il donne aux fédérations la direction principale des activités, avec une intervention limitée des pouvoirs publics.
Il repose sur une contribution conjointe de l’État, des collectivités, des associations, des fédérations et des entreprises.

Il repose sur une contribution conjointe de l’État, des collectivités, des associations, des fédérations et des entreprises.

Explication

Le Code du sport de 2017 affirme une cohabitation d’acteurs qui contribuent ensemble au développement sportif, notamment l’État, les collectivités, les associations, les fédérations et les entreprises. Il ne repose donc pas sur une organisation dirigée par l’État seul ni par un acteur dominant.

49. Quelle évolution décrit correctement la proportion de Français déclarant pratiquer une activité sportive entre 1967 et 2000 ?

Elle passe de 26 % en 1967 à 83 % en 2000
Elle passe de 38 % en 1967 à 73,8 % en 2000
Elle passe de 38 % en 1967 à 83 % en 2000
Elle passe de 48,8 % en 1967 à 73,8 % en 2000

Elle passe de 38 % en 1967 à 83 % en 2000

Explication

La proportion augmente de 38 % en 1967 à 48,8 % en 1974, puis 73,8 % en 1985, avant d’atteindre 83 % en 2000. Le chiffre de 73,8 % correspond à 1985 et non à 2000.

50. En 1985, quel constat caractérise la diversification des lieux et des conditions de pratique sportive ?

La rue accueille 47 % des pratiques, contre 30 % auparavant
La pleine nature accueille 63 % des pratiques, contre 30 % auparavant
Les équipements spécifiques concernent 34 % des pratiques, contre 30 % auparavant
Les espaces aménagés accueillent 63 % des pratiques, contre 30 % auparavant

La pleine nature accueille 63 % des pratiques, contre 30 % auparavant

Explication

En 1985, 63 % des activités se déroulent en pleine nature, alors que cette proportion était auparavant de 30 %. Les autres pourcentages concernent les espaces aménagés, la rue ou les équipements spécifiques.

51. Quelle comparaison correspond aux déclarations de pratique sportive en 2015 ?

12,4 millions d’hommes, soit 45 %, et 12 millions de femmes, soit 50 %
12 millions d’hommes, soit 50 %, et 12,4 millions de femmes, soit 45 %
12,4 millions d’hommes, soit 50 %, et 12 millions de femmes, soit 45 %
12 millions d’hommes, soit 45 %, et 12,4 millions de femmes, soit 50 %

12,4 millions d’hommes, soit 50 %, et 12 millions de femmes, soit 45 %

Explication

En 2015, 12,4 millions d’hommes, représentant 50 % des hommes, et 12 millions de femmes, représentant 45 % des femmes, déclarent pratiquer au moins une activité sportive. Les autres réponses inversent les effectifs ou les proportions entre les deux sexes.

52. Quelle situation illustre une hybridation intégrative plutôt qu’une hybridation culturelle ?

Associer un sport à des signes vestimentaires exprimant une appartenance
Associer une activité sportive à une musique caractéristique d’un groupe culturel
Associer une pratique sportive à des vêtements et à un langage identitaires
Associer plusieurs disciplines sportives pour créer une pratique comme le triathlon

Associer plusieurs disciplines sportives pour créer une pratique comme le triathlon

Explication

L’hybridation intégrative combine plusieurs disciplines sportives, comme dans le triathlon ou le kitesurf. Les autres situations relèvent de l’hybridation culturelle, car elles associent le sport à des marqueurs identitaires.

53. Pourquoi la pratique sportive est-elle qualifiée de plurielle ?

Parce que les disciplines sportives associent plusieurs gestes techniques
Parce que les pratiquants suivent une finalité commune liée à la performance
Parce que les pratiquants peuvent lui attribuer des finalités différentes
Parce que les pratiques sportives se déroulent dans des lieux aménagés variés

Parce que les pratiquants peuvent lui attribuer des finalités différentes

Explication

La pratique sportive devient plurielle parce que chacun peut y rechercher un sens différent, comme la santé, la performance, l’identité, le loisir ou l’appartenance culturelle. La diversité des lieux ou des gestes ne suffit pas à expliquer cette pluralité des significations.

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Qu'est-ce que l'histoire selon H. I. Marrou en 1961 ?

L'histoire est l'effort humain pour comprendre sa propre évolution.

Quel auteur a défini l'histoire comme la conscience de l'évolution humaine ?

H. I. Marrou en 1961.

Que permet d'analyser l'histoire ?

Le passé et le présent.

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